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Jacques Perrin (Préfacier, etc.)
EAN : 9782266201858
96 pages
Éditeur : Pocket (04/11/2010)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 465 notes)
Résumé :

La Princesse de Montpensier

Madame de Lafayette
En 1566, à la cour des Valois, en plein tumulte des guerres de Religion, la belle Mlle de Mézières est contrainte d’épouser le prince de Montpensier alors qu’elle aime le duc de Guise…

Objet des désirs du brillant duc d’Anjou, futur Henri III, et de l’amour sincère du comte de Chabannes, ancien précepteur de son mari, comment cette toute jeune femme, déchirée entre son dev... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  02 avril 2017
Un court récit, encore un portrait de femme par l'auteure de la Princesse de Clèves , mais débarrassé des scories précieuses qui peuvent rendre la lecture de notre première "romancière " française insupportable à certains.. et pas seulement aux incultes à talonnettes, il faut bien en convenir!
Ici on est à l'os. Tout est pur, fin, ciselé, aiguisé. Aigu. On est au centre même de ce qui fait une femme : ses fidélités, ses tentations et ses admirations.
Une femme, et autour d'elle son mari, son amant, son maître à penser. Mais ces trois présences masculines sont plutôt les fleurons d'une couronne dont le cercle est sa personnalité même: toute en intelligence, en sagacité, en réflexion.
Une héroïne qui est comme une épée forgée par le feu de ceux qui la désirent, qui la forment ou déforment, mais dont l'acier bien trempé ne doit qu'à soi-même sa force et son tranchant.
Une perle classique dont la plupart des lecteurs ont fait la découverte grâce au film magnifique de Bertrand Tavernier. Et Mélanie Thierry, comédienne trop rare et si rayonnante, est une princesse de Montpensier à la fois charnelle et intellectuelle inoubliable.
Grâces leur soient rendues à tous deux : ce court récit , réédité après le succès du film, est un pur bijou.
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Gwen21
  18 novembre 2015
"La Princesse de Montpensier" est un texte court et sublime. Bien que sa trame soit essentiellement dramatique, je l'ai savouré avec euphorie comme une friandise.
La beauté de la langue française, la musique des tournures de phrase, la poésie du style, les sentiments et la grandeur des personnages, le contexte historique de la cour de Charles IX, tout m'a plu. J'ai été comme aspirée au coeur de la cour des Valois.
Les descriptions concises laissent toute leur place au quadrille amoureux de la princesse de Montpensier, de son époux le prince de Montpensier, de son mentor le comte de Chabanes et de son amant le duc du Guise.
Je recommande d'autre part la très belle adaptation cinématographique de Bertrand Tavernier, réalisée en 2010, et dont vous trouverez le lien ci-après si le coeur vous en dit.

Challenge PETITS PLAISIRS 2014 - 2015
Lien : http://www.libertyland.tv/fi..
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Winter-
  24 août 2017
Après avoir lu La Princesse de Clèves, ce livre me tentait énormément. La princesse de Montpensier (1662) est le premier récit publié, de manière anonyme, par Mme de Lafayette (1634-1693), figure de la vie mondaine et littéraire de son époque, elle est à la fois héritière de la Préciosité et représentante de l'esthétique classique. La Princesse de Montpensier est une nouvelle historique dont l'intrigue se déroule en France au XVIe siècle dans les années 1560-1570, époque où les guerres de religion opposaient catholiques et protestants. La liberté du ton, de la forme et du rapport à l'histoire est frappante. le récit est concis, l'autrice ne s'étend pas dans des détails futiles et inutiles. Madame de LaFayette porte un regard pessimiste sur la condition humaine. Elle reprend l'intrigue du triangle amoureux pour cette petite nouvelle. Nous découvrons un style plus abrupt que dans la Princesse de Clèves avec moins d'analyses psychologiques. La brièveté du texte est frappante, son écriture est marquée par la préciosité. Lu d'une traite, j'ai autant aimé ce livre que La Princesse de Clèves. Nous découvrons ici une femme écartelée entre un mari qu'elle ne parvient pas à aimer et un amant pour qui elle éprouve une attirance forte. La princesse possède de nombreux prétendants, sa beauté est incontestable. le mariage arrangé de la jeune fille traverse des obstacles aussi bien extérieurs qu'intérieurs, son couple ne parvient pas à s'unir vraiment, ni à être heureux. Tous les personnages de la nouvelle ont existé, à l'exception du comte de Chabannes, ce qui rend le récit extrêmement réaliste. le récit est prenant et bien mené par l'autrice qui condamne avec force l'amour. Lisez le !
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TheWind
  09 juillet 2020
Ahh Madame de la Fayette et sa morale ont encore frappé !
Après La princesse de Clèves, il me fallait enchaîner avec une princesse un peu moins célèbre : Marie de Montpensier.
En lisant cette courte nouvelle, je me suis souvenue que je connaissais déjà l'histoire pour en avoir vu l'adaptation cinématographique par Bertrand Tavernier. Très belle adaptation, d'ailleurs...
Cette princesse de Montpensier m'a moins agacée que la très vertueuse princesse de Clèves mais toujours est-il que Dame Bienséance et Dame Raison se posent toujours bien là tel un paravent devant Dame Passion.
J'ai dans l'idée que les romans de Mme de le Fayette ne doivent pas être les livres de chevet des féministes.
A moins qu'on interprète la littérature de Mme de la Fayette sous un autre angle.
Ne faut-il pas plutôt voir dans les écrits de cette aristocrate du 17eme siècle, une façon d'épingler la conduite des hommes, de dénoncer leurs abus de pouvoir et par là-même de condamner les courtisanes prêtes à se plier à la volonté masculine au risque d'y perdre leur honneur ?
Effectivement, Mme de la Fayette prônait l'amour chaste. Se faire courtiser sans jamais satisfaire aux désirs de ces messieurs... Une bien belle façon de montrer son indépendance face à la gente masculine !
Ceci étant dit, tout cela ne me convainc guère..
La princesse de Montpensier dit : "L'on est bien faible quand on est amoureux."
Peut-être mais que la vie serait triste sans amour !
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deidamie
  18 juillet 2018
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un bref classique de Mme de Lafayette. Ce volume rassemble trois courts récits, La princesse de Montpensier, La comtesse de Tende et Alphonse et Bélasire.
-Du XVIIe siècle ? Oulàlàààà, ça va être lourd.
-Tu as parfaitement raison.
-Bien sûr que j'ai raison, la vieille littérature, c'est hyper pesant, quand même… quoi ?
-Quoi, « quoi » ?
-Comment ça, « j'ai raison » ? T'es pas censée me contredire, là ?
-Si, mais là, tu as raison. C'est lourd.
-Ha-ha ! Tu vois ! La princesse de Montpensier, c'est nul et ça craint !
-Non. J'ai dit que c'était lourd… pas que c'était ennuyeux.
Or donc, Mlle de Mézières vit une brève histoire d'amour de jeunesse avec le duc de Guise. Elle rompt avec lui pour épouser, sur ordre de ses parents, le prince de Montpensier. Elle vit ses premières années de mariage dans le calme, en dépit de l'amour que lui porte l'ami de son époux, le comte de Chabannes ; mais elle revoit le duc de Guise qui réveille ses sentiments alors que le duc d'Anjou tombe amoureux d'elle en même temps ! Quel imbroglio !
-Ah non. J'ai horreur des histoires de filles qui séduisent tous les hommes juste parce qu'elles respirent ! C'est trop facile, y a pas de mérite !
-Oui, cet aspect-là agace, mais nous sommes dans une sorte de conte noir où tout le monde est beau, difficile donc de résister, mais procédons par ordre.
Les textes sont à la fois faciles d'accès et lourds en même temps. Pourquoi et comment ? Parce que style.
Un nombre de dialogues extrêmement faible, voire nul, alourdit la prose. Madame de Montpensier dit à monsieur de Chabannes que… Monsieur de Chabannes dit que… le texte devient très vite austère.
-Donc, c'est pas bien.
-Ben… si, en fait. J'ai aimé ce style auquel je trouve une forme de grâce, certes austère, désuète, démodée et dépassée, mais une forme de grâce quand même. le vocabulaire aussi m'a amusée : tout est extrême, les personnages sont « accomplis, parfaits » et les ennuis ou les conflits amènent des mots comme « épouvantable », « violent », « emportement »…
Après tout ça, j'ai presque eu du mal à le croire quand je suis tombée sur la « délicatesse des sentiments », je ne m'y attendais plus !
Ce style est parfaitement assorti aux récits : hyperbolique pour des histoires elles-mêmes hyperboliques (jamais douleur ne fut si profonde, jamais plus princesse ne fut plus belle, etc.), bref, il colle parfaitement avec le registre de la narration. du drame, du lourd, du grave, qui m'amène à la suite : l'amour, c'est moche.
-De mieux en mieux…
-Dans les histoires de Madame de Lafayette, l'amour n'est pas représenté comme une chose légère. le plaisir qu'il procure se paie chèrement par la honte de manquer à ses devoirs, l'angoisse d'être découverts, la détresse d'être quittée quand ton amant n'est pas lui-même ton bourreau (Alphonse, amant de Bélasire, oui, c'est toi que je regarde).
Et je pense que l'autre intérêt de ce texte réside dans cette vision pessimiste, à vrai dire. Il reflète une époque où les femmes subissaient un nombre incroyable de contraintes et dont la vie dépendait de leur époux et/ou du regard que la société portait sur elles. Comment compter alors sur ce lien qui te met en danger ?
Cet amour d'ailleurs ne se définit pas seulement par l'attirance éprouvée envers une personne, mais aussi par son statut social, ses mérites… il ne suffit pas de bien s'entendre, et la princesse se montre humiliante pour le comte de Chabannes.
-Et donc t'as trouvé bien, grandiose, génial…
-Oui. J'ai adoré cette lecture, j'ai adoré me plonger dans cette prose surannée et pourtant poignante. Cependant, je ne conseille pas cette littérature à n'importe quel amateur de lecture, elle n'est pas évidente, elle n'est pas distrayante et nécessite d'oublier son siècle pour s'immerger dans un autre, plutôt déplaisant en vérité. »
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   11 mars 2013
Comme elle était dans cet état, elle entendit ouvrir une porte dérobée de son cabinet, et vit paraître le chevalier de Navarre, paré et d’une grâce au-dessus de ce qu’elle l’avait jamais vu. Chevalier, où allez-vous, s’écria-t-elle ? que cherchez-vous ? avez-vous perdu la raison ? qu’est devenu votre mariage, et songez-vous à ma réputation ? Soyez en repos de votre réputation, madame, lui répondit-il ; personne ne le peut savoir ; il n’est pas question de mon mariage ; il ne s’agit plus de ma fortune ; il ne s’agit que de votre cœur, madame, et d’être aimé de vous : je renonce à tout le reste. Vous m’avez laissé voir que vous ne me haïssez pas ; mais vous m’avez voulu cacher que je suis assez heureux pour que mon mariage vous fasse de la peine : je viens vous dire, madame, que j’y renonce ; que ce mariage me serait un supplice, et que je ne veux vivre que pour vous. On m’attend à l’heure que je vous parle, tout est prêt ; mais je vais tout rompre, si, en le rompant, je fais une chose qui vous soit agréable, et qui vous prouve ma passion.
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brigetounbrigetoun   12 décembre 2010
Le duc d’Anjou en demeura accablé comme d’un coup de tonnerre. Il vit dans ce moment qu’il avait un rival aimé. Il comprit, par le nom de Madame, que ce rival était le duc de Guise, et il ne put douter que la princesse sa sœur ne fût le sacrifice qui avait tendu la princesse de Montpensier favorable aux vœux de son rival. La jalousie, le dépit et la rage, se joignant à la haine qu’il avait déjà pour lui, firent dans son âme tout ce qu’on peut imaginer de plus violent, et il eût donné sur l’heure quelque marque sanglante de son désespoir, si la dissimulation qui lui était naturelle ne fût venue à son secours et ne l’eût obligé, par des raisons puissantes, en l’état qu’étaient les choses, à ne rien entreprendre contre le duc de Guise
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CosaqueCosaque   17 septembre 2015
[...] Elle ne put résister à la douleur d'avoir perdu l'estime de son mari, le cœur de son amant et le plus parfait ami qui fut jamais. Elle mourut en peu de jours, dans la fleur de son âge, une des plus belles princesses du monde, et qui aurait été sans doute la plus heureuse, si la vertu et la prudence eussent conduit toutes ses actions.

[ Les deux dernières phrases de la nouvelle]
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Marti94Marti94   23 janvier 2019
Le comte, qui connaissait la sincérité de cette belle princesse, et qui lui voyait d’ailleurs des dispositions si opposées à la faiblesse de la galanterie, ne douta point de la vérité de ses paroles, et néanmoins il ne put se défendre de tant de charmes qu’il voyait tous les jours de si près.
Il devint passionnément amoureux de cette princesse ; et, quelque honte qu’il trouvât à se laisser surmonter, il fallut céder et l’aimer de la plus violente et de la plus sincère passion qui fut jamais.
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popsybullepopsybulle   19 avril 2017
Elle mourut en peu de jours, dans la fleur de son âge, une des plus belles princesses du monde, et qui aurait été sans doute la plus heureuse, si la vertu et la prudence eussent conduit toutes ses actions.
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Videos de Madame de La Fayette (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Madame de La Fayette
Michèle Morgan, icône de l'âge d'or du cinéma français, donne en 1981 un corps vibrant à des extraits choisis du grand classique de Marie-Madeleine de La Fayette pour La Bibliothèque des voix. Avec « La Princesse de Clèves » naquit en 1678 le premier roman d'analyse psychologique. /
La jeune héritière Mademoiselle de Chartres consent à épouser le prince de Clèves à l’âge de seize ans. Mais son mari se rend compte que la jeune fille ne l’aime ni ne le désire et s’en désespère. Quand paraît le duc de Nemours, elle s’en émeut et éprouve enfin ces sentiments et transports que cherche en vain à lui inspirer son époux. L’attirance est réciproque, Nemours cherche à assouvir sa passion, mais la princesse lui échappe : en elle, les premiers émois amoureux bataillent avec son éducation et le serment de fidélité qu’elle a juré devant Dieu, sans avoir conscience de ce à quoi elle s’engageait. /
Pour fêter les 40 ans de La Bibliothèque des voix, les éditions des femmes-Antoinette Fouque rééditent cet enregistrement d'anthologie par une légende immortelle du cinéma. /
Musique : Atmosphère au clavecin. Mise en voix des extraits choisis : Simone Benmussa.
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