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Florence Cabaret (Traducteur)
EAN : 9782267021110
123 pages
Christian Bourgois Editeur (02/09/2010)
3.4/5   5 notes
Résumé :
« Kureishi est au meilleur de sa forme, impitoyable dans ces histoires de pères, de fils et de fanatiques. Le ton est franc, souvent sévèrement autocritique, et pourtant empreint d'un certain espoir. [...] Kureishi n'a jamais eu peur des éléments sordides, ratés et ridicules de l'existence humaine. Mais si ses observations sont sans pitié, elles sont très souvent paradoxalement tendres. [...] Les nouvelles de ce recueil exceptionnel sont à lire et à relire. » Helen ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Le dernier livre d'Hanif Kureishi, qui paraît directement en poche est composé de 8 nouvelles. Après « Les chiens » première nouvelle très courte et saisissante, les autres nouvelles déroulent plutôt des thèmes chers à Hanif Kureishi, les relations entre pères et fils, les aspirations artistiques, l'amitié et les retrouvailles d'amis longtemps éloignés, les relations dans des couples usés par la vie commune. Ce recueil de nouvelles peut être un bon moyen d'entrer dans l'univers de cet auteur que je ne désespère pas de faire découvrir à ceux qui ne l'ont pas encore lu. L'écriture d'Hanif Kureishi a quelque chose de particulier, mais pas forcément facile à définir, un tendresse un peu ironique pour ses personnages, une certaine nostalgie, une musique aussi... Les citations musicales, les goûts musicaux de l'un ou l'autre des protagonistes apportant une petite note singulière.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Ces nouvelles parlent essentiellement de couples à la dérive et je n'ai rien trouvé d'inédit dans l'écriture ou l'histoire. Deux nouvelles m'ont plu cependant: celle dont le narrateur est un caméraman filmant les exécutions dans un pays non défini et celle où le narrateur rencontre ses parents qui sont morts depuis un moment. Ces deux histoires sont touchantes, le reste...
Lien : http://vallit.canalblog.com/..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Un soir, alors que je venais tout juste d’avoir cinquante ans, j’ai poussé la porte d’un pub situé à quelques pas de la maison où j’habitais quand j’étais enfant. Mon père, qui revenait de Londres où il travaillait, était là, au bar. Il ne m’a pas reconnu mais, moi, j’étais ravi, presque extatique, de le revoir, d’autant que ça faisait dix ans qu’il était mort, et ma mère cinq ans.
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À vingt ans, Maggie était une jolie fille, gentille, généreuse, étudiante douée, issue d’une famille équilibrée où tout allait bien. Le féminisme et les ateliers de « confiance en soi » l’avaient endurcie et, peu à peu, elle avait troqué son charme contre l’idéologie, le dogmatisme, la colère. Presque tout le monde l’avait laissée tomber : on n’avait pas assez le désir de tout révolutionner, ni de faire le sacrifice qui garantirait la sincérité de nos actes. Elle s’était débarrassée de to ut ce qui avait trait à la séduction, au ludique, montrant ainsi qu’elle ne changerait pas d’humeur tant que le monde lui-même n’aurait pas changé. De tous ceux qu’il connaissait, elle fut la seule à déplorer la chute du mur de Berlin : elle était convaincue qu’on n’avait pas laissé assez de temps au communisme pour qu’il puisse faire ses preuves.
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Je rêve souvent de mes deux parents, de la maison où j’ai grandi, bien qu’elle n’ait rien d’extraordinaire. C’est sûr, je n’avais jamais imaginé que Papa et moi pourrions nous retrouver à discuter ainsi.
Quelque temps auparavant, j’avais eu le drôle de sentiment que j’étais étranger à moi-même. J’avais été frappé par ma cinquantième année comme par une tragédie où dominait le sentiment d’une vie gâchée par de multiples choix. Pourtant, je pouvais difficilement me plaindre : j’étais producteur de théâtre, de cinéma ; j’avais plusieurs maisons, à Londres, à New York et au Brésil. Mais je ne pouvais m’en empêcher, malgré tout. J’avais pris conscience de quelques faiblesses mentales qui m’épuisaient, même si elles ne me détruisaient pas.
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Si la mortification de la fidélité met l’amour en péril, il y a toujours la consolation des enfants. J’avais été la « fille à son papa », son serviteur, son adorateur ; c’est ma foi en lui qui l’avait maintenu en vie. Il faisait l’objet d’un véritable culte de la personnalité ; mon frère et moi, nous étions ses miroirs.
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Quand je m’étais présenté à lui, je lui avais dit que je m’appelais Peter : c’était le nom que j’utilisais parfois, ainsi qu’un personnage pour lequel je m’étais créé une autre personnalité, à l’occasion de plans sexes incognito. Dans les faits, je n’avais pas réellement besoin d’un masque : Papa m’a demandé d’où j’étais, ce que je faisais mais, chaque fois que j’essayais de lui répondre, il m’interrompait de ses nombreux conseils et avis divers.
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Videos de Hanif Kureishi (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hanif Kureishi
Le premier livre officiel des Beatles depuis Anthology, et sans doute le dernier… Ultime célébration et testament sublime.
Janvier 1969. Lorsque les Beatles se réunissent pour enregistrer leur nouvel album, Get Back, ils sont dans une période de transition et de doute : George Harrison rentre de New York où il a travaillé main dans la main avec Bob Dylan, Paul McCartney est dans son histoire d'amour naissante avec Linda Eastman, John Lennon est inséparable de Yoko Ono, sa partenaire à la ville comme à la scène. L'enregistrement de « L'Album blanc », en 1968, a divisé le groupe, et la disparition de leur mentor à tous, « M. Epstein », a laissé un grand vide. Pourtant, c'est dans cette atmosphère étrange, tandis qu'ils repartent à la source de leur art, que les Beatles vont composer quelques-unes des leurs plus belles chansons, cultes dès leur sortie. Pendant un mois, Michael Lindsay-Hogg enregistre les sessions studio des Beatles, de Twickenham à Savile Row, en vue d'une émission spéciale en mondovision et d'un live, qui sera le mythique concert sur le toit, au sommet de l'immeuble d'Apple Corps. le montage qui a été fait de ses prises de vues dans le documentaire Let it be, sorti après la scission du groupe en avril 1970, mettait volontairement l'accent sur l'aspect dépressif, chaotique, du processus créatif. Or, c'est justement ce que ce livre et le documentaire qui l'accompagne vient nuancer, sinon de contredire, comme l'écrit Peter Jackson dans sa préface : « La véritable essence des séances de Get Back est contenue dans ces pages : il suffit de compter le nombre de fois où la mention “rires” est indiquée entre parenthèses. » Hanif Kureishi, renchérit : « le résultat de toutes ces blagues, de ce travail incessant et de ces disputes, c'est un final fabuleux. La séance live sur le toit de l'immeuble qui se déroule à la fin du mois de janvier 1969, et en février de la même année, les Beatles qui se mettent allègrement à travailler à ce chef-d'oeuvre qui se révélera être Abbey Road. » Grâce à ces archives enfin restaurées et révélées au grand public, tous les fans des Fab Four ont le privilège d'entrer en studio pour assister aux premiers brouillons, aux erreurs, à la dérive de chacun et aux digressions de tous, à l'ennui, à l'excitation, au brouillage joyeux et aux percées soudaines… D'assister au crépuscule superbe de leurs idoles.
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