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ISBN : 2355842434
Éditeur : Sonatine (20/03/2014)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Le stagiaire se caractérise par son insignifiance. On lui demande d’être corvéable à merci, mais pour le reste personne ne lui prête attention. Passant facilement inaperçu, le stagiaire est ainsi un parfait assassin en puissance. C’est la raison pour laquelle, depuis une dizaine d’années, John Iago enchaîne les stages en entreprise afin d’éliminer les cibles qu’on lui assigne : quelle meilleure couverture, en effet, pour un tueur à gage ? Ainsi vient-il tout juste d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Titania
  16 août 2015
J’ai passé l’été avec des tueurs de papier, et c’est assez libérateur ! Ma dernière conquête, c’est John Lago, tueur à gages, employé par RH, une officine louche chargée d’exécuter en toute discrétion, des contrats très lucratifs. Un concert d’éloges sur le blog de David pour me séduire en écho à sa chouette chronique, et me voilà plongée dans un roman parodique comme j’aime, avec des personnages savoureux, hauts en couleurs, pour un polar à l’humour sulfurique. Abandonnez votre côté rationnel pour découvrir ce guide de survie du parfait prédateur en planque comme stagiaire dans la jungle d’un cabinet d’avocats new-yorkais ! Tel un félin qui se déplace sans être vu, John intervient rapidement, frappe et disparaît...en principe...car dans cette dernière mission, les choses ne sont pas simples. Il y a la belle Alice...il est vite repéré, se bat et se débat beaucoup contre ses ennemis et Bob, son patron. L’armure de l’homme se fissure de toute part. Il fait mentir une belle quantité de principes qu'il énonce. Au final, une histoire corrosive, cynique et drôle sur l’illusion du contrôle, une critique des milieux d’affaires, une parodie de film d’action parsemée de citations et de références, un réel hommage au cinéma dont l’auteur s’inspire. Demain, sûr vous regarderez le stagiaire autrement !
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SMadJ
  14 août 2015
NB : ce livre est sorti en 2014 chez Sonatine sous le titre "Guide de survie en milieu hostile" et a été réédité en 2015, sous le titre "Un stagiaire presque parfait", par les Éditions 10/18, que je remercie au passage pour avoir mis ce roman atypique entre mes mains.
Le coup de l'été !
Aussi orgasmique qu'une nuit passée avec un(e) inconnu(e) rencontré(e) sur la plage, sentant le sable chaud et les embruns de la mer.
Et surtout fun, fun, fun. Et sexy.
Ce livre est dangereux et n'a aucune limite. Il emploiera tous les moyens pour te faire succomber à son charme. Et il n'en manque pas !
Complètement surréaliste, aux scènes d'actions démentes, ce livre est aussi virevoltant qu'un James Bond, qu'un Mission Impossible ou n'importe quel blockbusters d'action. Et on s'en gargarise de joie !
Sans foi ni loi, sans morale, avec du vice, ce livre est une bulle d'oxygène dans ta tête qui va faire exploser les barrières de ta bienséance.
"À mon réveil, j'ai l'impression d'avoir passé une semaine dans un bordel mexicain. (...). Il y a un âne miniature à l'intérieur de mon crâne qui rue dans mes globes oculaires."
Drôle, déjanté, aux répliques et punchlines efficaces comme un coup dans la rate, ce guide de survie en milieu hostile va t'apprendre le B.A-BA du métier. John Lago, le personnage principal dont tu vas suivre les aventures, va te donner de précieux conseils pour ta future carrière de tueur sans scrupules.
Car John est jeune mais pas jaune et travaille pour Ressources Humaines Inc, un conglomérat de tueurs à gage dont on peut louer les services à volonté pour se débarrasser d'un concurrent, d'un adversaire ou d'un malotru gênant. La particularité de ce réseau d'assassins est d'être composé de "jeunes talents" du déssoudage se faisant embaucher dans les entreprises les plus prestigieuses sous couverture de stagiaires.
Qui se méfie d'un stagiaire ?
L'écriture est dynamique, musclée, énergique, te rue dans les brancards à la manière d'un taureau lâché à tes trousses dans une impasse. Oh l'animal, il frotte le sol de ses énormes pattes charnues avant de te charger et t'envoyer valdinguer !
Les personnages sont aussi acides qu'une Granny Smith. Croque donc dedans et laisse tes papilles s'émoustiller. Mmmhhh tu sens cette effusion des sens ? Affolant, affolé ?Oui c'est fort en bouche !
Le personnage de John Lago suffisant, sûr de lui et auto-centré, est une petite merveille. A la manière d'un Bourbon Kid ou d'un Eytan Morgenstern. Une icône. Un super-humain à défaut d'être un super-Héros. Un super salopard aussi. Tu vois, ami(e) lecteurs/trices, tu vas adorer !
Un petit jet d'adrénaline direct dans ton petit cœur !
Lien : http://cestcontagieux.com/20..
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gruz
  04 avril 2014
Si tu tiens ce Guide de survie en milieu hostile entre tes mains, il y a plusieurs explications :
tu es une nouvelle recrue de Ressources humaines Inc. et dans ce cas tu vas en apprendre de bien bonnes sur ton métier de stagiaire-tueur,
tu es un représentant du gouvernement et tu risques fort de tomber de haut en découvrant ce qui se passe dans ton dos,
ce livre t'est arrivé par hasard entre les pattes et tu risques de te demander si tu n'es pas en train de risquer ta vie à lire ce fameux Guide.
En tout cas, qui que tu sois, attends-toi à lire ce récit sans arriver à le lâcher (par intérêt, par étonnement, par peur… peu importe).
Oui, parce que ce bouquin est enlevé ! Non pas kidnappé, mais sacrément alerte (avec le sujet de ce Guide, chaque mot se retrouve à prendre un double sens).
Tu es donc prévenu, ce livre est totalement ancré dans la société (in)humaine actuelle. D'une profonde modernité, autant dans la forme que dans le fond, il va te faire sourire et te divertir (jusqu'à que tu te dises que ce qui est écrit sur ces feuilles sonne assez authentique).
Te voilà plongé dans la tête d'un tueur. Il va falloir t'y faire, c'est lui qui te parle en direct, sans passer par le bon Dieu (qui ne veut rien voir de ses petites affaires). Tu vas en apprendre des vertes et des pas mures (quoi que rouge sang serait plutôt la couleur adéquate) sur le métier de tueur infiltré, sur son manque d'humanité ou bien ses états d'âmes, sur la violence extérieure (et intérieure) dans laquelle il baigne (plonge ? coule ?).
Tu vas assimiler mille façons subtiles d'assassiner, dézinguer, buter, exécuter, liquider. Mais tu apprendras également comment faire pour survivre…, le tout dans le cadre d'une vraie histoire fichtrement bien construite.
Un récit qui oscille entre occire et ossuaire, à coup de phrases chocs et de bons mots. Parce que le tueur / écrivain du Guide a un sacré bagout, avec ce ton cruel, corrosif et un brin désenchanté qu'il utilise. du genre à te balancer des propos qui font grincer des dents (quand il ne te les déchausse pas à coup de savates dans la tronche).
Oui il est grinçant ce Guide à l'américaine. Son auteur fait d'ailleurs régulièrement référence à des scènes de films (mais des bons, les classiques, pas ceux qui ressemblent à de la guimauve).
A la fin de cette lecture, toi la nouvelle recrue tu auras appris sans aucun doute de sacrées ficelles du métier. Quant à toi le lecteur par accident, tu auras (je le crois) passé un sacré bon moment de fun et de divertissement déjanté.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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cannibalector
  30 avril 2015
RH inc prend en charge des orphelins dés l'àge de 12 ans et les forment à devenir des tueurs professionnels. Ils seront ensuite introduits dans des entreprises en tant que stagiaire et devront éliminer un dirigeant corrompu.
John Lago est un vieux tueur, il a 25 ans et c'est sa dernière mission:aprés, il prend sa retraite. Il écrit son "guide de survie en milieu hostile" afin d'apprendre les ficelles du métier aux jeunes recrues
Son bouquin tombe entre les mains du FBI.
Foutraque, bordélique, humour noir et corrosif omniprésent, bastons à la James Bond, à la Bruce Lee, à la John Wayne: une cinquantaine de cadavres jonchent le roman et, entre 2 douilles et 4 étranglements, les moments de blues d'un orphelin et une histoire d'amour bien déjanté mais pas dénuée de tendresse.
Livre singulier,difficilement classable:un polar?Unthriller?Un roman noir? Un roman satirique? Un conte, une fable?
Un peu de tout ça à la fois.
J'ai beaucoup aimé ce roman. Mais vous, allez vous l'appréciez ?
Je peux vous donner un petit indice pour faire votre choix: Tarantino.
Si vous appréciez l'univers de ce réalisateur, vous devriez vous régaler avec ce premier roman d'un auteur fort prometteur.
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fannyvincent
  26 août 2015
Je crois que je vais regarder dorénavant avec un peu plus de méfiance le stagiaire croisé dans les couloirs de mon lieu de travail… Qui sait ? Peut-être est-il, tel le dénommé John Lago de ce roman, en mission pour le compte de Ressources Humaines Inc, une boîte employant…des tueurs à gages ! Bon, je n'ai personnellement rien à ne me reprocher, qui pourrait éventuellement justifier qu'un contrat soit mis sur ma tête … mais est-ce le cas de tous mes collègues ?
Ambiance donc un rien cynique pour ce « guide de survie… », aux multiples (excessives ?) références cinématographiques. Et beaucoup de détachement dans le récit, voire de froideur. Ceci explique ainsi que je me sois un peu lassé de ce roman au fil de la lecture, alors que l'entrée en matière était plutôt prometteuse. Ce sentiment se justifie également par certains développements de l'histoire qui m'ont laissé plutôt dubitatifs (ce qui touche aux origines de John Lago, par exemple).
Dans le même genre (un roman mettant en scène un tueur à gages), ma préférence ira donc sans hésitation à la trilogie de Glasgow, de Malcom Mackay.
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
bgnbgn   28 octobre 2014
Quand il est revenu à lui, nous avions déjà fait disparaître les cadavres et remis en état la pièce qui était à présent immaculée. Pendant un instant, il a paru décontenancé, mais, dès qu’il m’a reconnu, il a souri.
– Je ne suis pas surpris.
– Moi, si.
– Pourquoi ?
– Parce que tout ça… Ce n’est pas l’attitude d’un homme d’honneur. La fuite devant l’échec.
Son sourire s’est effacé et il a courbé la tête. Son corps s’est avachi sous le poids de la honte. J’aurais défloré sa sœur que ce n’aurait pas été pire.
– Mais par respect pour vos ancêtres, je veux bien vous aider à faire ce qu’il faut.
J’ai posé un katana sur la table basse. Je l’avais pris chez lui. À en juger par l’usure de la poignée et les petites indentations dans le métal, il n’était pas de première jeunesse, même s’il était en excellent état. Il a éclaté en sanglots à sa vue.
– Vous êtes un homme d’honneur, a-t-il murmuré.
Il s’est incliné profondément et il a planté la lame dans l’espace juste en dessous de la cage thoracique. Il n’a pas eu à s’éventrer, car le coup a tranché son aorte ascendante.
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bgnbgn   28 octobre 2014
J’examine la zone autour de son immeuble. Je ne repère aucun des signes trahissant la présence d’une escouade armée prête à intervenir. Pas de petit rigolo en civil qui essaie de prendre l’air dégagé. Ni voitures noires ni SUV suspects. Sérieux, les fédéraux devraient s’acheter des véhicules qui ressemblent à des bagnoles normales. Les Crown Victoria et les Tahoe, ça ne trompe personne. J’ai également dans l’oreille un scanner miniature avec une antenne super sensible. Je passe d’une fréquence à l’autre. Ces mecs sont de vraies pipelettes. Je ne sais pas combien de fois je les ai repérés à cause de leur bavardage radio incessant. On croirait écouter un groupe de représentants bourrés de coke au buffet d’un club de strip-tease.
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bgnbgn   28 octobre 2014
Cependant, quand j’avais 7 ans, un dealer m’a suspendu dans le vide en me tenant par les chevilles, au sommet d’un immeuble de dix étages. Ça doit paraître bizarre, mais depuis je n’ai cessé de chercher à revivre ce frisson d’effroi. Parce que, ce jour-là, j’avais eu l’impression d’être humain. Avant, j’étais persuadé que j’étais un robot. Je n’étais presque jamais malade ou malheureux. C’était sans doute une question de survie. Mon cerveau évacuait les émotions qui risquaient d’émousser mes instincts et qui de toute manière étaient inutiles, puisque je n’obtenais rien des autres quand je manifestais ce que je ressentais.
Aussi, quand je suis sur les toits, j’éprouve une forme de nostalgie pour mon enfance – encore que « nostalgie » ne soit certainement pas le terme adéquat. Chez certaines personnes, c’est un terrain de base-ball ou l’odeur d’une truite au barbecue qui fait cet effet. Moi, c’est le vertige et le fantasme que je vais m’écraser dans la rue en bas. Ou sur un chariot à hot dogs. Ça m’éclate trop dans les films ! Bam ! Un corps tombe sur un vieux chariot rouillé. Le trottoir est arrosé d’eau chaude et les saucisses trempées glissent sur le béton comme un poisson sur le pont d’un bateau. Ça marche à tous les coups.
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bgnbgn   28 octobre 2014
Etant donné que j’habitais là, ils avaient comparé les empreintes digitales sur les sacs avec celles sur mes rares jouets, des articles volés que j’avais cachés sous mon lit. C’était clair comme de l’eau de roche, mais ni la police ni le procureur ne pouvaient admettre qu’un enfant de 8 ans ait pu commettre un crime aussi atroce. Ils voulaient tout mettre sur le dos de Diablito et ils m’ont proposé de modifier le chef d’accusation si je le donnais. Complicité de meurtre au lieu d’assassinat avec préméditation. Je suis fier de dire que je ne l’ai jamais trahi. Pas en raison d’un quelconque code d’honneur, mais parce que je désirais assumer toute la responsabilité de mes actes. J’avais l’impression que, pour la première fois, j’agissais sur le monde et il n’était pas question que je renonce à cela. Voilà comment j’ai atterri à la prison pour mineurs.
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bgnbgn   28 octobre 2014
Mais quand je pénètre dans la cuisine, je me retrouve face au canon d’un pistolet.
Mes yeux braqués sur l’arme font le point sur le visage de la personne qui la tient, comme une caméra dans un film d’Hitchcock. C’est Alice. Elle me regarde sans ciller.
– Mets-toi lentement à genoux, les mains derrière le dos.
Merde, merde et merde ! Je me flanque une gifle mentale, car je sais que je ne dois pas me laisser influencer par le fait que c’est Alice qui me menace. Je suis acculé, et maintenant, c’est elle ou moi. Alors je me dis que ce serait un scénario super excitant pour un plan baise et je dois me donner une seconde claque virtuelle, plus violente. Ce qui est encore plus excitant. Merde !
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