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EAN : 9782266167611
960 pages
Éditeur : Pocket (18/04/2007)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 604 notes)
Résumé :
"Très bien Adélaïde. Tu feras ce que tu veux, mais essaie donc de penser à ta famille pour une fois. Si Nic a la générosité de te l’offrir. Épouse-le. Tout ce que je peux te dire c’est que ce n’est pas comme ça que nous t’avons élevée, ta mère et moi. Tu n’es pas la digne fille de ta mère."

Romancière et dramaturge, Marie Laberge aime camper ces personnages qui empoignent leur destin, contre le déterminisme des conventions sociales, contre le cours d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  30 juillet 2016
Comme tous les étés, il me prend des envies de vacances dans une grande maison quelque part en Provence où résonnerait le chant des cigales, où le temps s'arrêterait comme engourdi par une chaleur implacable.
Pour que tout soit parfait j'aimerais une grande famille avec ses bonheurs, ses secrets, ses disputes, ses cris, ses fous rires.
Mais voilà, je n'ai ni grande maison, ni grande famille !
Alors, à défaut de Provence, je me suis réinvitée au Canada chez les Miller, sûre d'y trouver la maison et la famille idéale.
Après avoir quittée Gabrielle dans le premier volume, j'ai été accueillie par Adélaïde.
Les retrouvailles ont été bien tristes, puisque nous assistons dans les premières pages aux obsèques de Gabrielle, l'épouse et la mère bien aimée.
Peu à peu la vie reprend son cours au sein d'une famille où envers et contre tout, chacun cultive à sa façon « le goût du bonheur ».
Ce deuxième volume est une grande réussite.
J'ai adoré Adélaïde magnifiée par l'écriture de Marie Laberge qui va droit au but.
Elle ne s'embarrasse pas de descriptions trop longues ou de reconstitutions trop précises. Cela fluidifie la lecture en rendant ses personnages tellement proches qu'on les compte parmi les nôtres.
Florent, le troisième et dernier volume de cette saga m'attend déjà dans ma PAL. Pas pour longtemps, tellement cette lecture est addictive.
Un vrai bonheur, comme d'avoir une grande maison à partager en famille pour les vacances.


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NathalC
  03 mars 2017
Dans ce 2ème tome, on retrouve avec plaisir les personnages du 1er tome, et plus précisément la génération suivante : Adélaïde et son mari Nic, Florent, Isabelle... et de nouvelles personnes de leur entourage.
Ce ne sont plus les prémices de la libération de la femme, mais son émancipation qui sont ici clairement évoqué.
En ce début de roman, nous sommes en pleine 2nde guerre mondiale, les hommes sont partis à la guerre sur le vieux continent.
Les femmes supportent et subissent leur absence, leur famille, leur emploi à reprendre. Cela a pour conséquence directe qu'elles doivent se débrouiller seules, sans la décision du mari, du père, du frère... Après la guerre, rien ne pourra être pareil à avant.
Adélaïde est différente de sa mère, Gabrielle (malgré leur ressemblance physique) : plus sauvage, plus autonome, elle se découvre de plus en plus. Elle s'assume et accepte les changements de la société.
Dans ce tome, ce n'est plus la condition de la femme qui est en avant, mais la façon de vivre de chacun, le fait de devoir assumer la différence et assumer ses choix. Personne n'est épargné : Adélaïde, Florent, Isabelle, Alex, Fabien, Jeanine...
On retrouve cependant un couple à toute épreuve, pilier de cette histoire, un couple uni d'un amour éternelle, un couple exemplaire : Adélaïde et Nic. (Gabrielle a laissé sa trace !!).
Je n'avais jamais pensé aux répercutions de la guerre outre-atlantiques. J'étais restée sur l'arrivée des américains et canadiens sur le sol français lors du débarquement de 1944. Merci à Marie Laberge pour avoir comblée cette méconnaissance.
Ce roman est riche d'histoires familiales, riches d'Histoire avec un grand H. La guerre, l'après guerre, on ressent l'évolution de notre société. Très proche de la religion, puis peu à peu, le détachement qui nous amène vers une évolution des moeurs plus actuelle.
Une belle suite. J'entame le 3ème tome de suite.
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LiliGalipette
  02 janvier 2017
Roman de Marie Laberge.
L'histoire reprend juste après la mort tragique de Gabrielle. La famille Miller est sous le choc et Edward est dévasté, d'autant plus qu'Adélaïde lui a annoncé être enceinte de Theodore, son associé juif parti faire la guerre en Europe. « Mon péché est tout ce qui me reste de Theodore, alors vous comprendrez que je ne veux surtout pas le laver. Je veux le garder et en prendre soin. Je suppose donc que j'ai perdu la foi. » (p. 50) Pour la tirer de ce mauvais pas, Nic lui propose de l'épouser, de reconnaître l'enfant et de s'installer à Montréal. Bien que très éprise de Theodore, la jeune Adélaïde ne peut se défendre d'une grande attirance envers Nic qu'elle connaît depuis toujours. « Deux amours peuvent se disputer la priorité d'un coeur, mais l'un ne fait pas la grâce de disparaître devant l'autre pour lui permettre de s'abattre à l'aise. » (p. 458) Comme sa mère, elle aime sans compter et se réjouit que Florent ait quitté le sanatorium après cinq d'une longue guérison. Pendant ses années d'enfermement, le jeune homme timide a développé ses talents artistiques. C'est décidé, il sera créateur de mode pour sublimer la beauté des femmes. Richissime et prospère grâce à ses nombreuses entreprises, Nic soutiennent son projet. « On n'est pas obligés de devenir seulement ce que nos parents étaient, on a le droit de les dépasser. Ce n'est pas les humilier ou les trahir, ce serait plutôt… je ne sais pas, les rendre fiers ? » (p. 242) La petite Léa est née et fait le bonheur de ses parents, même si Adélaïde ne cesse de penser à Theodore : reviendra-t-il d'Europe, son bel amant juif ? Quand Nic part à son tour à la guerre, Adélaïde prend soin de son neveu et de sa belle-soeur, Alex et Jeannine. La longue attente causée par la guerre dans toutes les unions autour d'Adélaïde se teinte parfois de désespoir et de terreur, mais la jeune femme refuse de se laisser abattre. Elle reste forte pour sa fille et ses deux grands amours, Theodore et Nic. « C'est déjà assez difficile d'accepter d'être vivante qui survit et qu'aucun amour ne détruit. » (p. 324) En l'absence de Nic, elle gère les entreprises de son époux et se révèle une femme d'affaires avertie et énergique, peu désireuse d'épargner les égos masculins.
Les autres enfants de Gabrielle ont tracé leur chemin. Avide de reconnaissance, Béatrice n'a aucune pensée pour son époux parti à la guerre et ne rêve que de percer dans le monde de la radio, négligeant son fils Pierre qui est laissé aux bons soins de Reine, la cousine stérile et mal mariée. Fabien s'est engagé dans l'aviation militaire. La jeune Rose s'occupe tant bien que mal de la maison des Miller à Montréal, entre un père neurasthénique et un petit frère très effacé. Les années de guerre passent et Adélaïde retrouve son époux. le bonheur semble enfin à portée de main, mais Kitty, la soeur de Nic, fait son grand retour. Depuis son enfance, Adélaïde hait et craint cette femme capable de causer d'immenses dégâts. Ses inquiétudes n'étaient pas infondées et ce deuxième volume se clôt sur une tragédie indicible. Après un premier tome qui a pris le temps de présenter tous les personnages (et je ne les ai pas tous nommés), le deuxième continue de tracer les destins et les drames. La Seconde Guerre mondiale est vue d'outre-mer, du côté de ceux qui sont restés au pays. Elle n'est pas qu'un écho lointain et a des conséquences sur la vie quotidienne, entre le rationnement et l'effort demandé par le gouvernement. La contribution du Canada est immense : si son sol n'est pas touché par les combats, ses enfants sont sacrifiés sur les plages de France et dans les camps nazis. Des années 1940 à 1950, on assiste également à la poursuite de la libération des femmes avec l'avortement et la contraception devenus plus abordables et moins tabous. Mais la religion pèse toujours lourdement et freine l'indépendance des esprits les plus soumis. Après la conclusion tonitruante du deuxième volume, je ne m'arrête pas. C'est parti pour le dernier tome de la trilogie !
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Ashallayne
  08 novembre 2019
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé la famille Miller, malgré la tragédie qui a frappé à la fin du premier volume.
Comme j'ai un peu traîné avant de poursuivre la série, les retrouvailles ont été légèrement laborieuses au début. Beaucoup de personnages dont il a fallu se remémorer, des faits à se rappeler le tout en essayant de les bien raccrocher de manière chronologique… Tous les détails ne me sont pas revenus, malheureusement, et j'aurais aimé que l'autrice nous fasse davantage de rappels (c'est qu'une bricasse de 900 pages, on en oublie forcément quelques morceaux, et ça même quand tu n'attends pas un an et demi avant de poursuivre…)
L'écriture est toujours aussi prenante, soignée, fluide et percutante. Une mine de citations (que je n'ai que partiellement relevées, car flemme d'interrompre systématiquement ma lecture).
Les personnages sont toujours aussi complexes, ni tous blancs ou tous noirs, et surtout ils grandissent et évoluent du fait de leurs interactions, de leurs choix ou encore d'événements extérieurs. Ils se démènent avec leurs tourments, leurs hontes secrètes, touchent du doigt le bonheur ou au contraire sombrent dans la sécheresse émotionnelle et se laissent aller à leur malheur. C'est un aspect déterminant dans le plaisir que j'éprouve à la lecture d'un roman.
A plusieurs reprises j'ai eu envie de gifler tel ou tel personnage, pour ses opinions arriérées et ses propos ridicules (qui ne faisaient que refléter les convictions de l'époque). A contrario j'ai été touchée par la justesse des émotions et des états d'âme de certains.
Les thèmes abordés sont très voire trop vastes, certains sont à peine évoqués, et auraient pourtant gagnés à être plus approfondis (somme la pédophilie chez les curés…). L'autrice aborde les thématiques de la famille, de la place de la femme dans la société (c'en est (presque) fini de la femme au foyer enchaînée à sa cuisine, à ses mômes et à son mari. Les femmes, qui n'avaient d'autre choix que de se débrouiller sans les hommes lors de la Seconde Guerre mondiale (même au Canada, chose que j'ignorais. Les cours d'Histoire ne mentionnent pas l'effort de guerre canadien, et c'est bien regrettable), ne se sont pas laissé enfermer à nouveau dans la prison de leur foyer), la perception de l'homosexualité vers le milieu du XXème siècle, la foi et les religions, l'enjeu de la communication dans un couple, les libertés prises par les psychiatres de l'époque sur leur « patientes », l'emprise du qu'en dira-t-on sur les personnages, des réflexions sur la pauvreté, etc…
Grosse ombre qui vient obscurcir le tableau et qui porte atteinte à mon plaisir de lecture : la fin, que je juge WTF, out of nowhere, bref incohérente et factice. J'ai l'impression que l'autrice s'est obstinée à reproduire voire à surpasser le drame du premier opus, mais en s'y prenant de manière précipitée. Dans les quatre-vingts ou cent dernières pages, (ce qui ne représente rien du tout sur les 941 pages de la brique…), un personnage refait surface, tel un cheveu sur la soupe, et ravage les vies de nos héros en un claquement de doigts. Ca a été amené de manière tellement grossière qu'on sait, qu'on voit le drame se dessiner. On le sait que ça va se finir par un fleurissement de macchabées, et on se doute bien de l'identité des cibles. Je comprends bien l'idée du retour de karma, que tout se passait beaucoup trop bien pour les personnages principaux, et je reconnais que leur bonheur bisounours arc-en-ciel commençait à me courir sur le haricot. Mais de là à leur infliger un retour de bâton incohérent…
Donc plutôt déçue par la fin, qui ne m'a pas du tout convaincue. Tellement que je ne suis pas pressée de connaître la suite. Toujours est-il que les 800 premières pages du roman sont véritablement agréables.
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peneloppe277
  13 octobre 2019
Ce tome 2 est absolument génial!
Il reste dans l'esprit du premier, mais cette fois-ci nous sommes plongés dans l'histoire dès les premières pages. Nous retrouvons l'ensemble des personnages là où nous les avions laissé, nous sommes sous le charme d'Adélaïde jusqu'au bout.
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Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   29 août 2018
- C'est notre regard pervers qui rend l'affaire vicieuse ou pernicieuse. Nous, parce qu'on vient l'esprit croche à force de le tordre pour agir contrairement à nos désirs. On ne sait même pas ce qu'on désire tellement on est ignorants. Et vous savez quoi ? Il faut garder ignorants pour nous tenir obéissants. Comment voulez-vous qu'une société évolue sur une telle base ? Comment voulez-vous qu'on se mesure à la France, supposée être notre mère patrie, mais qui a des penseurs qui sont cent ans en avance sur nous ? Où ils sont nos penseurs ? L'abbé Groulx ? Un abbé ! La pensée ici est ecclésiastique ou elle n'est pas ! Reste qui ? Laurendeau. On est censés être en train de se construire et on n'a pas de pensée autre que celle des catholiques qui voient du péché et des flammes de l'enfer partout. C'est tellement enrageant.
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NathalCNathalC   26 février 2017
Peu importent les usages qui prévalent ou l'éducation qu'elle a reçue, force lui est de constater et d'admettre que l'amour n'est pas du tout la chose simple, limpide et éternelle dont parlent parfois les chansons. L'amour est parfois beaucoup plus complexe et malgré les apparences, qu'il ne soit pas singulier n'en fait pas un sentiment inférieur.
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NathalCNathalC   01 mars 2017
- Bande d'hypocrites !
Ce qui fait énormément rire Léa. "Bande de pas crites", comme elle le répète, dès qu'elle est surprise ou contente. Et quand elle est fâchée, elle s'écrie : "Bande de crites !".
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Caro17Caro17   09 août 2017
Elle replace la photo parmi toutes les autres qui témoignent de sa vie : "Je ne pouvais pas dire à Adélaïde que dans presque trente ans, elle aurait oublié les traits du visage de son soldat s'il ne revient pas. Comme je ne pouvais pas te dire, il y a trois mois, que la vie passe et qu'elle prend sur elle le poids de nos peines. Je ne veux pas dire que Gabrielle sera oubliée comme Philippe-Ephrème, mais la douleur va s'affadir et il va rester les choses belles, les choses de la vie vécue ensemble, les choses inscrites en nous par le temps passé ensemble. Vois-tu, Edward, j'ai passé tant d'années en ta compagnie dans ma vie que tu fais partie de mes souvenirs pour toujours et j'aurais plus de misère à t'oublier que j'en ai eu à oublier mon soldat. Quand on vieillit, on comprend que les choses qui restent ne sont pas toujours celles qui sont dignes de mention dans un almanach.
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Caro17Caro17   13 août 2017
"Dans cinq minutes, nous allons laisser derrière nous l'année 1945. C'est une année de victoire, mais c'est aussi une année d'horreurs et de bilans atroces sur ce que les êtres humains peuvent atteindre en barbarie et en cruauté. Je voudrais que ce soir, en entrant dans l'année nouvelle, nous nous promettions d'entrer dans la paix, dans la reconstruction de nos vies, dans l’après-guerre, sans jamais oublier le passé terrible, pour ne pas le reproduire, mais sans jamais s'y appesantir non plus, pour ne pas le ranimer. Je lève mon verre aux dames, à toutes celles qui ont tenu notre pays à bout de bras pendant ces années d'absence. A ma femme Adélaïde, et à toutes les femmes sans qui nous serions revenus dans un pays en ruine. A la paix ! A l'amour ! A la vie ! "
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