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François Mauriac (Préfacier, etc.)
EAN : 9782710308485
128 pages
La Table ronde (05/03/1998)
4.22/5   20 notes
Résumé :
"Satirique par certaines extravagances, ce livre est une savoureuse évocation de l'abdication devant l'existence, sur fond de siècle finissant. Pour Jean Dézert, le personnage central de ce roman de la non-vie, point d'oasis ni de salut. Agé de 27 ans, il est employé au ministère de l'Encouragement au bien (direction du matériel). Sans passé ni futur, il vit le présent avec l'enthousiasme d'un supplicié. Il loge seul à Paris dans un appartement au plafond si bas que... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sevlipp
  25 novembre 2021
Seul et unique livre de l'auteur publié à 28 ans juste avant sa mort en pleine première guerre mondiale.
Ce petit roman est vraiment particulier ; c'est la vie monotone d'un employé au ministère de l'encouragement.
L'écriture reflète bien la routine du quotidien, la candeur du personnage et les situations ubuesques auxquels il est confronté. Il se laisse porter par les évènements.
Malgré tout l'auteur développe un certaine tendresse pour le personnage qui nous le rend attachants.
On ne le saura jamais mais je pense que Jean de la Ville de Mirmont aurait été un auteur de talent et singulier.
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ster
  20 mai 2011
Après quelques minutes pour déchiffrer les caractères cabalistiques inscrit sur la page de couverture, j'ai compris que j'avais dans les mains l'oeuvre intitulée « Les dimanches de Jean Dézert » d'un présumé Jean de la Ville de Mirmont. Je me suis demandée si je n'avais pas à faire à quelque farce "pseudonymique" d'un quelconque auteur aimant à se dissimuler. Cependant, après quelques recherches, je fus forcée d'admettre que non puisque ce fameux Jean était l'ami de François Mauriac et que sa vie fut fauchée en pleine jeunesse au tout début de la première guerre mondiale. Il laisse donc très peu et beaucoup derrière lui dont ces quelques pages.
Qui aime Huysmans et Vian ne peut être déçu. le héros Jean Dézert, employé au ministère de l'encouragement au Bien, remplit vaguement des imprimés pendant la journée et conçoit son existence comme un voyage de troisième classe pendant lequel il faut s'occuper. Il vit dans une mansarde parisienne au toit si bas qu'elle fait penser à l'entrepont d'un voilier.
La vie de Jean se déroule dans une monotonie si bien entretenue qu'on pourrait la confondre avec un art de vivre. Heureusement, l'attention qu'il prête aux divers prospectus, soigneusement gardés puis triés, lui permet le dimanche de découvrir l'exotisme maigrichon des repas végétariens, les massages faits par des aveugles, un western dans une salle de cinéma populaire…
Seuls un ami et l' hasardeuse variété de ses promenades dominicales détournent sa vie de la monotonie absolue. Et tout aussi réglée qu'elle soit, l'irruption d' Elvire un dimanche au Jardin des Plantes a bien failli envoyer valdinguer celle-ci très loin des rails.
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Malice
  30 août 2014
C'est l'unique roman de Jean de la Ville de Mirmont. Il est en partie autobiographique, inspiré de sa vie monotone d'un fonctionnaire parisien. Il vit dans une chambre rue du Bac (où lui-même a vécu) . Il mène une vie ordinaire, assez monotone, sauf le dimanche.
Puis il fait connaissance d'une charmante jeune fille Elvire Barrochet.
C'est une belle rencontre Elvire est charmante et exquise. Elle est ravie, joyeuse malgré son jeune âge, d'envisager de se marier, mais ...
Mais aussi, je ne serai dire pourquoi mais à partir de sa rencontre à l'Elvire. La chanson de Reggiani "Les Loups" m'a trotté dans la tête surtout avec la phrase"J'aimais ton rire, charmante Elvire". Jean aime la chansonnette, la légèreté d'une chanson. Un climat noir se dessine, la mort rode.
L'écriture de Jean de la Ville de Mirmont, tout en retenue et en sobriété sied bien à la description de la vie de Jean Dézert. Il se dégage une certaine mélancolie, c'est un roman désuet très touchant, il est intemporelle, il parle de chose simple du quotidien, de la vie, de nos vie !
Lien : http://livresdemalice.blogsp..
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TmbM
  06 juillet 2019
Les dimanches de Jean Dézert est un exemple assez classique de ce que cette littérature du début du vingtième siècle a pu produire de meilleur : une littérature désabusée et un brin mélancolique dans laquelle il ne se passe rien et dont l'intérêt réside moins dans une intrigue captivante que dans le portrait rêveur de son personnage et dans une prose résolument poétique.
L'article complet sur mon blog.
Lien : https://touchezmonblog.blogs..
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critiques presse (1)
LeFigaro   27 juin 2019
bienveillant, mais non dénué de rivalité, entre l’écrivain recru d’honneur qui fut un astre un demi-siècle durant et celui qui brilla de l’éclat éphémère et magnifique d’une comète.

Le recueil de poésie de La Ville de Mirmont est depuis un siècle un sésame pour les jeunes gens à l’âme poétique. Il s’intitule L’Horizon chimérique. Comme Brauquier, comme J.-M. Levet, avec qui il partage des accents, l’auteur rêve plus qu’il ne voyage.


Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MaliceMalice   30 août 2014
La fantaisie, ça va bien en dehors des heures de bureau et principalement le dimanche. Le dimanche, c'est tout le vie de Jean Dézert. Il apprécie ce jour que si peu de personnes comprennent. Il ne se fatigue point de parcourir et d'errer le long des grands boulevards
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chachourakchachourak   14 mai 2017
La pluie a commencé, pluie d'automne, sans sursis, définitive. Il pleut partout, sur Paris, sur la banlieue, sur la province. Il pleut dans les rues et dans les squares, sur les fiacres et sur les passants, sur la Seine qui n'en a pas besoin. Des trains quittent les gares et sifflent ; d'autres les remplacent. Des gens partent, des gens reviennent, des gens naissent et des gens meurent. Le nombre d'âmes restera le même. Et voici l'heure de l'apéritif. (p.26)
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chachourakchachourak   14 mai 2017
C'était un de ces jours - on en voit beaucoup dans l'année - pendant lesquels l'aiguille du baromètre reste invariablement fixée sur le mot "variable". C'était, néanmoins, un beau jour - un dimanche, pour tout dire. (p.38)
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KOLIATHIKOLIATHI   05 février 2021
Conscient de mon rôle obscur, jusqu'à la mort,
J'écrirai des projets, des notes, des rapports...
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KOLIATHIKOLIATHI   05 février 2021
Voyez-vous, je suis fonctionnaire et j'ai beaucoup de lecture.
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Videos de Jean de La Ville de Mirmont (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean de La Ville de Mirmont
En 1920, Gabriel Fauré, pourtant atteint de surdité, met en musique les mots de Jean de La Ville de Mirmont. Le résultat est impressionnant. Gabriel Fauré -- L'horizon chimérique, op.118 -- Chant : Camille Maurane (Baryton) Piano : Lily Bienvenu 1-La mer est infinie - 0'00'' 2-Je me suis embarqué - 1'35" 3-Diane, Séléné - 4'20" 4-Vaisseaux, nous vous aurons aimés - 6'25"
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