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Camille Besse (Autre)
EAN : 9782842218393
176 pages
Éditeur : La Plage (21/10/2020)
4.83/5   3 notes
Résumé :
Pour essayer de sauver Nénette (la planète), il ne suffit pas de connaître la couleur des poubelles : il faut savoir regarder la pollution cachée à l'intérieur des choses.
Tel des pisteurs à l'affût, apprenons à identifier les empreintes (carbone) laissées par nos actes quotidiens de consommation sur l'environnement... et plongeons avec malice dans le monde ténébreux de la pollution. Traquons-la jusque dans des recoins inattendus où personne n'ose jamais all... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Ziliz
  05 décembre 2020
Pollution : dégradation d'un environnement par l'introduction de nuisances n'étant pas présentes naturellement dans le milieu.
-> climat, eau, déforestation, perte de diversité biologique, raréfaction des ressources, épuisement des sols.
(p. 143 & 10)
Nénette - la Planète - nous explique tout ça, passant en revue différents domaines liés plus ou moins directement à nos modes de consommation.
Alimentation (viande, lait, poisson), TV & internet, hygiène intime (couches pour bébés, protections périodiques féminines, PQ et toilettes), tourisme et moyens de transport, loisirs (le ski... et même la lecture ! - je fais moins la maline), vêtements, placements bancaires, etc.
Ces thèmes sont développés en courts chapitres de quelques pages, documentés (chiffres simples à l'appui) et illustrés par Camille Besse de manière aussi pertinente qu'amusante, à grand renfort de jeux de mots et d'humour scato, puisque la pollution est souvent traduite en émissions de gaz...
Un album très agréable, évidemment fort instructif (même si on lit pas mal de textes - simples - de sensibilisation sur le sujet), mais quelque peu décourageant : on ne sait plus comment/quoi consommer, notamment pour manger.
Je suis curieuse de découvrir d'autres ouvrages de l'auteur, même s'ils sont plus pointus que cette BD.
Pour un aperçu du ton, voir l'adaptation en série animée, diffusée sur Canal :
https://www.youtube.com/watch?v=L556Ov39eUk
• Pour s'informer sur les aberrations environnementales et sanitaires, notamment dans l'agro-alimentaire, on peut lire chaque semaine les rubriques 'Plouf' (JL Porquet) et 'Conflit de Canard' dans le Canard enchaîné, en 5e page.
+ Lire la suite
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Juin
  19 décembre 2020
. « Elle pleure, elle pleure, elle pleure ma planète. Elle sent qu'sa fin est proche et ça la rend folle. Dites-leurs, dites-leurs, dites-leurs qu'ils sont fous. La terre en a ras-le-bol comme nous. » C'est ainsi que commence une chanson de Ridan.
Dans cette bd elle nous « engueule » plutôt la planète et certainement qu'elle a raison, Nénette. Nom qui lui est donné à la Terre. En vingt-deux chapitres elle nous assène des chiffres, des faits, nous montre cette face cachée de la pollution. Et si nous avons bien conscience de tout ça il y a quelques vérités qui surprennent. Quoi on pollue autant ? Dès la naissance et jusqu'après notre mort. Oups, c'est à ce point ? Heureusement Nénétte malgré toutes les horreurs qu'elle nous déverse arrive à lettre de l'humour dans ses propos. Chapitre après chapitre on voit la profondeur du mal, les solutions possibles, les aberrations. Internet pollue, énormément. Mais comment s'en passer maintenant? le portable, néfaste, la viande idem, les jeans un gaspillage en eau impressionnant, la télé pas mieux et le plastique, la pêche, les sols exploités, les forêts détruites. Stop a-t-on envie de dire.
Un livre assez dense mais les vignettes sont aérées et le texte court. On arrive à sourire malgré tout mais le coup a porté. On pollue. Trop. L'auteur signale qu'il y a du mauvais esprit dans ces pages…Sans doute, mais cela permet de souffler un peu car ce bouquin n'est pas très optimiste mais plein d'enseignement. On y prendra ce que l'on veut, comme cela nous arrange sans doute.
Imprimé sur du papier recyclé, bien évidemment.
Merci C. pour cette découverte.
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Apikrus
  06 décembre 2020
La présence de l'homme sur Terre est source de multiples pollutions.
Nous y sommes de plus en plus nombreux, et nos modes de vie ont des impacts particulièrement négatifs sur notre environnement.
Pour vous en convaincre, lisez cette bande-dessinée. Elle met en évidence les effets néfastes de la plupart de nos comportements : manger (en particulier les aliments carnés, notamment sources de gaz à effet de serre et de surexploitation des sols), puis éliminer en solide & liquide (impacts de la production du papier toilette, consommation d'eau potable dans nos chasses d'eau), posséder un animal familier (à nourrir, lui aussi), nous vêtir, nous déplacer (d'autant plus que nos automobiles transportent en moyenne 1,2 passager !), surfer sur la Toile… et même disparaître après notre mort.
Le ton et le propos sont graves, mais la lecture reste très agréable grâce aux dessins humoristiques (humour scatologique, ou noir sont au rendez-vous, de mêmes que les jeux de mots).
Le dernier chapitre est particulièrement intéressant puisqu'il explique pourquoi nos sociétés se contentent d'attendre les catastrophes annoncées, remettant à plus tard les nécessaires changements. Les véritables climato-sceptiques sont convaincus que les changements climatiques occasionnés par la consommation d'énergies fossiles ne sont pas réels ou pas un problème en soi ; ils sont victimes de « l'optimisme irraisonné ». Mais nous autres, les 'éco-anxieux', que faisons-nous pour changer les choses, hormis parfois nous donner bonne conscience (un autre biais cognitif bien expliqué ici).
Une lecture indispensable, ne serait-ce que pour mesurer en partie les conséquences de nos sales comportements individuels.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   12 décembre 2020
LE PLASTIQUE C'EST FANTAS... TROPHIQUE.
Lors des 65 dernières années, la production de plastique est passée de 2 millions de tonnes en 1950 à 380 millions en 2015.
Soit 8,3 milliards de tonnes produites au total entre 1950 et 2015, d'un matériau vraisemblablement toxique. Et ça risque encore de tripler d'ici à 2050. (...)
Seuls 9 % des déchets [ de plastique ] sont recyclés. La possibilité de recyclage est un leurre conçu par l'industrie du plastique pour verdir son image. (...)
Quand les déchets de plastique ne sont pas jetés directement à la mer, entre 9.5 et 13 millions de tonnes finissent quand même chaque année dans les océans, charriées par les eaux de pluie et les rivières.
Soit l'équivalent d'un camion poubelle toutes les minutes ! (...)
Quand on pense aux déchets de plastique, on imagine toujours des sacs qui volent au vent ou des bouteilles vides qui flottent au gré des courants avec des emballages divers et variés.
Pourtant, une grande partie de ces déchets est invisible à l'oeil nu, car constituée de fines particules : des microplastiques.
[Ils] sont issus de la désagrégation de déchets plus gros (on dit qu'ils sont secondaires). (...)
Les deux tiers de ces microparticules viennent d'une source complètement méconnue : l'usure des pneus sur les routes... et des fibres issues du lavage de vêtements synthétiques !
C'est comme si chaque humain jetait un sac en plastique à la mer... chaque semaine. Si rien n'est fait, en 2050, les océans contiendront plus de plastique que de poissons !
(p. 116 à 118)
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ZilizZiliz   06 décembre 2020
L'année dernière en France, environ 600 000 personnes sont mortes (Insee) - paix à leur âme.
Seules l'inhumation et la crémation y sont autorisées et, dans les deux cas, un cercueil est obligatoire.
• L'INHUMATION, ÇA POLLUE !
Les cercueils sont souvent très polluants
> a parcouru des milliers de kilomètres
> poignées non biodégradables
> peintures et vernis au polyuréthane.
Le granit des pierres tombales vient généralement de très loin (Chine, Inde, Afrique du Sud, Brésil).
Nos dépouilles mortelles contiennent des tas de saloperies
> amalgames dentaires (mercure, plomb)
> prothèses
> 8 à 10 litres de produits formolés pour la 'présentation' du corps (... pratique interdite presque partout ailleurs en Europe).
Tout cela finit un jour dans la terre ou dans les nappes phréatiques, mais pas tout de suite... puisque, depuis quelques années, les corps ne se décomposent plus comme avant.
Contrairement à la légende urbaine qui incrimine les conservateurs présents dans nos aliments, cette non-décomposition serait peut-être due aux pesticides qui perturbent les bactéries du sol.

[ ... à suivre avec la crémation, qui pollue aussi ]

(p. 100-101)
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ZilizZiliz   03 décembre 2020
MANGEONS DU LAID.
-----
Pour produire du lait, une vache doit avoir donné naissance à un veau.
[ parodie d'une pub pour un lait : ]
- Papa, c'est quoi cette bouteille de lait ?
- C'est le lait d'un bébé veau, arraché à sa mère à sa naissance... mis dans un box, nourri avec un aliment artificiel (le lait est réservé à la consommation humaine), volontairement anémié pour que sa chair reste blanche, puis abattu au bout de cinq à six mois (en filière courte).
-----
Si c'est une femelle, elle est inséminée, parfois dès l'âge de 15 mois, pour rejoindre sa maman et produire à la chaîne du lait et des veaux. Les traites ne s'interrompent que le 9e et dernier mois de gestation.
Sélectionnées génétiquement pour produire en moyenne 7 000 litres par an, inséminées à la chaîne, les vaches laitières souffrent souvent d'infection des mamelles et sont traitées aux antibiotiques (qui passent dans le lait, avec le pus). Miam !
Puis, au bout de 5 ans, épuisées (et malgré une espérance de vie 'naturelle' supérieure à 20 ans), elles partent à l'abattoir.
Au moins 40% de la viande dite 'de boeuf' provient, en fait, de vaches laitières 'réformées'.
(p. 90)
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ZilizZiliz   06 décembre 2020
En 1975, les penseurs écologistes Ivan Illich et Jean-Pierre Dupuy ont une idée rigolote : ils inventent le concept de 'vitesse généralisée'. Au temps du voyage, ils ajoutent le temps passé à travailler pour le payer.
• La voiture de Simone coûte 1 euro/km.
• Pour aller voir sa mère, Simone fait 100 km en 1 h, qui lui coûtent 100 €.
• Pour gagner 100 €, Simone travaille 8 h, à 12.5 euro/h.
• Conclusion : il lui a fallu 9 h pour faire 100 km. Soit 11 km/h.
Tout ça pour vous dire que votre voiture ne vous fait peut-être pas gagner autant de temps que vous le croyez... surtout si vous la prenez pour aller gagner de quoi la payer !
(p. 158)
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ZilizZiliz   04 décembre 2020
Si on analyse le contenu sexuel de la télé (et notamment les clips), le message général véhiculé, c'est :
1 - tout le monde couche avec des inconnus ;
2 - les adultes n'utilisent pas de contraceptifs ;
3 - ils ne planifient pas leurs relations sexuelles ;
4 - les gens mariés sont souvent infidèles ;
5 - le sexe est un sport récréatif...
6 - et on ne vous parle même pas des stéréotypes de genre.
(p. 142)
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