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ISBN : B008MWIKVE
Éditeur : Le club des classiques (30/11/-1)

Note moyenne : 3.06/5 (sur 47 notes)
Résumé :
"Je vais vous faire un aveu que l'on n'à jamais fait à un mari..."
Sincère, tourmenté, la Princesse de Clèves ne parvient plus à taire ses sentiments. Elle brûle d'amour depuis trop longtemps pour le duc de Nemours, l'un des plus beaux fleurons de la cour d'Henri II. Son désir est ardent! Désespéré! Mais elle a juré fidélité à son époux, le prince de Clèves.
Elle aspire au bonheur et ne peut brader sa vertu. Elle veut aimer sans trahir... Cruel dilemme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Yumiko
  25 mai 2015
Ce roman devait être dans ma PAL depuis bien... 10 ans! J'ai eu une impulsion d'achat de classiques à cette époque-là et plusieurs ont rejoint ma PAL sur un coup de tête. Seul hic: le coup de tête m'a vite passé et je n'ai plus eu envie de les lire... Donc ils ont pris la poussière! Heureusement pour moi, j'ai une super partenaire de lecture commune qui me pousse à dépoussiérer mes fonds d'étagère et voilà donc ce roman mis au programme et lu en une soirée (oui bon il n'est pas très long non plus).
Je dois admettre que j'étais contente de le sortir, mais peut-être pas super motivée à le lire non plus. le but était de le lire une fois pour toute. S'il n'aura pas fait long feu, j'ai été contente d'avoir de la compagnie pour le lire, car seule j'aurais bien ramé. C'est grâce à ma partenaire avec qui j'ai bien rigolé en le lisant que j'ai réussi à en atteindre le bout et à finalement m'ennuyer moins que prévu. Parce que disons-le clairement, je n'ai pas apprécié ce roman. Pourquoi? Simplement parce qu'il est long (malgré son peu de pages), lent et qu'il se perd dans des descriptions à rallonge.
Il est sûr que si vous êtes adeptes du détail, vous allez vous régaler ici! Les personnages sont tellement bien décrits que vous connaîtrez presque chacun de leurs cheveux! Franchement c'est corsé et bien pénible pour les lecteurs qui comme moi n'aiment pas spécialement cela. Sans compter que l'héroïne, oh misère mais quelle héroïne, elle vous donnera envie de vous arracher ces mêmes cheveux! Elle est d'une mièvrerie désolante! Elle rougit et est gênée pour un rien, à tel point que cela en devient hilarant de se l'imaginer tellement elle est absurde.
Alors oui c'est une autre époque, un autre style littéraire, mais pour avoir lu d'autres romans de cette époque, celui-là est vraiment très très fleur bleue. Donc bon, je vous le conseille si ce genre d'histoire vous intéresse, dans le cas contraire passez clairement votre chemin, vous n'y trouverez pas vraiment d'intérêt à part celui de rire un bon coup, ce qui n'était pas vraiment l'objectif de ce roman à la base...
En bref, je l'ai lu, voilà c'est fait, mais je l'ai oublié à peine la dernière page tournée. Un coup dans l'eau pour moi, mais j'ai quand même bien rigolé, c'est déjà ça.
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La_Desordonnee
  02 août 2019
Une femme qui avoue à son mari qu'elle est tombée amoureuse d'un autre homme pour qu'il l'aide à résister à cette passion, c'est cocasse. Et pourtant, c'est le malheureux destin du Prince de Clèves. Il s'attendait à souffrir de jalousie en épousant la jeune Mlle de Chartres, sa beauté était déjà la source de toute les convoitises, mais là le ciel teste les limites de sa tolérance.
Mais malgré ce violent coup porté à son amour propre, son amour absolu pour sa magnifique épouse le contraint d'observer à distance l'idylle naissante entre la Princesse de Clèves et le duc de Nemours, en croisant les doigts pour que son éducation et sa vertu la maintiennent éloignée de toute galanterie.
Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, Madame de Lafayette doit poser le cadre, avec moult détails, n'en déplaise au lecteur. Il faut dire que niveau chamailleries, la cour du roi Henry II, c'est pire que les lycées des séries américaines. Il y a de nombreux nobles qui tournent autour du roi, de sa femme Catherine de Medicis ou de sa maîtresse Diane de Poitiers. Tout le monde se jalouse et les conspirations vont bon train. La mère de Mme de Clèves l'a d'ailleurs mise en garde contre les galanteries de la cour avant de mourir et la Princesse compte bien avoir une attitude irréprochable envers son mari, dont elle n'est pas amoureuse mais qu'elle respecte profondément. Mais ça, c'était avant de rencontrer le duc de Nemours à un bal, le coup de foudre est immédiat.
L'amour semble une affaire bien compliquée dans ce roman de Madame de la Fayette, et notre héroïne fait preuve d'une raison lucide pour se soustraire au beau duc de Nemours. L'auteur y décrit avec minutie les ravages de la passion amoureuse auprès d'une jeune fille qui a été élevée précisément pour les éviter. Malgré un début un peu fastidieux, on finit par s'attacher à la jeune fille et on brûle d'impatiente de connaître le fin mot de l'histoire : la Princesse de Clèves tombera-t-elle dans les bras du duc ou résistera-t-elle ? Il faudra vous laisser porter par l'écriture précieuse de Mme de Lafayette pour le découvrir !
Lien : https://ladesordonnee.com/20..
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CarolineL
  05 mai 2016
J'ai lu ce livre pour répondre à une "lacune" personnelle en matière de classique. Toutefois, je suis bel et bien restée sur ma faim. le style d'écriture peut être déroutant pour les personnes qui ne sont pas habituées à lire des livres de cette période mais après quelques pages on se laisse prendre au jeu. Pour moi, certains passages étaient beaucoup trop longs, alourdissant ce petit livre et rendant la lecture fastidieuse.
Reflet d'une époque, certes, mais la personnalité de l'héroïne m'a quelque peu dépassée. C'est une jeune fille fleur bleue, fidèle, vertueuse, mais quelque peu niaise. On s'attend à quelque chose qui n'arrive pas. L'amour est passionné, mais platonique. J'ai mis beaucoup d'espoir dans la dernière partie pour qu'enfin quelque chose débloque le récit, mais en vain. Madame de Lafayette nous décrit des passions amoureuses destructrices rendant notre lecture presque... mortelle d'ennuie.
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Lindoush
  15 novembre 2013
okokok
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Lindoush
  15 novembre 2013
okokok
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Mme de Clèves avait ouï parler de ce prince à tout le monde, comme de ce qu'il y avait de mieux fait et de plus agréable à la cour ; et surtout madame la dauphine le lui avait dépeint d'une sorte, et lui en avait parlé tant de fois, qu'elle lui avait donné de la curiosité, et même de l'impatience de le voir. Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisait au Louvre. Lorsqu'elle arriva, l'on admira sa beauté et sa parure; le bal commença et, comme elle dansait avec M. de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu'un qui entrait et à qui on faisait place. Mme de Clèves acheva de danser et, pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le roi lui cria de prendre celui qui arrivait. Elle se tourna et vit un homme qu'elle crut d'abord ne pouvoir être que M. de Nemours, qui passait par-dessus quelques sièges pour arriver où l'on dansait. Ce prince était fait d'une sorte qu'il était difficile de n'être pas surprise de le voir quand on ne l'avait jamais vu, surtout ce soir-là, où le soin qu'il avait pris de se parer augmentait encore l'air brillant qui était dans sa personne; mais il était difficile aussi de voir Mme de Clèves pour la première fois sans avoir un grand étonnement.

M. de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorsqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini sans leur donner le loisir de parler à personne et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point.

- Pour moi, madame, dit M. de Nemours, je n'ai pas d'incertitude; mais comme Mme de Clèves n'a pas les mêmes raisons pour deviner qui je suis que celles que j'ai pour la reconnaître, je voudrais bien que Votre Majesté eût la bonté de lui apprendre mon nom.

- Je crois, dit Mme la dauphine, qu'elle le sait aussi bien que vous savez le sien.

- Je vous assure, madame, reprit Mme de Clèves, qui paraissait un peu embarrassée, que je ne devine pas si bien que vous pensez.

- Vous devinez fort bien, répondit Mme la dauphine; et il y a même quelque chose d'obligeant pour M. de Nemours à ne vouloir pas avouer que vous le connaissez sans l'avoir jamais vu.

La reine les interrompit pour faire continuer le bal; M. de Nemours prit la reine dauphine. Cette princesse était d'une parfaite beauté et avait paru telle aux yeux de M. de Nemours avant qu'il allât en Flandre; mais, de tout le soir, il ne put admirer que Mme de Clèves.
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l'on doit croire que c'était une beauté parfaite, puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on était si accoutumé à voir de belles personnes. Elle était de la même maison que le vidame de Chartres, et une des plus grandes héritières de France. Son père était mort jeune, et l'avait laissée sous la conduite de madame de Chartres, sa femme, dont le bien, la vertu et le mérite étaient extraordinaires. Après avoir perdu son mari, elle avait passé plusieurs années sans revenir à la cour. Pendant cette absence, elle avait donné ses soins à l'éducation de sa fille ; mais elle ne travailla pas seulement à cultiver son esprit et sa beauté ; elle songea aussi à lui donner de la vertu et à la lui rendre aimable. La plupart des mères s'imaginent qu'il suffit de ne parler jamais de galanterie devant les jeunes personnes pour les en éloigner. Madame de Chartres avait une opinion opposée ; elle faisait souvent à sa fille des peintures de l'amour ; elle lui montrait ce qu'il a d'agréable pour la persuader plus aisément sur ce qu'elle lui en apprenait de dangereux ; elle lui contait le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies et leur infidélité, les malheurs domestiques où plongent les engagements ; et elle lui faisait voir, d'un autre côté, quelle tranquillité suivait la vie d'une honnête femme, et combien la vertu donnait d'éclat et d'élévation à une personne qui avait de la beauté et de la naissance. Mais elle lui faisait voir aussi combien il était difficile de conserver cette vertu, que par une extrême défiance de soi-même, et par un grand soin de s'attacher à ce qui seul peut faire le bonheur d'une femme, qui est d'aimer son mari et d'en être aimée.

Cette héritière était alors un des grands partis qu'il y eût en France ; et quoiqu'elle fût dans une extrême jeunesse, l'on avait déjà proposé plusieurs mariages. Madame de Chartres, qui était extrêmement glorieuse, ne trouvait presque rien digne de sa fille ; la voyant dans sa seizième année, elle voulut la mener à la cour. Lorsqu'elle arriva, le vidame alla au-devant d'elle ; il fut surpris de la grande beauté de mademoiselle de Chartres, et il en fut surpris avec raison. La blancheur de son teint et ses cheveux blonds lui donnaient un éclat que l'on n'a jamais vu qu'à elle ; tous ses traits étaient réguliers, et son visage et sa personne étaient pleins de grâce et de charmes.
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisait au Louvre. Lorsqu'elle arriva, l'on admira sa beauté et sa parure ; le bal commença et, comme elle dansait avec M. de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu'un qui entrait et à qui on faisait place. Mme de Clèves acheva de danser et, pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le roi lui cria de prendre celui qui arrivait. Elle se tourna et vit un homme qu'elle crut d'abord ne pouvoir être que M. de Nemours, qui passait par-dessus quelques sièges pour arriver où l'on dansait. Ce prince était fait d'une sorte qu'il était difficile de n'être pas surprise de le voir quand on ne l'avait jamais vu, surtout ce soir-là, où le soin qu'il avait pris de se parer augmentait encore l'air brillant qui était dans sa personne ; mais il était difficile aussi de voir Mme de Clevés pour la première fois sans avoir un grand étonnement.

M.de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorsqu’il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s’empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s’étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini sans leur donner le loisir de parler à personne et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point.
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Vous m’avez donné de la passion dès le premier moment que je vous ai vue ; vos rigueurs et votre possession n’ont pu l’éteindre : elle dure encore : je n’ai jamais pu vous donner de l’amour, et je vois que vous craignez d’en avoir pour un autre. Et qui est-il, madame, cet homme heureux qui vous donne cette crainte ? depuis quand vous plaît-il ? qu’a-t-il fait pour vous plaire ? quel chemin a-t-il trouvé pour aller à votre cœur ? Je m’étais consolé en quelque sorte de ne l’avoir pas touché, par la pensée qu’il était incapable de l’être. [...] La confiance et la sincérité que vous avez pour moi sont d’un prix infini : vous m’estimez assez pour croire que je n’abuserai pas de cet aveu. Vous avez raison, madame, je n’en abuserai pas, et je ne vous en aimerai pas moins. Vous me rendez malheureux par la plus grande marque de fidélité que jamais une femme ait donnée à son mari.
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Lili45000Lili45000   27 octobre 2014
Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l'on doit croire que c'était une beauté parfaite, puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on était si accoutumé à voir de belles personnes
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Vidéo de Madame de La Fayette
Parmi les écrivains les plus illustres du XVIIe siècle, Corneille, Racine, Molière, La Fontaine, Bossuet, Boileau, Mme de Sévigné, Mme de Lafayette, figure La Bruyère. Avec Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle, il a tendu au public de son époque un miroir qui nous reflète toujours. Bien des comportements de la société de Louis XIV ressemblent aux nôtres. Les temps changent, pas le fond des hommes. Jean-Michel Delacomptée explore ce miroir et ce que ses reflets disent de nous. De La Bruyère lui-même, on sait fort peu de choses. Quels milieux fréquentait-il ? Était-il misanthrope, misogyne ? A-t-il aimé ? Était-ce un orgueil blessé ? Quelle était la morale de cet auteur si grave et pourtant si drôle ? Jean-Michel Delacomptée brosse le portrait captivant de ce classique de notre littérature. Il ouvre ainsi une porte dérobée dans les Caractères, dont il rappelle avec force l?intemporelle grandeur.
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