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EAN : 9782070318629
656 pages
Éditeur : Gallimard (20/10/2005)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 13 notes)
Résumé :
L'art du roman - " Le monde des théories n'est pas le mien. Ces réflexions sont celles d'un praticien. L'oeuvre de chaque romancier contient une vision implicite de l'histoire du roman, une idée de ce qu'est le roman. C'est cette idée du roman, inhérente à mes romans, que j'ai fait parler. " Les testaments trahis - Au fil des neuf parties indépendantes de cet essai, les mêmes personnages reviennent et se croisent : Stravinski et Kafka avec leurs curieux amis ; Janac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
nbocklandt
  28 juin 2018
L'ignorance : Livre très philosophique au début. Il relate les questions et les pensées qui traversent tous ceux qui un jour ont dû quitter leurs pays pour plusieurs années. Peu importe la raison. Ce malais qui s'installe quand on revient au pays d'origine. le fait que les autres ne posent pas de questions sur votre vie ailleurs. le fait qu'ils se sont approprié de vos affaires comme si vous étiez morts. Que leurs vies sont restées là, ancrées. Et que vous n'existiez plus.
Ce que je trouve regrettable, c'est la fin du livre. Zut alors, tous les hommes ont-ils ce fichu besoin de mettre un peu de sexualité dans leur livre pour le vendre ? Dommage, je n'en vois pas l'intérêt philosophique de faire coucher Gustave avec sa mère. Absolument pas. Tant pis, si je vous parais prude.
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Milan Kundera : Le roman comme exploration de l’existence (France Culture / Répliques). Diffusion sur France Culture le 06 juin 2020. Milan Kundera • Crédits : C.Helie Gallimard. Inspiration pour de nombreux lecteurs, et notamment pour d'autres écrivains, la plume de l'auteur d'origine tchèque Milan Kundera en a bouleversé plus d'un. Entretien avec Guy Scarpetta et Lakis Proguidis sur les ressorts de l’œuvre de ce grand romancier et penseur. Dans les années 1970, l'Université était en proie au démon de la théorie, comme le titre de l'ouvrage de l'écrivain Antoine Compagnon. On ne jurait que par le signifiant, le texte, la structure. On dénonçait l'illusion référentielle, on refermait l'oeuvre sur elle-même. On s'enivrait du passage de l'écriture d'une aventure à l'aventure de l'écriture. La modernité se définissait par la rupture avec la représentation. Puis arrive Milan Kundera, qui nous raconte sans ciller une histoire toute différente. L'auteur de “L'Insoutenable légèreté de l'être” (1984) se présente comme un praticien et un amoureux de l'art moderne. Il avance que la modernité, ce n'est pas la rupture, mais c'est avancer vers de nouvelles découvertes sur la route héritée. Il nous dit aussi que le roman est “un travail d'exploration de l'existence”. Afin de débattre des actualités du grand auteur d'origine tchèque, Alain Finkielkraut reçoit les écrivains Guy Scarpetta et Lakis Proguidis. Tous trois ont été profondément bouleversés par la découverte de l’œuvre de Kundera.
« Cette expérience de l'avant-garde qui avait dominé les années 1970 en était arrivée à un point d'épuisement. Kundera, pour moi, a remis les pendules à l'heure, d'une certaine façon. Il a permis d'insérer l'expérience littéraire et romanesque à la fois dans une autre histoire et dans une autre généalogie. Et d'opérer un retour de notions qu'on avait déclarées périmées auparavant, comme la représentation, le personnage, l'intrigue etc. Mais un retour qui n'était pas une simple réplique. C'était plutôt une manière de reprendre, de revivifier, de réactiver des notions qu'on avait un peu trop vite condamnées. Et ça ouvrait sur une fantastique liberté d'écriture. » Guy Scarpetta
Écrivain de romans, Milan Kundera est également l'écrivain des écrivains, tant il en a influencé, notamment avec “L'Art du roman” (1992), son grand essai sur la littérature :
« Le chemin du roman se dessine comme une histoire parallèle des Temps modernes. Si je me retourne pour l’embrasser du regard, il m’apparaît étrangement court et clos. N’est-ce pas Don Quichotte lui-même qui, après trois siècles de voyage, revient au village déguisé en arpenteur ? Il était parti, jadis, pour choisir ses aventures, et maintenant, dans ce village au-dessous du château, il n’a plus de choix, l’aventure lui est imposée : un misérable contentieux avec l’administration à propos d’une erreur dans son dossier. Après trois siècles, que s’est-il donc passé avec l’aventure, ce premier grand thème du roman ? Est-elle devenue sa propre parodie ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Que le chemin du roman se termine par un paradoxe. » Milan Kundera, “L'Art du roman”
Source : France Culture
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