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Patrick Marcel (Traducteur)
EAN : 9782702139523
297 pages
Calmann-Lévy (22/10/2008)
3.52/5   82 notes
Résumé :
Richard Saint-Vière est le plus fameux des tueurs des Bords-d'Eau, le quartier des pickpockets et des prostituées. Aussi brillant qu'impitoyable, violent à ses heures, ce dandy scandaleux gagne sa vie comme mercenaire en vendant ses talents de bretteur au plus offrant, sans trop se soucier de morale.

Mais tout va se compliquer lorsque, pour de mystérieuses raisons, certains nobles de la Cité décident de se disputer ses services exclusifs ; Saint-Vièr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
3,52

sur 82 notes

Ode
  15 décembre 2013
Honneur, pouvoir et argent... voici ce qui anime les protagonistes de cet ouvrage de Fantasy intimiste et gay, pour le moins déroutant.
Ellen Kushner m'avait envoûtée avec "Thomas le Rimeur", inspiré de la légende celtique de Kevin le barde enlevé par la reine de fées. Cela m'avait donné envie de découvrir ses autres livres et c'est ainsi que j'ai entamé "À la pointe de l'épée".
Erreur fatale !
Si l'écriture en elle-même est plutôt jolie, l'histoire – qui se traîne sur 400 pages – n'a éveillé en moi aucun intérêt. Certes, je préfère les romans historiques à la Fantasy, mais là je n'ai trouvé ni l'un ni l'autre. L'auteur a conçu une société simpliste : les nobles habitent la Colline, font des affaires et se divertissent, tandis que les pauvres se terrent dans les Bords-d'Eaux, quartier des voleurs et des prostituées.
L'intrigue est portée par Richard Saint-Vière, un talentueux bretteur issu des Bords-d'Eaux. Son métier est de se battre en duel ou de tuer sur commande, à l'instigation des nobles de la Colline. Il vit avec un jeune étudiant fauché et dépressif, un certain Alec, qui va lui attirer quelques ennuis...
Malgré les combats et les morts qui émaillent le récit, il ne se passe rien de vraiment palpipant avant 200 pages, si bien que j'ai lu toutes les suivantes en diagonale pour en finir plus vite. Ce qui ne m'a pas évité le procès final, véritable cliché pour une romancière américaine.
"À la pointe de l'épée" m'a menée à la pointe de l'ennui.
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Arakasi
  09 novembre 2016
Sur les Bords de l'eau pullulent les prostitués, les voleurs et autres miséreux. Sur la Colline s'épanouissent les nobles, riches marchands et autres profiteurs. Entre ces deux mondes, un seul pont : les bretteurs. Engagés par l'aristocratie pour vider ses querelles et pratiquer le noble art de l'assassinat, ceux-ci vendent cher leurs épées et leur honneur mercenaire. Par principe, un bretteur se doit d'être apolitique, uniquement dévoué à son employeur et à personne d'autre, mais parfois cette sage neutralité ne suffit pas à les protéger… C'est le cas de Richard Saint-Vière, le plus réputé et le plus demandé des coupe-jarrets des Bords de l'eau. Lame humaine entre les mains de plus puissants que lui, il va se retrouver plongé dans un imbroglio de complots et de machinations. Or une lame, même de chair et de sang, est quelque chose de remplaçable et Richard, s'il n'y prend garde, pourrait bien finir au fond d'un caniveau, la gorge proprement tranchée, ou – pire – au bout d'une corde au milieu d'une place public.
De la fantasy de cape et d'épée, voici un concept séduisant ! Pourtant, mes quelques excursions dans ce domaine ont été assez décevantes. « Les gardes phénix » de Brust m'ont agacée, « les lames du cardinal » de Pevel m'ont consternée et le dernier de la liste, « A la pointe de l'épée » d'Elen Kushner, m'a vaguement ennuyée. le roman a pourtant plusieurs bons points en sa faveur, dont une jolie écriture, très élégante quoique un peu maniérée, et une atmosphère très prégnante, pleine de poésie et de nostalgie. L'histoire elle-même est agréable à suivre, mais pas très trépidante, ce qui ne serait pas bien grave si les personnages compensaient cette faiblesse par leur profondeur et leur humanité. Ici, niet ! Richard est fatiguant d'impassibilité et son amant, le jeune Alec (et oui, « A la pointe de l'épée » est gay friendly et ce serait un autre bon point si…), est une des pires têtes à claques que j'ai eu l'occasion de croiser en littérature fantastique. Quant aux personnages secondaires, inutile d'en parler tant ils sont superficiellement traités. le tout donne un roman non dénué de qualités, mais qui a échoué à éveiller réellement mon intérêt.
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boudicca
  01 avril 2012
Richard Saint-Vière est un bretteur professionnel taciturne assez peu porté sur la politique et presque en fin de carrière. Avec « A la pointe de l'épée », Ellen Kushner entreprend de nous relater un pan de la vie de cet épéiste vieillissant qui va se retrouver embourbé malgré lui dans les complots ourdis par les nobles de la Colline. Nobles qui, évidemment, sont toujours prêts à se tirer dans les pattes et à manipuler tous ceux passant à leur portée pour arriver à leurs fins. Le lecteur est ainsi confronté à deux milieux radicalement différents : d'un côté Bords d'Eau, quartier mal famé où ont été rassemblés tous les rebuts de la société cohabitant tant bien que mal entre les battisses défranchies, les tavernes et les bordels ; de l'autre la Colline peuplée d'aristocrates bien à l'abri dans leurs riches demeures et malgré tout avides de plus de pouvoir. Difficile de ne pas se laisser embarquer par l'intrigue qui enchaîne les rebondissements à un rythme soutenu, le tout porté par une plume fluide et agréable.
Le protagoniste, épéiste talentueux et au passé trouble, est pour sa part plutôt attachant bien que peu bavard et encore moins expressif. Il en va d'ailleurs de même des autres personnages, tous plus intrigants les uns que les autres, qu'il s'agisse de la machiavélique duchesse Diane de Trémontaine ou encore du chancelier Basil Halliday. Le plus convainquant reste toutefois Alec, jeune homme énigmatique et torturé avec lequel Richard Saint-Vière entretient une relation passionnelle mais destructrice et dont les répartis pleine de morgue et de cynisme font toujours mouche. Rien de tel pour arracher un sourire au lecteur. L'intrigue est quant à elle plutôt classique mais se déroule sans véritables temps morts, ne laissant ainsi guère d'opportunités aux lecteurs de décrocher.
Un bon moment de lecture que j'aurais aimé poursuivre avec les autres romans d'Ellen Kushner se déroulant dans le même univers mais qui n'ont malheureusement pas encore été traduits en français.
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levri
  10 août 2020
Dans une Cité rappelant la Renaissance italienne et régie par un conseil de nobles, afin d'éviter les affrontements sanglants entre familles la solution trouvée est de régler ses griefs à travers des bretteurs émérites dont les actions sont régies par un code. Richard Saint-Vière, un jeune bretteur exceptionnel est le plus recherché, le choix idéal lorsqu'on veut régler un problème de manière définitive. Ce livre nous fait partager la vie de Richard et d'Alec, son amant qui devront parvenir à naviguer parmi les intrigues et perfidies de la noblesse.

Il faut d'abord préciser que ce roman n'est classé en Fantasy que de par la Cité, jamais nommée et la place prise par les bretteurs, de plus s'il y a bien de nombreuses capes et épées, ne vous attendez pas à une action effrénée, à des chevauchées ou de multiples duels, certains duels ont bien droit à une description, mais à une exception près elles sont très courtes, ce qui est logique, Richard est vraiment très doué et ses duels sont rapidement réglés. Il nous reste les intrigues politiques, trahisons, complots, machinations et vengeances et les rapports amoureux, le tout assez bien équilibré.

Les rapports amoureux entre hommes sont plutôt bien gérés, ils ne sont pas invasifs et conformes à l'époque suggérés, n'oublions pas que le mot "homosexualité" a attendu la fin du XIXème siècle pour apparaître et que la "sodomie", qui définissait tout ce qui n'était pas rapports destinés à la reproduction, n'a été combattu sérieusement par l'église qu'à partir du XIIème siècle, ce qui n'empêcha pas de nombreux papes, prélats, rois et autres de consommer leurs passions au su de tout le monde, certains milieux n'en faisaient pas mystère, il suffit de lire la correspondance de l'épouse de Monsieur, frère de Louis XIV pour s'en convaincre. L'autrice nous campe donc une société où es rapports entre personnes de même sexe sont communs et n'ont rien de remarquables, cette situation étant d'ailleurs favorisée du fait qu'à aucun moment il n'est question de religion ni d'église …

Le décor se met en place, rien que de commun, un quartier de riches, "la Colline", un autre pour les travailleurs à la vie routinière et les "Bords-d'Eau", des bas quartiers mal famés, peuplés des rebuts de société et "associaux" en tous genres. Une fois le cadre défini l'intrigue peut se développer, ceci avec une certaine lenteur, l'autrice va user de nombreuses allusions, il faudra parfois attendre un moment avant de relier les faits et motivations et mettre les pièces en ordre, un style qui laisse une certaine liberté à notre imagination, mais qui ne convient peut-être pas à tous.

À son rythme, dans une écriture élégante et fluide, bien adaptée à l'époque évoquée, Ellen Kushner nous délivre ce roman en faisant une place importante à la politique, aux vengeances et aux rapports amoureux, le tout bien équilibré, et l'usage des bretteurs comme moyen de résoudre tous les problèmes, aussi futiles soient-ils, ouvre sur des réflexions de différents ordres. Un livre de qualité surtout dans sa version "Augmentée" …

NB :J'ai lu ce livre dans son "édition augmentée" parue en 2019 chez ActuSF. Cette édition est augmentée en ordre chronologique de plusieurs nouvelles et de courtes lettres, le tout bienvenu et répondant à certaines questions que laissaient de côté le roman.

PS : Il est regrettable que ce roman reste le seul traduit en français, alors qu'il existe une suite de deux romans dans le même univers parus en anglais.
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hellrick
  11 janvier 2022
Catalogué dans la « Fantasy », ce roman s'ancre surtout dans le domaine du « cape et épée ». Si le cadre relève de l'imaginaire, il pourrait en effet se situer dans une quelconque nation européenne existante. Richard Saint-Vière, un célèbre épéiste, gagne sa vie comme mercenaire : il vend ses talents au plus offrant et se charge de tuer ses adversaires en duel. Cependant, dans cette époque troublée où les intrigues se multiplient entre factions rivales, Richard aura fort affaire pour rester vivant et protéger son compagnon, l'étudiant fauché Alec, toujours prompt à s'attirer des ennuis.
Entre romance (gay), mélodrame, cape et épée, aventure et une touche de fantasy, A LA POINTE DE L'EPEE semble prometteur et les critiques se montrent, dans l'ensemble dithyrambique. Et, en effet, le début captive par une écriture talentueuse, accrocheuse, précise et ciselée. Hélas, il y a un « mais » : le roman, malheureusement, n'est pas exempt de défauts. Or, les critiques laudatives reçues donnent au lecteur des attentes très élevées. Trop sans doute. Car, en premier lieu, l'ensemble parait bien longuet. L'intrigue, minimale, se perd ainsi dans des circonvolutions « politiques » avec des rivalités entre nobles rivaux qui occupent une (trop) large portion des conséquentes 400 pages du bouquin. La relation entre les deux principaux protagonistes est heureusement réussie, vivante et crédible, ce qui permet de maintenir un minimum d'intérêt. Mais le cadre est beaucoup moins intéressant. On apprécie donc la romance développée entre ce maitre d'épée légendaire et ce petit jeune impulsif qui semble attirer les ennuis par son comportement puéril.
Hélas, ça ne suffit pas à passionner sur la (trop longue) distance. Pourquoi d'ailleurs ce choix d'un cadre « fantasy » qui, au final, n'apporte rien ? Quel intérêt à situer son intrigue dans un monde imaginaire si ce-dernier sert simplement de décor sans jamais être réellement exploré. D'ailleurs, A LA POINTE DE L'EPEE ne relève pas de la Fantasy a proprement parlé, le lecteur n'y retrouvant aucune des conventions habituelles. le roman prend simplement place dans une période post-Moyenâgeuse alternative, une Renaissance différente où s'appliquent des règles complexes d'affrontements organisés sous forme de duels entre champions de l'épée. Mais l'autrice n'approfondit guère cet univers et ne livre que des informations éparses sur le fonctionnement de ces combats. Pourquoi, alors, n'avoir pas opté pour le roman historique pur et dur ? Au moins le lecteur aurait appris sa leçon de manière ludique, à la manière de l'excellent film de Ridley Scott « Les duellistes ».
Apparemment la mention « livre d'Histoire » effraie tandis que l'étiquette Fantasy attire. Ce ne serait pas dramatique si A LA POINTE DE L'EPEE ne manquait cruellement de palpitant. Bref, en dépit de quelques (indéniables) qualité comme la relation entre les deux héros et l'écriture soignée, ce roman (trop) attendu déçoit.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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critiques presse (2)
eMaginarock   06 novembre 2019
Cette version de À la pointe de l’épée est un indispensable pour tous les lecteurs fans d’imaginaire. Ellen Kushner nous propose une fresque épique, mais tout en gardant la dimension humaine de son protagoniste principal qui n’est après tout qu’un homme, avec tout ce que cela suppose…
Lire la critique sur le site : eMaginarock
Elbakin.net   11 octobre 2019
La politique, l’honneur, le poids de la vengeance ou de sa condition sociale, mais aussi l’homosexualité masculine traitée de façon naturelle et discrète, les thèmes foisonnent. Tous sont traités avec une certaine élégance. [...] Un roman soigné, feutré, mais qui ne dissimule pourtant en rien la violence des sentiments ou celle des lames bien aiguisées !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
OdeOde   21 décembre 2013
Depuis les hauteurs célestes, les actions arbitraires de la vie semblent arrangées comme un paysage de conte de fées, peuplé de figures excentriques et charmantes. Les scintillants observateurs réclament des doses vitales de joie et de douleur, des revers de fortune soudains, de sinistres présages et des trépas inattendus. La vie elle-même se déroule selon ses modalités imprévisibles et infinies – tellement différentes de la danse mesurée des étoiles – jusqu'à ce que, pour satisfaire leur amusement, les guetteurs choisissent un point où s'arrêter.
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levrilevri   11 août 2020
Mais celui-ci réagit de façon bien plus vigoureuse que ne pouvait le justifier même une image vraiment horrible. À l’instant où Richard lui fourrait le livre sous le nez, il exécuta un bond en arrière, renversant son siège, un bras jeté derrière lui, l’autre tendu en avant pour faire sauter l’ouvrage de la main du jeune garçon.

Avec vivacité, l’enfant pivota, entraînant le manuel de sa mère hors de danger. Il n’avait aucune envie de se voir corrigé d’importance, le châtiment officiel pour avoir abîmé des livres.

Le vieil homme recula, le souffle court. « Tu as vu venir le coup, chuinta-t-il. Espèce d’engeance du diable. »

Il s’élança de nouveau vers lui. Richard protégea l’ouvrage.

Le vieil homme commença à lui donner la chasse autour de la pièce, cherchant à le crocher sous différents angles, le haut, le bas, le côté… Richard s’en alarmait, mais s’en amusait aussi. Impossible que le vieil homme le touchât, après tout. Richard voyait toujours exactement ce qu’il visait, le point précis où sa main allait s’abattre – sauf, bien entendu, qu’elle ne l’atteignait jamais.

Octavia, une femme qui n’avait pas coutume de crier, poussa un cri en entrant dans la pièce. « Au nom des Sept Enfers, que faites-vous avec mon fils ? »

Le vieil homme s’arrêta net. Il se redressa, inspirant profondément, avec précaution, de façon à rester assez ferme et énoncer d’une voix claire : « Madame, je l’entraîne. À l’art de l’épée. Il n’a pas pu échapper à votre attention qu’il a un don. »
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boudiccaboudicca   05 novembre 2011
- Tu auras décampé, gronda-t-il à l'adresse d'Alec, le temps que je compte jusqu'à trois. (…) Un, compta l'homme. Deux.
- Va t'en pauvre imbécile, cria quelqu'un. Brent va te tuer!
- Mais il faut que je reste pour l'aider, répondit Alec avec une surprise polie. Vous voyez bien qu'il a du mal avec le chiffre suivant. C'est trois, lui indiqua-t-il avec obligeance. Celui qui vient après le deux.
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OdeOde   15 décembre 2013
— On ne se bat à mort que pour l'une ou l'autre de deux raisons : le pouvoir ou l'argent.
— Et l'honneur ?
— Que croyez-vous que l'honneur achète ?
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levrilevri   11 août 2020
Lord Thomas Berowne était la courtoisie même. Quand nous sommes arrivés à l’hôtel particulier de sa famille, nous avons emprunté une entrée de service, « afin de ne pas alarmer mes parents », et grimpé un escalier, puis un autre, jusqu’à une pièce toute rosie de velours et de clarté du feu, les ombres jouant ici sur le reflet d’un tableau, là sur le drapé d’une tapisserie.

Il était beau, sans ses vêtements, et a su me donner du plaisir. Mon ami d’enfance Crispin et moi-même avions eu nos petits rituels, mais Thomas Berowne était un adulte qui avait clairement eu beaucoup de pratique. Tout au long de cette nuit, lorsque je m’éveillais face à la façon dont se posait la lumière sur sa peau, à un vacillement de chandelles, voire à un verre de vin qu’on me tendait d’un geste ensommeillé, je me suis senti curieusement en sécurité, et curieusement heureux. Il m’a très peu posé de questions, mais je me suis retrouvé à lui expliquer mes espoirs sur mon travail, mon désir de défier des adversaires de valeur, de livrer des duels aux limites de mes forces et de mes talents. Jusqu’à mon arrivée en ville, je n’avais pas compris à quel point j’excellais. Je croyais tout le monde capable de faire comme moi, plus ou moins, avec une formation convenable. Mon vieux maître ivrogne, un vagabond que ma mère avait tiré de la route par charité, qui m’avait entraîné sans merci, m’avait toujours recommandé de ne pas être trop sûr de moi. J’avais pris cela à cœur. Mais il m’avait aussi enseigné à jauger un adversaire et à tirer parti de chacune de ses faiblesses. Les hommes que j’avais affrontés jusqu’ici aux confins des Bords-d’Eaux n’étaient pas de taille contre moi ; ceux qui l’étaient se tenaient à distance de mon épée. Il n’y a pas de combats de démonstration, dans les Bords-d’Eaux.
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Videos de Ellen Kushner (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ellen Kushner
A l'occasion du salon "Les Utopiales" à Nantes, rencontre avec Ellen Kushner autour de leur ouvrage "A la pointe de l'épée" aux éditions ActuSF.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2363338/ellen-kushner-a-la-pointe-de-l-epee
Notes de musique : Youtube Audio Library
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