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EAN : 9782820517807
408 pages
Éditeur : Bragelonne (19/09/2014)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 66 notes)
Résumé :
On disait éteinte la race des griffons, ces créatures mythiques menées par les danseurs d'orage. Pourtant, Yukiko et son père reçoivent l'ordre d'en capturer un pour le cruel shogun des îles de Shima. Contre toute attente, ils y parviennent, mais Yukiko se retrouve perdue dans une forêt sauvage, avec pour seule compagnie un griffon mutilé qu'elle nomme Buruu. Unis dans l'adversité, la jeune fille et l'animal s'entraident. Yukiko serait-elle la véritable danseuse d'o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
iz43
  16 mars 2019
Quand j'ai acheté ce livre par hasard à Emmaüs, j'étais loin de me douter que je tenais entre mes mains une pépite.
J'avais craqué pour la sublime couverture qui nous plonge dans un univers japonais et de rêve.
La lecture s'est révélée être une petite merveille.
Cela fait quelque temps que je voyais passer des critiques enthousiastes à propos du livre illuminae de Jay Kristoff. Et bien c'est le même auteur.
C'est juste une histoire merveilleuse alliant mythologie et tradition japonaises et une dose de steampunk. Incroyable.
J'ai adoré la construction du roman. le premier chapitre m' a littéralement captée. On y découvre Yukiko une jeune fille de 16 ans perdue dans la forêt et attaquée par deux onis quand survient un arashitora (créature mi aigle mi tigre) qui la sauve. Les chapitres qui suivent reviennent en arrière pour nous dévoiler le monde de Yukiko et pourquoi elle en arrive à se retrouver dans cette forêt en si mauvaise posture. Les informations sont un peu denses mais cela n'a pas gêné ma lecture tant c'est bien écrit et tant l'univers crée par l'auteur est passionnant.
Le père de Yukiko, Masaru, est maître de chasse pour le shogun Yoritomo de l'île de Shima. Quand celui ci lui ordonne de trouver pour lui un tigre de tonnerre, un arashitora, (espèce normalement disparue) il n'a pas d'autre choix que d'accepter. C'est le code d'honneur qui parle quelque soit le prix à payer.
Masaru et Yukiko embarquent donc à bord de L'enfant du Tonnerre, un navire volant. Contre toute attente, un arashitora se montre mais sa capture endommage le navire. yukiko au lieu de s'enfuir court libérer l'arashitora dont les ailes ont été rognées par Masaru.
Yukiko et l'arashitora se retrouvent contraints de s'entraider dans la forêt pour survivre.
Yukiko est un enfant de renard, une kitsune qui lui permet de s'immiscer dans l'esprit des créatures et animaux.
J'ai vraiment apprécié l'écriture de Jay Kristoff et tout en ne connaissant pas grand chose à l'univers japonais, je me suis coulée dans l'histoire avec délice. Cette histoire m'a transportée, fait rêver. J'ai aimé les valeurs auxquelles croient les personnages.
J'ai aussi apprécié l'histoire et les liens entre les personnages. La famille de Yukiko a souffert. J'ai adoré les relations entre l'arashitora et Yukiko et trouvé très intéressant de pouvoir connaître les pensées de la créature.
Une jolie découverte tout à fait inattendue.

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DrunkennessBooks
  28 août 2015
Dès sa sortie, Stormdancer m'a tapé dans l'oeil avec sa superbe couverture grâce à laquelle on comprend déjà que l'influence japonaise y sera très importante. Quand j'ai découvert qu'à cet aspect se mêlait une influence steampunk, j'étais encore plus curieuse de le découvrir. Pourtant, une fois lancée, j'ai bien failli arrêter…
Yukiko et son père sont tous deux des chasseurs au service du Shogun des îles Shima. Lorsque l'empereur apprend qu'un arashitora a été aperçu, il les envoie à la recherche du griffon, espérant devenir le nouveau danseur d'orage et ainsi, imposer sa domination sur l'ensemble des îles.
Ce roman est d'une richesse incroyable. Peut-être même trop au début… En effet, le résumé de l'histoire ne concerne pas vraiment les 120 premières pages qui sont surtout une introduction à l'univers de Jay Kristoff. Sauf que plus d'une centaine de pages, c'est long pour commencer. le début était donc très long à démarrer, l'auteur nous saturant d'informations dès le départ sans nous épargner et nous laisser le temps de réellement les assimiler.
L'usage de termes japonais ravira les adeptes de la culture nippone et des mangas mais pourra laisser perdus un certain nombre de lecteurs qui ne sont pas familiarisés avec. Heureusement, la présence d'un lexique détaillant le tout à la fin de l'ouvrage aidera grandement à s'y retrouver, que ce soit pour les descriptions des armes, des vêtements comme des créatures. Ayant quelques connaissances de la culture japonaise, cet aspect là ne m'a pas réellement dérangée.
Le problème venait davantage du fait que l'auteur ne cherche pas à mettre en place progressivement son univers et l'histoire mais nous livre toutes les informations dans les cents premières pages. Si j'ai bien failli arrêter à cause de cela, tant j'avais l'impression de lire un manuel d'histoire agrémenté de quelques dialogues, une fois cette étape passée, je n'ai plus pu décrocher. Et avec le recul, je me dis que cette partie était un mal nécessaire car il ne s'agit ni plus ni moins que des bases de l'univers de Stormdancer ! Cela nous montre à quel point ce roman est riche !
Une fois lancée, l'histoire devient hautement addictive. Les rebondissements ne cessent de s'enchaîner, l'auteur nous amenant de révélation en révélation et de surprise en surprise. le scénario est bien travaillé, malgré l'avalanche d'informations plus tôt, l'auteur trouve encore le moyen de susciter la curiosité de ses lecteurs en abordant d'autres aspects de son monde. Alors que nous pourrions penser que ça y est, cette fois, tout a été dit, il ne reste plus qu'à avancer l'histoire, Jay Kristoff nous surprend encore et toujours. L'Empire de Shima est vaste et un seul tome de la Guerre du Lotus ne saurait suffire pour le présenter complètement (pour notre plus grand plaisir).
L'Empire est divisé en quatre grands conglomérats (le Zaibatsu) que sont les clans du renard (Kitsune), du dragon (Ryu), du tigre (Tora) et du phoenix (Fuschicho). L'Empire est ainsi composé de ces quatre grands clans qui ont su s'imposer et faire disparaître les clans plus faibles. Yukiko et son père Masaru, qui appartiennent tous deux au clan du renard, évoluent dans les plus hautes sphères de par leur fonction : chasseurs de la Cour royale. Or, cette situation s'avère beaucoup plus contraignante qu'il n'y paraît, le Shogun ne tolérant point l'échec chez ses serviteurs. Apprenant qu'un arashitora a été aperçu dans les contrées les plus reculées de Shima, l'empereur exige qu'on lui ramène la bête afin d'en faire sa monture. Lorsque la jeune fille part pour cette mission accompagnée de son père et de ses deux amis – Kasumi et Akihito – elle sait qu'il s'agit d'une mission sans retour. Les arashitora sont une espèce éteinte. Il est impossible que l'un d'entre eux ait pu être aperçu dans le ciel de Shima… Mais voilà que l'impensable survient : l'une de ces créatures existe bel et bien encore. Yukiko se lance alors à la poursuite du griffon. Or les évènements ne vont pas du tout se dérouler comme prévus et l'adolescente se retrouve en plein coeur d'une forêt sauvage, perdue et blessée tout comme l'arashitora. Contrée peuplée de créatures mythiques et démoniaques, les deux personnages n'auront d'autre choix que de se soutenir malgré leurs différends. C'est là le début d'une amitié exceptionnelle entre Yukiko et Buruu qui pourrait bien changer le cours de l'histoire.
Les terres de Shima ont été corrompues par le Lotus, cette plante qui détruit la terre au fil des ans mais qui a permis à l'Empire de prospérer et de s'étendre. Consciente des ravages provoqués par cette plante et de la cruauté du Shogun, Yukiko s'interroge de plus en plus sur ce qu'elle doit faire. D'autant plus que Buruu ne cesse de la pousser à se poser les bonnes questions. Une rébellion contre l'Empire est-elle possible ? Prendra-t-elle part aux mouvements rebelles ? Son affinité avec Buruu est-elle la preuve qu'elle est la véritable danseuse d'orage ? Est-il encore possible de sauver Shima ?
Dans Stormdancer nous retrouvons un mélange des genres et des influences original : de la fantasy et du steampunk réunis dans un univers inspiré du Japon médiéval. le mélange peut surprendre et être déstabilisant. Pourtant, il est parfaitement réussi ! Créatures mythiques, vaisseaux volants, magie et technologie sont ici alliés à un monde digne du Japon médiéval sous la merveilleuse plume de Jay Kristoff. Que demander de plus ? Ah oui ! La suite !
Lien : http://drunkennessbooks.blog..
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Aelynah
  06 mars 2015
Après une lecture qui m'a tenue en haleine et laissée le cerveau en ébullition j'avais peur de ne pas pourvoir de suite me jeter à corps perdu dans un autre roman.
Et pourtant en quelques phrases Jay Kristoff a su réveiller ma partie fan de Japon et de contes et légendes.
Quelques mots lus et déjà il me parle de démons, d'Oni, de créatures fantastiques et de combats quasi irréels.
Quatre clans ou zaibatsu, quatre emblèmes et quatre divinités gardiennes: le Phénix (Fushicho), le Dragon (Ryu),le Tigre (Tora) et le Renard (Kitsune).
Chacune ayant ses propres fidèles, ses propres terres, ses propres croyances mais toutes sous les ordres d'un seul et même chef de guerre: le Shogun.
Nous allons suivre Yukiko, notre héroïne et fille du clan du Renard mais aussi du célèbre maître de chasse du Shogun, le Renard noir.
C'est pourquoi, suite à un rêve, le shogun a décidé de les envoyer à la chasse aux chimères ou plus précisément à la chasse à l'Arashitora, le tigre-tonnerre des légendes.
Mission suicide s'il en est puisque de deux choses l'une:
- ou les tigres-tonnerre n'existent plus et leur mission sera un échec avec pour seule issue un seppuku (suicide par éventration puis décapitation par un ami proche) ... Sympa, non?
- ou leur mission leur permet d'en trouver un et reste toujours suicidaire au vu de la férocité et des pouvoirs de cette créature magnifique qui ne doit pas être du genre à accepter le joug facilement. Est-ce réellement mieux?
C'est donc dans ce contexte un peu brumeux que nous allons suivre cette jeune femme et ses compagnons, Masaru, son propre père, Akihito et Masami.
A leur suite nous allons voyager au travers des terres des 8 îles, découvrir les différents protagonistes et les défiances qu'il existe au sein de tout peuple.
De même nous saurons écouter les légendes car elles ont toutes un soupçon de vérité.
Et qui sait si les secrets sauront restés enfouis et tus devant la hardiesse de Yukiko et sa colère rentrée. Mais surtout qui sait quel danger la mise à jour de ceux-ci apportera à leur propriétaire?
Yukiko a seize ans l'âge où une jeune femme est toujours sous la tutelle d'un père qui la protège et la choie. Mais ici c'est plutôt l'inverse. Elle est pourtant la fille du Renard noir, chef de Chasse du Shogun. Mais que reste-t-il de ce fier guerrier dans cet homme lotusomane qu'elle surveille et à qui elle évite autant que faire se peut les embrouilles.
Elle a donc vieilli prématurément et la disparition de sa mère et son frère y sont aussi pour quelque chose. Pourtant ce secret reste longtemps en suspens entre elle et nous. Des non-dits troublants nous font envisager le pire et le peu qui filtre ne nous rassure pas.
Mais elle reste cependant une jeune femme fière et hardie. Sept années d'entraînement aux armes l'ont endurcie et rendue plus combative. Pourtant son coeur rêve d'une vie plus douce et d'amour.
Masaru, le Renard Noir. Il fut un grand guerrier. Il a combattu auprès du précédent Shogun des créatures qui ne sont pour les plus jeunes actuellement que des contes de bonnes femmes pour effrayer les enfants. Et pourtant le voila toujours perdu dans les fumées noires de sa pipe fumeuse de lotus à la recherche d'un Arashitora. C'est donc à la chasse aux rêves que l'envoie le Shogun et il le sait. Peut être est-ce pour cela qu'il s'abrutit de drogue. Peut être aussi pour oublier des événements personnels trop douloureux. Que fuit-il ainsi derrière ce voile de fumée trouble, quels remords, quels regrets ?

Akihito est l'oncle de Yukiko et donc le frère de Masaru.
Masami est la dernière du groupe, elle entretient des relations de complicité avec Akihito et semble-t-il plus avec Masaru.
Compagnons de tous temps ou presque ils sont fidèles et courageux, pourtant Akihito émet des doutes. Mais pour l'honneur et le bushido mais aussi pour quelque chose de plus important encore pour Masaru rien ne se mettra en travers de son chemin dazns cette chasse au funeste destin.
Lorsque le navire sur lesquels ils voguent fait naufrage ou plutôt s'écrase suite à un violente orage, nos compagnons sont séparés et commence alors pour Yukiko une aventure sans précédent.
En compagnie de Buuru, un être fantastique et sauvage puis de Kin, un jeune homme particulier elle va traverser les forêts humides et sombres des montagnes Iishi et faire des découvertes surprenantes tant sur elle-même, que sur son passé.
Une décision irrévocable sera alors prise. Décision qui va changer son monde et si elle l'a mène à bien, changer aussi le monde tel que les autres le connaisse.
Tout du long le lecteur va suivre les aventures de Yukiko mais c'est vraiment au chapitre 24 que le suspens va prendre une proportion plus importante. Car alors tout va changer.
Cela s'était déjà mis en branle petit à petit en elle mais ce qu'elle vient alors d'apprendre ouvre comme une brèche dans sa vision du monde tel qu'elle le connaît.
Tout semble n'avoir été que mensonge, et la jeune fille innocente en elle va mourir pour laisser la place à une adulte pleine de rancoeur et de désir de vengeance.
Notre impatience va alors aller en s'amplifiant car nous la comprenons et n'aurions pas agi différemment à sa place quel qu'en soit les risques.
Le récit va s'accélérer et laisser place à des intrigues, des trahisons, de l'amour aussi.
Jay Kristoff nous emporte dans ce roman au travers des mythes et légendes d'un peuple japonisant, avec des inventions d'un plus pur steampunk et un côté monde en perdition qui nous entraîne dans sa déchéance et sa folie.
« du steampunk au coeur des mythes et légendes, des personnages pétris d'honneur et de bons sentiments. Une belle fresque
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gayane
  17 décembre 2014
Alors que l'on croyait la race des Griffons éteinte, le jeune et cruel Shogun des îles de Shima ordonne à Masuru, son chasseur royal et sa fille Yukiko de capturer l'une de ces créatures mythiques sous peine de mort.
Sans trop d'espoir, Masuru et Yukiko partent en chasse et contre toute attente, trouvent le dernier des Yokai encore vivant.
Malheureusement, suite au crash de leur bateau volant, Yukiko se retrouve seule dans la forêt hostile des montagnes d'Iishi en compagnie du griffon mutilé.
Elle va devoir faire appel à son don pour amadouer à créature.
Premier tome de la trilogie de la Guerre du Lotus qui pose les bases d'un univers steampunk, vraiment bien ficelé et très complexe sur fond de moyen-âge japonais. C'est juste génial pour les fans de Japon !
Les personnages sont plutôt mystérieux, l'intrigue également avec des revirements de situation et des révélations, une Yukiko et un Buruu attachants et un tyran absolument détestable au possible.
Malgré tous ces gros points positifs, il en faut bien quelques négatifs.
Tout d'abord, un point négatif qui n'en est pas un : l'univers qui peu paraître trop riche, tellement qu'il y a un glossaire à la fin du roman. J'ai eu un peu de mal à me faire à tous ces nouveaux termes mais au final j'ai appris à faire avec et ajoutent peut être plus de vraissemblance tout en montrant une vraie recherche et une vraie réflexion de l'auteur.
Ensuite, il y a quelques moments où j'ai un peu décroché : le début étant une phase introductive d'un univers complexe mais également des nouveaux termes, j'ai dû forcer un peu ma lecture.
J'ai également ressenti un petit temps mort, une petit impasse vers la dernière partie du roman, durant une impasse dans l'intrigue ...
Enfin je regrette l'utilisation du terme griffon utilisé dans la quatrième de couverture puisque celui-ci n'est pas utilisé dans le roman. Serait-ce une volonté de l'éditeur d'occidentaliser la référence ? En tout cas, je trouve cela dommage. En effet, Buruu est décrit comme un trigre de tonerre, un Arashitora.
De petits points négatifs pas bien méchants puisque je lirais la suite avec plaisir !
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bran_601
  25 mai 2015
J'ai trouvé ce premier tome beaucoup moins bon que je me l'étais imaginé et surtout beaucoup moins rythmé que je l'espérai.
Si le monde en soi est assez original en mêlant un japon médiéval, un folklore mythologique et une technologie façon Steampunk, j'ai trouvé l'auteur impuissant à faire réellement voyager ainsi que qu'à transmettre une véritable représentation visuelle de son univers, au premier abord bien aguicheur.
Et si l'auteur use d'un riche vocabulaire japonisant dans sa narration il ne réussit pas selon moi à recréer les conditions d'immersion suffisantes, assez souvent les auteurs les plus cinématographiques dans leur prose, ne sont pas ceux qui assènent et matraquent de descriptions en tous genres...
Le premier tiers du roman est fastidieux d'ailleurs obligeant sans cesse à faire des allers et retours avec le lexique de fin de livre, alors que l'histoire n'avance pas et que les personnages principaux ne séduisent pas outre mesure.
Selon moi, installer une ambiance ne consiste pas simplement à adopter un vocabulaire local, c'est avant tout réussir à retranscrire de façon honnête toute la richesse culturelle et philosophique, ici un japon médiéval, sans tomber dans la facilité ou la caricature. Selon moi à ce niveau ( ce premier tome du moins) l'auteur n'a pas réussi son pari.
Pour l'aspect Steampunck c'est mieux avec des armures exosquelette, des katanas tronçonneuse et d'autres armes de guerre bien inspirés, on retrouve aussi des navires volants façon Thorgal "pays Qa" et bien sur toute une économie basée sur l'industrialisation de la société autour de l'exploitation du lotus rouge, bon rien de vraiment marquant non plus.
D'ailleurs d'une certaine manière, il y a toute une allégorie avec notre société qui elle aussi est tributaire de l'or noir, on retrouve donc tout naturellement les mêmes problématiques liées à l'exploitation d'une ressource devenue le sang d'une société et l'objet de toutes les convoitises en même temps qu'elle assure à ceux qui la contrôlent le pouvoir.
C'est l'occasion pour l'auteur de développer tout un panel de sous intrigues opposant ceux qui ont le pouvoir et s'y accrochent, à ceux qui veulent s'en emparer dans l'ombre, ceux qui soutiennent un système quelque en soi le prix à payer parce qu'il génère du profit, à ceux qui ne vivent que pour le renverser.
Entre jeux de pouvoir, lutte des classes, problématique environnementale et prosélytisme religieux, le récit regorge de bonnes inspirations mais traité de manière trop superficielle pour véritablement intriguer un lecteur chevronné.
Et si la quête initiale avec la jeune adolescente Yukiko, parti accompagner son père et son oncle dans une mission confiée par le shogun, une tache hautement improbable consistant à capturer un animal légendaire ayant semble-t-il disparus depuis des lustres, assez rapidement cet aspect de l'intrigue va devenir tellement prévisible que l'intérêt du livre va assez rapidement se résumer à connaître ce qu'il y a derrière le mystère de l'exploitation du lotus rouge, l'action des terroristes qui s'attaquent aux fondations du pouvoir en place avec la destruction de champs de lotus. Terroristes qui pourraient finalement se révéler être de véritables révolutionnaires dont l'héroïne pourrait embrasser la cause accompagnée de son nouveau compagnon ailé etc.
Le problème du roman c'est qu'il est loin d'être imprévisible et que tout nous paraît arriver dans l'objectif d'un télescope, mais entre-temps le chemin est long et ennuyeux avant d'en arriver à quelques scènes d'action plutôt décevante.
Pas facile non plus pour un public aguerri, de s'aguicher d'une héroïne ado. rendue artificiellement forte par son association avec un Arashitora" un tigre du tonnerre" dont l'apparence rappelle le griffon héraldique mais avec un buste d'aigle et un arrière-train de tigre (au lieu de lion), dans tous les cas loin d'être la guerrière que nous retrouvons sur la couverture et l'on ne peut pas dire que sa personnalité soit aussi nuancée qu'un spectre de couleur.
La relation quasi symbiotique que la jeune femme noue avec l'animal est un peu rapide et manque un peu de subtilité toutefois cela reste tout de même l'une des trouvailles les plus sympathiques du roman, dommage que par un certain ressort scénaristique, nous n'ayons pas véritablement pu partager dans ce premier tome de vraies belles scènes aériennes.
On retrouve ici l'éternel schéma d'un héros prédestiné à endosser le costume de l'élue", à qui tout fatalement réussira après que celle-ci aura accepté d'en tenir le premier rôle.
Si on retrouve en cela un code quasi immuable de la littérature fantasy pour jeunes adultes, le mythe du sauveur est une nouvelle fois présent ici pour le meilleur et pour le pire.
La dernière scène du roman où l'on retrouve une Yukiko chevauchant son tigre, encourageant le peuple à se libérer du joug des puissants, avant de s'envoler et de se perdre dans le bleu de l'horizon, si l'image est belle, le sentiment de redit est tellement fort que cela en devient assez pathétique finalement.
Le livre est un peu à l'image de son épilogue, plein de bons sentiments et suffisamment dépaysant pour plaire aux easy readers (pour citer Albéric), mais pas assez costaud pour les lecteurs plus exigeant.

Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   06 novembre 2014
Bien qu’il n’échappe pas aux défauts d’un roman d’introduction, Stormdancer constitue un bon roman, avec plusieurs niveaux de lecture. Les éléments originaux apportés par l’auteur lui donnent un véritable cachet, et il ravira certainement nombre de ses lecteurs.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   03 novembre 2014
- Seul le shogun et ses samouraïs sont autorisés à porter des armes plus longues qu’un couteau. (Yamagata souleva ses lunettes pour hausser un sourcil interrogateur en direction d’Akihito.) Est-ce que la perspective d’une mort par démembrement vous attire, chasseur ?
- C’est un cadeau, répondit Akihito sans lever la tête. De shogun Kaneda lui-même.
- Offert au Renard Noir à ses compagnons après la grande chasse, Yamagata-san, précisa Kasumi. Le jour où le shogun et nous avons traqué la dernière nagaraja de Shima à travers les marais de Renshi, avant de l’achever.
- La mère des vipères, dit Yamagata en caressante sa barbichette. Le dernier yokaï noir. A quoi ressemblait-t-elle ?
- Six mètres de long. Femme jusqu’à la taille, serpent en bas. Chevelure de serpents vivants, peau de jade clair, des yeux dans lesquels plus de cents hommes se sont perdus. Elle était belle, conclut Kasumi en secouant la tête. Belle et terrible.
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AlfaricAlfaric   05 novembre 2014
Cette dernière lui avait expliqué que les racines de lotus dégageaient une toxine qui rendait le sol stérile en quelques années. Comme le cancer chez un malade du poumon noir, le lotus grignotait les plaines et les vallées de Shima, ne laissant que de la terre morte sur son passage, étouffant toute forme de vie. Les animaux sauvages fuyaient vers les forêts, mais bientôt leurs sanctuaires étaient rasés par les lames vrombissantes des déchiqueteuses envoyés par la Guilde, avec leurs machines à scies hurlantes et fumantes fraîchement sorties des chaînes d’assemblage. Le lotus s’étendait à travers Shima comme une moisissure rouge sur un fruit.
- Les terres dévastées ont posés problème par le passé, concéda Yamagata avec un geste désinvolte. Mais la Guilde distribue de l’inochi aux fermiers par bidons entiers. Cet engrais suffit amplement à repousser la dévastation du sol. Les lotusculteurs n’ont qu’à utiliser ce foutu machin.
- Distribue ? reprit Akihito ? Vend de l’inochi, vous voulez dire ? Comment pourraient-ils en utiliser s’ils n’ont pas les kouka pour en acheter ? »
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AlfaricAlfaric   08 novembre 2014
Quant au ministère de la Communication de la Guilde, il veillait à calmer les inquiétudes des citoyens. Il fournissait aux masses des distractions pour les éloigner des questions troublantes comme les extinctions animales ou l’épidémie de poumon noir : des mélos joués par des stars et des opéras traditionnels étaient diffusés à travers le pays grâce au merveilleux nouveau système radiophonique, et les cruels jeux d’arène disposaient d’une réserve apparemment inépuisable d’esclaves gaijin enlevés à l’étranger, où la guerre se poursuivait. Il y avait de l’alcool bon marché pour s’enivrer et s’abrutir. Toute une organisation bien rodée pour distraire et désorienter les foules, faire tourner les usines et fonctionner les forges.
Les enjeux étaient bien trop grands pour que quelques pandas disparus entachent les quotas de production. La Guilde avait le monde à conquérir.
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AlfaricAlfaric   03 novembre 2014
- J’en ai rêvé. (Yoritomo se tourna vers Hideo, les yeux brillants.) Je suis me suis vu chevauchant un grand arashitora au milieu des grondements du tonnerre, conduisant mes armées guerroyer au-delà des mers contre les hordes de gaijin aux yeux ronds. Comme les danseurs d’orage des légendes. C’est une vision envoyée par Hachiman le magnifique, le dieu de la guerre lui-même.
[…]
- Alors voilà qu’il reçoit des visions des dieux, marmonna Hideo. Que le ciel nous vienne en aide.
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AlfaricAlfaric   04 novembre 2014
[à propos du lotus sanguin]
Un tiers du pays est accro à la fumée de boutons, et le reste boit le thé de ses feuilles. Cette herbe est une bénédiction du dieu fondateur pour quiconque a des yeux pour voir (Yamagata se mit à compter sur ses doigts.) Des analgésiques dans sa sève, du poison dans les racines, des cordes et de la toile dans sa tige. Et ses graines ? Le sang vital de tout le pays, rien que ça mon ami. (Il tapota le bastingage de l’Enfant Tonnerre.) Du carburant pour les navires célestes, les o-yoroï, les rickshaws à moteur, les katana-tronçonneuses et les machines-mémoires. (Il rit.) Tout ce que les artificiers de la Guilde peuvent nous inventer. Sans chi, nous serions toujours un tas de fermiers se battant dans la boue pour des querelles de clans. Alors que nous avons maintenant un empire. Nous explorons les mers et conquérons les cieux. La nation la plus puissante de l’histoire du monde.
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