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EAN : 9782258094376
624 pages
Presses de la Cité (06/03/2014)
3.93/5   46 notes
Résumé :
Une saga riche en rebondissements.

Résumé
Nîmes, 1898. Un mystérieux inconnu dépose un nourrisson au couvent des sœurs de la Charité. Sept ans plus tard, celui-ci est adopté par les Rouvière, une famille de paysans qui, avec trois filles, manquait d'un héritier.

Ils ont pour voisins les Rochefort, à la tête de plusieurs manufactures de toile Denim. Entre secrets, amours et rivalités, le destin des deux clans ne va cesser de s'en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Nuageuse
  21 juin 2019
Quel souffle romanesque !
Un auteur que je ne connaissais pas et qui mérite d'être connu !
Les Rochefort nous emmène au XXème siècle auprès de deux familles que tout oppose mais qui seront liées par des mariages.
J'ai détesté le patriarche Anselme Rochefort qui ne vit qu'à travers sa manufacture de tissu en serge denim. L'auteur s'est renseigné sur ce fameux tissage et a pris le parti qu'il provenait de la ville de Nîmes.
Bon j'avoue quand j'ai vu le nom Lévis Strauss j'ai pensé tout de suite à l'anthropologue au lieu des Jeans... mais après j'ai percuté !
J'ai beaucoup aimé Sébastien Rochefort, adolescent, qui n'est pas d'accord avec la voie que son père a tracé pour lui. Son comportement m'a dérangé adulte bien qu'il soit resté fidèle à ses convictions et ne veuille toujours pas reprendre le flambeau des usines Rochefort.
J'ai adoré Faustine, la dernière de cette fratrie. Une telle pureté se dégage d'elle. Elle tiendra tête à son père a sa manière.
J'ai vibré avec la famille Rouvière et avec leur fils adoptif Vincent.
J'ai également beaucoup aimé les paysages de la campagne des Cévennes, du métier de paysans avec le lexique qui va avec !
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ladesiderienne
  05 août 2013
Grande lectrice de romans du terroir, il y a quelques années, j'avoue avoir un peu délaissé le genre, pensant en avoir fait le tour.
Je reconnais cependant que la lecture de celui-ci, prêté par une collègue, a été un réel plaisir. Christian Laborie ne se contente pas de mettre en valeur cette belle région des Cévennes qui lui tient tant à coeur, il nous dépeint également la France politique et économique de ce début du XXième siècle à travers le destin de deux familles issues de milieux différents. D'un côté, nous avons les Rochefort, industriels nîmois et de l'autre les Rouvière, paysans relativement aisés. En confrontant ces deux mondes, l'auteur va nous montrer combien la société urbaine et la société rurale ont encore des intérêts communs à cette époque. Il en profite également pour nous conter l'histoire de la toile de Nîmes (ou denim) qui exportée aux États-Unis révolutionnera l'univers du pantalon dans les mains de Levi Strauss créateur de l'ancêtre du blue-jean. En prologue, Christian Laborie évoque la controverse qui existe à propos de l'origine réelle de cette toile (elle pourrait venir de Gênes) tout en précisant que pour son roman, il a choisi la version nîmoise.
Même si le lecteur connait dès le départ le secret de famille qui pèse sur la famille Rochefort ( tout commence par l'abandon d'un bébé dans un orphelinat ) et donc pressent le dénouement, l'histoire est menée "tambour battant" et l'on ne s'ennuie pas une seconde, grâce principalement à des personnages au caractère bien trempé. Face à Anselme Rochefort, ce père orgueilleux et autoritaire, chaque enfant va devoir se rebeller à sa façon pour pouvoir exister, alors que chez les Rouvière, c'est l'amour familial qui prédomine face à la loi du sang. Les destins de ces deux familles vont être liés aussi bien par les intérêts financiers que par les sentiments.
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Mimi6231
  13 septembre 2020
Fin XIXème saga urbano rurale
Premier d'une saga de 5 tomes, je l'ai lu en second sans que cela nuise à la lecture.
En relisant la critique que j'ai faite concernant le second volume (lu en premier - ), je ne vais nullement me déjuger, bien au contraire.
Roman dans la pure tradition du roman de terroir et des sagas, les Rochefort nous accompagnent dans la fin du XIXème siècle en compagnie de deux familles, l'une urbaine, l'autre rurale. Certains esprits grincheux, diront que certains hasards, durant la guerre notamment, sont opportuniste mais ceux-là oublient que l'on est dans un roman et que la vie réserve aussi de grosses surprises.
A ces personnes allergiques au genre (ce qui est tout à fait leur droit, tout comme l'est celui de ceux qui l'apprécient), je leur conseille de passer vivement leur chemin et d'aller explorer les turpitudes d'auteur plus centrés sur leur nombril comme peut l'être une Amélie Nothomb.
Pour les autres, ceux qui aiment partager un bout de vie avec des personnes confrontées aux réalités quotidiennes de la vie, pour ceux qui aiment s'immerger dans une époque différente, dans des milieux qui se côtoient sans se mélanger, qu'ils s'empressent d'ouvrir cet ouvrage et de vibrer pour l'un ou l'autre des personnages selon sa propre sensibilité.
L'écriture est fluide, agréable, on comprend l'intention de l'auteur à la première lecture mais n'en est pas pour autant plate. Elle est suffisamment construite pour que l'immersion évoquée soit réelle et rapide.
Toujours à contre-pied des détracteurs systématiques et sans nuances, cet ouvrage ne s'oublie pas une fois la dernière page tournée ; on reste avec ces personnages, avec ce témoignage de cette époque, de ses conventions, de ses mentalités, de ses situations sociales ce qui conduit à une réflexion sur tous ces sujets et surtout sur leur évolution dans notre présent.
J'ai apprécié le choix de l'auteur de placer un arbre généalogique en tête de l'ouvrage mais par contre, j'ai regretté qu'il n'y ait pas une page avec la liste des chapitres. Ceux-ci étant introduits par un titre en quelques mots il aurait été plaisant de pouvoir resituer les événements dans leur succession.
Le hasard a fait que j'ai lu le second tome (initialement non prévu par l'auteur) en ignorant l'existence du premier. C'est en recherchant des informations sur cet auteur que j'ai découvert qu'il s'agit d'une saga. J'ai apprécié le second tome (lu en premier donc) et c'est avec grand plaisir que j'ai lu ce premier. Je pense que je lirai également les autres volumes, curieux de connaître le devenir de ces personnages et de cette société.
En conclusion : un très bon roman.
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Oona
  30 juillet 2015
La saga familiale par excellence ! Tout y est : complots, secrets, trahisons, passions... Sans oublier que Christian Laborie enrichit son intrigue d'informations très intéressantes sur L Histoire, les évolutions techniques du XX ème siècle, les conflits sociaux, le droit des femmes...
Un pur régal!
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Thierrydiegolea
  27 décembre 2021
Christian Laborie est un auteur que j'ai découvert il y a peu de temps qui mérite d'être connu !Les Rochefort c'est la saga familiale par excellence où se mêlent tout aussi bien amour, complots, trahisons mais aussi la petite histoire et la Grande Histoire. L'auteur a fait un énorme travail de recherches. J'ai pu de ce fait développer ma culture historique, en me référant aux nombreuses notes de bas de pages..
J'ai lu ce roman avec beaucoup d'intérêt. Chaque chapitre constitue un épisode d'une très bonne série que j'aurais pu regarde à la télévision. Les Rochefort et les Rouvière marqueront pour longtemps mon univers littéraire comme les Ewing de "Dallas" et la dynastie des Carrington ont élus domicile dans ma mémoire des années 80.
Lien : https://www.babelio.com/monp..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   01 août 2013
La chapelle du couvent donnait sur le monde extérieur par un vestibule sans fenêtre, fermé par une petite porte munie d'une grille ouvragée, un guichet pour les visites. Sœur Angèle en gardait précieusement le trousseau de clés sur elle, comme elle aurait gardé les clés du paradis. A ceci près que, à ses yeux inquisiteurs, cette porte ne donnait pas sur le paradis, mais sur l'univers des tentations, des convoitises, celui de tous les péchés, en un mot celui de Satan.
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ladesiderienneladesiderienne   02 août 2013
Les arènes semblaient cristallisées dans la lueur blafarde de la lune, tandis que les clochers des églises se hérissaient, telles des croix gigantesques, dans le ciel ténébreux d'un univers pétrifié.
La ville était déserte, noyée dans un silence sépulcral. Seuls, les chats noctambules, de leur pas gracile, osaient s'aventurer sous la lumière des réverbères. Leurs miaulements lugubres se perdaient dans les soupiraux où ils trouvaient refuges.
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ladesiderienneladesiderienne   02 août 2013
En politique, Jean-Christophe abondait toujours dans le sens de son père. Il montrait même souvent des idées plus radicales que les siennes, sans faire mystère de son goût pour l'autorité.
"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est une poigne de fer ! lança-t-il un soir, au détour de la conversation. Pour remettre la classe ouvrière au pas ! Non contents qu'on leur donne du travail, ces misérables voudraient encore travailler moins et gagner plus. Ils ont déjà obtenu une loi garantissant le repos hebdomadaire ; bientôt ils exigeront des congés payés à la charge de leur patron. On aura tout vu !"
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ladesiderienneladesiderienne   03 août 2013
En cachette, il se faisait aussi prêter par un élève de première, responsable de la bibliothèque, les œuvres de Proudhon, de Marx et de Louis Blanc, ainsi que les romans d’Émile Zola qui collaient davantage, selon lui, à la vie quotidienne et répondaient parfaitement aux difficultés rencontrées par la classe ouvrière. Ces ouvrages étaient interdits de prêt, car jugés subversifs pour de jeunes esprits formés dans la plus pure tradition de la morale jésuitique. Il ne s'en délectait que plus !
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TomducausseTomducausse   11 octobre 2020
Acheté dans un vide grenier j'ai dévoré cette grande saga familiale. Pas de meurtres. Pas de crimes. Des secrets, des alliances, des vengeances, des romances...Le tout dans un cadre enchanteur au cœur du Gard. Un régal de lecture.
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Videos de Christian Laborie (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Laborie
Christian Laborie met en avant ses sources d?inspiration. Après "Les Rochefort" et "L?Enfant rebelle", suite de la saga des Rochefort. En savoir plus sur « le Goût du soleil » : http://bit.ly/2dEn6IU
Né dans le nord de la France, Christian Laborie est cévenol de c?ur depuis plus de vingt ans. Il a notamment publié L?Appel des drailles (2004) et Les Hauts de Bellecoste (2011), ainsi que Les Rives Blanches (2013), Les Rochefort (2014), L?Enfant rebelle (2015), tous trois aux Presses de la Cité.
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