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ISBN : 963152812X
Éditeur : Editions L'Harmattan (30/11/-1)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Nouvelle édition à La Baconnière.
Enfant naturel d'un avocat issu de la petite noblesse et d'une servante - comme N.N., le héros anonyme de ce roman -, Gyula Krúdy (1878-1933) naquit à Nyíregyháza, une petite ville de Hongrie orientale. Il connut la célébrité à Budapest où il suscita par son apparence seule une foison de légendes: celle du "Prince de la Nuit", du joueur, du séducteur... Il écrivit néanmoins plus de quatre vingt-six romans et des milliers de n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
corally4
  01 août 2015
N.N, enfant naturel, l'alter ego de Gyula Krudy, né d'un père de petite noblesse, et d'une servante. N.N avocat, séducteur, joueur a mené une vie décousue dans cette Hongrie bucolique, champêtre. Il décide à l'âge mur de retourner dans sa région natale, le pays des bouleaux en Hongrie Orientale. Avec des descriptions féeriques, colorées, qui nous font parvenir les senteurs de campagne, nous faisons une balade inoubliable dans sa vie, mais dans la nostalgie de l'enfance, et la jeunesse heureuse …et de cette Cigale protectrice qui nous narre ces aventures. N.N y retrouvera Juliska, la petite servante de la maison familiale ;elle aura élevé seule son fils, enfant naturel. N.N connaitra son fils, sera heureux de ses retrouvailles, mais il repartira en disant « adieu à cette période de son existence ».
Gyula Krudy est un grand écrivain hongrois ; il m'était inconnu, et avoue avoir découvert un auteur sensible, qui par son écriture imagée, colorée, a fait de N.N une découverte merveilleuse et donne envie de lire d'autres ouvrages
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Ibolya
  05 février 2016
"N.N.", ce livre précieux entre tous, je l'ai lu, relu et j'ai pensé que Krúdy était l'écrivain de la mélancolie heureuse. C'est très rare, un écrivain qui écrit pour le bonheur et non son contraire, dame Tristesse. Je pourrais vous citer des dizaines de passages à l'appui de ce que je vous écris là. Je me contenterai de glisser sous votre porte l'image de cette " aube d'été venant d'arriver comme la roulotte carillonnante des comédiens "... "Mélancolie heureuse " veut dire que l'on fait corps avec la fuite du temps au lieu de chercher à le retenir : pourquoi s'en effrayer ? J'aime infiniment que Krúdy évoque au passage "ces petites villes d'eaux qui furent si nombreuses dans l'ancienne Hongrie ". Ce monde a disparu, et pourtant j'en jouis encore.
Michel Crépu à propos de "N.N." de Gyula Krúdy dans La Revue des Deux Mondes
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5Arabella
  02 août 2016
Gyula Krudy raconte dans ce livres ses souvenirs d'enfance. Son père, son grand-père, sa grand-mère, et plus discrètement sa mère apparaissent. Mais évidemment à la façon de l'auteur, impressionniste. Peu d'événements, et alors à l'arrière plan, révélés comme par inadvertance. Ce qui compte ce sont les sensations, les ambiances, les ressentis, et la nostalgie qu'ils éveillent, le regret fugitif de choses passées. Jusqu'à essayer de créer une suite, un présent au passé, dans lequel la réalité et le rêve s'entrecroisent.
On est toujours dans le même univers, et ici on entrevoit le substrat qui a pu y donner vie, dans l'enfance même de l'auteur. Peu de différences entre ses livres de fiction et sa vie, au point où l'on peut se dire que ce qu'il raconte inlassablement dans ses livres c'est la substance même de son existence. Que ses différents personnages sont des visages différents qu'il se donne, en essayant d'imaginer ce qu'une subtile variation aurait pu changer. Fascinant.
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Passagealest
  16 novembre 2018
De page en page, le lecteur déambule avec N.N., au gré des souvenirs de ce « voyageur égaré » : lui, ce grand solitaire inquiet, nous dresse le portrait du Nyírség, ce pays des bouleaux du nord-est de la Hongrie, région au train de vie rythmé par le passage des saisons et le travail des champs. C'est aussi toute une galerie d'hommes et de femmes au caractère d'un autre temps – la belle Jella, courtisée par trois générations d'une même famille, l'avocat Huray, Monsieur Szomjás (« un esprit fantasque, mais à peine plus flou que les seigneurs extravagants du Nyírség du siècle dernier »), les deux soeurs Ónodi, font partie de ces personnages qui émaillent le récit et prennent d'autant plus facilement d'ampleur que la vie rurale décrite en arrière-plan semble si paisible et retirée.
Lien : https://passagealest.wordpre..
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Dora
  25 octobre 2013
« Se laisser mordre par ce court roman est un plaisir des plus suaves. » - le Canard Enchaîné
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DoraDora   29 novembre 2013
C'était la nouvelle lune - un jour de carnaval - et N. N., le héros anonyme de cette histoire, passait son temps au Loup Blanc, une auberge située en dehors de la ville.
Nombreux sont ceux qui disent que l'ancien monde où les gens vivaient par plaisir est passé. En Hongrie, les cheminées ne fument plus avec la même sincérité, les cœurs sont las. Mais que nous importe la manière dont le monde se renouvelle - car c'est dans sa nature même -, il existera toujours des voyageurs pour manquer leur train.
Ces individus manqués (dont N. N. fait partie) continuent à porter de vieux manteaux de fourrure rongés par les mites et des états d'âme quasiment ressuscités du tombeau. Avec le barbier, ils discutent chaque fois du même sujet et se font coiffer comme il y a trente ans. Ils ont gardé une certaine opinion des femmes, puisée dans les livres de monsieur Vörösmarty. L'amitié est un serment sacré, et le but de la vie, c'est le cimetière... A quelque moment que vous les rencontriez, leur humeur est toujours semblable, ils tiennent toujours les mêmes propos. Ils portent longtemps le même chapeau. Sur leur cravate, l'épingle est éternelle. Leur montre ne s'arrête jamais, bien qu'ils l'aient d'ordinaire héritée de leur père. A peine si leur tête s'incline un peu plus vers le sol, à peine s'ils bâillent plus longuement. Ils ne s'étonnent ni de l'hiver ni de l'été. Les soirs bleus avec leurs jardins enneigés, leurs vieux arbres immobiles, leurs nids d'oiseaux qui se cachent dans les branches, leurs ombres à la nouvelle lune, leur savant mutisme, ne dérangent pas plus leur bonne humeur ou leur tristesse que le clair de lune et le sortilège des nuits d'été. Êtres chers, heureux et silencieux, qui apprennent, impassibles, le bruit des haches des bûcherons qui résonne au loin dans la forêt, la mort d'un ami ou d'une connaissance. Puis, dans leur grisaille de glace - vers la fin de la vie -, ils restent assis dans un silence tel qu'on les croirait en train de dissimuler leur existence à la mort. Ce sont des gens ordinaires. Oh ! combien de fois les ai-je observés ! À quoi peuvent-ils bien penser ?
Parce qu'au temps des anciens marchés de Pest elle était le repaire des forains et des brigands de grand chemin, N. N., déjà bien avancé en âge, fréquentait l'auberge à l'enseigne du Loup Blanc dans les faubourgs. Il s'en était raconté des vies de voyageur dans cette buvette malpropre et obscure. N. N. aimait la variété : il portait ses deux chapeaux à tour de rôle.
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WilkinsonWilkinson   24 novembre 2014
"Je vous ai déjà dit que nous cherchons en vain ce que nous avons perdu. Nous ne le retrouverons que si celui que nous avons perdu le veut aussi...Moi par exemple, pauvre comme je le suis, j'ai perdu une fois ma pipe en écume. Je l'ai cherchée comme un fou pendant six mois. Puis je l'ai oubliée. Et un beau matin je l'ai retrouvée dans ma hutte. La pipe était revenue de là où elle était partie. Elle était revenue toute seule...Les choses qui se perdent signifient qu'elles ont envie de vagabonder. Et cela nous arrive à nous tous."
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stekasteka   26 décembre 2016
Je ne jetai un regard en arrière que dix ans plus tard, lorsque je me sentis fatigué. Les années s'étaient éloignées hâtivement comme l'écume du fleuve, les feuilles des arbres avaient éventé nos visages tendrement, refusant de trahir le grand secret: nous devrions bientôt nous quitter; les années étaient mortes à tour de rôle, comme de bons amis dont on ne reconnait les qualités que lorsqu'on les enterre ...
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stekasteka   25 décembre 2016
L'étoile des Vagabonds te guidera dans ta quête. Tu me chercheras dans le parfum des prés, dans le balancement des champs de seigle, dans la rougeur des fleurs de vinaigrier, les matins d'automne, après que l'étoile aura brillé toute la nuit au-dessus de ta tête, et un matin tu arriveras dans une région connue où tu retrouveras mon empreinte.
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CaroVassilCaroVassil   27 décembre 2017
Je le répète, il est des matins où l’on oublie les larmes, les visages affligés qui vous ont entourés comme des esprits dans votre solitude, les cris du désespoir qui ont frétillé en vous à la manière d’un serpent dans un bocal, les voix méchantes qui n’ont cessé de parler dans votre âme pareille au vent qui hurle derrière les montagnes, l’amas de cendres dans votre cœur qui s’accroît d’année en année.
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