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ISBN : 2213607710
Éditeur : Fayard (13/01/2002)

Note moyenne : 3/5 (sur 4 notes)
Résumé :

« Enfin une Française, après Hannah Arendt et Melanie Klein ! » approuvent certains de mes lecteurs, soulagés à l'annonce du nom de Colette (1873-1954). « Colette, un génie? celui d'une France surannée et disparue, et qu'on préfère oublier ! » protestent les autres. J'aime l'écriture de cette femme : c'est un ravissement immédiat et sans « pourquoi », mais je tente pourtant l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
charlottelit
  20 mars 2012
du mal à entrer dans ce enième livre sur cette prodigieuse Colette ... trop psychanalitique.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AlzieAlzie   10 mai 2019
Sa prise de contact avec les choses se faisait par tous les sens. Elle ne se contentait pas de les regarder, il fallait qu'elle les flairât, qu'elle les goûtât. Quand elle entrait dans un jardin inconnu, je lui disais : "Tu vas encore le manger !" et c'était extraordinaire de la voir se mettre à l'oeuvre. Elle y apportait de la hâte et de l'avidité. [...] Elle écartait les pétales des fleurs, les scrutait, les flairait longuement, elle froissait les feuilles, les mâchait, léchait des baies vénéneuses, des champignons mortels, réfléchissant intensément sur ce qu'elle avait senti, goûté. [...] Enfin, elle quittait le jardin, récupérait écharpe, chapeau, souliers, bas, chienne et mari l'un après l'autre abandonnés. Le nez et le front tachés de pollen jaune, les cheveux en désordre et piqués de brindilles, une bosse par-ci, une écorchure par-là, le visage dépoudré et le cou moite, la démarche titubante et le souffle court, elle était tout pareille à une bacchante après des libations.*

(* M. Goudeket, Près de Colette, p. 23.)

Chapitre VII - Hommes et femmes, purs et impurs, p. 338 - 339
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AlzieAlzie   08 mai 2019
[...] Et Colette de repérer chez Landru* une variante de cette "banalité du mal" qu'Arendt devait décrypter plus tard chez le nazi Eichmann, tout aussi méticuleux, obsessionnel et dissocié de sa cruauté par son obéissance de fonctionnaire zélé.

(* Colette, "Landru", in Prisons et Paradis, Pléiade III, pp. 746 - 749.)

Chapitre VI
Le corps métaphorique : plantes, bêtes et monstres, p. 318
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AlzieAlzie   05 mai 2019
"Sido" [...]. Cette intellectuelle des champs n'en est pas moins un esprit libre et critique qui laisse à sa fille le soin de discerner son bonheur dans le fatras de la bibliothèque : "Que veux-tu ! débrouille-toi là-dedans, Minet-Chéri. Tu es assez intelligente pour garder pour toi ce que tu comprendras trop... Et peut- être n'y a-t-il pas de mauvais livre..."

Chapitre IV - Qui est Sido ? p. 196
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AlzieAlzie   24 avril 2019
Lancée dans un combat acharné pour imposer sa liberté de femme et sa signature d'écrivain, et avant d'être couronnée par une réussite des plus académique, Colette impose dans les lettres françaises une sensualité qui défie le refoulement plus ou moins chaste des gens convenables, mais sans revendiquer pour autant un érotisme triomphal dans lequel vont s'illustrer ses consoeurs dites "libérées", ni, non plus, à l'opposé, une décence doloriste plus conventionnelle. Provocante, scandaleuse par l'audace de ses moeurs et de son parcours, cette femme attachante refuse de s'enfermer dans un quelconque militantisme et ne prêche aucune transgression. Elle parvient à donner à son expérience de liberté sans complexe le langage d'une profusion maîtrisée par une rhétorique classique, qui renvoie les lecteurs modernes à la sérénité du miracle grec. (p. 16 - 17)

Chapitre 1 - Pourquoi Colette ? Elle a inventé un alphabet
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charlottelitcharlottelit   20 mars 2012
Et puis, je découvris que ... je ne faisais que continuer à vivre seule.
Combien de femmes ont connu cette retraite en soi,
ce repliement patient qui succède aux larmes révoltées ?
Elle est morte de chagrin ... Hochez une tête sceptique ...
une femme ne peut guère mourir de chagrin.
C'est une bête si solide, si dure à tuer !
Vous croyez que le chagrin la ronge ? Point.
elle y gagne un inflexible orgueil, une faculté d'attendre,
de dissimuler, qui la grandit ...
Car elle frôle constamment la tentation la plus poignante,
la plus suave, la plus parée de tous les attraits :
celle de se venger : la Fin de Chéri.
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