AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 978B09VVGQF8H
191 pages
Éditions Héliotrope (21/03/2022)
2.93/5   7 notes
Résumé :
Emmanuelle se terre à Sudbury depuis quelques années et joint les deux bouts grâce à des contrats de design web pour des clients plus ou moins réglos. Lorsqu’elle retrouve le vieil agenda de son ancien amant, qui a mystérieusement disparu de la carte il y a huit mois, elle se met en tête d’apprendre ce qui lui est arrivé. Sa femme, la redoutable docteure Herman, l’aurait-elle banni, voire éliminé en découvrant ses infidélités ? Plusieurs autres hommes manquent à l’a... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
bilodoh
  17 août 2022
Un gros poisson rouge sur la couverture et un titre qui annonce un incendie, un roman difficile à cerner…
Une narratrice paumée, qui vit à Sudbury, une ville ontarienne d'un peu plus de 160 000 habitants.

Elle sillonne la ville à pied et fait des contrats de design graphique pour un promoteur immobilier un peu louche, n'hésitant pas à créer des pages fabuleuses et à inclure de l'hameçonnage.
Elle boit et elle fume, bien des verres de bière ou de vodka, bien des cigarettes fumées au bord de la fenêtre ou dans la rue, bien des lendemains de veille pénibles.

Elle découvre un jour un agenda de son ex-amant qui l'a quittée il y a plusieurs mois. Elle se rend compte qu'il ne l'a pas simplement quittée, qu'il a plutôt complètement disparu, comme d'ailleurs plusieurs sans-abri et son ancien co-locataire. Elle entreprend une recherche ponctuée de beuveries et de passages à tabac, une quête qui l'amènera littéralement dans les bas-fonds, puisqu'elle explorera même les égouts.

Un personnage principal que j'ai eu du mal à trouver sympathique et une intrigue un peu lente, pour moi, au final, un plaisir de lecture mitigé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
MichelRoberge
  12 juillet 2022
Que de personnages dans ce cours roman qu'on dit un polar qui adapte les codes à une fiction centrée la faune des paumés d'un quartier de Sudbury. Cette ville reconnue pour sa géographie particulière, formée dans le cratère d'impact d'une météorite écrasée il y a 1,85 milliard d'années et ses immenses rochers à surface noire font la particularité de la géologie. Bien présent dans l'univers de la narratrice personnage principal qui s'improvise « détective » dans une histoire sans suspense, qui ne tient pas le lecteur en haleine.
Un rythme lent qui s'active tardivement, aux alentours du quatrième quart du récit. Un ou des crimes auraient été commis : assassinat ? disparition ? évasion ? Les états d'âme et le passé de la protagoniste qui arpente le quartier à pied, en bus, en taxi – on a quasiment envie de suivre les parcours sur Google Maps pour s'y retrouver – entre son appartement, des bars, des hôtels, des restaurants de fast-food, des dépanneurs... semblent l'emporter sur l'énigme et sa résolution plutôt décevante.
Avec en parallèle cette relation malsaine avec un entrepreneur en construction sans scrupule qui, en chute finale, explique à elle seule le titre et l'illustration de la couverture de première.
L'autrice dresse un portrait réaliste de ce milieu glauque peuplé de laissés pour compte qui n'ont d'autres moyens de survivre que de quémander. Et ce tant dans les descriptions des lieux et des personnages que dans les dialogues naturels mélangeant les deux langues officielles canadiennes.
En tout respect, il m'a semblé tout au long de ma lecture, peut-être à tort, que ce roman n'était pas à la hauteur des 15 autres qui composent la collection Héliotrope Noir. D'ailleurs, avec cette première incursion en Ontario, l'éditeur devra modifier l'énoncé de son objectif de « tracer, livre après livre, une carte inédite du territoire québécois dans lequel le crime se fait arpenteur-géomètre ».
Tous les goûts étant dans la nature, je vous invite à vous faire une idée par vous-même de ce court roman bien écrit qui vous plaira peut-être.
Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
**
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
**
Appréciation générale :
**

Lien : https://avisdelecturepolarsr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (2)
LaPresse   08 mai 2022
La flopée de personnages donne certes un peu le tournis, mais l’ambiance du récit, son côté humoristique et cette exploration des bas-fonds de cette cité méconnue méritent de nous faire prendre notre billet pour une visite cocasse.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   26 avril 2022
On croit à la ratoureuse Lotta, qui fouille les poubelles, au crâneur Yiannis qui brasse de drôles d’affaires, à Charles, le caissier du dépanneur. Sous couvert d’enquête, on mesure aussi les enjeux sociaux sous-jacents à la petite misère et à la transformation de quartiers centraux.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
bilodoh
bilodoh  
En périphérie de nulle part, coincée dans un cratère de météorite au milieu de vingt millions de kilomètres carrés d’épinettes gouvernés par les mouches, Sudbury attirait puis broyait les âmes; un trou noir affamé qui avait pris ses aises sur la Transcanadienne, à l’intersection du Sud galopant, de l’Est ronflant, de l’Ouest qu’on confondait encore avec un genre de Klondike ou, à tout le moins une promesse de renouveau; un carrefour que les Anishinabeg appelaient depuis toujours N’Swakamok, là où trois routes se rencontrent; une force gravitationnelle où convergeaient toutes sortes de migrants qui tissaient leurs nids ou leur linceul, c’est selon.

(Héliotrope Noir, p.213)
Commenter  J’apprécie          50

Videos de Chloé LaDuchesse (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chloé LaDuchesse
EXOSQUELETTE
RÉSUMÉ Exosquelette: Appareil fixé sur le corps pour lui redonner sa mobilité. La poésie est l'exosquelette de Chloé LaDuchesse: «Mes os sont toujours creux, il n'y a rien à faire. Ce qui reste de moi, ce sont ces mots autour desquels je fabrique une maison.»
«De mon corps comme refuge et comme outil de médiation du monde, il est aussi question; du besoin de bouger, de me projeter, m'attacher, tâtonner; de fuir également. Les souvenirs et les inventions se superposent par strates jusqu'à se contaminer, teintent les lieux où j'ai vécu – où j'y ai cru. Et si le corps est un territoire, alors j'aspire à le quitter aussi souvent que possible, non pas pour me trouver, mais pour m'agréger de tout ce que je ne suis pas encore, quitte à vouloir, ensuite, me délester des traces des autres sur ma peau.» Chloé LaDuchesse
L'AUTRICE Née à Montréal, Chloé LaDuchesse est poète et éditrice. Elle réside à Sudbury, en Ontario. «Exosquelette» est son deuxième livre de poésie.
+ Lire la suite
autres livres classés : cigarettesVoir plus
Notre sélection Polar et thriller Voir plus

Autres livres de Chloé LaDuchesse (2) Voir plus




Quiz Voir plus

Le grand (quiz) Bleu

Tous les Schtroumpfs sont bleus en principe, oui, sauf un... De quelle couleur est le grand Schtroumpf (Peyo) ?

noir
bleu marine
rouge
gris

12 questions
103 lecteurs ont répondu
Thèmes : couleur , bleu , azurCréer un quiz sur ce livre