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Citations sur Fables de Jean de la Fontaine (274)

genou
genou29 mars 2017
Le Curé et le Mort

Un mort s'en allait tristement
S'emparer de son dernier gîte ;
Un Curé s'en allait gaiement
Enterrer ce mort au plus vite.
Notre défunt était en carrosse porté,
Bien et dûment empaqueté,
Et vêtu d'une robe, hélas ! qu'on nomme bière,
Robe d'hiver, robe d'été,
Que les morts ne dépouillent guère.
Le Pasteur était à côté,
Et récitait à l'ordinaire
Maintes dévotes oraisons,
Et des psaumes et des leçons,
Et des versets et des répons :
Monsieur le Mort, laissez-nous faire,
On vous en donnera de toutes les façons ;
Il ne s'agit que du salaire.
Messire Jean Chouart couvait des yeux son mort,
Comme si l'on eût dû lui ravir ce trésor,
Et des regards semblait lui dire :
Monsieur le Mort, j'aurai de vous
Tant en argent, et tant en cire,
Et tant en autres menus coûts.
Il fondait là-dessus l'achat d'une feuillette
Du meilleur vin des environs ;
Certaine nièce assez propette
Et sa chambrière Pâquette
Devaient voir des cotillons.
Sur cette agréable pensée
Un heurt survient, adieu le char.
Voilà Messire Jean Chouart
Qui du choc de son mort a la tête cassée :
Le Paroissien en plomb entraîne son Pasteur ;
Notre Curé suit son Seigneur ;
Tous deux s'en vont de compagnie.
Proprement toute notre vie ;
Est le curé Chouart, qui sur son mort comptait,
Et la fable du Pot au lait.
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Piatka
Piatka18 octobre 2013
On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter.

L'Horoscope ( deux premiers vers )
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palamede
palamede19 décembre 2016
L'Oiseau blessé d'une flèche

Mortellement atteint d'une flèche empennée,
Un Oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
" Faut-il contribuer à son propre malheur !
Cruels humains ! vous tirez de nos ailes
De quoi faire voler ces machines mortelles.
Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié :
Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre.
Des enfants de Japet toujours une moitié
Fournira des armes à l'autre. "
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Dionysos89
Dionysos8927 septembre 2012
Rien ne pèse tant qu’un secret.
(dans Les Femmes et le Secret)

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Nastasia-B
Nastasia-B19 avril 2015
{et encore, pour le plaisir, une fable en VO non sous-titrée.}

Les Grenoüilles se lassant
De l’estat Democratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soûmit au pouvoir Monarchique.
Il leur tomba du Ciel un Roy tout pacifique :
Ce Roy fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S’alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, dans les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de long-temps regarder au visage
Celuy qu’elles croyoient estre un geant nouveau ;
Or c’estoit un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la premiere,
Qui de le voir s’avanturant
Osa bien quitter sa taniere.
Elle approcha, mais en tremblant.
Une autre la suivit, une autre en fit autant,
Il en vint une fourmilliere ;
Et leur troupe à la fin se rendit familiere
Jusqu’à sauter sur l’épaule du Roy.
Le bon Sire le souffre, et se tient toûjours coy.
Jupin en a bien-tost la cervelle rompuë.
Donnez-nous, dit ce peuple, un Roy qui se remuë.
Le Monarque des Dieux leur envoye une Gruë,
Qui les croque, qui les tuë,
Qui les gobe à son plaisir ;
Et Grenoüilles de se plaindre ;
Et Jupin de leur dire : Et quoy ! vostre desir
A ses loix croit-il nous astraindre ?
Vous avez dû premierement
Garder vostre Gouvernement ;
Mais ne l’ayant pas fait, il vous devoit suffire
Que vostre premier Roy fust debonnaire et doux :
De celuy-cy contentez-vous,
De peur d’en rencontrer un pire.

Livre IIIème, Fable IV : Les Grenoüilles qui demandent un Roy.
+ Lire la suite
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Nastasia-B
Nastasia-B31 décembre 2012
(...) Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor.

(Le laboureur et ses enfants)
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Gwen21
Gwen2129 octobre 2014
[...]
Ne soyez à la Cour, si vous voulez y plaire,
Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère ;
Et tâchez quelquefois de répondre en Normand.

LA COUR DU LION
LIVRE VII, 6
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moravia
moravia11 mars 2015
Hélas ! on voit que de tout temps
Les petits ont pâti des sottises des grands.

(Les deux taureaux et une grenouille).
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Nastasia-B
Nastasia-B21 novembre 2012
Vous, chantier, j'ai six mortaises
Et bien tassés mes tenons !

(Le cigare et l'apprenti)

(N. B. : j'ai sous les yeux une version ancienne copiée à la main par un moine bouilleur de cru, qui parfois était sujet aux erreurs de copie.)
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Nastasia-B
Nastasia-B10 novembre 2012
Je me figure un auteur
Qui dit : " Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au Maître du tonnerre. "
C'est promettre beaucoup : mais qu'en sort-il souvent ?
Du vent.

(La montagne qui accouche)
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