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Béatrice Vierne (Traducteur)
ISBN : 2070420647
Éditeur : Gallimard (30/10/2002)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Pour s'être risqué au baiser offert, Thomas le fameux Rimeur se retrouva prisonnier de la Reine des Elfes.
Grand vivant s'il en fut, et joyeux compagnon, Thomas vécut près d'elle sept années, dans les voluptueux plaisirs du royaume de Faërie, avant de retourner dans son monde premier, celui du labeur, de la peine, et de la fuite du temps.
Hanté, tourmenté par les souvenirs des splendeurs perdues, il lui fallut, malgré tout, retrouver la femme qu'il aim... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Ode
  14 avril 2013
Énorme coup de coeur
Pour Thomas le Rimeur !
Dans ce magnifique roman choral, la romancière américaine Ellen Kushner, passionnée d'histoire médiévale, donne vie à l'antique ballade écossaise du barde Thomas, capturé par la reine des fées. L'histoire est découpée chronologiquement en quatre parties, chacune racontée un de ses protagonistes : Gavin, Thomas, Meg et Elspeth.
Gavin et Meg sont un couple de modestes fermiers qui habitent une petite maison sur la montagne avec « beaucoup de moutons et quelques voisins » . Par une froide et lugubre nuit de tempête, ils recueillent et soignent Thomas, qui n'a pour seul bagage qu'une harpe. Au fil du temps, ils deviendront son port d'attache, tissant une relation filiale, tandis que la notoriété du joyeux ménestrel va grandissant. Thomas est apprécié par le voisinage, et notamment par la très jeune Elspeth, qui n'ose lui avouer son amour. Mais soudain, Thomas disparaît. Meg, Gavin et Elspeth se désolent tandis que Thomas, lui, évolue dans le monde étrange et merveilleux de la Reine des Elfes, dont il ne s'échappera que sept ans plus tard, porteur d'un terrible don de prophétie...
Il y a quelques années, c'est la jolie couverture verte des éditions Hoëbeke qui m'avait incitée à emprunter ce roman à la bibliothèque. Et bien m'en a pris car sa lecture fut un enchantement. L'écriture d'Ellen Kushner est fine, vivante et rythmée d'extraits de chansons d'un autre temps, pour mieux immerger le lecteur dans son univers magique. Chaque narrateur a un style reflétant sa personnalité : rustique et drôle pour Gavin, poétique pour Thomas, etc. Surtout, chacun révèle une facette différente de cette intrigue plus profonde qu'il n'y paraît. J'ai été touchée par la générosité bourrue de Gavin, la clairvoyance de Meg, le charisme de Thomas, la puissance mystérieuse de la Reine des Elfes, et par l'amour indéfectible d'Elspeth qui conclut admirablement le récit.
Depuis, Thomas le Rimeur a été discrètement réédité dans la collection Folio Science Fiction. J'imagine qu'il a été classé dans cette rubrique car il s'agit d'une histoire féerique qui se déroule à une époque d'apparence médiévale mais indéterminée. Je pense pourtant qu'il mériterait d'être transféré dans la collection générale pour augmenter sa visibilité, car il a la force et l'intemporalité d'une légende. Il a d'ailleurs remporté de prestigieux prix littéraires (World Fantasy Award et Mythopoetic Award).
Si vous voulez partir sur les chemins du rêve, suivez les pas de Thomas. II vous emmènera dans un pays que vous n'aurez de cesse de vouloir retrouver.
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boudicca
  08 janvier 2018
Angleterre. XIIIe siècle. Un homme frappe à la porte d'une petite chaumière isolée afin de s'y abriter quelques heures de la pluie. Meg et Gavin, les occupants du lieu, l'accueillent bien volontiers, même si les manières de l'étranger semblent davantage convenir à la cour d'un roi qu'à leur pauvre masure. Et c'est vrai que ce dernier a l'habitude de côtoyer les puissants, lui dont le talent de barde n'est plus à prouver et dont les chansons égaillent les veillées des seigneurs des environs. Ce barde, c'est Thomas le Rimeur, un nom qui vous dira peut-être quelque chose puisqu'il s'agit du héros d'une célèbre ballade écossaise, elle-même inspirée par un véritable musicien et poète qui aurait vécu au XIIIe siècle. L'histoire est bien connue, et voici, en substance, ce qu'elle raconte : alors qu'il profite d'un repos bien mérité au pied de l'arbre d'Eildon,le barde Thomas reçoit la visite de la reine des Elfes qui, après lui avoir donné un baiser, l'entraîne avec elle dans le pays des Fées. Il y demeurera sept années, sans vieillir, mais aussi sans avoir le droit d'adresser la parole à d'autres créatures qu'à la reine elle-même. Celui que l'on surnomme alors le « rimeur » rejoindra ensuite son monde avec, en cadeau, le don de prophétie et du « parler vrai ». Déjà célébré en tant que musicien, le voilà désormais réputé pour ses talents de divination qui le rendent aussi célèbre que le mythique Merlin l'Enchanteur. C'est ce récit qui sert de trame au roman d'Ellen Kushner, une oeuvre d'une grande sensibilité et justement récompensée en 1990 par le World Fantasy Award.
Le roman est découpé en quatre parties dans lesquelles s'expriment chaque fois un narrateur différent : Gavin (le paysan qui offre au barde le gîte et le couvert au début du roman) ouvre la danse, suivi par Thomas lui-même, puis Megan (l'épouse du premier) et enfin Elspeth (une jeune fille qui vit à proximité). Chacun des narrateurs possède une manière de parler bien particulière : Meg et Gavin, issus de la campagne, s'expriment ainsi avec un style qui se rapproche parfois du patois, tandis que Thomas adopte un langage plus sophistiqué tout en nous faisant profiter de quelques extraits des chansons dont il est l'auteur. Ce travail effectué par Ellen Kushner sur la langue est une véritable réussite et ajoute à la musicalité du récit (chapeau d'ailleurs à la traductrice qui fait ici un superbe travail !) L'intrigue en elle-même est assez classique et reste fidèle à la ballade d'origine. On est d'abord frustré de voir Thomas quitter le monde des hommes, tant on est impatient de voir comment va évoluer sa relation avec Elspeth, mais on se laisse rapidement prendre au charme du Pays des Fées et de la Reine des Elfes qu'on quitte à son tour à regret. La plus grande réussite du roman reste ses personnages pour lesquels on ressent immédiatement une forte empathie, qu'il s'agisse de l'attachant couple de paysan dont le pragmatisme se heurte souvent à la fâcheuse tendance du Rimeur à s'apitoyer sur son sort, ou encore de Thomas lui-même qui peut agacer parfois mais dont on ne peut pourtant s'empêcher d'apprécier l'humour et l'habilité.
Ellen Kushner signe avec « Thomas le Rimeur » un très beau roman basé sur une histoire certes classique mais portée par une superbe plume, pleine de poésie. Une parenthèse enchantée qui fait un bien fou et que je vous recommande chaleureusement.
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Folfaerie
  03 octobre 2013
Thomas est né d'une très ancienne ballade écossaise, elle-même inspirée de la vie de Thomas Learmounth, un barde ayant vécu à l'époque de Robert the Bruce et Wiliam Wallace et capable de prédire l'avenir (il avait prédit entre autres la mort d'Alexandre III). Mais on ne sait que très peu de choses sur la vie de Thomas. Les meilleures sources se trouvent en littérature. Walter Scott a publié quelques unes des prophéties, Rudyard Kipling a écrit un poème et beaucoup plus près de nous, Elle Kushner en a fait le héros de son roman.
Or donc, le séduisant Thomas, coureur de jupons et joueur de harpe, s'en vient trouver refuge, un jour, chez un vieux couple de fermiers écossais, Gavin et Meg. Lesquels tentent avec plus ou moins de bonheur de percer les mystères de cet attachant jeune homme, habitué à divertir, pour ne pas dire enchanter, bien des nobles.
La vie s'écoule doucement pour ces personnages jusqu'à ce que Thomas disparaisse un beau matin. C'est que malgré la présence fort attirante de la jolie Elspeth, notre barde succombe au charme ensorceleur de la Reine des Elfes. Et après un baiser fatal, Thomas s'engage à vivre auprès de la Reine, dans son royaume, durant sept années.
C'est un récit à quatre voix qui nous conte l'avant et après-disparition de Thomas. Durant ses 7 années passées au sein du petit peuple, Thomas prend du bon temps, on ne peut le nier, mais il apprend aussi l'humilité et la patience et c'est un homme changé qui revient vers ses amis et la femme qu'il aime. Rongé à jamais par la nostalgie et devant maîtriser son don de prophétie, notre joueur de harpe reprend le fil de sa vie brièvement interrompu. Au lecteur de découvrir sa fin...
Je n'avais pas aimé le précédent roman d'Ellen Kushner, ce pseudo cape et d'épée, plat et ennuyeux. Ici tout est très différent. Soit que l'auteur ait été véritablement guidée et inspirée par les Elfes et l'Ecosse magique, soit que la traductrice Béatrice Vierne (c'est elle qui traduit habituellement Elizabeth Gaskell) ait insufflé son talent au texte.
Peu importe, j'ai réellement savouré ce beau récit, une parenthèse enchantée dans mes lectures actuelles, d'autant plus que ce conte est quasiment introuvable sous une autre forme (mais je me trompe peut-être !). Je recommande, cela va sans dire.
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Melisende
  04 février 2018
Adapté d'une ancienne ballade écossaise, elle-même inspirée par la vie du devin et poète écossais Thomas le Rhymer (XIIIe siècle), le roman d'Ellen Kushner est devenu un classique de la littérature féerique depuis sa publication en 1990.
Dans une Ecosse médiévale et rurale, nous découvrons la vie de Gavin et Meg, un couple de paysans qui voit son quotidien chamboulé par la rencontre avec Thomas, un barde qui gambade d'une cour seigneuriale à l'autre, enchantant, ensorcelant son auditoire. Sous le charme du jeune homme, Gavin et Meg lui font une place dans leur vie, toujours heureux de lui offrir l'hospitalité quand son chemin le mène jusqu'à leur mansarde. Beau parleur, Tom égaye les veillées au coin du feu. Il est un peu comme le fils qu'ils n'ont pas eu alors il s'amusent de le voir tourner autour d'Elsepth, une jeunette du coin, sauvage et piquante face au barde cajoleur et séducteur.
Jusqu'au jour où Thomas disparaît. Pendant 7 ans, c'est à la reine des Elfes qu'il doit conter fleurette sans jamais adresser la parole à un autre membre de l'étrange cour féerique. Tout entier dévoué aux désirs de la Belle insaisissable, Tom subit quelques épreuves, tente de résoudre une énigme, doit faire preuve de patience et s'oublie parfois lui-même. La captivité dure 7 ans et le voilà, après avoir honoré sa promesse, libéré des entraves féeriques… ou presque. Il reparaît sur la colline, à la porte de Gavin et Meg. Mais le beau parleur a changé, moins séducteur, marqué par les épreuves, presque effrayé par les fées qui pourraient revenir le chercher et détenteur d'un nouveau don encombrant. Pourtant, malgré toutes ces années, Thomas n'a pas oublié la jolie Elspeth ; mais elle, qu'est-elle devenue ?
Le principal intérêt de ce roman réside à mon avis dans sa forme. Ellen Kushner a choisi de découper son texte en quatre grandes parties, offrant à chacune d'elle le point de vue et donc la voix d'un personnage différent. Mais point de répétition dans le récit puisque le temps continue à défiler entre chaque intervention. de la rencontre avec Thomas racontée par Gavin dans le premier chapitre aux dernières années du barde, rapportées par Elspeth dans les dernières pages, le lecteur passe du temps avec chacun mais surtout avec celui qui donne son nom au roman, évidemment.
J'ai aimé les ellipses narratives entraînées par ce mode de narration, les années défilent sous nos yeux sans ennui. Bien sûr, des zones d'ombre persistent, on ne sait pas tout sur tout mais en même temps, dans la vie réelle, personne n'est omniscient. Si l'histoire d'un individu nous était contée par plusieurs proches, chacun irait de son anecdote et de son souvenir, tous n'auraient pas la même chose à raconter. Et c'est exactement ce qui se passe ici. Ellen Kushner accentue le passage d'un point de vue à l'autre en changeant la voix de ses personnages. Vocabulaire, tournures de phrases… elle insuffle ce qu'il faut de différence pour faire vivre ses quatre héros sans trop en faire non plus.
On s'y croit. Dans cette campagne écossaise médiévale où une fée peut apparaître au détour d'un arbre, au coin du feu alors qu'un barde nous chante quelques épopées accompagné de son indispensable harpe… et même auprès de la reine des Elfes et de sa cour féerique, aussi mystérieuse et insaisissable que la tradition le veut. Aussi séduisante et dangereuse également. On y retrouve également le pouvoir des noms (quand on connaît le véritable nom de quelqu'un/quelque chose, il nous appartient) et la différence de temporalité entre nos deux mondes (un jour chez les fées peut se transformer en un an chez les mortels).
J'ai aimé le décor, j'ai aimé l'écrin et j'ai aimé la forme de ce Thomas le Rimeur. J'ai même aimé le développement de l'histoire, très ballade médiévale. Mais comme souvent avec cette forme, je ne suis pas autant touchée que je le souhaiterais, je reste à distance des personnages et de leurs émotions. Et l'émotion, c'est bien ce qu'il a manqué dans ma lecture. C'est une belle histoire, tragique et véritablement féerique… mais qui manque d'impact et d'intensité à mon goût. J'ai aimé suivre l'aventure de Thomas, j'ai eu de la sympathie pour lui et ses proches mais je ne me suis jamais vraiment sentie impliquée. Dommage.
Plus je découvre la littérature féerique, plus je l'aime pour son ambiguité et l'ambiance étrange qu'elle propose. A chaque fois j'ai l'impression qu'un tableau préraphaélite (ou associé) prend vie grâce aux mots de l'auteur (les différentes Ophelia de Waterhouse par exemple). Je n'ai donc eu aucun mal à entrer dans le décor proposé par Ellen Kushner, j'y ai très vite trouvé des éléments connus auxquels me raccrocher… j'ai aimé sa vision du personnage légendaire qu'est Thomas le Rimeur, j'ai aimé ses ajouts scénaristiques, j'ai aimé ses personnages et surtout, j'ai aimé sa narration. Mais il m'a manqué l'émotion qui prend à la gorge, la sensibilité à fleur de peau. Et ça, ça change tout.
Lien : http://bazardelalitterature...
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Philemont
  18 janvier 2013
En un lieu et une époque indéterminés, Thomas est un barde particulièrement charismatique. Non seulement ses compositions et ses vers sont un pur ravissement, mais son physique, sa voix et son intelligence font qu'il est reçu dans toutes les cours, liant souvent de précieuses amitiés, s'attirant parfois des ennuis. C'est pourtant dans une campagne, auprès de gens simples, que Thomas vient régulièrement se ressourcer jusqu'à y trouver l'amour. Sa vie bascule pourtant le jour où, acceptant le baiser de la Reine des Elfes, il entre pour sept années dans le royaume de Faërie…
Thomas le Rimeur est un roman à classer dans la pure tradition des contes, celle de ces histoires que l'on lit ou que l'on se fait raconter au coin d'un feu de bois. Ellen Kushner s'inspire d'ailleurs d'une ballade celtique, dont on trouvera une version dans les liens ci-dessous, ce qui nous aide finalement à situer l'intrigue dans une campagne d'Écosse à une époque où les Elfes, sans se montrer au commun des mortels, sont bel et bien présents. le conte nous est narré à quatre voix. La première est celle de Gavin, un berger qui accueille Thomas chez lui par une sombre nuit d'automne, et qui nous raconte comment le barde est en quelque sorte devenu son fils adoptif. La deuxième est celle de Thomas lui même, qui nous détaille ses sept années passées auprès de la reine des Elfes, et in fine comment sa vie a basculé. La troisième est celle de Meg, la femme de Gavin, qui nous fait vivre le retour douloureux de Thomas dans le monde du Milieu, celui des Humains. La quatrième enfin, celle de Elspeth, la femme que Thomas aime d'un véritable Amour, pour nous raconter la fin de la vie du Rimeur.
Cette vie a beau être merveilleuse, elle n'en est pas moins simple. Ici on ne trouvera pas d'épopée héroïque, ni de monstre à terrasser, ni même de bataille à gagner. On n'y trouvera finalement qu'une chronique de la vie de Thomas, qui apprend petit à petit à vivre parmi les siens, l'essentiel tenant dans les sentiments et dans ses relations avec les autres.
Mais ce n'est pas pour autant que l'on s'ennuie, bien au contraire. L'écriture est belle et parfaitement fluide. le rythme, certes lent, est parfaitement dosé. C'est toujours poétique, souvent bouleversant, en deux mots terriblement efficace !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
OdeOde   24 avril 2013
Je gisais épuisé, pressé contre le sol, baigné de sueur. La Reine des Elfes, vêtue de pied en cap, se dressait au-dessus de moi. Elle fit courir un doigt frais le long de mon épaule et suça ma sueur d'une langue délicate. « Que tu chantes bien, dit-elle. Maintenant, lève-toi, Thomas, et habille-toi, car nous avons un long voyage devant nous.
– Quoi ? » marmonnai-je. L'odeur de la terre automnale était poignante contre mes narines, si douce que j'avais envie de pleurer.
« Il faut venir avec moi. Ton corps m'appartient, comme je te l'ai annoncé. Tu seras à moi pour sept ans ; et pendant tout ce temps, tu me serviras de la façon qui me plaira le mieux. Viens, Thomas, lève-toi. »
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OdeOde   14 avril 2013
« Mon nom est Thomas. On m'appelle le Joueur de Harpe, et parfois aussi le Rimeur, quand je me mêle de faire quelque chose de nouveau, au lieu de voler leurs chansons aux morts.
– Cette manie d'avoir toujours du nouveau, a lancé Meg avec un reniflement de mépris. Y a pas de déshonneur à s'en tenir à ce qui est ancien et éprouvé. »
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OdeOde   15 avril 2013
Thomas le Sincère se reposait sur un talus
Quand le pays des fées lui apparut
Et il y vit une brillante personne
Arriver à cheval près de l'Arbre d'Eildon.

De soie verte était sa jupe éclatante,
De fin velours était sa grande mante,
Et chacun des crins de son cheval blanc
Portait cinquante et neuf clochettes d'argent.

(Chansons traditionnelles)
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ElamiaElamia   24 septembre 2014
A l’intérieur, je découvris une scène nocturne : une immense salle remplie d'Elfes en train de festoyer, au son de musiques variées, avec au centre des acrobates en pleine activité - une scène comme j'en avais vu d'innombrables sur Terre, à cette différence près qu'ici certains courtisans avaient des ailes ou des cornes, certains acrobates des pieds de chèvre ; et que tout était brillamment illuminé par la froide lumière bleue des flambeaux, ce qui donnait à l'ensemble une apparence marine, comme si le banquet se déroulait au fond de l'océan.
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ElamiaElamia   24 septembre 2014
Pour la première fois depuis que j'étais monté sur le cheval magique, je songeai à Elspeth. Il me sembla la voir telle que je l'avais vue lors de notre première rencontre ; comme ceux d'un homme qui se noie, mes souvenirs des instants que nous avions partagés défilaient dans mon esprit, criants de vie, clarifiés par la distance des belles légendes, des chansons. Il était étrange que son image fût si vivante dans mon esprit, tranchant sur les lumières irréelles du Pays des Elfes. Comme elle aurait aimé être avec moi en ce moment ! Elle qui avait tant envie de lointains voyages et de spectacles extraordinaires, elle qui mettait du lait devant la porte pour le Petit Peuple...
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Vidéo de Ellen Kushner
Conférence Épéistes et autres sabreurs... La fantasy, parfois, ça pique aussi ! enregistrée aux Imaginales 2018 Avec Charlotte Bouquet et Ellen Kushner
Retrouvez l'intégralité de la table ronde sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2018-Conference,26752.html
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