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EAN : 9782266113175
224 pages
Pocket (14/03/2001)
3.92/5   549 notes
Résumé :
Lorsque Emmanuelle a sept ans, elle découvre la langue des signes. Le monde s'ouvre enfin. Elle devient une petite fille rieuse et "bavarde".
A l'adolescence pourtant, tout bascule. Aux désarrois de son âge s'ajoute la révolte de voir nier l'identité des sourds. Emmanuelle ne peut plus concilier l'univers des entendants et le sien. Elle se referme, dérive, se perd dans des expériences chaotiques. Mais, lucide et volontaire, elle réagit et choisit de se battre... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (100) Voir plus Ajouter une critique
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ordinary_reader
  28 juin 2016
Autant vous prévenir, j'ai des choses à dire. Si vous n'avez pas le courage de me lire, mieux vaut passer votre chemin !
Si je n'avais pas côtoyé un jour le "monde" des sourds, aurai-je été aussi sensible au témoignage d'Emmanuelle Laborit ?
Je me reproche même de ne pas l'avoir lue plus tôt. La sortie de cette autobiographie précède de six ans mon expérience professionnelle (dans mes toutes premières) à l'Institut des Jeunes Sourds de Paris en 2000-2001, ayant eu une opportunité d'y travailler, pourtant ne sachant pratiquement rien de la surdité.
Six mois de prégnance unique, de relations enrichissantes, humaines et de véritable découverte culturelle, dont la langue des signes française - LSF - (mais à un très modeste niveau, car il faut une pratique d'au moins quelques années pour le maîtriser couramment !)
Bref, revenons-en à ce livre, bien plus passionnant, si juste et à l'expression éminemment poétique.
Emmanuelle, cette "mouette" d'abord criarde, nous parle de sa prime enfance isolée dans son monde, celui du silence, des cauchemars et de l'imaginaire. Jusqu'à ce que son père, attristé et frustré de ne pouvoir communiquer avec elle, lui fasse découvrir le langage des signes, après un laborieux apprentissage de l'oralisme, le seul recommandé à l'époque par les "spécialistes".
A sept ans alors, le monde s'ouvre enfin sur la compréhension de la vie, avec tous les champs des possibles devant elle !...
Avec un langage direct, mais très souvent métaphorique, Emmanuelle nous décrit les difficultés de son enfance, de sa scolarité où seuls l'oralisme et la lecture labiale sont permis en cours (la LSF est encore proscrite avant 1991 dans l'enseignement aux sourds !).
Elle nous partage son sentiment d'injustice, sa révolte destructrice à l'adolescence (besoin d'un sentiment d'appartenance, de reconnaissance, d'écoute), puis son combat pour la préservation de "sa" culture...
Même si elle est un exemple de ténacité, de courage, d'indépendance et de transmission, Emmanuelle Laborit ne souhaite pas un monde de sourds fermé au monde des entendants, mais aimerait seulement que les politiques et ses concitoyens facilitent la communication entre ces deux "communautés" : en développant des passerelles tel que le bilinguisme (LSF et oral), en soutenant et conseillant au mieux les parents entendants d'enfants sourds, qui sont orientés davantage vers les soins médicaux que les besoins affectifs, les angoisses et les souffrances que leurs enfants "taisent"...
On parle d'intégration, mais ce sont les sourds qui doivent s'adapter à notre monde, qui est aussi leur environnement naturel.
Nous sommes tous des êtres pensants, pourvus de sensibilité, de langage et d'affect. Ne faisons pas semblant de savoir, d'écouter et de passer vite à autre chose...
Les choses ont certes depuis un peu évolué (accès à l'information, traduction dans des hôpitaux, sous-titrages, émission de télé, internet, etc). Mais des obstacles / débats stériles subsistent toujours. Pour ma part, je suis pour que les sourds choisissent eux-mêmes leur mode de communication, celui qui leur convient le mieux, individuellement.
Ne parlons pas d'intégration mais de partage, d'échanges, de vérité, de réalité... "La famille Bélier" a certes fait pleurer dans des millions de chaumières, mais la véritable héroïne de ce film à succès était entendante. Je connais des sourds qui l'ont détesté, trop condescendant et surtout trop irréel. Si l'intention était bonne, elle était certainement maladroite.
Les bases de la LSF devraient être connues de toute la "communauté" (humaine) que nous sommes censés représenter, et non être une simple option que l'on peut choisir dans de rares lycées (!).
Récemment, j'ai vu dans "L' oeil et la main" (que j'essaie de revoir en replay) que des crèches initient les tous petits (non sourds) de 12 mois à 2 ans au langage des signes, avant même qu'ils ne parlent eux-mêmes correctement. Très intelligente et concrète initiative !!
Demain est un autre jour........
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mariech
  17 avril 2012
Livre autobiographique d' Emmanuelle Laborit , qui est née sourde .
Evidemment lorsque ses parents se rendent compte de son handicap , le ciel leur tombe sur la tête , puis le premier choc passé , ils réagissent et font tout pour surmonter ce handicap ; pari réussi car Emmanuelle fait actuellement du théâtre et du cinéma .
Un témoignage poignant sur une personnalité courageuse , sur la différence aussi , qui nous permet de nous faire une idée de ce handicap ,qui nous fait si peur .
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cuisineetlectures
  02 janvier 2013
Le cri de la mouette est un véritable cri du coeur, un magnifique témoignage d'Emmanuelle Laborit sur son itinéraire et son combat pour changer notre regard sur les sourds et un plaidoyer pour une reconnaissance de la langue des signes (LSF) comme une langue à part entière.
Emmanuelle Laborit est sourde de naissance mais refuse d'être considérée comme une handicapée. Elle le dit :
[…] Pour moi, la langue des signes correspond à la voix, mes yeux sont mes oreilles. Sincèrement, il ne me manque rien. C'est la société qui me rend handicapée, qui me rend dépendante des entendants [….]
[…]« L'implant, pour moi, c'est un viol. Que l'adulte l'accepte, c'est son affaire. Mais que des parents soient complices d'un chirurgien pour imposer ce viol à leur enfant me fait peur.»
Emmanuelle Laborit a du tempérament et de solides convictions.
Sa vie a changé le jour où son père a entendu parler de la langue des signes sur France Culture et lui a permis d'être elle-même et de s'ouvrir au monde. A sept ans, grâce à l'apprentissage de la langue des signes, elle comprend enfin que « Je suis sourde ne veut pas dire « Je n'entends pas. » Cela veut dire : J'ai compris que je suis sourde. »
Avant elle croyait que les sourds se reconnaissaient au port d'un appareil auditif, qu'elle n'atteindrait jamais l'âge adulte parce qu'elle n'avait jamais côtoyé de grandes personnes dans son cas.
Avant elle communiquait avec sa mère avec quelques signes inventés par elles et des dessins. Mais comment comprendre des notions abstraites comme fêter un anniversaire ou que lorsque son petit chat est mort, « c'est fini »…
Et le maître mot à l'époque, c'est l'oralité, la langue des signes est formellement interdite dans les écoles jusqu'en 1991 !!!!(voir citation)
La langue des signes lui permettra d'établir un lien particulièrement fort avec sa soeur Marie plus jeune qu'elle de neuf ans.
Malgré cela elle souffre et doit suivre une scolarité douloureuse sans la langue des signes et son adolescence est pour le moins houleuse avant qu'elle ne passe avec son succès son bac et trouve sa voie dans le théâtre.
J'ai lu ce récit autobiographique avec un vif intérêt et beaucoup d'émotion car la fille de l'une de mes meilleures amies est sourde et leurs parcours dans l'enfance se ressemblent terriblement ainsi que leurs convictions concernant la langue des signes et leurs refus catégoriques des implants, position que je comprends parfaitement.
Malgré tout, la surdité isole beaucoup une personne dans les moments de partage. Je connais quelques signes appris au fil du temps et je mets un point d'honneur à passer le moins possible par mon amie pour me faire comprendre de sa fille mais c'est difficile, quasiment impossible. Je peux lui demander si elle veut encore du gâteau à table, lui souhaiter un bon anniversaire mais au cours d'une conversation, les traits d'humour, les petits échanges à vif sont absents car il est très difficile de tout traduire en permanence.
Alors rêvons un peu, en ce début d'année et souhaitons que la langue des signes sera un jour enseigné dès la maternelle, à tous les enfants...
Emmanuelle Laborit sera vous en convaincre si vous lisez ce livre fort et indispensable pour porter un regard différent sur les sourds.


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sabine59
  03 mai 2020

Il y a longtemps que je voulais lire ce récit-témoignage d'Emmanuelle Laborit... Ayant eu dans une de mes classes une élève sourde de naissance, comme elle, j'étais d'autant plus intéressée de découvrir son parcours.
Comme elle l'explique, elle est vraiment née à sept ans, lorsqu'elle a pu apprendre le langage des signes. On s'indigne que jusque là seules l'oralité, la lecture sur les lèvres étaient autorisées. Il faudra attendre 1977 pour que la LSF ( langue des signes francaise) soit permise dans les écoles.
Elle arrive fort bien à nous faire ressentir ce qu'a été d'abord sa petite enfance, un méli-mélo de vibrations, une colère de ne pas pouvoir communiquer, un silence noir, douloureux, puis le bouleversement que le langage des signes a introduit dans son existence , son rapport au monde, aux autres.
Son désir intense d'apprendre, de progresser, sa passion de la vie sont admirables. Et comme elle a dû éprouver de la fierté en devenant actrice et en obtenant le prix Molière, quelle revanche sur les obstacles, l'exclusion ! le lien fusionnel avec sa petite soeur m'a fort émue.
Je terminerai avec une citation de Jean Grémion, philosophe, qui a étudié le monde des sourds:" Les entendants ont tout à apprendre de ceux qui parlent avec leur corps. La richesse de leur langue gestuelle est l'un des trésors de l'humanité".
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calypso
  04 novembre 2021
Pour être honnête, le Cri de la mouette n'est pas le récit autobiographique le plus poignant qu'il m'ait été donné de lire. Je n'ai pas été extrêmement émue et je n'ai pas non plus été particulièrement séduite par la plume de l'autrice. C'est un témoignage qui ne s'accompagne pas de la recherche d'un style et qui privilégie le fond à la forme et c'est bien là ce qui doit être mis en lumière. En effet, le roman d'Emmanuelle Laborit mériterait d'être lu par le plus grand nombre parce que son sujet est aussi passionnant que méconnu. Que savons-nous en effet de la surdité ? Je veux dire, que savons-nous, hormis les évidences ? Auprès d'Emmanuelle Laborit, nous apprenons tout, de sa naissance et la découverte de sa surdité par ses parents à l'année 1993, au cours de laquelle elle reçoit le Molière de la révélation théâtrale pour son rôle dans la pièce Les Enfants du silence. Entre ces deux dates : les doutes, les questionnements, les impasses, les apprentissages, les échecs, les réussites, mais toujours ce courage, cette rage de vaincre et de vivre, et cette légèreté salvatrice. L'univers des sourds est dépeint avec beaucoup de précisions et l'ensemble est riche d'enseignements. le Cri de la mouette est une belle leçon, dans tous les sens du terme.

Lien : http://aperto-libro.over-blo..
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Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
JulienDjeuksJulienDjeuks   24 novembre 2022
La bande du métro Opéra, p. 120
Mes parents me permettent déjà beaucoup de choses, hélas, j’en fais davantage. Ils ne savent pas, par exemple, ils l’apprendront par la rumeur, que je « fréquente ma bande » au métro Opéra. C’est la base des sourds de l’époque, le petit ghetto où tout se raconte, se commente, s’organise, entre sourds. Les jeunes entendants font ça ailleurs, dans les banlieues, les terrains vagues, les cours d’immeubles.
La grande différence est que lorsqu’un sourd rencontre pour la première fois un autre sourd, ils se racontent… des histoires de sourds, c’est-à-dire leur vie. Tout de suite, comme s’ils se connaissaient depuis une éternité. Le dialogue est immédiat, direct, facile. Rien à voir avec celui des entendants. Un entendant ne saute pas sur un autre au premier contact. Faire connaissance, c’est lent, c’est précautionneux, il faut du temps pour se connaître. Des tas de mots pour le dire. Ils ont leur manière de construire leur pensée, différente de la mienne, de la nôtre.
Un entendant commence une phrase par le sujet, puis le verbe, le complément et enfin, tout au bout, « l’idée ». « J’ai décidé d’aller au restaurant manger des huîtres. »
(J’adore les huîtres.)
En langue des signes, on exprime d’abord l’idée principale, ensuite on ajoute éventuellement les détails et le décor de la phrase. Pour les détails, je peux signer des kilomètres. Il paraît que je suis aussi friande de détails que d’huîtres.
De plus, chacun a sa manière de signer, son style. Comme des voix différentes. Il y a ceux qui en rajoutent pendant des heures. Et ceux qui font des raccourcis. Ceux qui signent argot, ou classique. Mais faire connaissance en langue des signes prend quelques secondes.
Nous, on se connaît d’avance. « Tu es sourd ? Je suis sourd. » C’est parti. La solidarité est immédiate, comme deux touristes en pays étranger. Et la conversation va aussitôt à l’essentiel. « Qu’est-ce que tu fais ? T’aimes qui ? Qui tu fréquentes ? Qu’est-ce que tu penses d’Untel ? Où tu vas ce soir ?… »
Avec ma mère aussi la communication est franche, directe. Elle n’est pas comme les entendants qui se cachent souvent derrière les mots, qui n’expriment pas profondément les choses.
Éducation, convenance, mot qu’on ne dit pas, mot suggéré, mot évité, mot grossier, mot interdit ou mot apparence. Mots non dits. Des mots comme un bouclier.
Il n’y a pas de signe interdit, caché, ou suggéré, ou grossier. Un signe est direct et signifie simplement ce qu’il représente. Parfois brutalement, pour un entendant.
Il était impensable, quand j’étais petite, que l’on m’interdise de montrer quelque chose ou quelqu’un du doigt par exemple ! On ne m’a pas dit : « Ne fais pas ça, c’est impoli ! »
Mon doigt qui désignait un être, ma main qui prenait un objet, c’était ma communication à moi. Je n’avais pas d’interdit de comportement gestuel. Exprimer que l’on a faim, soif, ou mal au ventre, c’est visible. Que l’on aime, c’est visible, que l’on n’aime pas, c’est visible. Cela gêne peut-être, cette « visibilité », cette absence d’interdit conventionnel.
À treize ans, j’ai décidé que je ne voulais plus d’interdits, d’où qu’ils viennent. Mes parents ont tenu le choc comme ils ont pu. Au métro Auber, j’étais chez moi, dans ma communauté, libre.
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cuisineetlecturescuisineetlectures   02 janvier 2013
L’histoire des sourds est une longue histoire de combat. Quand, en 1620, un moine espagnol a inventé les rudiments de la langue des signes, que l’abbé de l’Epée l’a développée plus tard, ils ne se doutaient pas que le formidable espoir qu’ils avaient donné au monde des sourds allait s’éteindre brutalement. L’abbé avait fondé un institut spécialisé dans l’éducation des sourds.
Au XVIIIème siècle, sa renommée fut si grande, que le roi Louis XVI vint admirer son enseignement. C’était une révolution, toute l’Europe s’y intéressait.
Au XIXème siècle, c’est l’interdit officiel. La « mimique », ainsi qu’on l’appelle, doit disparaitre des écoles. Refusée, parce que indécente et empêchant soi-disant les sourds de parler. Ecartée parce que cataloguée comme « langue de singe » !
On a ainsi obligé les enfants à articuler des sons qu’ils n’avaient jamais entendus et n’entendraient jamais. On a fait d’eux des sous-développés. Médecins, éducateurs, Eglises, le monde des entendants s’est uni avec une violence incroyable contre nous. Seule la parole était reine.
Il a fallu attendre le décret de janvier 1991 pour que l’interdiction soit levée. Pour que les parents aient le choix du bilinguisme pour leurs enfants. Un choix important, car il permet à l’enfant sourd d’avoir sa propre langue, de se développer psychologiquement, et aussi de communiquer en français oral ou écrit avec les autres. Il s’était écoulé un siècle de ce que j’appelle un terrorisme culturel de la part des entendants. Alors que durant de temps, aux Etats-Unis par exemple, la langue des signes était un droit et devenait une véritable culture à part entière.


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ordinary_readerordinary_reader   28 juin 2016
Je suis tellement choquée que ces pauvres garçons votent en se fondant tout simplement sur ce qu'ils arrivent à lire sur les lèvres de cet homme-là ! Ou ne votent pas, parce qu'ils n'ont rien compris sur les lèvres des autres ! Je leur ai dit :
"Un jour, dans l'histoire, un autre homme, qui articulait tellement bien qu'il en hurlait chaque syllabe, a collé une étoile jaune aux juifs, un triangle rose aux homosexuels, et un triangle bleu aux handicapés. Parmi eux, il y avait les sourds. Étoiles et triangles ont été exterminés chacun dans leur couleur. Cet homme-là a stérilisé des sourds pour qu'ils n'aient plus d'enfants."
Il faut que les hommes politiques fassent un effort, en dehors du sous-titrage institutionnel qui accompagne le discours de Noël du président de la République. Ce n'est pas à Noël qu'on vote !
Ça m'énerve.
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chelschels   24 novembre 2012
Un mois entier seule avec des entendants, c'est dur.
L'effort est constant. On se demande jusqu'où on va pouvoir tenir. La différence est là, inévitable. On a vraiment besoin de voir des sourds J'ai fait l'expérience une fois, en Espagne, avec mes parents. A la fin du mois, c'était l'angoisse, le sentiment d'étouffer. J'avais atteint la dernière limite. Plusieurs mois sans les sourds, seule dans un milieu d'entendants, c'est inimaginable. Je me demande comment je supporterais. Est-ce que je crierais à nouveau comme une mouette? Est-ce que je m'énerverais?Est-ce que je les supplierais de me regarder, de ne pas m'oublier?
Retrouver le monde des sourds, c'est un soulagement. Ne plus faire d'efforts. Ne plus se fatiguer à s'exprimer oralement. Retrouver ses amis, son aisance, les signes qui volent, qui disent sans effort, sans contrainte. Le corps qui bouge, les yeux qui parlent. Les frustrations qui disparaissent d'un seul coup.
Communication velours.
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MinouchMinouch   15 septembre 2009
"Je vois comme je pourrais entendre. Mes yeux sont mes oreilles. J'écris comme je peux signer. Mes mains sont bilingues. Je vous offre ma différence. Mon coeur n'est sourd de rien en ce double monde".
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