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Françoise Charpentier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070322386
Éditeur : Gallimard (22/04/1983)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Aucun quatrième de couverture
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
PhilippeCastellain
  07 janvier 2017
Faisant découvrir Lyon à mon père, il fut enthousiasmé par mon bar préféré : il était situé à côté d'une belle maison ancienne, sur laquelle figurait une plaque signalant que Louise Labé avait vécu en ce lieu.
Cette grande poétesse du XVIème siècle, à relier au mouvement de la Pléiade, est aujourd'hui bien oubliée. Ses vers chantant l'amour courtois à la façon de Pétrarque ne sont plus vraiment au goût de notre époque. Il est vrai que l'objet présumé de son amour, le poète Olivier de Magny, est aujourd'hui encore plus oublié.
Pourtant sa langue est belle, et assez facile à comprendre même quand on est peu familier des tournures du XVIème siècle. Ses élégies sont parfois difficile à suivre, mais ses sonnets sont pleins de charme.
Il n'en va pas de même de Pernette du Guillet, qui manie la langue française et les métaphores avec une habileté déconcertante ; sa lecture exige une certaine concentration et un certains temps d'adaptation.
Deux grandes femmes de lettre, qui comptèrent parmi les fondateurs de la langue française. C'est de ces poèmes d'allure désuète que découla toute la littérature française telle qu'on la connait aujourd'hui.
Louise Labé fut également l'une des sources d'inspiration de la poétesse Catherine Pozzi, amie de Jean Paulhan et maitresse de Paul Valéry.
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Palmyre
  10 janvier 2014
La poésie du XVIe siècle ou l'expression des sentiments avec la découverte des sonnets de Louise Labé.
Cette lecture m'a transporté au siècle De La Renaissance. J'ai pu apprécié la qualité avec laquelle l'auteure manie les mots et la langue française pour exprimer ses pensées intimes.
J'ai également découvert dans la postface que l'attribution de ces sonnets à Louise Labé était remise en cause. Il est possible qu'un groupe d'homme ou de femme ait constitué ce recueil, mais cela n'a pas encore pu être vérifié. Quoiqu'il soit quatre siècle plus tard ces poèmes sont toujours lus.
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Aurel82
  01 mai 2017
Ce recueil renferme quelques un des plus beaux sonnets sinon les plus beaux du 16ème siècle. Louise Labé nous fait partager la passion et la douleur à travers ses magnifiques vers. Malgré les tournures de ce siècle, ces poèmes sont assez faciles à lire. Cette grande poétesse est à découvrir ou à redécouvrir pour les amoureux de la poésie.
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kastelanka
  25 février 2014
Quel merveilleux textes. Louise exprime souvent sa douleur à travers un lyrisme exacerbe voire elle à recours à l élégie. On voit disons coeur en miroir dans sa poésie. Elle se sert des grand paradoxes de la vie pour nous faire ressentir ce qu elle même eprouve. A lire sans modération.
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Cielvariable
  16 mai 2018
Sonnets de passion, d'amour et de douleur.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   16 décembre 2014
Je vis, je meurs, je me brûle et me noie,
J'ai chaud extrême en endurant froidure,
La vie est trop molle et trop dure.
J'ai de grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure,
Mon bien s'en va , et à jamais il dure,
Tout en un coup je séche et je verdoie.


Ainsi Amour inconstamment me mène,
Et,quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.


Puis, quand je crois ma joie être certaine.
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.


Extrait de Poémes Par cœur . ( Louise Labé: 1524-1566 )
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LaliLali   07 février 2011
Ô beaux yeux bruns, ô regards détournés
Ô chauds soupirs, ô larmes épandues,
Ô noires nuits vainement attendues
Ô jours luisants vainement retournés!

Ô tristes plaints, ô désirs obstinés,
Ô temps perdu, ô peines dépendues,
Ô mille morts en mille rets tendues,
Ô pires maux contre moi destinés!

Ô ris, ô front, cheveux, bras, mains et doigts!
Ô luth plaintif, viole, archet et voix!
Tant de flambeaux pour ardre une femelle!

De toi me plains, que tant de feux portant,
En tant d’endroits d’iceux mon cœur tâtant,
N’en est sur toi volé quelque étincelle.
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   20 février 2013
Je vis, je meurs; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure;
La vie m'est et trop molle et trop dure ;
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis quand je crois ma joie être certaine
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
+ Lire la suite
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doyoubnfdoyoubnf   21 octobre 2010
XII

Luth, compagnon de ma calamité,
De mes soupirs témoin irréprochable,
De mes ennuis contrôleur véritable,
Tu as souvent avec moi lamenté;

Et tant le pleur piteux t'a molesté
Que, commençant quelque son délectable,
Tu le rendais tout soudain lamentable,
Feignant le ton que plein avais chanté.

Et si tu veux efforcer au contraire,
Tu te détends et si me contrains taire :
Mais me voyant tendrement soupirer,

Donnant faveur à ma tant triste plainte,
En mes ennuis me plaire suis contrainte
Et d'un doux mal douce fin espérer.
+ Lire la suite
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Aurel82Aurel82   01 mai 2017
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
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Videos de Louise Labé (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Louise Labé
Sonnet I (Non havria Ulysse o qualunqu’altro mai)…, Louise Labé dit par Eugène Green
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