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EAN : 9782258144200
960 pages
Éditeur : Omnibus (31/08/2017)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Avec ces trois romans, Christian Laborie nous invite à un beau voyage dans le passé, le patrimoine et la culture des Cévennes.

L'Appel des drailles - Au début du 20e siècle Antoine Chabrol s'installe l'été sur le Causse pour cinq mois avec son troupeau, laissant sa femme et leurs quatre enfants. Mais une année la révolte éclate dans la région et les secrets de famille des Chabrol remontent à la surface.
Les drailles oubliées - La Première Guer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Renod
  31 octobre 2017
Au printemps, les bergeries des Cévennes s'éveillent après un long hivernage. Hommes et bêtes s'animent d'un regain de vie et d'un souffle de liberté. Ils s'apprêtent à emprunter les drailles, ces chemins tracés par les troupeaux depuis des millénaires qui permettent de rejoindre l'estive. Les bêtes sont parées de pompons et de sonnailles. le tumulte des cloches éclate au coeur des villages et des montagnes que le troupeau traverse. Le berger en tête, accompagné de son âne et de l'un de ses chiens, ouvre le chemin d'un pas lent et cadencé à son armée de brebis.
Antoine Chabrol (hommage discret à l'écrivain cévenol) est un de ces bergers qui partent s'emmontagner chaque année à la Saint-Médard. Fébrile, il répond à l'appel des drailles qui le tiendront éloigné des siens pendant plusieurs mois. Isolé sur son causse avec son troupeau, il goûte un sentiment de liberté et de communion avec la nature. Mais cette liberté est toute relative. En effet, Antoine est métayer et travaille pour le compte des Donnadieu, sous le contrôle d'un régisseur implacable, le Breton Legarec. Après avoir géré les soucis de l'estivage, Chabrol va devoir affronter à son retour les aléas de la vie familiale ainsi que les contraintes imposées par son maître. Et le cycle des estives qui semblait éternel va être bousculé par un XXème siècle riche d'épreuves et de souffrances.
Le second volume de cette saga familiale va aborder les deux guerres mondiales ainsi que l'agitation de l'entre-deux-guerres. Christian Laborie livre un roman ancré dans L Histoire, peut-être trop, puisque les générations de Chabrol semblent n'être orchestrées que dans le seul but d'illustrer les principaux événements et les évolutions économiques et sociales de cette période. C'est le cas par exemple de la Première guerre mondiale. L'auteur évoque l'enthousiasme des pantalons rouge-garance, les batailles de la Marne et de Verdun, les fraternisations et les mutineries...Le conflit est traité dans sa globalité et on s'éloigne du terroir cévenole. Mais il est vrai que seul le récit de ces tourments historiques permet de comprendre l'oubli des drailles.
Deux arbres ont compté dans l'histoire des Cévennes : le châtaignier, surnommé "l'arbre à pain" car il procurait la farine et nourrissait toute la région, et le mûrier blanc, surnommé "l'arbre d'or" car il permettait aux paysans de nourrir leurs vers à soie producteurs de cocons. L'éducation des vers à soie représentait une ressource importante pour ce terroir et Christian Laborie va s'attacher à incarner cette industrie dans le portrait de deux familles. L'industrie de la soie va connaitre de nombreuses et profondes mutations au cours du XIXème siècle, qu'elles soient politiques ou économiques. Les filatures vont s'industrialiser rapidement. Quant aux sériciculteurs, ils vont devoir affronter un fléau qui met en danger leur production, la pébrine, une maladie du ver à soie, à un moment crucial où la concurrence internationale émerge.
Les trois romans de ce volume permettent de découvrir le patrimoine des Cévennes au travers de deux activités essentielles pour ce terroir : l'élevage ovin et la sériciculture. Ces deux activités ont aussi bien façonné les paysages que les caractères de ses habitants. On découvre des hommes attachés à des libertés obtenues après de sanglantes luttes. Mais les Cévennes, bien qu'étant enclavées, vont être secouées par les bouleversements des XIXème et XXème siècles. Christian Laborie nous permet de mieux appréhender la réalité de ce pays en nous présentant ses traditions et don histoire. Il parvient à partager son attachement pour ce terroir puisque je me suis promis de le découvrir dans peu de temps.
Je remercie Babelio et les éditions Omnibus de m'avoir permis de découvrir cet auteur... et cette région !
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Domichel
  30 octobre 2017
Fin XIXe dans le pays Cévenol, Antoine Chabrol part pour l'estive, la transhumance d'été, avec ses moutons, brebis et quelques chèvres, à travers les drailles, ces chemins escarpés et souvent étroits qui le mèneront, lui et ses bêtes sur les plateaux herbeux du Causse, où ils passeront cinq mois loin de toute vie familiale.
Auguste Donnadieu, châtelain autoritaire, lui confie comme à d'autres métayers son cheptel, tandis que sur ses terres il entretient ses vignes, secondé par l'ombrageux régisseur Legarec, qui n'hésite pas à user de son emprise sur les familles au service de son patron, ou sur les ouvriers espagnols venant se louer chaque année pour les vendanges.
À Quérac, Adeline la femme d'Antoine, et Adrienne Coste, celle de Joseph parti lui aussi à l'estive, s'entraident en voisins pour s'occuper des bêtes restées à la métairie, tout en rêvant pour leurs enfants d'un avenir meilleur, notamment grâce à l'éducation que la République dispense gratuitement sur le pays.
Tout semble organisé suivant la tradition, sans espoir de changement, chacun à sa place de bas en haut de l'échelle sociale. Mais le siècle nouveau arrive et les idées progressent, et le calme apparent de la vie paysanne risque de ne pas durer.

« le Bonheur en Cévennes » est un recueil de trois romans de Christian Laborie parus entre 2004 et 2007, « L'Appel des drailles et Les Drailles oubliées » qui constituent un récit, et « l'Arbre d'or » qui en est un autre. L'auteur, originaire du nord de la France et cévenol d'adoption, s'est pris de passion pour son ”nouveau pays“, et en témoigne depuis plus de vingt ans à travers ses livres. À la façon de Jean Giono pour la Provence, de Pierre Magnan son disciple des Basses-Alpes, ou encore Per-Jakez Hélias pour la Bretagne, Maurice Genevoix en Sologne, Henri Vincenot en Bourgogne et tant d'autres, Laborie exalte dans une écriture naturaliste la vie des paysans à la naissance du XXe siècle.
Entre la vie des bergers qui ”s'endraillent” chaque année pour l'estive, celle de leurs familles restées au village pour la vigne et d'autres travaux paysans, c'est une suite de descriptions qui fleurent bon le terroir et la vie simple des Cévennes, que nous propose l'auteur. Ça sent bon la châtaigne, le suint de la laine, on goûte aussi la saucisse sèche, le fromage de chèvre et le vin un peu dur de la région. L'écriture de Laborie est faite aussi du contraste entre le quotidien apparemment simple et ordonné, et l'évolution des pratiques empreintes de modernité qui apparaissent à la veille du grand conflit qui se prépare et les bouleversements politiques de tout le continent européen.
On s'attache rapidement à ces paysans, leurs amis, leurs maîtres et à leurs amours, leurs disputes, même leurs malheurs. On s'émerveille souvent de ces paysages changeants d'une saison à l'autre, d'une vallée à un causse ou une vigne. Mais aussi on peine à leurs côtés, à partager tous ces malheurs qui s'abattent tant et souvent au mêmes endroits, sur les mêmes gens. On peine aussi à lire car le rythme est lent, très lent (trop lent) et même si on vit au rythme des saisons et des estives, on a l'impression de se relire, et on n'est plus surpris de trouver au détour d'une page le rebondissement (si j'ose dire) qui se préparait depuis longtemps. Ce n'est pas mal écrit, certes non, mais il manque souvent cette petite flamme qui donne plus de vie à une saga familiale, cette pointe d'héroïsme au coeur de la guerre qui grandirait un personnage, ou simplement une passion plus vive dans ces amours paysannes ou ancillaires.
En revanche « L'Arbre d'or » qui commence en 1847 dans le milieu de la magnanerie (élevage des vers à soie) est à ce titre plus enlevé. Les rapports humains entre les paysans et les industriels sont plus marqués et l'interaction entre la production de la soie par les uns et son utilisation par les autres, complique encore l'apparent ordre social établi entre humbles et puissants.
Je ne me suis pas toujours ennuyé, mais j'ai souvent eu envie d'aller plus loin pour faire avancer le récit, qui manque par ailleurs de repères temporels car d'une estive à l'autre (toujours les mêmes) on ne sait plus toujours où l'on en est.
J'ai cependant passé de bons moments en compagnie d'Antoine et ses brebis, là-haut sur le causse, de ses enfants qui entre l'appel des drailles et celui de l'école, avaient bien du mal à se décider, des femmes qui restées à la métairie s'occupaient des enfants et des bêtes, allaient donner un coup de main au château et assuraient la descendance de la famille… Je vous conseille ce livre (ou ces livres car il en contient trois) si vous aimez passer du temps auprès du feu dans un bon fauteuil et n'avez pas peur de “piquer du nez” à l'occasion.
Je profite de ces derniers mots pour remercier les Éditions Omnibus et Babelio avec l'opération Masse Critique de la rentrée qui m'ont fait découvrir la vie des causses cévenols et leurs habitants attachants.
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Ardwen
  28 octobre 2018
[Livre gagné au Masse Critique – un grand merci à l'édition Omnibus et à Babélio pour ce livre !]
Je commence cette critique pour L'appel des drailles et les Drailles oubliées qui se suivent (2 des 3 histoires du livre). L'auteur raconte l'histoire fictive d'une famille de bergers des belles Cévennes durant tout un siècle. Un siècle qui englobe notamment les deux grandes et tragiques guerres mondiales.
Je mets rarement 5 étoiles pour un livre. Hors-là c'est avec joie et respect que je le fais. Christian Laborie est un auteur avec un immense tallent. Pas une fois en 626 pages je ne me suis ennuyé. La lecture est d'une grande fluidité et le rythme des histoires de vie des différents personnages captive du début jusqu'à la fin. de plus, pas une fois l'auteur joue sur la surenchère lors des événements tragiques. Il n'y a pas ce côté « sensationnel » que malheureusement trop d'auteurs abusent dans leurs romans.
Cette saga est aussi emplie de sagesse, de bienveillance, d'amour et de poésie. La première partie met l'accent sur le métier de berger et le lien avec les fameuses drailles. le second tome met quant à lui l'accent sur la tragédie des deux Grandes guerres. La fin de cette saga s'achève sur les changements des pratiques de travail avec l'arrivée de l'industrialisation et pose de nombreuses questions sur l'avenir des transhumants…
Côté personnages, forcément on a beaucoup d'attachement pour Antoine Chabrol, le personnage principal de l'histoire, sa femme Adeline, ses filles, ses fils et notamment son fils François qui a un moment de l'histoire fait preuve d'une grande sagesse. le plus beau et incroyable personnage pour moi revient à celui de Mathilde qui a elle seule témoigne de ce qu'est la patience et l'amour, magnifique personnage !
Parfois, on s'attend à ce qui va se passer parmi les histoires mais cela n'enlève rien à la magie du livre.
Petites parenthèses, j'ai bien aimé aussi les références historiques en lien avec la ville d'Amiens, de Verdun, Nancy, etc. mais aussi à Jessy Owens (champion Olympique en 1936 à Berlin).
Bref, ce livre est une merveille sorti des drailles des Cévennes ! Une saga qui restera gravé dans ma mémoire comme les pas des longues transhumances sur les drailles !
Pour le livre "L’arbre d'or", l'auteur aborde le thème de la sériciculture pendant sa longue période de déclin ; à cause de la pébrine (maladie des verres à soie). La lecture est toujours aussi fluide mais l'histoire est surtout accès sur une histoire d'amour avec un côté de déjà vue. C'est sympathique mais je n'ai pas éprouvé la même saveur que l'aventure des drailles.
Encore merci Babelio et l'édition Ominibus pour la découverte de cet auteur ! Plus qu'à lire les autres !
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haros
  22 novembre 2018
Ce "pavé" est composé de 3 romans dont les 2 premiers sont les tomes 1 et 2 d'une même histoire. En effet, les romans L'Appel des drailles et Les drailles oubliées racontent l'histoire de la famille Chabrol sur presque un siècle. 
Le tome 1, L'appel des drailles nous fait découvrir la famille Chabrol. Nous sommes fin du 19ème siècle, Antoine et sa femme Adeline forment une belle famille avec leurs enfants. Leur vie est rythmée par la transhumance. Antoine mène ses chèvres sur les hauteurs des Cévennes, 5 mois par an. Un déchirement pour Adeline, qui reste seule à gérer la ferme et leurs enfants en bas âge. Cependant, elle sait qu'au-delà de l'obligation, Antoine a besoin de partir sur les drailles qu'il connait depuis son plus jeune âge, cela lui est aussi vital que l'air qu'il respire. Cela fait parti de lui. Les terres et le troupeau appartiennent au châtelain. Ils sont pauvres mais un amour profond unis cette famille.
Le tome 2, Les drailles oubliées, nous projette quelques années plus tard. Les enfants sont presque tous adultes. le monde vient de vivre la première guerre mondiale.La famille Chabrol est toujours unis mais elle a connu ses drames. C'est plus la vie des enfants que nous suivons et les changements de société inéluctables.
L'arbre d'or, n'est pas du tout un tome 3. Nous faisons la connaissance de Damien et sa famille. Ces paysans vendent les cocons de soie des vers à soie à une usine de textile de la région. Nous restons dans la nature,  découvrons un autre univers toutefois les thèmes sont identiques.
Tout d'abord, j'ai pris grand plaisir à faire la connaissance de la famille Chabrol. Je me suis attachée aux personnages assez facilement malgré leur nombre. Y compris aux personnages secondaires. J'ai eu plus de mal à m'attacher aux personnages de l'arbre d'or car je l'ai lu quasiment dans la foulée et j'ai eu du mal à oublier la famille Chabrol.
Pour les 2 histoires, j'ai découvert une façon de vivre en phase avec les lois de la nature. D'ailleurs les descriptions m'ont fait visualiser sans peine les scènes en montagne. Les 2 familles sont semblables : famille de paysans, durs au labeur, famille aimante et soudée, avec des valeurs fortes. Les personnages de terroir, sont attachés à la terre, à leur métier transmis de père en fils. 
On reste toujours dans l'opposition paysans et pauvres contre riches et patrons. de même, le thème de la scolarité tient une bonne place dans l'écriture : les études permettent l'affranchissement à un "seigneur", une autre vie possible. J'en déduis, que ce sont des thèmes chers à l'auteur. J'ai beaucoup apprécié le style d'écriture fluide de Christian Laborie qui, en toute simplicité a su m'émouvoir et me tirer les larmes plus d'une fois.
L'auteur a su distiller les secrets de famille, les chagrins et drames de la vie de façon naturelle. Et nous a replongé dans des faits historiques comme les 2 guerres mondiales sans en faire un ouvrage scolaire et indigeste. de même, j'ai pu retrouvé dans les 2 histoires, les prémices du changement de société : les premiers pas dans l'industrialisation ce qui a éteint certains métiers.
J'aurais pu détailler plus sur chaque roman et faire une chronique distincte hors j'en aurai trop dit. Ma préférence revient largement au tome 1 L'Appel des Drailles qui m'a beaucoup émue. Et pour lequel j'avais l'impression de retrouver (peut-être) un bout du quotidien de mes ancêtres paysans. Dans le tome 2, tout va plus vite, y compris le monde, la société...J'ai préféré le rythme plus lent des drailles...
Je vous conseille de lire les 2 tomes ensemble mais d'attendre un peu avant de lire l'Arbre d'or, sous peine de lire une histoire semblable et de prendre moins de plaisir à la lecture. 
Je conseille ce recueil de 3 romans à tous les amoureux de la nature, de la vie au 19 ème siècle. 
Je remercie Babelio et les éditions Omnibus pour cette belle découverte. J'avais très envie de lire Christian Laborie : c'est chose faite et j'en suis ravie.
Lien : http://www.hellobeautymag.fr..
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Rhodopsine
  22 octobre 2017
Masse critique
Défi ABC 2017-2018
Un bon pavé trapu qui regroupe trois romans, les deux premiers retraçant l'histoire d'une famille sur quatre générations, des premières années du XXème siècle aux années 60, le dernier est un prétexte à un long et pesant exposé sur la culture des vers à soie à la fin du XIXème siècle.
Les Chabrol sont des bergers dans les Cévennes, vie dure de métayers dans une région au climat difficile. Tous les clichés y sont: le père taiseux, le propriétaire arrogant, la jeune fille séduite par le fils du châtelain, la mère poitrinaire... Facile à lire, un peu écoeurant comme une pâtisserie trop sucrée, il reste une jolie balade en Cévennes, comme une randonnée sur des drailles plus qu'un roman à l'intrigue trop convenue et aux dialogues particulièrement artificiels.
Quant au troisième roman, n'ayant qu'un goût modéré pour les guides touristiques et un intérêt modeste pour l'élevage des vers à soie, je me suis carrément ennuyée, d'autant que là encore l'intrigue est on ne peut plus prévisible.
Merci à Babelio et Omnibus pour le voyage en Cévennes!
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   01 octobre 2017
C'était l'appel, le grand frémissement. L'esprit de la montagne s'insinuait dans celui des hommes. Les drailles étaient comme les bras d'une femme, envoûtantes et charnelles. Elles attiraient les bergers et les retenaient, se faisaient câlines et perverses, ne les relâchaient que lorsqu'elles n'avaient plus de chaleur à leur donner, et pour mieux les reprendre.
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RenodRenod   03 octobre 2017
Trouve ton chemin et ne renie jamais tes origines. Car un arbre privé de ses racines ne dure jamais et finit toujours mangé par les termites.
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ArdwenArdwen   28 octobre 2018
A bout de forces et de lassitude, ayant maintenu ce lourd héritage par amour pour lui, elle préféra, elle aussi, s'en aller sans faire de bruit. Comme elle était entrée avec discrétion dans la vie de son grand amour de jeunesse, sans perturber l'existence des siens, elle s'évanouit par un matin de rosée, tandis que l'aube s'immisçait entre les crêtes.
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ArdwenArdwen   28 octobre 2018
Déjà Justin était parti loin des champs de bataille. Son esprit planait au-dessus de sa souffrance, léger comme le vol de l'aigle sous la voûte éthérée. Il ne sentait plus ses douleurs, n'entendait plus le bruit des fusils.
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ArdwenArdwen   28 octobre 2018
Toutefois, à l'aube de la nouvelle décennie, David, avec sa Maison de la Transhumance et ses chemins balisés, laissait l'espoir que les drailles ne seraient jamais tout à fait oubliées pour les hommes épris de liberté.
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Vidéo de Christian Laborie
Christian Laborie met en avant ses sources d?inspiration. Après "Les Rochefort" et "L?Enfant rebelle", suite de la saga des Rochefort. En savoir plus sur « le Goût du soleil » : http://bit.ly/2dEn6IU
Né dans le nord de la France, Christian Laborie est cévenol de c?ur depuis plus de vingt ans. Il a notamment publié L?Appel des drailles (2004) et Les Hauts de Bellecoste (2011), ainsi que Les Rives Blanches (2013), Les Rochefort (2014), L?Enfant rebelle (2015), tous trois aux Presses de la Cité.
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