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EAN : 9782752912176
256 pages
Phébus (05/03/2020)
3.65/5   49 notes
Résumé :
Pendant douze ans, Alain Labbé navigue, seul ou en équipage. Il embarque notamment avec Eric Tabarly et d'Olivier de Kersauson. En 1999, il change de voie et devient producteur de fraises à Plougastel.
En une vingtaine de courts chapitres, il décrit son quotidien, entre récoltes, marchés, soucis économiques et bonheurs gustatifs. Et nous offre une lecture savoureuse des contraintes et des plaisirs de l'agriculture, où la solitude côtoie la vie en communauté,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
3,65

sur 49 notes
Quelle reconversion originale pour cet homme qui après avoir embarqué avec les plus grands comme Éric Tabarly ou Olivier de Kersauson décide après douze ans de navigation et deux tours du monde de se lancer dans la production de fraises, à Plougastel.
Incroyable, mais vrai !
"On cassait beaucoup, beaucoup trop... Et j'en ai eu ma claque de passer ma vie en chantiers interminables. Je débarquais donc du grand catamaran". Alain Labbé avait depuis longtemps déjà un projet d'écriture et décide donc de partir en Dordogne chez son ami Jean-Claude et c'est là-bas après quelques aventures singulières qu'il va faire connaissance avec Anne-Marie et l'épouser, elle restant en Dordogne avec son fils et lui trouvant du travail à Brest dans un chantier naval. Lorsqu'elle sera enceinte, la décision de vivre tous en Bretagne s'impose, mais voilà que le travail cesse et notre homme se retrouve au chômage. Et c'est là que sa décision de devenir producteur de fraises va prendre corps.
Si j'ai un peu peiné au départ à rentrer dans ce récit, cela n'a pas duré. En effet, difficile de résister à la gouaille d'Alain Labbé lorsqu'il nous conte son aventure, cette aventure terrestre qui n'a rien à envier à son aventure maritime. C'est d'abord l'histoire de la fraise que l'auteur partage avec son lecteur, puis comment il va, au début, pour diversifier, élever des poules en même temps qu'il produira des fraises et ainsi ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier... C'est avec plaisir que nous le suivrons sur les marchés et apprécierons ses bons ou mauvais mots aux clients selon leur attitude. Il nous fera découvrir également comment il procède pour choisir son personnel, que ce soit les cueilleurs ou les vendeuses. Tout cela dans un style très imagé. Mais, bien qu'il ait choisi de plein gré cette sorte de retour à la terre, ce fruit pour lequel la question : ça rougit ? est le départ de la saison, devient vite un peu tyrannique, d'autant que le côté financier se pose. La solitude et l'angoisse sont deux sentiments qui peuvent vite s'emparer du producteur qu'il est devenu.
Les rencontres avec Madame Cariou de la banque, puis, plus tard avec le psy sont particulièrement réalistes.
Le fait d'avoir choisi de narrer ce quotidien sur une année est à mon avis un bon choix car il permet au lecteur de bien comprendre le déroulement de la production et la vie inhérente à celle-ci.
Si Alain Labbé a délaissé la navigation pour les fraises, il n'a pas pour autant oublié celle-ci. Tout au long de l'ouvrage, allusions et comparaisons entre les deux activités, sont omniprésentes, apportent beaucoup de variété et de poésie à celui-ci et ne sont pas sans intérêt. Pour exemple, le rapprochement entre les longues cueillettes et la vie collective sur un bateau de course.
Le bateau fraise, à la fois témoignage de la vie d'André Labbé et documentaire sur les producteurs de fraises se lit comme un véritable roman, émaillé d'anecdotes savoureuses. Belle réussite pour un premier livre. À suivre...

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Récit truffé d'anecdotes et de détails très concrets, le bateau fraise m'a happé du début à la fin, tellement Alain Labbé sait bien raconter et écrit avec talent.
Lui qui a été équipier d'Éric Tabarly, d'Olivier de Kersauson, d'Éric Loizeau, qui a fait le tour du monde à la voile, il a totalement rompu avec ce milieu pour finalement, après quelques errances, se lancer dans la culture des fraises, à Plougastel, en Bretagne, ceci depuis quinze ans.
Ce marin se retrouve donc, tout près de l'océan, en train de lutter, de se battre, avec toutes les contraintes d'un producteur de fruits, de l'établissement de son exploitation à la vente sur les marchés, sans oublier la gestion du personnel saisonnier et une tentative de diversification avec des poules pondeuses.
Tout cela aurait pu être fastidieux, répétitif, mais c'est là qu'intervient le talent de l'écrivain : son histoire se lit comme un roman et c'est encore plus passionnant que bien des romans ! Les anecdotes sont variées, contées avec beaucoup d'humour et un sens inné de l'autodérision, même dans les moments les plus difficiles qui le poussent à se confier à un psychiatre qui… mais ne divulgâchons pas !
Alain Labbé explique bien toutes les difficultés préalables à son installation, détaille cette formation trop théorique, déconnectée du réel, un réel qui absorbe toute son énergie, de jour comme de nuit. de plus, les conseillers se gardent bien de mettre la main à la pâte.
Tout au long de ce bateau fraise, respectant bien son titre, l'auteur fait constamment référence à l'océan, à la voile qu'il a pratiquée juste avant que GPS et routeurs ne déshumanisent cette passion pour en faire un sport qui ne parle plus trop aux terriens que nous sommes.
Souvent, en lisant le bateau fraise, j'ai eu l'eau à la bouche. J'aurais tant aimé, quand ce sera la saison, lui acheter une barquette ou plus, déguster cette production qu'il lui faut vendre sur les marchés en subissant tous les caprices et desiderata des clients, surtout des clientes. Si sa vie familiale en prend un coup, ce sont les amitiés, les femmes qu'il aime ou tente de fuir qui terminent un récit qu'il a pris soin d'étaler sur une année pour bien guider son lecteur dans la saisonnalité des tâches.
Le bateau fraise, titre si bien choisi m'a étonné, passionné, appris beaucoup de choses sur la culture des fraises bien sûr, mais aussi sur les rapports humains et sur toute cette vie qui pullule autour d'une exploitation et qu'il faut bien gérer.
Philosophe par moments, Alain Labbé livre quantité de réflexions fort judicieuses et je me suis régalé tout au long de ma lecture. Je remercie Babelio et les éditions Phébus pour cette belle découverte.

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Il faut tout d'abord citer un extrait du projet de la maison d'édition Phébus pour savoir où l'on met les pieds lorsque l'on s'attaque à la lecture du « bateau fraise » d'Alain Labbé.
« Les lecteurs en quête de « plaisir du texte », d'une littérature affichant une sensibilité à l'homme et son destin, à l'humanité en somme, les amoureux d'espaces et de liberté y trouveront des récits de voyage et des témoignages auxquels le catalogue fait la part belle, à côté de romans français et étrangers. »
Que voilà des intentions plus que louables ! Et l'objectif est pleinement atteint avec « le bateau fraise », pour notre plus grande satisfaction.
Cette histoire est bien un récit, celui d'un homme qui a fait faire un virage à 180 degrés à sa vie, passant d'un bourlingueur des mers aux côtés d'un Éric Tabarly ou d'un Olivier de Kersauson pour se retrouver producteur de fraises à Plougastel. Il écrit : « Dans la vie on doit brûler ses vaisseaux de temps en temps… »
Quel courage, quelle volonté, quelle inconscience, quel tempérament de feu ne faut-il pas pour passer de l'élément eau à l'élément terre ? Assurément, il ne faut pas manquer d'air !
Après avoir affronté les éléments capricieux de toutes les mers du monde, l'auteur raconte cette nouvelle aventure de vie, ce quotidien à l'horizon barré de simple agriculteur. Loin d'être ennuyeux, ce texte explique toutes les difficultés auxquelles est confrontée cette activité. A l'heure où la société montre du doigt ces gens qui suent sang et eau chaque jour pour nourrir une population qui n'a comme reconnaissance que de les accuser d'être des « psychopathes » empoisonneurs de l'humanité, et tout ça pour des salaires bien en deçà de tous les barèmes légalement établis. Quand une société condamne la main qui la nourrit sans avoir pris connaissance de ce qui se passe réellement sur le terrain, juste sur des ouï-dire, elle se condamne elle-même à sa propre perte, elle est indigne.
L'histoire d'Alain Labbé passe outre ces attaques et explique simplement un quotidien vécu par des milliers d'agriculteurs, maraichers, producteurs, éleveurs et la violence sournoise, corrosive, récidiviste qu'ils endurent. Mais ils continuent car ils ont la foi dans leur métier et un courage digne des plus grands navigateurs. D'ailleurs l'auteur fait parfaitement l'analogie entre les deux activités qui ont, entre autres points communs, la météo et une expérience intrinsèque de la fatalité.
« le bateau fraise » est une rencontre inoubliable avec un auteur en devenir, Alain Labbé, et une maison d'édition qui tient ses promesses, Phébus. C'est une lecture simple, efficace, agréable et surtout indispensable pour réaliser qu'il y a des gens qui savent s'investir entièrement dans leur vie sans en faire une simple histoire d'argent.
Merci aux éditions Phébus et Babélio, qui, dans le cadre d'une masse critique privilégiée m'ont permis de découvrir le roman d'Alain Labbé, « le bateau fraise », lecture que je recommande vivement.
Editions Phébus, 250 pages.
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Je devais sortir de ma zone de confort pour une lecture et n'aimant pas les fraises, mille excuses à l'auteur. Je pensais sombrer dans une histoire bien terre-à-terre (cela va de soi) avec cette histoire d'exploitation agricole.
Mais que nenni l'auteur est un conteur qui nous embarque dans ses joies et ses soucis. Cerise sur le gâteau, on y parle de mer, de navigateurs, d'aventure.
« Mon Dieu, ai-je pensé aussitôt, ça y est , on en vient à Kersauson… Quelle fatalité, toutes ces soirées vers Brest, où on arrivait toujours à ce type, où on se tournait immanquablement vers la personne présente qui le connaissait ou avait navigué avec lui. Ce marin était-il si terrible que cela en mer ? On aurait bien aimé qu'il soit ainsi, qu'il en demeure au moins un, de ces monstres de capitaines d'autrefois, de ces pirates d'antan, de ces Loup Larsen qui battaient leurs hommes à toute heure ! Sans doute faut-il toujours dépeindre l'homme dans la couleur que l'on attend. Mais que pouvais-je dire d'un type si tourmenté dont l'extrême sensibilité ajoute encore à la complexité ? »
Larguons les amarres passons de mer d'huile à forte tempête.
C'est avant tout l'histoire d'un marin qui navigue à vue avec ses fraisiers.
« En octobre les tunnels ont été débâchés avant les premières tempêtes d'hiver. Ces bâches pèsent cent cinquante kilos et mesurent cinquante-cinq mètres de long. Une fois à terre, roulées ou pliées, elles sont aussi inoffensives qu'un spinnaker ferlé dans son sac. »
C'est parfois houleux mais souvent savoureux.
On y découvre les marchés, les clients, les cueilleurs, sa vie privée, ses galère. C'est drôle, frais.
J'ai moins aimé son escapade en Dordogne. L'histoire du corbeau et du renard m'a secouée même si…
On comprend le désir d'Alain Labbé de passer de la mer aux fraises par goût des choses simples, de l'aventure et surtout cette façon de se contenter de peu.
On s'aperçoit que l'important est d'aimer suffisamment ce que l'on fait pour en supporter les désagréments que ce soit en mer ou dans les champs, rien n'est jamais parfait.
À ma grande surprise ce fut une belle découverte. Il ne me reste plus qu'à hisser les voiles vers d'autres lectures.
Merci aux éditions Libretto
#Le bateau-fraise # Challenge NetGalley 2023
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Après avoir parcouru les océans pendant des années, Alain Labbé a jeté l'ancre. Son nouvel horizon est fait de bâches, de buttes de terre et du brouhaha des marchés. L'errance, il la réserve à sa vie de couple, aussi mouvante qu'en mer moutonneuse. Après une courte formation qui tourne autour la culture des artichauts ou des choux, c'est avec la fraise qu'il entamera sa carrière d'agriculteur. Sans aides financières : il est trop vieux !

Si le fruit rouge parfumé qui annonce les beaux jours arrive assez tard sur le marché pour y rester quelques semaines, il représente en coulisse une année complète de travail ingrat. A peine un court répit en décembre. Et tout au long de l'année, l'angoisse des intempéries, des aléas de la météo et de la pénurie de main d'oeuvre !

C'est tout cela que nous conte Alain Labbé, mêlant habilement le lexique de la voile au discours terrien. Loin d'être pleurnichard, le discours n'est cependant pas angélique. Mais tout passe quand l'humour donne le recul nécessaire pour ne pas sombrer.
On y retourne l'ambiance de la Bretagne terrienne, qui survit comme elle peut.

Le travail est ingrat, mais les rencontres peuvent aussi illuminer un quotidien rude.

Ce témoignage d'un parcours atypique (mais les parcours typiques ne sont ils pas en passe de devenir atypiques ?) est intéressant car bien écrit et instructif.

256 pages libretto 1er juin 2023
#Lebateaufraise #NetGalleyFrance
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Tandis qu'on serrait les ficelles, on a vu s'avancer le groupe sur la route : quinze, vingt retraités en action, l'association pédestre de sortie ce jour-là, s'enfonçant dans la bourrasque avec la hargne de ceux qui ne veulent pas vieillir. Une armada de ponchos bariolés en plastique, de sacs à dos, de chapeaux de brousse, des barbes blanches. Pas baisant du tout les silhouettes et les tronches. Acharnées sur la cadence, bâton, double bâton s'accélérant, emportant les marcheurs dans la frénésie de plein air. Cheveux courts : hommes et femmes. Pas une vraie chevelure, pas une beauté dans tout ça. De gros mollets. Des pataugas. Des gourdes. Des cartes. Un chef qui explique. Un attardé qui halète. Au milieu, une cohorte d'institutrices en retraite, deux par deux, comme à l'école.
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Il est temps d'en arriver aux poules, à leur apparition dans mon projet d'installation. Lors d'une formation agricole on n'oublie jamais de vous prévenir des risques de la monoculture, du produit unique qui vous rend aussi vulnérable aux aléas du marché qu'un convoyeur de fonds partant faire sa tournée en slip et sans flingue. L'image est sans doute hasardeuse mais on peut résumer les choses ainsi : il faut pouvoir faire face à la concurrence et ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Cela s'appelle la "diversification".
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Vue du ciel, la presqu'île de Plougastel est comme une main ouverte avancée dans les eaux tempérées de la rade de Brest. Elle y recueille de la douceur, de la vigueur. Dix-sept kilomètres de long, sept de large, un petit territoire enfoncé dans ses criques, ensoleillé plus souvent qu'à Brest, bien remisé du vent mais pas de la pluie nécessaire à sa culture. Les terres s'y réchauffent au climat océanique comme celles de concepcion, cette région du Chili, d'où Amédée Frézier ramena les premiers plants.
Car l'histoire de la fraise c'est aussi la mer et le voyage. Heureusement coïncidence, c'est en effet un fils d'émigré écossais, naturalisé français, du nom de Fraser puis Frézier (un nom prédestiné) qui rapporte à Louis XIV le premier fraisier à gros fruits : la blanche du Chili.
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Je tenais le passage au hors-sol pour une sorte d'avillissement collectif, un défaut éthique, une insulte à la nature et au futur. Cela peut sembler curieux que de se tourner vers le passé pour envisager l'avenir avec confiance. Lorsque j'arrêtai la voile ce fut un peu la même histoire. Quand j'avais vu arriver les satellites qui retiraient toute incertitude sur notre positionnement, les balises Argos qui nous pointaient sur le plan d'eau comme des petits chiens rattrapables par la laisse, le routage qui semblait annihiler tout un pan du métier de marin, je fus bien triste et déconnecté de mon rêve d'origine. Quelque chose de haut finissait et glissait vers l'ordinaire, entraînant les rêveurs comme moi vers rien du tout.
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Plus tard, vers dix heures, est passée une femme, pélerin en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, l'œil rivé sur son GPS. Elle a tourné à droite vers Kerzespes quand il fallait aller tout droit. J'ai pensé qu'elle devrait jeter ce truc électronique qui va lui bouffer tout son voyage. Au début de mes navigations le GPS n'existait pas. Puis un jour, sur un pétrolier, j'ai admiré le premier GPS, gros comme une armoire bretonne. Ensuite, au fil des ans, j'ai vu toute cette technologie se réduire à presque rien pour finir en petit boîtier accroché à la ceinture de cette femme, le pélerin de Saint-Jacques, qui, occupée par son écran, ne voit pas le panneau Propriété privée. Défense d'entrer et fonce dedans.
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Vidéo de Alain Labbé (II)
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