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EAN : 9782351785386
219 pages
Gallmeister (30/11/-1)
3.6/5   47 notes
Résumé :
Riche héritier, pompier bénévole, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, passablement porté sur la bouteille, Eliot Rosewater ne se reconnaît pas dans la devise de sa famille : "Prendre trop, bien trop, ou se retrouver sans rien." Lui préférant de loin "Nom de Dieu, il faut être bon", Eliot part appliquer sa maxime aux âmes qui vivent sur ses terres, dans le comté de Rosewater, Indiana. Là, en doux dingue, il répond aux appels au feu et aux appels à l'aide des infor... >Voir plus
Que lire après Dieu vous bénisse, monsieur RosewaterVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Si on ne connaît pas déjà Kurt Vonnegut Jr., on risque d'être un peu décontenancé et de ne pas parvenir à entrer dans cette histoire. Pour ses aficionados, c'est toujours un plaisir de retrouver son détachement, son ironie, ses personnages déconnectés des réalités.
Son personnage principal est ici un riche rentier un peu farfelu, une occasion pour Kurt Vonnegut Jr. de railler le capitalisme, les placements financiers, héritages et autres avatars de ce système. C'est, comme d'habitude, un peu décousu, laissant place à quelques tergiversations loufoques, Kilgor Trout, l'écrivain de science-fiction sans succès, y fait bien sûr son apparition, et l'auteur semble toujours aussi détaché de ses personnages qu'il traite avec une certaine désinvolture. C'est insolent, un peu barré, c'est Kurt Vonnegut Jr., sans doute pas son meilleur roman, mais, me concernant, il fait partie des mes auteurs fétiches.
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Norman Mushari, jeune avocat d'affaire arriviste et sans scrupules (comment cela "pléonasme" ?) entreprend de déposséder d'une bonne partie de sa fortune Eliot Rosewater.

Eliot est un richissime héritier, vétéran traumatisé de la seconde mondiale, il s'est donné pour but dans la vie, d'aider les plus défavorisés...

Entre son rôle de pompier bénévole, et sa fondation philanthropique, Eliot passe pour un doux dingue.
Mushari espère faire passer Rosewater pour irresponsable afin de faire hériter un lointain cousin Rosewater qu'il pense pouvoir spolier...

Ce roman est le troisième Vonnegut que je lis.
Les trois sont publiés chez Gallmeister (coïncidence), ce roman, fait d'ailleurs écho à "le petit déjeuner des champions", puisqu'on y retrouve une évocation du romancier Kilgore Trout, et de Rosewater lui-même...

J'apprécie l'humour de Vonnegut, incisif et caustique sous un premier abord débonnaire.

On peut trouver que le propos "anticapitaliste" manque de finesse, mais après tout, l'auteur le dit dés les premières phrases de son roman "Dieu vous bénisse monsieur Rosewater" est une fable, et il n'est donc pas à prendre comme un pamphlet ou un réquisitoire.
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Challenge ABC 2014/2015
Héritier d'un empire financier, Eliot Rosewater choisit la philanthropie. Il se conduit en doux dingue, à l'encontre de toutes les habitudes de la famille: il donne , il veut faire le bien.
Satire, pamphlet? Ennui surtout. Trop prévisible dans son déroulement, trop pesant dans sa démonstration anti-capitaliste, trop caricatural ... Un roman indigeste, il faudra essayer un autre ouvrage de Kurt Vonnegut . Prochain ABC, peut-être.
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Portant son héritage considérable comme une malédiction, Eliot Rosewater va chercher à expier son fardeau en devenant mécène. Il y a différentes manières d'être mécène. La méthode choisie par Eliot étant peu orthodoxe, la société comme son père, vont le considérer comme fou.

Le fou est en réalité atteint de dépression. En souhaitant bien faire, Eliot Rosewater décide de s'installer dans le comté Rosewater pour répondre aux besoins de sa population, particulièrement pauvre et précaire.

Pour cela, ce passionné des pompiers aura deux téléphones : le noir « Ne vous suicidez pas. Appelez la Fondation Rosewater », et le rouge pour les affaires de pompiers. Sa grande richesse et sa grande générosité lui vaudra un rang particulièrement haut chez les pompiers, malgré le fait qu'il n'ait jamais combattu le feu. de toute façon, la caserne lui appartient.

Sa manière de vivre, dans le plus grand dénuement mais riche en alcool rendra sa femme folle, ne supportant plus le fardeau de l'héritage des Rosewater. S'oubliant pourtant complètement pour ses concitoyens, va cependant attirer le flair l'avocat Norman Mushari, qui voit la une occasion en or de mettre le grapin sur sa fortune en le faisant déclarer fou, et donc incapable de gérer cette fortune.

Difficile de savoir si mon interprétation de ce livre est juste. J'ai trouvé ce livre particulièrement dur à lire et à comprendre. Est-ce la faute aux nombreuses disgressions de l'auteur ? Bien que très drôle, Eliot, qui souhaite répandre l'amour et la paix sur terre à coup de distributions de « Je t'aime » griffonnés sur des feuilles de PQ est sans conteste un héros romantique.

J'aurai pu interpréter ce livre comme une critique acerbe de la société capitaliste que représente les Etats-Unis, mais j'ai l'impression d'y voir davantage la critique d'une société incapable d'accepter les gens qui sortent du lot (=ici, ayant des tendances socialistes). Et puis Eliot, pauvre Eliot, qui subit cette richesse jusqu'à en perdre la raison. Je n'arrive donc pas à voir ce livre comme un livre humoristique, il m'a au contraire paru davantage comme un drame.

Du coup, il s'agit évidemment d'un livre engagé. Mais par quoi ? Je ne sais pas.

Une lecture qui m'a laissé perplexe.
Lien : https://cyberlecture.wordpre..
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Un petit conte de la folie ordinaire, de la malédiction des héritages et de la vacuité des héritiers.

Dans le style Vonnegut ça permet à l'absurde de se faire didactique et de réfléchir au monde dans lequel nous vivons. Totalement surréaliste et profondément mélodramatique, Dieu vous bénisse Monsieur Rosewater, brosse en creux un ordre social floué dès son origine.

Ce n'est pas forcément le plus inspiré ou captivant des livres de Kurt Vonnegut, mais moyen pour un tel auteur est déjà un gage de qualité supérieure.

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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Le personnage principal de cette fable sur les gens est une somme d’argent, tout comme le personnage principal d’une fable sur les abeilles pourrait être une somme de miel.
Cette somme s’élevait à 87 472 033,61 dollars au 1er juin 1964, pour choisir une date. C’est ce jour-là qu’elle attira l’œil alerte d’un jeune avocat véreux nommé Norman Mushari. L’intéressante somme rapportait 3 500 000 dollars par an, presque 10 000 $ par jour dimanche compris.
On avait fait de cette somme le coeur d'une fondation culturelle et caritative en 1947, quand Norman Mushari n'avait que six ans. Avant cela, il s'était agi de la quatorzième fortune familiale d'Amérique, la fortune Rosewater. Elle avait été placée dans une fondation pour empêcher qu'elle ne tombe entre les mains des percepteurs et autres prédateurs dont le nom n'était pas Rosewater.
Et le chef d'oeuvre baroque de sottise juridique que constituait la charte de la Fondation Rosewater déclarait, en effet, que sa présidence devait être transmise par héritage à la manière de la Couronne britannique.
Elle devait revenir, jusqu’à la fin des temps, à l’héritier le plus âgé et le plus proche du créateur de la Fondation, le sénateur Lister Ames Rosewater de l’État de l’Indiana.
Les membres de la fratrie présidentielle devenaient membres du bureau de la Fondation une fois atteint l’âge de vingt et un ans.
Tout membre du bureau l’était à vie, à moins d’être reconnu fou aux yeux de la loi. Ils étaient libres de se rémunérer sans compter pour leurs services, mais uniquement sur les revenus de la Fondation.
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- Oh, j'ai ce que beaucoup de gens appelleraient sans doutes des idées communistes, dit Eliot avec candeur, mais, pour l'amour du ciel, Père, personne ne peut travailler avec les pauvres sans tomber sur Karl Marx de temps à autre... ou tout simplement sur la bible, pour ce que ça vaut. Je trouve terrible l'absence de partage dans ce pays. je trouve cruel qu'un gouvernement puisse laisser un bébé naître propriétaire d'une grosse partie du pays, tel que moi je suis né, et laisser une autre naître propriétaire de rien du tout. La moindre des choses pour un gouvernement, me semble-t-il, serait de tout répartir équitablement entre les bébés. La vie est déjà assez dure sans que les aient, en plus, à se ronger les sangs pour des questions d'argent. Il y a tout ce qu'il faut pour tout le monde dans ce pays, il suffirait de partager d'avantage.

- Et d'après toi quelles en seraient les conséquences sur l'incitation au travail ?

- Tu veux dire la peur ne pas manger à sa faim, de ne pas pouvoir payer le médecin, de ne pas pouvoir offrir de à sa fammile de beaux habits, un logement sûr, accueillant, agréable, une éducation correcte et quelques bons moment ?
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- Bon... (et Trout se frotta les mains, observant le frottement en question), ce que vous avez fait à Rosewater est loin d'être fou. Il s'agit peut-être bien de l'expérience sociale la plus importante de notre époque, car elle a traité à petite échelle d'un problème dont l'horreur nauséabonde finira par prendre une dimension mondiale avec la sophistication des machines. Le problème est le suivant : comment aimer les gens qui ne servent à rien ?
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Samuel sermonnait qu'aucun ouvrier agricole ne valait plus de quatre-vingt cents par jour. Et pourtant, la possibilité de dépenser cent mille dollars ou plus pour la toile d'un Italien mort trois siècles plus tôt ne lui déplaisait pas. Et il porta cette insulte à son comble en offrant ces toiles à des musées dans un souci d'élévation spirituelle des classes populaires. Les musées étaient fermés le dimanche.
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Va là où se trouvent les riches et les puissants, lui dirais-je, et apprends leurs manières. On peut les flatter ou on peut leur faire peur. Fais-leur immensément plaisir ou immensément peur, et une nuit sans lune ils poseront le doigt sur les lèvres, te demanderont de ne plus faire un bruit. Et ils te guideront dans l'obscurité jusqu'à la rivière de richesse la plus large et la plus profonde que l'homme ait jamais connue. On t'indiquera ta place sur la rive, et on te donnera un seau rien que pour toi. Lape autant qu'il te plaira, mais ce faisant, essaie de ne pas faire trop de raffut. Un pauvre pourrait t'entendre
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Vidéo de  Kurt Vonnegut
Abattoir 5 - Bande-annonce VF Abattoir cinq / Slaughterhouse five (1972), film de science-fiction George Roy Hill, basé sur le roman de Kurt Vonnegut Jr.
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