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Patrick Marcel (Traducteur)
ISBN : 2702139523
Éditeur : Calmann-Lévy (22/10/2008)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Richard Saint-Vière est le plus fameux des tueurs des Bords-d'Eau, le quartier des pickpockets et des prostituées. Aussi brillant qu'impitoyable, violent à ses heures, ce dandy scandaleux gagne sa vie comme mercenaire en vendant ses talents de bretteur au plus offrant, sans trop se soucier de morale. Mais tout va se compliquer lorsque, pour de mystérieuses raisons, certains nobles de la Cité décident de se disputer ses services exclusifs ; Saint-Vière va dès lors se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Ode
  15 décembre 2013
Honneur, pouvoir et argent... voici ce qui anime les protagonistes de cet ouvrage de Fantasy intimiste et gay, pour le moins déroutant.
Ellen Kushner m'avait envoûtée avec "Thomas le Rimeur", inspiré de la légende celtique de Kevin le barde enlevé par la reine de fées. Cela m'avait donné envie de découvrir ses autres livres et c'est ainsi que j'ai entamé "À la pointe de l'épée".
Erreur fatale !
Si l'écriture en elle-même est plutôt jolie, l'histoire – qui se traîne sur 400 pages – n'a éveillé en moi aucun intérêt. Certes, je préfère les romans historiques à la Fantasy, mais là je n'ai trouvé ni l'un ni l'autre. L'auteur a conçu une société simpliste : les nobles habitent la Colline, font des affaires et se divertissent, tandis que les pauvres se terrent dans les Bords-d'Eaux, quartier des voleurs et des prostituées.
L'intrigue est portée par Richard Saint-Vière, un talentueux bretteur issu des Bords-d'Eaux. Son métier est de se battre en duel ou de tuer sur commande, à l'instigation des nobles de la Colline. Il vit avec un jeune étudiant fauché et dépressif, un certain Alec, qui va lui attirer quelques ennuis...
Malgré les combats et les morts qui émaillent le récit, il ne se passe rien de vraiment palpipant avant 200 pages, si bien que j'ai lu toutes les suivantes en diagonale pour en finir plus vite. Ce qui ne m'a pas évité le procès final, véritable cliché pour une romancière américaine.
"À la pointe de l'épée" m'a menée à la pointe de l'ennui.
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Arakasi
  09 novembre 2016
Sur les Bords de l'eau pullulent les prostitués, les voleurs et autres miséreux. Sur la Colline s'épanouissent les nobles, riches marchands et autres profiteurs. Entre ces deux mondes, un seul pont : les bretteurs. Engagés par l'aristocratie pour vider ses querelles et pratiquer le noble art de l'assassinat, ceux-ci vendent cher leurs épées et leur honneur mercenaire. Par principe, un bretteur se doit d'être apolitique, uniquement dévoué à son employeur et à personne d'autre, mais parfois cette sage neutralité ne suffit pas à les protéger… C'est le cas de Richard Saint-Vière, le plus réputé et le plus demandé des coupe-jarrets des Bords de l'eau. Lame humaine entre les mains de plus puissants que lui, il va se retrouver plongé dans un imbroglio de complots et de machinations. Or une lame, même de chair et de sang, est quelque chose de remplaçable et Richard, s'il n'y prend garde, pourrait bien finir au fond d'un caniveau, la gorge proprement tranchée, ou – pire – au bout d'une corde au milieu d'une place public.
De la fantasy de cape et d'épée, voici un concept séduisant ! Pourtant, mes quelques excursions dans ce domaine ont été assez décevantes. « Les gardes phénix » de Brust m'ont agacée, « les lames du cardinal » de Pevel m'ont consternée et le dernier de la liste, « A la pointe de l'épée » d'Elen Kushner, m'a vaguement ennuyée. le roman a pourtant plusieurs bons points en sa faveur, dont une jolie écriture, très élégante quoique un peu maniérée, et une atmosphère très prégnante, pleine de poésie et de nostalgie. L'histoire elle-même est agréable à suivre, mais pas très trépidante, ce qui ne serait pas bien grave si les personnages compensaient cette faiblesse par leur profondeur et leur humanité. Ici, niet ! Richard est fatiguant d'impassibilité et son amant, le jeune Alec (et oui, « A la pointe de l'épée » est gay friendly et ce serait un autre bon point si…), est une des pires têtes à claques que j'ai eu l'occasion de croiser en littérature fantastique. Quant aux personnages secondaires, inutile d'en parler tant ils sont superficiellement traités. le tout donne un roman non dénué de qualités, mais qui a échoué à éveiller réellement mon intérêt.
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boudicca
  01 avril 2012
Richard Saint-Vière est un bretteur professionnel taciturne assez peu porté sur la politique et presque en fin de carrière. Avec « A la pointe de l'épée », Ellen Kushner entreprend de nous relater un pan de la vie de cet épéiste vieillissant qui va se retrouver embourbé malgré lui dans les complots ourdis par les nobles de la Colline. Nobles qui, évidemment, sont toujours prêts à se tirer dans les pattes et à manipuler tous ceux passant à leur portée pour arriver à leurs fins. Le lecteur est ainsi confronté à deux milieux radicalement différents : d'un côté Bords d'Eau, quartier mal famé où ont été rassemblés tous les rebuts de la société cohabitant tant bien que mal entre les battisses défranchies, les tavernes et les bordels ; de l'autre la Colline peuplée d'aristocrates bien à l'abri dans leurs riches demeures et malgré tout avides de plus de pouvoir. Difficile de ne pas se laisser embarquer par l'intrigue qui enchaîne les rebondissements à un rythme soutenu, le tout porté par une plume fluide et agréable.
Le protagoniste, épéiste talentueux et au passé trouble, est pour sa part plutôt attachant bien que peu bavard et encore moins expressif. Il en va d'ailleurs de même des autres personnages, tous plus intrigants les uns que les autres, qu'il s'agisse de la machiavélique duchesse Diane de Trémontaine ou encore du chancelier Basil Halliday. Le plus convainquant reste toutefois Alec, jeune homme énigmatique et torturé avec lequel Richard Saint-Vière entretient une relation passionnelle mais destructrice et dont les répartis pleine de morgue et de cynisme font toujours mouche. Rien de tel pour arracher un sourire au lecteur. L'intrigue est quant à elle plutôt classique mais se déroule sans véritables temps morts, ne laissant ainsi guère d'opportunités aux lecteurs de décrocher.
Un bon moment de lecture que j'aurais aimé poursuivre avec les autres romans d'Ellen Kushner se déroulant dans le même univers mais qui n'ont malheureusement pas encore été traduits en français.
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Arutha
  06 octobre 2016
Ce roman aura été pour moi une véritable découverte. D'abord parce que j'ai lu très peu de critiques à son sujet et que mon système neuronique défaillant les a vite effacées de ma mémoire. Ensuite parce que, fidèle à mon habitude, j'ai lu en diagonale et très vite la quatrième de couverture qui ne m'a pas laissé davantage de souvenirs ou d'indications.
Du coup, j'ai entamé la lecture sans préjugés ni a priori ce qui reste assez rare pour être souligné dans notre époque de surinformation (surinformation à laquelle je contribue dans ma modeste mesure. J'ai conscience du paradoxe).
Et ma foi, lire un roman dans un tel état d'esprit, ça fait du bien.
Alors, me direz_vous, et si vous ne me le dites pas je le dirai à votre place, de quoi est-il question dans cette Pointe de l'épée ? Autant le dire d'emblée, dans le domaine des critères permettant de la classer en fantasy, le roman ne remplit que le minimum syndical. Il ne doit en effet de faire partie du genre que parce que l'histoire se situe dans un monde totalement imaginé par l'auteure. Cependant, l'univers développé par Kushner n'est pas sans rappeler l'Europe du XVIII ème siècle. Il en est même un reflet assez fidèle ce qui peut rendre curieux le choix d'avoir inventé un monde quand un roman historique aurait pu tout aussi bien convenir. Mais c'est sans compter avec le petit truc qui distingue de notre monde réel celui du livre. Dans ce dernier, les nobles dans leur quasi totalité, répugnent à utiliser l'épée pour régler leurs différents. Ils préfèrent faire appel, lorsque la situation l'exige, à des bretteurs professionnels. Et c'est d'ailleurs l'histoire de l'un d'entre eux, la plus fine lame du pays, qui fait la substance du roman. Après avoir mené à bien (comme toujours) son premier contrat à l'ouverture du roman, Saint-Vière, ce fameux meilleur bretteur, se retrouve impliqué bien malgré lui dans des embrouilles politiques.
Pourtant, malgré la présence quasi permanente de cet escrimeur hors-pair, le roman n'est pas réellement un pur roman de capes et d'épées. Tout juste assisteront nous à deux ou trois duels et l'action n'est pas la caractéristique principale du récit. On pensera davantage, immanquablement, aux Liaisons Dangereuses, qu'aux Trois Mousquetaires. Même si, loin s'en faut, Kushner n'est pas Laclos et ses personnages n'ont pas tout à fait l'esprit d'une Merteuil ou d'un Valmont. Pas sûr qu'ils soient même aussi délicieusement détestables. Mais je vous accorde que nous ne sommes plus au XVIIIème siècle et qu'il serait vain et ridicule d'écrire comme à l'époque. Toutefois l'écriture est belle, ciselée et bien rendue par une excellente traduction de Patrick Marcel.
Une seule fausse note, malgré tout, dans la symphonie composée par Kusner : les dialogues. Je les ai trouvés pour ma part calamiteux, au moins la plupart du temps. Et en particulier lorsqu'ils auraient du permettre de mieux cerner les motivations des protagonistes ou de mieux comprendre les détails des intrigues. J'ai souvent du renoncer, je l'avoue, à comprendre les déclarations de tel ou tel personnages. Bon, en même temps, dans les grandes lignes, les motivations se résument souvent à : je veux être calife à la place du calife et les intrigues consistent simplement à trouver un moyen efficace mais non compromettant de tuer ledit calife. Rien de bien compliqué. Eh bien même ça, Kushner parvient à le rendre abscons dans les dialogues qu'elle a imaginé. On frise l'exploit.
Alors me direz-vous que reste-t-il au roman pour nous séduire ? Eh bien, ma foi, s'il n'est pas un roman de capes et d'épées, un roman d'aventures, s'il n'est pas bourré d'action, il n'en reste pas moins un drame parfaitement réussi. Je n'hésiterai pas à reprendre le sous-titre du roman pour le qualifier. A savoir : un mélodrame d'honneur. Voire une tragédie. Une tragédie dont tous les personnages sont masqués. A l'exception notable de Saint-Vière, qui n'est peut-être pas, au départ, le plus sympathique de ceux que nous seront amenés à croiser dans le récit. Après tout il est ni plus ni moins un tueur. Mais c'est pratiquement le seul à agir à visage découvert (autant du moins que sa "profession" le lui permette). Chaque protagoniste va ainsi jouer son rôle, grand ou modeste, dans le drame qui se joue. Nous aurons droit à notre lot de fausses pistes, de coups de théâtre.
Impossible de conclure sans dire un mot du traitement remarquable, de mon humble point de vue, qui est fait de l'homosexualité, en l'espèce masculine, par Ellen Kushner. L'auteure parle en effet du sujet sans ostentation, sans sensationnalisme, sans voyeurisme. Elle y met une tendresse probablement toute féminine et un naturel confondant. A aucun moment on ne devine de sous-entendus du genre : regardez comme je suis une femme moderne, ouverte, tolérante. Elle parle d'ailleurs moins d'amours homosexuelles que d'amour tout court. Je devrais dire de passion en l'occurrence tant les relations entre les deux amants si dissemblables sont empreintes de violence.
En résumé un roman bien écrit, dans l'ensemble, agréable à lire et qui devrait vous faire passer un bon moment à condition toutefois que vous ne cherchiez pas à tout prix de l'action, des intrigues élaborées mais que vous vous contentiez de suivre les agissements de personnages que le destin a réunis, pour le malheur de quelques uns, un court moment de leurs vies.
(Chronique écrite le 7 juin 2010)
Lien : http://aruthablog.blogspot.fr/
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Goupilpm
  10 mars 2016
A la pointe de l'épée, bien que paru en France après Thomas le Rimeur, est le premier roman de l'auteur. Ici pas de monstres, pas de magie, pas de monde à sauver, pas de panthéon, de folklore... de la Fantasy ? Pas vraiment ou pas seulement ! du roman ce Cape et d'épée, alors ? Pas vraiment ou pas seulement !
L'auteur retient quand à elle, une fantasy de moeurs calquée sur la so british comédie de moeurs.
À la pointe de l'épée marque le début de la carrière d'Ellen Kushner, une carrière qu'elle poursuit brillamment en 1991 avec Thomas le Rimeur, un étrange et court roman protéiforme inspiré d'une célèbre ballade écossaise.
Plus abordable, l'univers de À la pointe de l'épée est le référent de l'oeuvre de l'auteur, une note d'intention vers laquelle elle ne cesse de revenir au travers de nouvelles ou de romans. A la pointe de l'épée, tire ses influences des romans de capes et d'épées mais aussi des moeurs de la société.
L'histoire se déroule dans un monde inconnu, pas si différent du notre, qui oscille de l'époque de Louis XIII à Louis XIV. Une époque fictive qui se situerait entre notre Renaissance et l'Époque Victorienne, avec une société très médiévale dans son monde de vie, mais moderne dans son fonctionnement politique. Une société qui règle ses différents politiques, de coeurs, d'argent,... dans le sang par des duels. Des combats qui sont l'apanage des bretteurs qui officient, comme des avocats, pour représenter leurs clients à la pointe de l'épée.
Nous suivons dans ce roman les péripéties de Richard Saint-Vière qui loue ses services de talentueux bretteur. Issu des Bords-d'Eau, son métier est de se battre à l'instigation des nobles de la Colline.
..
Le récit navigue donc entre les aléas de la vie de Richard et de son amant, Alec un ancien universitaire en exil forcé ; et sur des épisodes particuliers de l'existence de mortels qui croiseront celle de Saint Vière (on notera particulièrement l'apprentissage de la science du bretteur par un jeune noble, Michael Godwin) ; tout cela en décrivant peu ou prou les moeurs, règles et coutumes qui régissent les Bords-d'Eau et la Colline.
L'histoire met un peu de temps à se mettre en place et s'effectue de manière progressive : c'est un calcul de l'auteur afin de donner à certaines scènes plus d'impacts. L'intrigue est efficace, le suspense au rendez-vous et l'auteur maintient avec brio à le lecteur en haleine et, des fois à totalement le surprendre. Cette manière de procéder, nous offre une intrigue plus immersive et rendent les révélations tout simplement bluffantes.
Ce roman regorge de personnages secondaires bien dépeints tant au niveau caractère que physique, les interactions avec le héros et l'environnement sont très efficaces. Les personnages sont volontairement très caricaturaux : les nobles, caractérisés par cette morgue nonchalante, sont retors, lascifs et langoureux, richement habillés, toujours à comploter et intriguer. Ils habitent là-haut sur la colline. Les autres, la plèbe, les bretteurs, les voleurs et prostituées habitent en bas, aux Bords d'Eau. Les uns ont besoin des autres, un certain équilibre règne entre ces deux classes.
Le style est léger, fluide, très agréable mais un peu fuyant dans le premiers chapitres, ce qui donne un certain flou dans le début de l'histoire. L'auteur porte un soin tout particulier à ses personnages et privilégie les petites histoires de chacun d'eux, faisant fi de tout enjeu dramatique fort elle choisi de traduire les liens intra et extra communautaire des Bords-d'Eau et de la Colline. Des relation parfois surprenantes, telle l'homosexualité.
Le rythme est vraiment très bon, bien mesuré et en accord avec une dynamique bien menée tout au long du récit. On retrouve une touche d'humour, parfois cynique même, qui passent soit par le comique de situation soit à travers les dialogues, utilisés avec beaucoup de réflexion, qui participent beaucoup à l'ambiance général du roman.

Nanti d'une écriture soignée, à la musicalité malicieuse, à l'érotisme latent et à la préciosité amusée , À la pointe de l'épée risque de déboussoler les lecteurs habitués à une narration classique et par trop calculée.
À la pointe de l'épée est un roman atypique des plus séduisants, où honneur, pouvoir et argent, animent les protagonistes de cette fantasy intimiste. Une oeuvre particulièrement emblématique du renouveau de la fantasy post-moderne. À la pointe de l'épée est une oeuvre qui peut être considérée comme la fantasy dit maniériste.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
OdeOde   21 décembre 2013
Depuis les hauteurs célestes, les actions arbitraires de la vie semblent arrangées comme un paysage de conte de fées, peuplé de figures excentriques et charmantes. Les scintillants observateurs réclament des doses vitales de joie et de douleur, des revers de fortune soudains, de sinistres présages et des trépas inattendus. La vie elle-même se déroule selon ses modalités imprévisibles et infinies – tellement différentes de la danse mesurée des étoiles – jusqu'à ce que, pour satisfaire leur amusement, les guetteurs choisissent un point où s'arrêter.
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boudiccaboudicca   05 novembre 2011
- Tu auras décampé, gronda-t-il à l'adresse d'Alec, le temps que je compte jusqu'à trois. (…) Un, compta l'homme. Deux.
- Va t'en pauvre imbécile, cria quelqu'un. Brent va te tuer!
- Mais il faut que je reste pour l'aider, répondit Alec avec une surprise polie. Vous voyez bien qu'il a du mal avec le chiffre suivant. C'est trois, lui indiqua-t-il avec obligeance. Celui qui vient après le deux.
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OdeOde   15 décembre 2013
— On ne se bat à mort que pour l'une ou l'autre de deux raisons : le pouvoir ou l'argent.
— Et l'honneur ?
— Que croyez-vous que l'honneur achète ?
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Videos de Ellen Kushner (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ellen Kushner
Conférence Épéistes et autres sabreurs... La fantasy, parfois, ça pique aussi ! enregistrée aux Imaginales 2018 Avec Charlotte Bouquet et Ellen Kushner
Retrouvez l'intégralité de la table ronde sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2018-Conference,26752.html
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