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Critiques sur Le Mars Club (31)
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coquinnette1974
  20 octobre 2018
Le Mars Club de Rachel Kushner est un roman de la rentrée littéraire découvert grâce aux éditions Stock via net galley.
Le Mars Club m'a permis de côtoyer le monde carcéral le temps de ma lecture. Romy Hall, 29 ans, vient d'être transférée à la prison pour femmes de Stanville, en Californie. Cette ancienne strip-teaseuse doit y purger deux peines consécutives de réclusion à perpétuité, plus six ans, pour avoir tué l'homme qui la harcelait. Dans son malheur, elle se raccroche à une certitude : son fils de 7 ans, Jackson, est en sécurité avec sa mère. Jusqu'au jour où...
Je n'en dirais pas plus, car j'ai apprécié de lire ce roman sans en connaître plus auparavant.
Le Mars Club est un très bon roman.
J'ai aimé les différents personnages, à commencer par Romy. J'ai apprécié le fait que ça se déroule en partie en prison mais également dans le San Francisco des années 80. L'ambiance m'a plu.
J'ai aimé ce roman de la rentrée littéraire 2018, je trouve qu'il mérite un joli quatre étoiles :)
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motspourmots
  24 septembre 2018
Si on m'avait dit que je me passionnerais pour un roman dont l'intrigue se déroule essentiellement en prison... Ce n'est pas un univers qui m'inspire en général, ni en littérature, ni au cinéma. Mais si le roman de Rachel Kushner m'a embarquée c'est, je crois, pour ce qu'il raconte de la société américaine en utilisant le prisme du monde carcéral, donnant ainsi à voir une réalité bien plus percutante et nuancée. Avec des personnages toujours en équilibre précaire, sur un fil. Forts et faibles à la fois. Terriblement humains.

L'héroïne est une jeune femme de 29 ans, Romy Hall qui rejoint la prison de Stanville en Californie. Elle a été condamnée à deux peines de réclusions à perpétuité pour avoir tué un homme qui, selon elle, la harcelait. Un de ses anciens clients lorsqu'elle se produisait au Mars Club, un club de striptease de San Francisco. Son fils de sept ans, Jackson vit désormais chez la mère de la jeune femme. Mais lorsque cette dernière meurt subitement, Romy mesure toute l'étendue de son impuissance. Que reste-t-il à espérer de la vie quand aucune autre perspective que l'enfermement n'existe ? Comment rester humain malgré tout ?

Au fil de l'intrigue, nous suivons la vie de Romy et de ses codétenues avec une foultitudes de figures à la fois très détaillées, riches et attachantes, même dans ce qu'elles ont de plus dur ou violent dans leur comportement. Et nous remontons le temps pour explorer le chemin qui a mené Romy dans cette impasse, dans le San Francisco des années 80, celui des paumés, à la traîne du rêve américain. A commencer par la nécessité de nourrir son fils, qui la conduit tout droit au Mars Club, à se déshabiller pour quelques billets et la possibilité d'adapter ses horaires à ses contraintes familiales. Et avec le parcours de Romy, c'est toute la question des violences faites aux femmes qui irrigue le récit.

Mais il y a une autre figure forte dans ce roman. Celle d'un homme, Gordon Hauser qui vient enseigner la littérature aux prisonnières volontaires ; qui croit au pouvoir de la lecture bien plus qu'en la nature humaine. Un homme à la psychologie complexe, en dehors de toute naïveté, confronté à un monde dont il connait les côtés les plus noirs au point de préférer la compagnie des grands auteurs, à commencer par Dostoïevski à celle de ses congénères. Un très beau personnage, dont le regard sur le monde est nourri de ses observations autant que de ses lectures et dont on sent toute la difficulté à supporter le poids de plus en plus lourd de cette charge.

"A force d'être employé, le mot violence était vidé de son sens, c'était devenu un terme générique, et pourtant il avait encore du pouvoir, encore une signification, de multiples significations. Il y avait des actes de violence brute : battre quelqu'un à mort. D'autres formes plus abstraites : priver des gens de boulot, de la sécurité d'un toit, de bonnes écoles. D'autres enfin se déployaient à grande échelle : la mort de dizaines de milliers d'irakiens en une seule année à cause d'une guerre perfide, basée sur le mensonge et l'incompétence, un gâchis qui risquait d'être sans fin mais, d'après les procureurs, les vrais monstres étaient les adolescents tels que Button Sanchez".

Oui, à travers ce roman d'une puissance tout en subtilité, c'est bien la société américaine que l'auteure ausculte, une société où affleure la violence sociale, conséquence directe d'un modèle basé sur l'individualisme. Un thème exploré par de nombreux auteurs mais que Rachel Kushner renouvelle avec force et talent avec ce voyage au coeur de la privation de liberté où chaque individu continue à lutter pour préserver une petite étincelle de vie, sinon d'humanité.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Jeneen
  04 novembre 2018
Mettre tant d'humanité dans un roman se déroulant dans le milieu carcéral, avec comme personnage principal une jeune femme/mère condamnée à une double perpétuité, c'était une gageure !

Et bien le pari est réussi, ce livre m'a bouleversée, enthousiasmée, révoltée, attristée, m'a fait sourire, pleurer, m'a poussée à relativiser, à réfléchir.
M'a profondément émue.

Il est difficile de raconter en quelques mots ce roman alors je vous parlerai de l'écriture de l'auteure qui a su faire passer tant d'émotions, d'humanité et de sensibilité dans son livre.
La parole est donnée essentiellement à la jeune héroïne qui se raccroche à l'existence de son jeune fils ( confié à sa grand-mère maternelle), pour tenir et trouver à son existence carcérale un but qui la ferait survivre.

Il y a aussi les paroles croisées de deux amants maudits, dans deux prisons différentes, qui se dénigrent et s'accusent mutuellement de la déchéance de leur vie.

On est touché par les violences, les non-dits, le quotidien sans lumière de ces prisonniers qui ne retrouveront pas leur liberté, mais aussi par les concessions, les arrangements, les situations humiliantes et/ou déshumanisantes, que ponctuent pourtant des moments de vrai partage, de petites joies, d'amitié. Heureusement.

Car lorsqu'elle apprend que son fils n'a plus sa grand-mère, décédée dans un accident, Rachel l'héroïne, perd ses repères, ses espoirs et ce qui la faisait tenir : et là, franchement, je me suis demandée comment elle faisait pour ne pas baisser les bras et se résigner, comment accepter une vie sans but et sans visite, sans plus rien qui vaille la peine de s'accrocher.
C'est donc une héroïne forte et oui, très attachante, qu'on suit dans ce roman. On ne peut se détacher de son parcours, de ses espoirs, de ses décisions qu'on se surprend même à valider...

Enfin, la parole est également donnée à un jeune enseignant qui tente d'humaniser la prison en passant par la littérature, voire la lecture et le partage de lectures. Innocent mais pas naïf, humain mais inhibé, il se débat entre son empathie pour les prisonnières et l'éthique.

Tous ces personnages évoluent dans des décors réalistes de villes et quartiers populaires, où on sent bien que la misère ne leur laisse pas beaucoup de chances d'échapper à la violence psychique et physique. Ces descriptions de villes, qu'on pense connaître, mettent à mal nos clichés et fantasmes sur les villes américaines. Et c'est dérangeant mais passionnant.

Un roman que j'ai adoré, vous l'aurez compris, très bien écrit, et surtout montrant dans l'écriture, l'intrigue, la forme narrative et les descriptions un vrai talent de la part de l'auteure et une humanité extrêmement touchante.

Un grand merci aux éditions Stock et à NetGalley pour la découverte de cette auteure et de ce magnifique roman de la rentrée littéraire.




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VALENTYNE
  12 janvier 2019
Roman choral.

D'emblée nous sommes dans l'histoire : Romy est en prison, en Californie. Elle a tué un homme. Peu importe que cet homme la harcelait : elle a été condamnée à perpétuité : son avocat commis d'office n'a pas su toucher le jury et lui faire obtenir les circonstances atténuantes (un homme qui se déplace avec des béquilles ne peut pas être un harceleur…et puis franchement une strip-teaseuse, vous parlez d'un métier …)

Ce sera donc la perpétuité …et même deux fois la perpétuité en fonction du système en vigueur aux Usa …

En plus de Romy, l'auteur nous fait part des pensées de Betty (dans le couloir de la mort, accusée d'avoir fait tué plusieurs hommes dont son mari..), de Button une adolescente condamnée elle aussi pour meurtre commis quand elle était mineure et qui accouche en prison, de Sammy une latino américaine qui a passé plus de temps en prison que dehors…
Parmi les personnages masculins, Gordon est professeur et donne des cours aux détenues, Doc dans une autre prison est un flic pourri (meurtre lui aussi …complice de Betty), Kurt le harceleur assassiné…

Pas de réinsertion possible, pas d'espoir…
Cependant Romy tient le coup, elle pense à son fils Jackson, 7 ans au moment de son arrestation, 11 ans maintenant …avant d'apprendre qu'elle a été déchue de l'autorité parentale.

Ce livre au delà du portrait de cette Romy, si forte, est une mise en accusation du système judiciaire américain qui envoie ses citoyens en prison à perpétuité (cas de trois récidives pour cambriolages…) ou dans le couloir de la mort …

Effrayant et terriblement réaliste…La misère dans les années 80 aux USA …la drogue. Et plus tard la guerre du Golfe les soldats qui défendent la « liberté » des américains…
Ces américains qui peuvent se retrouver du jour au lendemain en prison broyés par l'appareil judiciaire….

Un roman passionnant mais très dur.
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Pat0212
  13 décembre 2018
Un grand merci aux Editions Stock et à Netgalley pour ce partenariat très apprécié.

Ce roman est très touchant et très surprenant, plein d'humanité. On y suit la vie de Romy Hall , âgée de vingt-neuf ans. Elle a tué un homme qui la harcelait et vient d'être condamnée à deux peines de perpétuité plus six ans. Son fils de six ans est en sécurité auprès de sa grand-mère maternelle et Romy s'accroche à cette certitude bien qu'elle n'ait aucun espoir de retrouver la liberté un jour. On découvre sa vie en prison, avec d'autres femmes dans une situation aussi désespérée que la sienne. Comment survivre dans ce monde sans espoir ? Il y a une hiérarchie parmi les prisonnières, des relations faites de violence, mais aussi d'amitié, comme une lueur d'espoir dans un monde qui en est dépourvu.

La mère de Rachel meurt dans un accident et la jeune femme perd ses repères et ce qui l'encourageait à tenir le coup. Pourtant elle aura le courage de s'accrocher, c'est une héroïne très forte et pleine d'humanité. Son amant est aussi dans une prison et tous les deux s'accusent mutuellement de s'être gâché la vie. Rachel nous raconte aussi son passé et la manière dont la vie l'a broyée. Elle travaillait dans un club bas de gamme de San Francisco.

Gordon Hauser est un autre personnage lumineux de ce roman. Il enseigne la littérature aux prisonnières qui le désirent et espère ainsi leur ouvrir un peu l'horizon. Il connaît le côté sombre de l'âme humaine et sa charge lui pèse de plus en plus.

Ce livre montre une fois de plus l'envers du rêve américain durant les années Bush. Il va sans dire que la situation ne s'est pas améliorée depuis cette époque pour les plus pauvres, toujours plus nombreux. On est à des années-lumières du San Francisco rêvé par les Européens et de sa célèbre maison bleue adossée à la colline. On est dans un monde noir où les plus faibles n'ont pratiquement pas d'espoir de s'en sortir et pour qui la prison est presque une destination obligée. Rachel symbolise aussi toutes les violences faites aux femmes dans ce monde socialement si violent. Il y a aussi une réflexion sur ce qu'est la vraie violence : Celle des délinquants, des drogués et des prostituées ou celle de l'oppression sociale ?

Un très beau livre qui a bien mérité son Prix Médicis étranger et que je vous recommande chaleureusement.
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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ivre_de_livres
  21 novembre 2018
Le livre débute sur le transfert de prisonnières vers une prison pour femmes de Californie. Romy Hall, jeune maman de 29 ans fait partie du convoi et est le personnage central de notre histoire.

Avant de se retrouver dans ce fourgon, notre héroïne arrivait tant bien que mal à joindre les deux bouts. Originaire de San Francisco, elle y a passé sa jeunesse et y a vécu ses premiers excès. Bon nombre de ses amis d'alors ont eu du mal à décrocher des mauvaises fréquentations ou de la consommation de stupéfiants.

Son travail de strip-teaseuse au Mars Club n'était peut-être pas le métier dont elle rêvait enfant, mais il lui convenait et avait le mérite de lui offrir l'indépendance et un toit sur la tête à son fils de 7 ans. Pourtant, tout bascule lorsqu'elle tue un client qui la harcèle depuis des mois.

Elle doit alors purger une peine de réclusion à perpétuité et n'a d'autre choix que de laisser son enfant à sa mère. Cet enfant est ce qui la fait tenir, lui permet de garder espoir durant son emprisonnement.

Au fil des pages, divers portraits sont brossés : celui de Romy et de ses codétenues mais également ceux du personnel de la prison. Cette poignée d'êtres humains qui gravite autour de la prison représente à elle toute seul un échantillon de la société américaine que Rashel Kushner se fait un plaisir de décortiquer.

Le Mars Club oscille d'ailleurs entre le présent avec le quotidien dans la prison et le passé avec des flash-back des vies des différents personnages qui nous aident à mieux appréhender la personnalité de chacun.

À mon sens l'un des passages les plus passionnants est celui de la jeunesse de Romy Hall dans le San Francisco des années 80. Il est plaisant de voir une autre facette de la ville, loin des clichés. Il n'est pas question ici de découvrir les quartiers colorés d'artistes et hippies mais bien la réalité d'une ville rongée par la pauvreté et la drogue.

Le Mars Club (aux éditions Stock) soulève des thèmes importants tels que les violences faites aux femmes, la notion de légitime défense, la situation des transsexuels en prison et de manière plus large bien sûr les limites du système carcéral. Rashel Kushner a par ailleurs mené un vrai travail de fond avant de se lancer dans l'écriture, allant à la rencontre de détenues et employés de prison. Cela se ressent, le roman n'en est alors que plus profond et crédible.

Si vous aimez ce genre de récits, sur le même sujet, j'ai trouvé le livre Orange is the new black peut-être plus abordable. Je n'ai pas vu l'adaptation en série mais le livre retranscrit bien la prise en charge des détenues aux États-Unis mais aussi les failles et injustices du système carcéral.
Lien : http://ivredelivres.com/mars..
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m3lani3
  20 février 2019
Ce roman nous montre la face cachée du San Francisco des années 80 loin de l attrape touristes habituel. En effet elle est dépeinte dans tout ce qu elle a de glauque mais c est dans cet univers qu a grandit Romy. Et pour elle malgré le côté désabusé de ses souvenirs dans sa ville cela reste de "bons souvenirs", car cela lui rappelle sa vie quand elle était libre.
J ai trouvé que San Francisco pouvait presque prendre la place d un personnage a part entière tellement elle est important pour l héroïne.
Toujours avec la volonté de dévoiler la dure réalité l auteur dresse un portrait sans fard du système judiciaire défaillant et de son univers carcéral. Un univers régit par l administration laissant le moins de place possible à l humain et au seconde chance.
L utilisation de la polyphonie et des flashbacks permet d immerger le lecteur dans tout ce qui entoure l héroïne et de comprendre ses décisions.
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LesMissChocolatinebouquinent
  07 mai 2019
Je suis sortie de ma zone de confort avec cette dernière lecture. Je n'ai pas été de suite à l'aise avec l'univers, les codes, la plume de Kushner et la trame. Comme je ne me laisse jamais abattre par les difficultés. J'ai pris le temps de savourer les pages quitte à revenir sur certain passage, attendant religieusement que la magie opère. Ma patience a été récompensée par ce fameux déclic et enfin j'ai pu apprécier ce roman qui mérite largement toute votre attention.


Kushner dépeint à travers une héroïne non conventionnelle cette société mise à part et méjugée. Celle qui court la nuit et survit le jour. Celle qui se détruit à feu lent. Celle qui fait du bruit. Celle qui se retrouve derrière les barreaux par inadvertance ou par justice. Romy Hall a 29 ans mais a déjà vécu mille et une vie. Elle aurait pu avoir un autre avenir, si la rue ne coulait pas à flot dans ses veines. Depuis l'âge de ses 11-12 ans elle est livrée à elle même. Une mère dépressive et inexistante. La rue est sa famille et tous les vices ses compagnons de route. Comme une destinée prédite, comme si tout les petits cailloux parcheminant son chemin l'avait conduite dans cette sinistre demeure. Privée de liberté, Jackson (son fils) dernière et seule attache d'un monde qu'il la condamne pour avoir voulu se protéger de son harceleur, d'un détraqué.


Rachel Kushner dépeint avec honnêteté et sans entrave le quotidien, la vie, les événements décisifs qui ont marqué son héroïne. Il y a une certaine cruauté, un sentiment de malaise, une profonde gêne à s'immiscer dans cette vie. Mais il y a aussi cette terrible vérité foudroyante qui immerge telle une lumière rédemptrice. Et puis il y a les autres, ces hommes, ces femmes qui racontent un morceau d'eux.


La plume implacable de Kushner délivre une véritable force. Ce voyage insouciant et inconscient dans un univers glauque, méritant et intransigeant. Un voyage où il est difficile de s'en sortir indemne. Il vous broie. Il vous détruit. L'humanité est une chose abstraite remaniée mais unique solution salvatrice et libératrice.


LE MARS CLUB est une claque monumentale. Celle qui déstabilise, celle qui m'a noyée dans un tourbillon infini où la beauté à un autre visage.
Lien : https://lesmisschocolatinebo..
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stephalivres
  27 novembre 2018
Pas la peine de tergiverser, quand on lit ce livre avoir vu la série « Orange is the New Black », on a totalement l'impression d'y retourner. Cette façon assez cinématographique de raconter, presque marketé pour des épisodes de 40 min. On rencontre des personnages dont on découvre la vie d'avant petit à petit, tous un peu différent, mais dans le même bateau de la prison. Pour autant, ça m'a aussi rappelé le livre « moi christiane F. » Lu lorsque j'étais jeune. Comme si c'était ma référence de comment une vie pas si terrible peut tomber au fond du trou à cause de circonstances, de rencontres, de choix plus ou moins conscients. Je crois qu'il faudrait même prévenir que certains moments sont affreux à lire, à imaginer, à comprendre. Mais peut être que c'est ainsi. Peut être que cette vérité même romancée est ainsi aux États-Unis.
C'est un livre intéressant aussi du point de vue qui est choisi : l'auteur ne fait pas tout pour innocenter ces personnages. Ils sont coupables, c'est ainsi. Mais la question est : à quel point cette culpabilité est inhérente à la personne, ou dépend-elle de la société qui les fait grandir? Et est-ce que ça justifie d'enfermer ces femmes pour toujours, voire de les tuer? (Oui on parle de la peine de mort.). Ok présenté comme ça, on dirait un roman chiant, playdoyer contre la prison. Ça n'est pas du tout ça, je le répète, c'est intéressant comme on pourrait enchaîner les épisodes d'une série.
Pour autant, je m'interroge tout de même sur un point : ce livre a été beaucoup apprécié, il a obtenu un prix, mais… A-t-il cette réussite de par son écriture, ou son histoire bien racontée, ou alors la violence qui s'y cache et le thème fait il une grande partie de la chose?
Lien : https://stephalivres.wordpre..
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Valmyvoyou_lit
  24 octobre 2018
Romy Hall a été condamnée à deux peines à perpétuité, plus six ans, après un simulacre de procès. En effet, elle n'a pas été entendue et elle n'a pas pu expliquer les circonstances qui l'ont conduite à tuer un homme. Strip-teaseuse dans un club, elle était harcelée par un client. Elle a un enfant de sept ans, qui est confié à la mère de Romy, jusqu'au jour où...


Romy raconte la vie dans la prison, avec les règlements parfois absurdes, les surveillants qui profitent de leur pouvoir et les codes entre prisonniers. Elle relate aussi sa vie avant le meurtre. Depuis son enfance, sans entourage protecteur et aimant, livrée à elle-même. Son récit permet de comprendre la suite inéluctable qui l'a menée à son incarcération.


De nombreux personnages gravitent autour de Romy. Pour certains, leur passé est livré et pour d'autres, nous n'avons que des indications.


Le récit montre que quel que soit le crime commis par des meurtrières, la majorité reste des mères. Ce qui est le plus difficile à vivre, c'est non seulement la séparation, mais aussi l'avenir de leur enfant. Qui va prendre soin de lui ?


Comment continuer à vivre lorsque l'on sait qu'on ne sortira jamais de prison ? A quoi se rattacher ?


J'avais très envie de lire le Mars Club et je remercie les Éditions Stock et Netgalley de me l'avoir permis. C'était un livre qui avait tout pour me plaire. Cependant, cela a été une lecture en demi-teinte pour moi...



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Lien : http://www.valmyvoyoulit.com..
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