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ISBN : 2266281356
Éditeur : Pocket (03/05/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Lorsqu'elle apprend la mort violente de sa mère, Diane voit sa propre vie lui échapper et dériver. Tous ses fantômes soigneusement rangés font surface et, soudain, elle perd pied : toutes ses certitudes s'écroulent et le geste le plus simple éveille les pires angoisses.

Plus rien n'a de sens que la recherche frénétique de ces hommes qui ont traversé la vie de sa mère pendant les années où elles ne se parlaient plus. Ces hommes que Diane a haïs jusque... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Puszi
  19 juin 2018
Le poids des ombres, c'est le poids du passé pour Diane qui a oublié de vivre tellement elle est en rage contre sa mère Yseult. Il semblerait d'ailleurs qu'elle remonte à sa plus tendre enfance.
Dès les premières pages, on sait que la mère de Diane est morte. Sa fille s'en veut, elle n'a rien senti, rien vu venir. Il est vrai que durant sept années elles n'ont eu aucun lien entre elles. Au fil du roman, Marie Laberge nous invite à suivre les pas et les pensées de Diane suite à cette terrible nouvelle. On découvre peu à peu les raisons de leur brouille. Alors que les préparatifs des fêtes de Noël battent leur plein dans la plupart des familles, Diane sombre. Elle se rappelle son enfance, sa jeunesse, la manière dont sa mère la traitait (le pou). Pour tenter de comprendre ce qui s'est passé, elle interroge des personnes qui l'ont côtoyée. Il lui faut un coupable. Elle accuse, se saoule, finit ses nuits avec des inconnus jusqu'à ce que l'un d'eux l'aide à prendre du recul, à arrêter de se détruire et à prendre conscience de sa part de responsabilité dans la vie qu'elle mène.
J'ai moins aimé ce livre que ceux que j'ai précédemment lu de cet auteur. J'ai été déroutée par le personnage de Diane. Elle m'agaçait au début puis elle a fini par me toucher. J'ai commencé à voir sa part d'humanité. Je me dis qu'une deuxième lecture m'aiderait peut-être à voir et goûter la puissance de ce texte peut-être plus exigeant à lire pour moi que les précédents. Je vais poursuivre mon chemin de lecture avec Marie Laberge.
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LiliGalipette
  03 juillet 2009
Roman de Marie Laberge.
Diane perd pied le jour où elle retrouve Yseult, sa mère, suicidée. Cette mort préméditée fait plonger Diane dans un ressentiment qu'elle traîne depuis l'enfance. Pour elle, Yseult, superbe blonde sensuelle et séduisante, a été une mauvaise mère qui l'a privée d'amour. Diane cherche depuis toujours à ne pas lui ressembler, à rejeter de son côté tous les plaisirs de la vie, qui lui sont abjects parce qu'identifiés par Yseult. Diane cherche à retrouver tous les hommes qui ont marqué l'existence de sa "putain" de mère, hommes tous réduits aux bagues somptueuses qu'ils offraient. Entre alcool et lucidité, Diane se débat dans sa rancoeur et ses souvenirs. Un homme, rencontré au hasard d'un soir, va l'aider à se retrouver et à pardonner.
C'est une histoire âpre. Les premières pages qui décrivent le cadavre à la morgue ont de quoi laisser tomber le livre... Mais l'écriture est profonde et les douleurs sont palpables. À ne pas lire si le conflit oedipien avec sa mère n'est pas résolu...
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ClarineB
  03 mai 2017
Voilà un roman comme je n'en avais pas lu depuis longtemps. L'écriture est saccadée, incisive, directe… à l'image du caractère des deux personnages qui animent ces pages. Une fille, Diane, et sa mère, Yseult. Bien que morte (c'est là l'objet de ce livre), Yseult est un personnage capital du roman, omniprésent, à cause de l'emprise qu'elle a eue, toute sa vie, sur les hommes qu'elle a croisés et sur sa propre fille. À moins que ce ne soit l'inverse… C'est un roman puissant ! Il nous plonge dans la complexité des liens mère/fille.
L'une vit la vie follement, intensément. L'autre la rêve avec autant de passion. Ces deux êtres liés par le sang sont diamétralement opposés. Une opposition et une attraction tellement fortes qu'elles poussent les deux femmes à se séparer. Après de longues années sans s'être revues, Diane doit reconnaître le corps de sa mère à la morgue. Mais pourquoi Yseult, qui aimait tant la vie, a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Diane ne comprend pas, n'accepte pas. Elle est en colère.
Commence alors un long processus, un combat intérieur et extérieur violent, à la recherche de l'oubli, de l'acceptation. Et de réponses concrètes. Qui, quel homme, a poussé sa mère au suicide ?
Entre adoration et détestation, amour et haine, le poids des ombres est un roman excessif ! Pas au sens négatif du terme non… ce sont ces excès cumulés qui en font une histoire extraordinairement palpitante. le livre à peine commencé, j'ai plongé tête la première et l'ai dévoré sur un weekend.
Après cette immersion totale et envoûtante, je dois avouer avoir été triste de quitter les personnages. Les deux femmes sont attachantes… leur emprise sur les gens qui croisent leur chemin va jusqu'à nous atteindre, nous lecteurs, et à regretter de refermer le livre et de laisser l'une à sa mort, l'autre à sa vie enfin trouvée.
En bref ce livre est un régal. Je suis très heureuse que les Éditions Stock m'aient permis de le découvrir. J'ai par la même occasion découvert une auteure québécoise que je ne connaissais pas. Après un tel coup de coeur je compte bien lire d'autres romans issus de son Oeuvre.
Lien : https://merveilleusesescapad..
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Mel45
  26 juillet 2018
Le travail que fait l'auteur n'est pas négligeable et je ne doute pas de son talent sur ses autres oeuvres. Néanmoins, j'ai pas réussi à être atteinte par l'histoire de Diane. Je n'ai pas parvenue non plus à m'imprégner des descriptions.
L'histoire est celle d'une fille qui a perdu sa mère et c'est tout. Aucune évolution pendant l'histoire à part à la toute fin du livre où l'histoire change un peu. C'est lent, redondant et il à fallu que je me motive pour aller l'ouvrir à chaque fois. D'ailleurs, je ne suis pas parvenu a le finir à 30 pages de la fin.
L'avantage que le livre est qu'il possède de petits chapitres qui permettent de s'y retrouver plus facilement.
Je ne sais pas comment interpréter la lecture confuse. Es-ce parce que c'est pour reflété l'état d'esprit du personnage principal ?
Le personnage de Diane est décevant....
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Cocotte8017
  16 février 2015
Le Poids des ombres es un livre touchant sur les ralations mère-fille qui décrit la descente aux enfers de Diane à la suite du décès de sa mère Yseult à qui elle n'a pas adressé la parole depuis plusieurs années.
J'ai trouvé l'écriture de Marie Laberge très riche et très belle, elle décrit de façon remaruqable ses personnages et nous fait ressentir les sentiments qui les habitent. L'ambiance de ce roman est lourde, le rythme est lent, les dialogues peu présents. La relation complexe entre Diane et Yseult est bien décortiquée. Plus je lisais, mieux je comprenais les comportements de chacune et plus j'étais bouleversée et attristée par cette relation inachevée.
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   15 juin 2017
Un vaste domaine que la romancière québécoise explore avec acuité et une intensité qui est dans sa manière mais avec, peut-être, un peu trop de TROP dans les personnages qu’elle met ici en présence.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
Elle était morte. Sa mère était morte et elle n'en avait rien su. Pire, elle n'avait rien senti, rien deviné, pas la plus infime intuition. Alors qu'elle aurait été prête à jurer que, d'où que ce soit dans le monde, elle aurait pu sentir l'emprise se relâcher. Comme si la lune, d'un coup, desserrait son attraction sur la mère et que les eaux, soulagées, se relâchaient et inondaient le continent. Non, aucun soulagement, aucune altération

Elle aurait donc jurer pour rien. ("Moi vivante, tu n'as jamais été douée, pourquoi ça te prendrait à ma mort?") Elle entend d'ici sa mère ricaner. L'aurait-elle seulement dit? Elle se serait contentée de le penser, avec ce sourire inimitable.

Non, elle ne veut même pas se rappeler ses yeux. Elle ferme les siens très fort un instant, puis elle lève la tête: la cafétéria des employés choyés de la société Napa est bondée. Elle a l'impression étrange d'y être pour la première fois de sa vie, de ne rien reconnaître. Beaucoup de complets-veston sombres, des cravates sobres sur des chemises qu'on s'attend à voir craquer tellement elles sont impeccablement amidonnées.






Jamais on ne pourrait imaginer le plus petit des désordre pileux sous ces chemises finement rayées: juste un poitrail de marbre blanc, prêt pour l'embaumeur. Un poitrail qu'aucun respir, aucun soupir le soulèvera plus jamais.

Non. Elle s'égare encore. Elle avait fixé le torse de sa mère pendant une éternité pour lui intimer l'ordre muet de rester là, immobile, pour lui interdire de se soulever et de tout recommencer. Elle hésitait seulement à déterminer si elle était demeurée là, terrifiée, ou si elle avait réussi à terrifier le corps de sa mère.

Elle sourit: il fallait qu'elle soit folle pour croire pareille aberration, rien ne terrifiait jamais Yseult Marchesseault. Rien. Et surtout pas sa fille, cette pauvre chose incapable d'exister par elle-même.

-Je peux m'asseoir ?
Qui est cet homme ? Ce sourire plein de dents, parfait, irréprochable. Il doit même avoir bonne haleine. La chemise est blanche finement lignée de rose, la cravate...
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fanfanouche24fanfanouche24   16 février 2018
ça brûle au fond de ses poumons, quelqu'un a mis des larmes dans sa poitrine, ça coupe, ça arrache. (p. 85)
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PusziPuszi   17 juin 2018
Peut-être que tout l'amour du monde n'aurait pas su te protéger. Peut-être que tu étais venue pour me damner, me rappeler sèchement qu'aimer soutient mais ne sauve pas. Pas de rachat. p.428
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PusziPuszi   19 juin 2018
Adieu, ma déchirure. Oui, ça suffit, je vais laisser passer la mort, je vais me pousser encore une fois et la laisser fendre ma vie, démolir mes jours. Adieu, Yseult, je n'accepte pas, je comprends et je t'aime. Je ne supporte pas de ne pas avoir eu le talent de te retenir, la force d'empêcher ton élan. p.430
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PusziPuszi   17 juin 2018
Elle voudrait s'asseoir par terre et s'incruster là jusqu'à ce que la nuit tombe et que plus rien n'arrive, ni lever, ni coucher de soleil, juste l'immobilité de la nuit noire. Juste ce temps qui file en ayant l'air de rester sur place. Elle voudrait ouvrir sa poitrine pour soulager l'oppression. Juste ouvrir son ventre et le vider de son mal. Sans violence. Comme ça, pour faire de l'ordre, comme on vide un tiroir. p.70
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