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Critiques sur Le Mars Club (31)
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nathiec44
  22 août 2018
Le récit débute par une scène crépusculaire lorsque des détenues sont transportées dans un bus dont on ignore la destination. le ton est donné dès le début : Une des femmes – une jeune fille d'une quinzaine d'années – enceinte, est transportée dans une cage pour un motif inconnu.
C'est dans cet univers très noir que le lecteur fait la connaissance de Romy, 29 ans, incarcérée pour un meurtre dont les circonstances seront révélées au fil du récit. Romy a été condamnée à deux peines consécutives, perpétuité puis 6 ans.
Et pourtant, Romy résiste à la violence carcérale car son fils, Jackson , sa raison de vivre et de résister est dehors élevé par sa mère. Lorsque Romy apprend le décès sa mère, son incarcération devient alors insurmontable.
C'est un roman très noir centré autour du parcours de Romy. Romy est originaire de San Francisco où elle évoluait au milieu des trafics, de la prostitution, de la drogue, l'envers noir d'une ville prétendument idyllique. Romy a vécu dans « une beauté qu'il lui est interdit de voir », ternie par les regards et les mains des hommes dans la boite de striptease le Mars Club où elle évoluait soir après soir.
D'autres personnages entrent en scène dont Doc, ancien flic pourri et ex-amant d'une détenue du couloir de la mort. Et surtout Gordon, qui pense que l'instruction peut ouvrir au monde et dispense des cours dans la prison, se prenant d'amitié pour Romy.
Miraculeusement, de ce décor sordide, il se dégage une certaine poésie. La force et la détermination de Romy sont impressionnantes. C'est infiniment triste et beau à la fois.
A la lecture de ce roman, je me suis vraiment questionnée : de tels lieux de détention existent-ils dans ce grand pays, berceau de l'American Dream ?
En effet, la prison est dégradante. Les règlements de compte qui ponctuent le récit renforcent l'absurdité et l'inutilité de ces incarcérations/humiliations. Toutes ces femmes souffrent, les mères, leurs enfants, les transsexuels dont le sort est cruel. Peu de « blanches » parmi les détenues, des mexicaines, des femmes de couleur. C'est l'Amérique des exclus, des sacrifiés, de ceux à qui il n'a jamais été donné de chance de vivre dignement.
J'ai vraiment été très touchée par ce récit terrible, puissant et tellement humain. L'écriture est superbe, alterne phrasé cru, violent et fulgurances poétiques.
Un grand roman de la rentrée littéraire à découvrir très vite, qui ne laisse pas indifférent, découvert grâce à #netgalleyfrance » et aux Editions Stock.
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puchkina
  09 août 2018
Romy Hall est incarcérée au pénitencier pour femmes de Stanville pour avoir tué Kurt Kennedy, l'homme qui la harcelait alors qu'elle travaillait comme stripteaseuse au Mars Club. Doublement condamnée à perpétuité, Romy va devoir apprendre à vivre sans son fils Jackson qu'elle a confié à sa mère. Elle va devoir aussi apprendre les codes de la prison, gérer les relations avec les autres détenues et les matons, vivre malgré tout. Mais un jour, elle apprend que sa mère est morte dans un accident de voiture et, déchue de ses droits parentaux, elle n'a plus aucune nouvelle de son fils…
Le roman aurait du s'appeler Stanville car à l'instar de la série Orange is the new black, l'auteure s'attache à décrire le quotidien d'une prison pour femmes, les amitiés, les rivalités, les matons, les professeurs… C'est un donc un roman bien documenté mais à l'intrigue passionnante portée par plusieurs personnages bien campés : Gordon Hauser le professeur altruiste, Doc le policier pourri, et surtout Romy qui a gâché sa vie sur un coup de tête. Un must-have pour tout amateur de récits se passant en prison.
Merci à NetGalley pour le partenariat.
Lien : http://puchkinalit.tumblr.com/
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Azalyaa
  11 mars 2019
J'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans cette lecture. La narratrice fait beaucoup d'aller-retours entre le présent et le passé et même entre différents moments de son passé. Ce n'est pas compliqué à suivre mais c'est un peu déroutant car je ne comprenais pas trop où elle voulait en venir. Après réflexion, je pense que l'auteur nous immerge dans les pensées de son héroïne.

L'univers carcéral féminin est très bien décrit. C'est le plus intéressant dans ce roman et c'est bien dommage de ne pas avoir concentré le récit sur cela. Nous n'en avons que des bribes par-ci par-là. En nous contant le passé de son personnage, l'auteur a voulu nous faire comprendre son parcours et pourquoi celui-ci se terminait en prison. A mon humble avis, cela n'est pas nécessaire. Oui, la narratrice est une pauvre fille victime d'un système judiciaire inhumain où seuls les riches peuvent s'en sortir. On le comprend bien et je ne pense pas qu'il soit utile d'insister tant que ça.
Lien : https://lesbaladesdelimpossi..
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croquemiette
  25 novembre 2018
Rommy Hall, 29 ans, une ancienne strip-teaseuse du mars club, est condamnée à perpétuité pour avoir tué l'homme qui la harcelait. Incarcérée en prison en Californie, elle purge sa peine.
Le roman nous montre la vie âpre de ses femmes emprisonnées, maltraitées par la prison mais aussi par la vie. On y suit les vies de plusieurs personnages : la narratrice qui revient sur son passé à San Francisco ; Doc, un flic véreux ; Gordon, un prof qui donne des cours aux prisonnières ; Kurt Kennedy, son harceleur… Malgré l'alternance de points de vue, le roman se lit très bien. On ne s'ennuie pas, les liens entre les personnages sont très bien ficelés.
C'est un roman dur et très noir dans lequel la drogue, la prostitution le crime sont monnaie courante. Mais on ressent une certaine humanité et solidarité dans la vie carcérale de ces femmes coupables, mais malgré tout souvent victimes de leur condition sociale et des circonstances. A travers ses personnages, l'auteur dissèque l'Amérique des laissés-pour-compte et l'absurdité du système carcéral et pénal. Une très belle écriture, poétique bien que souvent crue.
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Sophie_Bazar
  20 septembre 2018
Romy Hall, 29 ans, a été condamnée à la perpétuité pour meurtre. Transférée au centre pénitentier pour femmes de Stanville, en Californie, elle fait la connaissance des autres détenues, Conan, Sammy… Tout en se remémorant le parcours qui l'a conduite là, son passé de camée et son boulot de trip teaseuse au Mars Club, elle se raccroche à l'idée que son fils Jackson, 7 ans, est avec sa mère, en sécurité. Lorsqu'elle apprend la disparition de celle-ci, Romy n'a plus qu'une obsession : savoir où se trouve son petit garçon…

La photo de Nan Goldin qui illustre « le Mars Club » donne le ton : cette photographe suivait et retraçait dans les années 80 le quotidien d'une population perdue d'avance, d'une certaine Amérique à la marge, sans place (ou très peu) pour l'espoir, et peu de chances de rédemption. Rachel Kushner va encore plus loin dans cette veine noire puisqu'elle nous plonge au sein d'une population carcérale composée de personnalités souvent cruelles ou généreuses, parfois attachantes ou effrayantes, qui n'ont plus rien à perdre. Quel sens donner à sa vie lorsque l'on sait que l'on ne sortira jamais de prison ? Encore plus, lorsque l'on sait que le le chaos dehors est tel que l'on préfère rester enfermé ?

Sans jamais tomber dans le misérabilisme mais en dressant un terrible constat sur l'envers du rêve américain, l'auteure décrit de façon si détaillée le fonctionnement de la vie en prison, ses réseaux, ses codes, son vocabulaire, que l'on se sent enfermé avec ses inoubliables héroïnes, entre sentiment de résignation et rêve d'évasion.


Lien : https://cestquoicebazar.word..
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stephanieplaisirdelire
  27 août 2018
Le Mars Club est une peinture du milieu judiciaire et carcérale réaliste et terrifiante. Si on retrouve là un petit coté « Orange is the new black » (par les petites touches d'humour, le ton ironique et surtout les retâtions entre les détenues) on garde tout de même constamment à l'esprit l'aspect dramatique des faits. Romy est loin d'être une mauvaise personne et, malgré son passé, on se prend tout de suite d'affection pour cette jeune femme intelligente. Et forcément sa situation a quelque chose de terriblement injuste....................................
Lien : https://libre-r-et-associes-..
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mifasol
  07 janvier 2019
C'est une âpre fiction carcérale, minutieusement documentée, incarnée, qui déroule le quotidien de la narratrice et de quelques-unes de celles qui subissent elles aussi l'enfermement à ses côtés.
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martinevvb
  06 novembre 2018
Décrit une réalité effroyable, une perspective zéro à perpétuité. le style est sans pathos et c'est ce qui est le plus remarquable. Par contre, le fait que plusieurs protagonistes deviennent "le" conteur principal à l'un ou l'autre moment du livre le dessert.
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Zippo
  02 novembre 2018
Romy Hall, 29 ans, est condamnée à deux peines d'emprisonnement à perpétuité pour avoir tué l'homme qui l'harcelait.

Le récit commence avec un transport de prisonnières vers la prison de Stanville où Romy Hall doit être incarcérée. Au cours de ce transport une jeune fille de quinze ans, enceinte, se sent mal. Dans ces toutes premières lignes, nous sommes plongés dans l'ambiance sans humanité, non seulement de la part de l'administration pénitentiaire américaine, mais aussi des détenues entre elles…

C'est vers la prison de Stanville que se dirige le fougon cellulaire. La description de la localité fait froid dans le dos et donne un avant-goût de la prison :

"Quand on tape Stanville sur Google, des visages apparaissent: des photos d'identité judiciaires. Après les photos, c'est un article signalant que Stanville a le pourcentage de smicards le plus élevé de l'État. L'eau de Stanville est contaminée, l'air est pollué. La plupart des commerces ont fermé. Il y a des magasins à bas prix, des stations-service qui font office de points de vente d'alcool, et des laveries automatiques. Les gens qui n'ont pas de voiture marchent dans la rue principale en fin d'après-midi, à l'heure la plus chaude de la journée, quand il fait quarante-cinq degrés. Ils marchent dans le caniveau, poussant des caddies vides dont le bruit de ferraille déchire la torpeur ambiante. Il n'y a pas de trottoirs. Stanville et sa prison sont synonymes."

Romy Hall a un fils âgé de sept ans, Jackson, gardé par sa mère depuis son incarcération. Il est son seul souci, la seule pensée à laquelle se raccrocher dans son naufrage.

Les codétenues de Romy Hall présentent toute une palette de personnalités déplaisantes ou attachantes.

L'auteure, sans excès de sensibilité mais avec une extrême humanité, nous décrit les petites joies, la tristesse, et la colère des détenues.

Le récit s'entrecroise entre la vie carcérale de Romy Hall et sa vie avant la prison, avec également les espérances et les échecs de ses compagnes de détention.

Nous faisons également un saut dans le passé avec le San Francisco des années 80, le temps de la jeunesse de Romy.

Nous rencontrons des personnages attachants comme Gordon Hauser, enseignant dans la prison qui est attiré par Romy à qui il offre des livres et un personnage repoussant, Doc, flic ripou, assassin et dont nous découvrons les crimes.

Ce roman, malgré son éclairage cru du système carcéral américain, est également poignant.

Arrivé à la dernière page impossible de ne pas avoir la gorge serrée.

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SylMac
  12 septembre 2018
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