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Dominique Labarrière (Autre)
EAN : 9782756430843
320 pages
Pygmalion-Gérard Watelet (24/02/2021)
3.73/5   11 notes
Résumé :
Si Friedrich Nietzsche a pu, en son temps, déclarer " Dieu est mort ", personne, à ce jour, à notre connaissance, ne s'est aventuré à proclamer la mort de Satan. Nous ne nous y risquerons pas. Nous nous contenterons d'évoquer sa haute figure dans ses métamorphoses, ses pompes et ses oeuvres. Et, en un prolongement dramatiquement logique, le bouc émissaire tout trouvé qu'est la femme. A l'heure où le féminisme prend un nouveau visage et s'incarne dans la figure mythi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Maks
  03 août 2021
Ce livre est un essai de vulgarisation documentaire appuyé par des faits et récits historiques et parlant du "Diable" sous toutes ses formes et plus particulièrement du rapport que l'homme en a fait envers la femme.
En effet depuis des siècles, et même si ce n'est plus dans les moeurs à notre époque, l'homme a fait passer la femme pour le malin ou tout du moins pour l'attirer, s'en servir pour séduire ou abuser de malice par le biais de rituels tels que le "Sabbath", les "Exorcismes" ou encore les "Procès" pour sorcellerie expédié à sens unique par exemple.
Sacrifices, parjures, possessions, sorcelerie, tout est détaillé et passé au crible par l'auteur, mais surtout il dénonce tous ces abus ayant eu lieu de la par des "Cathares", des "hommes d'église", des "juges", et des "puissants" de ce monde durant des siècles avec une seule vraie finalité : abuser de la femme.
Côté écriture c'est très détaillé mais aussi très bien expliqué et facile à comprendre.
Un carnet de visuels en couleurs représentant diverses apparences du Diable est présent en milieu de livre.
Par contre, attention, ce n'est vraiment pas un livre a mettre entre toutes les mains, car le texte est sans tabou, très explicite sur les actes, notamment sexuels mais à un niveau pouvant choquer.
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Calimero29
  06 juillet 2021
Lorsque j'avais postulé pour ce livre, lors de la dernière Masse Critique, c'est le sous-titre qui m'avait interpellée "Le diable, les origines de la diabolisation de la femme". Je remercie Babélio et les éditions Pygmalion pour m'avoir permise de satisfaire ma curiosité.
Cet essai est partagé en trois parties :
* une partie historique à partir du péché originel où Eve succombe au serpent tentateur, symbole du diable, qui aurait été envoyé par Lilith , la première compagne d'Adam et entraîne le pauvre Adam qui ne sait pas résister (belle image de l'homme qui ne peut résister aux charmes perfides des femmes dont on couvre encore les cheveux à minima, voire le corps entier, dans certaines cultures ou religions pour le protéger d'une tentation diabolique!). Lilith est très intéressante car elle a été créée en même temps qu'Adam, d'argile et de glaise et était donc son égale, ce qui était insupportable, mais stérile donc chassée.
Puis on parcourt les siècles; au Moyen-Age, le diable était mauvais mais on peut le berner assez facilement. L'imagerie officielle, définie par l'Église le représente noir, grand, avec des cornes, des doigts griffus, des oreilles en pointe, sentant le soufre, un phallus impressionnant; ce modèle de base a ensuite subi de nombreuses variations. A la fin du XVème siècle, début XVIème, l'Église a besoin d'un Diable dangereux pour affirmer sa toute-puissance. Elle désigne alors la femme comme son instrument privilégié à cause de son soit-disant appétit sexuel insatiable. On retrouve, poussée à son paroxysme, le lien que Saint Augustin (354-430) avait déjà établi entre diable, femme et sexe. Deux instruments de purification sont utilisés pour combattre le diable et les femmes dans lesquelles il s'incarne : l'un collectif, l'Inquisition qui instruit des simulacres de procès en sorcellerie et l'autre individuel, l'exorcisme.
A partir des Lumières, le rôle et la présence du Diable déclineront face aux progrès de la science et l'idée que l'homme est maître de son destin, sans Dieu, donc sans diable. Apparaît alors un satanisme mondain avec des empoisonneuses et des envoûteuses comme la Voisin à laquelle la Montespan eut recours pour récupérer son royal amant et des séances de libertinage où les participants ingurgitent des potions qui leur font perdre tout contrôle de soi. On ne craint plus le diable, on l'utilise pour se donner des frissons de plaisir.
Cette partie est intéressante mais très survolée puisque l'auteur n'y consacre que 126 pages ; elle se termine par une charge contre le capitalisme, le libéralisme, la pandémie de Covid-19 et….. le spectacle donné à l'occasion de l'inauguration du tunnel du Saint Gothard en 2016, qui me semble totalement hors sujet.
*Une partie intitulée « Diableries » où l'auteur nous décrit différents cas de supposées interventions du diable sur 35 pages, les uns derrière les autres sans véritable fil conducteur.
*Une troisième partie consacrée à des annexes auxquelles je n'ai vu que peu d'intérêt.
En conclusion, je regrette que la partie historique, la seule que j'ai trouvé intéressante, ait été si rapidement traitée ; j'ai néanmoins appris pas mal de choses sur ce personnage qui a enflammé et enflamme encore l'imaginaire collectif.
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Emnia
  20 mars 2021
J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse Critique. Et j'aurais mieux fait de m'abstenir d'y participer. J'ai abandonné la lecture à un tiers, je ne lui mets donc pas de note.

Commençons par les raisons pour lesquelles, alors que le sujet m'intéresse, je n'aurais pas acheté le livre si je l'avais vu en librairie. Il s'agit d'un grand livre plat à la couverture vieillotte sur laquelle le saumon du nom de l'auteur jure avec le rouge de l'illustration. En quatrième de couverture, ce même saumon, utilisé sur fond blanc est tout simplement illisible. Si j'avais pris la peine de l'ouvrir malgré tout, j'aurais vu que l'essai, au lieu d'avoir une longue bibliographie, comportait vingt pages d'annexes d'un intérêt plus que relatif, notamment une liste de citations. J'aurais vu que l'essai en lui-même, dont le sujet me paraît pourtant extrêmement vaste, n'occupait que 180 pages, et 180 pages avec des marges autour du texte absolument énormes. On a donc l'impression qu'entre ces 20 pages d'annexes et ces marges d'une taille ridicule, il s'agit surtout de tricher pour que le livre atteigne 200 pages.

Pour ce qui est du texte en lui même, je ne le considère pas publiable, et s'il a été corrigé, il n'a clairement pas subi une préparation de copie suffisante pour palier ses défauts. le propos est souvent extrêmement vague (temporellement, géographiquement...), rarement sourcé, mal structuré, souffre de répétitions, de formules creuses et de farandoles de synonymes quand un mot pourrait suffire (j'imagine qu'il s'agit là encore de gonfler artificiellement le texte). le style est médiocre voire mauvais et le niveau de langue en dent de scie. Je n'ai aucune confiance dans le contenu de ce texte : l'auteur a l'air de sortir certaines informations de son chapeau. J'ai fini par tomber sur une page dont le contenu relevait purement de la spéculation (bref, du remplissage, encore une fois) et j'ai décidé de m'arrêter là.

J'étais supposée partager la critique sur mon blog, mais je préfère y poster des articles sur des livres qui ont un minimum d'intérêt. Celui-ci n'en a aucun.
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Aliseya
  24 février 2021
Toujours intéressée par les sujets que propose l'auteur dans ces différents ouvrages, c'est tout naturellement que je me suis penché sur celui-ci qui traite d'un thème assez connu mais pas si exploité que ça.
Nous connaissons tous le Diable, Satan… mais moins la façon dont il a été utilisé pour expliquer les actions de certains et surtout mettre presque tous les maux que ces messieurs prêtres, curés… et parfois mesdames les nonnes/ soeurs sur le dos des gens et en particulier la femme surtout si celle-ci est très jolie et jeune (c'est forcément l'oeuvre du malin). Ou simplement pour excuser un massacre de population (inquisition) et dire que les bonnes âmes seront reconnues et accueillis par Dieu. J'avoue qu'en lisant certaines anecdotes, il y a de quoi être en colère envers les pratiques des ecclésiastiques de l'église de cette époque.
Pour le contenu en lui-même, il est très intéressant de savoir comment cette croyance en une entité malicieuse et « mauvaise » a émergé principalement dans la religion chrétienne catholique et comment celle-ci a évolué dans les nombreuses dérives dont on prend connaissance dans ce livre documentaire. On apprend également que pour échapper à la peine capitale, à savoir le bûcher, être né dans la noblesse et avoir de nombreux soutiens comme Le Marquis de Sade est très important. Au final, on se rend compte qu'il n'était pas si aisé de vivre dans une époque ou le moindre comportement en bien ou mal, ou simplement juste exister pouvait vous conduire au trépas. Ce fut une lecture enrichissante et prenante.
Lien : https://la-bibliotheque-du-l..
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AugustineBarthelemy
  28 février 2021
Une petite excursion avec les diable vous tente-t-elle ?
Le Diable, les origines de la diabolisation de la femme est un essai qui flirte entre l'historique et l'ésotérisme. Il met en avant le poids de la religion, des croyances et surtout de la superstition qui ont construit l'image désastreuse de la femme, créature tentatrice, trompeuse et lubrique. Un être intrinsèquement faible, victime de ses instincts, qu'il faut brider pour éviter qu'elle n'entraîne, une fois encore, la chute des hommes de son entourage.
Cependant, je reste assez déçue de cet ouvrage qui ne reste hélas qu'en surface de son sujet. La femme, au final, n'est pas le sujet central de cet essai qui part un peu dans tous les sens, puisque l'on se retrouve aussi avec le coronavirus au milieu d'un chapitre !
Il ne conviendra pas à quelqu'un qui a déjà de fortes connaissances sur ce sujet, mais, sa lecture fluide et son abord facile en font un essai très accessible pour une personne qui cherche une première entrée en la matière.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MadChickpeaMadChickpea   19 novembre 2021
Il existe une tradition mêlant des sources légendaires mésopotamiennes et rabbiniques qui présente Eve comme la seconde épouse ou compagne d'Adam. Il y aurait eu, avant elle, une certaine Lilith. Celle-ci, contrairement à Eve, n'aurait pas été créée après Adam et tirée d'une de ses côtes, mais en même temps que lui, moulée elle aussi dans de l'argile ou de la glaise. Ce point revêt une grande importance, car de ce fait même Lilith serait l'égale d'Adam. Et ce serait parce qu'elle aurait revendiqué trop fort cette égalité et les prérogatives correspondantes qu'elle aurait été châtiée, répudiée. Et condamnée à la stérilité. D'autres interprétations envisagent que ce serait parce qu'elle était stérile qu'elle aurait été chassée. Comme souvent en ces matières, il existe différentes versions. Pour notre part, nous retiendrons surtout que le plus grand péché que la première épouse ou compagne d'Adam ait eu à expier est d'avoir été originellement son égale.
Quoi qu'il en soit, Lilith ne va pas manquer de se venger et ce serait elle qui aurait dépêcher le diable serpent auprès d'Eve, elle aussi qui aurait inspiré à celle-ci la faiblesse de céder à la tentation, elle encore qui aurait amené Adam à l'imiter. Quant à l'assassinat d'Abel par Caïn, progéniture d'Adam et Eve, il entrerait également dans le cadre de la vengeance de Lilith, celle-ci devenant alors l'archétype de la femme vindicative, fourbe, cruelle, foncièrement mauvaise, néfaste, infertile et d'une sexualité ravageuse.
Un Satan au féminin, en somme. Et la sorcière avant la lettre. Le patriarcat sexiste tenait là, en vérité, l'un de ses mythes fondateurs.
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Calimero29Calimero29   06 juillet 2021
C'est parce que le Malin est réel, puissant et agissant que l'homme, confronté à ses basses manœuvres, peut exercer, éprouver sa liberté de choisir le bien et assurer sa rédemption. Cette justification du mal, épreuve nécessaire envoyée par Dieu, est au centre de la pensée augustinienne.
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Vidéo de Dominique Labarrière
Les grandes arnaques sont révélatrices de leur époque. C’est ce que démontre l’écrivain et journaliste Dominique Labarrière dans son nouveau livre qui raconte 12 des plus grandes arnaques de l’Histoire. Dominique Labarrière. – « 12 arnaques qui ont changé l'Histoire », de Dominique Labarrière est publié aux éditions Pygmalion.
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