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EAN : 9782268084800
132 pages
Les Editions du Rocher (18/08/2016)
2/5   3 notes
Résumé :
Il y a Tom, Joy, Bébert, Katia, Riton, l'amitié, le rock et, un matin, ce coup de téléphone que Tom reçoit : son grand-père vient de mourir. Accompagné de Joy, Tom prend l'autoroute pour le Sud-Ouest. Pendant que les bornes défilent, ils parlent : lui du képi blanc de son grand-père, elle du goût des frites. Le lecteur les écoute comme un passager de covoiturage. Le sérieux bienveillant des platanes est un roman blablacar. Mais à Lumac, dans la maison de son enfance... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
gavarneur
  28 septembre 2016
Il y a un style dans ce livre, c'est un bon point. Savoir à qui il convient, et en particulier s'il me convient pourrait être une bonne question. Je n'ai pas de bonne réponse.
Donc je vais commencer par dire que les personnages, eux, ne m'ont pas tellement plu. Ou plus exactement je n'ai pas tellement aimé les partis pris de l'auteur sur eux. C'est bien d'aimer ses créatures, je pense que c'est essentiel pour un auteur, mais il est parfois difficile de faire partager ses points de vue à ses lecteurs. Pourquoi tous les publicistes seraient-ils des affreux, hypocrites et sans coeur, pourquoi les prostituées doivent-elles être, elles, des reines de coeur, les musiciens des êtres supérieurs, les voleurs des vengeurs masqués, les prêtres des lubriques sympathiques, les grand-mères de campagne des saintes et les notaires des salauds... j'en rajoute à peine : un tel conformisme jusque dans le paradoxal m'a énervé.
Alors pour revenir au style : pas plat, mais m'a pas plu, ou m'a plus plu au bout de peu de pages. Abus de la répétition (incantatoire ? Plutôt tireuse à la ligne). Pas triste : oui, c'est bon ça, perso "où est le bec" me gonfle. Bavard : oh que oui. Argotique : oui. Abus de mots à la mode oui. Allusions coquines sans en dire trop : oui mais ça sert à quoi ? Alors tout ça juste pour qu'on puisse dire qu'il a un style ? Je répète : c'est déjà un bon point, c'est déjà mieux que X et Y, en tête des best-sellers en France depuis quelques années (sans oublier Z, bien sûr). Mais aguicheur, facile, et finalement ne remportant pas mon suffrage.
Et sur le contenu de la narration : « roman bref, nerveux, mais avec quelques notes de lumière » a écrit l'auteur en me dédicaçant l'ouvrage*. Et c'est vrai. Lumineuses ses pages sur les platanes, pas d'une originalité folle (chez moi aussi les cons se vengent sur les platanes quand le treizième de la rangée de droite tue un de leurs copains en faisant un pas en avant vers la route le jour où le copain a trop bu et s'endort au guidon), mais oui, des pages sur les platanes sont belles, celles sur les villages, la pèche et les tourtes aussi. En revanche, sur la fin je n'ai pas aimé la description du résultat d'une agression (ratée, trop légère sur un sujet trop grave, ne cause aucune empathie) et pas supporté la suite des événements et la façon de la présenter comme naturelle.
Un dernier mot pour monsieur l'éditeur, qui a mis en 4e de couverture : « Pendant que les bornes défilent, ils parlent : lui du képi blanc de son grand-père, elle du goût des frites. le lecteur les écoute comme un passager de covoiturage. le sérieux bienveillant des platanes est un roman blablacar. » C'est quoi ce délire ? 10% de ventes en plus espérés par cette allusion à blablacar ? Ou une critique pour dire que c'est aussi bavard et pas plus malin qu'une conversation moyenne pendant un covoiturage ? Je m'interroge.
*est-ce habituel, de faire la claque pour son livre quand on le dédicace ?
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Melopee
  06 septembre 2016
Il s'appelle Tom et c'est un homme qui est encore dans la fleur de l'âge et qui enchaine les cuites. Brouillé avec son père qu'il juge psychorigide et rondouillard, c'est pourtant lui qui l'appelle pour lui apprendre le décès du grand-père.
Ce livre est donc le retour aux sources, au Sud-est qu'il a quitté et le parcours en voiture pour assister à l'enterrement. Dans son sillage, il entraine Joy, une fille un peu candide, un peu groupie qu'il fréquente depuis 5 ans. C'est donc en couple qu'ils entreprennent de regagner Lumac, Paulac… ces villes qui l'ont vu grandir.
Il a adopté le mode de vie parisien : vadrouille la nuit, boit et fume, joue du rock et est donc à mille lieux de la campagne de ses grands-parents. Mais le deuil permet de se rapprocher d'un grand-père qui a été un complice aux idées arrêtées. Il a fait la guerre et a toujours été un fervent amateur des platanes (et de leurs grandes feuilles ombrageuses) qui peuplaient les environs. Il nous dépeint un homme haut en couleurs et qui a fait le bonheur autour de lui.
Dans une langue très imagée et très orale, Christian Laborde donne vie à des personnages qui sont de grands enfants emplis de rêves. Car si la mort est la conclusion d'un chapitre, elle donne lieu à s'interroger sur le but de sa propre vie et ça, Tom l'a bien compris. On l'accompagne donc, pas à pas, dans son équipée reconstructrice.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   29 septembre 2016
Pour rien au monde, Joy n'aurait manqué le jour de frites. Le pion aussi aimait le jour des frites : ça ne chahutait pas ce jour-là, il faisait les cent pas dans l'allée centrale du réfectoire sans avoir à gueuler, personne ne se battait, tout le monde se régalait.
- Tu vois mon Tommy, dans la savane, y a la trêve de l'eau, au bahut y avait la trêve des frites ! Et le mec qui en profitait le plus, c'était le prof d'histoire. On l'avait juste après. Il était chiant, je te dis pas. Mais on n'avait pas la force de l'emmerder : on digérait. Tu vois, mon Tommy, ils ne devraient pas interdire les frites. Ils sont trop cons.

(page 45)
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gavarneurgavarneur   28 septembre 2016
Mais non, c'est pas une conasse... Elle a des goûts de chiottes, d'accord, mais c'est pas une conasse... Tu sais, Katia, elle s'est battue. Elle était déléguée syndicale, dans la boîte d'électroménager où elle bossait. Ils ont décidé de fermer, la grève a été dure, et Katia a séquestré le patron. Ils étaient plusieurs, mais c'est elle qui était à l'initiative du truc. Y a un repreneur, des emplois ont été sauvés, mais Katia a morflé : chômage + tribunal.
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MelopeeMelopee   06 septembre 2016
« Pépé », ça vient de Lumac, du bord des rivières, des vieilles maisons, de Lumac, oui de Lumac où mon grand-père m’attend dans son cercueil ouvert. […]
Y avait pas, c’est sûr, le mot « pépé » dans l’enfance de Joy. […] Et ce mot, elle l’aura gardé dans un coin de sa tête – elle garde tout, Joy -, en se disant qu’un jour il pourrait servir. Et elle vient d’en user. Pour moi. Afin que j’aie moins de peine. Car pépé, c’est un mot sans électricité, sans chahut, sans violence, un mot doux comme une caresse. Car « pépé », c’est pas « papy », y a pas de i, pas de cri. C’est un mot qui dit : chut ! La bougie s’éteint, c’est tout, c’est bien : pourquoi avoir du chagrin ?
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