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ISBN : 2072492440
Éditeur : Gallimard (07/05/2013)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 138 notes)
Résumé :
«La maladie qui m'a conduit à la réanimation m'a amené plus loin que la réa, bien au-delà du cap Horn, dans ce qu'il convient d'appeler une expérience de mort approchée.Au cours de cette traversée, j'ai vu et entendu toutes sortes de choses. Des monstres, des anges, des paysages et des visages, du vide et du trop-plein, de la compassion, de l'horreur et de l'amour. Aux prises avec un bouleversement constant du temps et de la durée ; quand les jours et les nuits n'av... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
scarlett12
  21 novembre 2017
Philippe Labro, journaliste, écrivain, cinéaste etc .... nous raconte un épisode dramatique de sa vie puisqu'il a passé plusieurs semaines en "réa" (réanimation) entre la vie et la mort.
Victime d'une maladie rare que les médecins n'arrivent pas à identifier dans un 1er temps, il est attaché sur un lit, intubé et bardé de tuyaux de toutes sortes. Il ne peut ni parler ni bouger. Il souffre d'un oedème du larynx causé par cette maladie inconnue et est intubé pour pouvoir respirer. le petit tube aussi ténu qu'un insignifiant petit fil électrique lui semble plus volumineux dans sa gorge qu'une patte d'ours. Entre souffrances et peur de la mort qu'il frôle de près, il se dédouble en quelque sorte. Deux voix, celle de la mort, lui signifie qu'il va mourir, qu'il n'a qu'à se laisser partir et rejoindre les morts qu'il a connus,, et l'autre voix, "la sienne" se révolte et se bat, refusant l'idée de sa mort. Un combat donc, non seulement physique mais aussi psychologique.
Il passe pour inconscient aux yeux du personnel soignant et même de sa femme mais il entend et perçoit tout et même au-delà puisque entre deux séances de coma, il revoit des épisodes de sa vie qui l'ont marqué et surtout sent la mort qui rôde autour de lui, essayant de le convaincre de la rejoindre. La mort prend différents aspects, d'abord celui d'une infirmière de nuit, coréenne,nommée Karen puis celle d'un vide laissé derrière lui à gauche dont il se demande ce qu'il cache. Mais il n'y a rien derrière lui, et il n'y a jamais eu d'infirmière coréenne ni de Karen au service de réa, lui disent les infirmières. Alors, hallucinations dues aux médicaments ? Ou phénomène paranormal ?
Il voit d'abord un tunnel sombre où des hommes toupies l'effrayent et puis plus tard, un tunnel lumineux où il ressent un bien-être inouï, phénomène bien connu sous le nom de EMA ( expérience de mort approchée) et régulièrement des gens qu'il a connus, y compris son père, et qui sont morts depuis bien longtemps l'appellent à eux avec des sourires engageants.
Au terme de plusieurs semaines passées dans cet état , il fait le point sur sa vie et décide de ce qui est important ou non.
D'abord VIVRE, il ne se sent pas prêt à mourir.
Il remet en question ses valeurs, apprend à faire le tri, à trouver négligeable le temps qu'il a investi dans ses ambitions professionnelles et (re)découvre de vraies valeurs, sa famille bien sûr mais aussi un lever, un coucher de soleil, un ciel bleu ou le chant d'un oiseau, mais encore la musique et la poésie.
Cette douloureuse traversée n'aura donc pas été vaine et il en sortira, fortifié de ressentir des joies simples, celles de la VIE tout naturellement.
J'ai relu plusieurs fois ce livre et il m'a à chaque fois bouleversée car il parle de situations que nous avons tous connues face à un proche gravement malade et/ou que nous connaîtrons tous un jour car nous ne sommes pas immortels. Ce duel entre la vie et la mort nous concerne tous et si nous en réchappons provisoirement, il changera à jamais nos valeurs et nous donnera une bonne leçon de vie.
J'ai également apprécié le fait, on ne le répétera jamais assez qu'il faut prendre garde à ce qu'on fait ou dit devant une personne que nous croyons plongée dans le coma ou agonisante car elle perçoit bien davantage que ce que son corps peut nous donner à penser.
J'ai également été très sensible au dévouement du personnel infirmier qui donne son temps, son attention, sa science, ses gestes, son écoute alors qu'eux aussi ont des problèmes dans leur vie.
Un livre essentiel à lire pour se reconnecter avec soi-même et avec la joie de vivre. La vie est si courte et elle est parfois encore plus brève pour certains, il serait dommage de passer à côté de ce merveilleux cadeau.
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Asterios
  26 avril 2018
Dans cette autobiographie,Philippe Labro nous détaille sa traversée, le cheminement entre la vie et la mort qui a pût le mener à la guérison sur un lit d'hôpital en service de réanimation.
C'est en certains passages qu'on a l'impression que ce livre est une sorte de guide de survie. On a le sentiment que Labro veut nous expliquer comment il s'en est sorti en trompant la mort, en la moquant, en prenant conscience de la force de l'amour et de la beauté du monde, mais aussi nous donner des indications sur le comportement à adopter face à ce type de situation.
Aux aidants il démontre l'importance de la présence, de l'aide extérieure, des petites attentions qui raccrochent à la vie sans même qu'ils en aient conscience.
Une partie importante du livre se situe donc entre brève lucidité, délire, entre conscience et perte de connaissance dans un monde intérieur entier et en mouvement permanent, qu'il représente par une tempête (son passage du cap horn) mais qui est parfaitement invisible aux yeux du personnel médical.
Le livre est aussi le prétexte au passage en revue des certains moments clé et moments forts de son existence (et on se rend compte qu'il en a eu beaucoup, qu'il a eu une vie trépidante), un peu comme s'il faisait le point de point au seuil de sa vie tout en expliquant que celle-ci n'a pas défilée sous ses yeux comme le laisse entrevoir certains stéréotypes mais que ce sont des moments spécifiques qui lui sont apparus et auxquels ils n'avait pas toujours accordé de l'importance au moment ou il les avait vécu.
C'est ici un témoignage concret de son expérience de la lutte contre la mort que nous livre Labro, une vision optimiste de la détermination de l'homme à vivre et de sa capacité à avoir une prise sur son existence. C'est une expérience qui se fait résiliente et qui lui a permis de réparer de vieilles blessures et au final d'apprécier la vie plus intensément et sous un autre jour.
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jeanbiscotte
  26 novembre 2011
La traversée a sans aucun doute des qualités, mais ce n'en est pas pour autant un livre pour moi. Je l'ai commencé par erreur (difficile à imaginer, mais c'est pourtant le cas...) et je l'ai terminé en me disant que ça ne me faisait pas de tort de visiter, le temps d'une histoire, un genre avec lequel je ne suis pas familier.
Bien que cette histoire ne m'ait pas vraiment plu, je ne peux pas pour autant la critiquer. le thème ne m'a pas fasciné, mais je ne doute pas un seul instant qu'il touchera bien d'autres lecteurs.
La traversée est avant tout une très belle leçon de vie et surtout d'humilité. C'est une histoire d'amour, mais pas au sens où on l'entend habituellement. C'est une histoire d'amour de la vie. C'est une ode à la vie, aux plaisirs simples, aux instants si précieux de l'existence qui sont pourtant trop souvent négligés. C'est l'histoire d'un combat pour la vie. C'est l'histoire d'une prise de conscience, mais aussi d'une renaissance, d'un retour aux sources, aux fondamentaux de l'existence.
Certains passages du livre sont très beaux, très poétiques, très profonds à l'occasion. Néanmoins, l'auteur tire parfois en longueur, se répète. C'est un peu dommage car sans cette lenteur l'ouvrage aurait sans doute gagné en percussion. Je serais d'ailleurs tenter de croire que sans cela, j'aurais pu apprécier cette lecture (ce qui ne veux pas dire que c'était un supplice pour autant !).
Toutefois, vu mon manque d'intérêt pour le sujet, je ne suis sans doute pas la personne la plus à même de juger de la qualité intrinsèque de cet ouvrage.
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frandj
  09 juin 2017
Philippe Labro a raconté l'essentiel de sa vie, morceau par morceau, dans divers livres qu'il a publiés et que j'ai lus pour la plupart. "La traversée" rapporte l'expérience terrible qu'il a vécue en 1994: hospitalisé pour un oedème du larynx et une pneumopathie foudroyante, il est passé très près de la mort. L'auteur raconte les affres par lesquelles il est passé en "réa"; l'humilité devant les aléas de sa condition humaine; les doutes sur sa guérison; la vision de personnes mortes qui avaient autrefois peuplé sa vie personnelle; les souvenirs de sa vie d'avant; enfin son aspiration dans le fantastique "tunnel lumineux" qui semble mener vers l'au-delà et dont témoignent les personnes ayant survécu à un état de mort imminente. Il insiste aussi sur la force que lui a conféré l'amour de ses proches, de son épouse notamment. Puis il finit par "renaitre" et sa vie reprend peu à peu son cours.
Le sujet est très sérieux et nous concerne tous potentiellement. Toutefois j'ai trouvé que le récit n'est pas toujours très facile à lire; il est haché et parfois répétitif.
Malgré diverses épreuves, Philippe Labro a presque tout réussi dans sa vie. C'est un homme hors du commun; je ne le contesterai pas. Mais, pour ma part, j'éprouve le même (léger) malaise chaque fois que je lis l'un de ses romans autobiographiques. L'auteur ne peut s'empêcher de faire état de sa vie très remarquable: les succès qu'il a rencontrés, les aventures extraordinaires qu'il a vécues, les énormes risques qu'il a osé prendre, les célébrités qu'il a côtoyées, etc. Même quand il veut paraître humble, il suggère sans vergogne sa supériorité par rapport aux hommes ordinaires. Je trouve ça un peu agaçant...
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Deanerys
  13 mars 2016
Dans cette autobiographie, l'auteur nous dévoile quelques semaines de sa vie, celles passées à l'hôpital pour un oedème du larynx. Comment vit-on au service réa ? A quoi pense-t-on lorsqu'on passe si près de la mort ? Que ressent-on lorsque l'on entend ses proches sans pouvoir leur répondre ? Autant de questions auxquelles répond l'auteur afin de mettre des mots sur une expérience singulière.
Tout d'abord, je commencerais par dire qu'il ne s'agit pas de mon genre de lecture habituel. Mon oncle me l'a prêté et même si je ne l'aurais pas acheté si je l'avais vu en vitrine d'une librairie, je me suis dit que le sujet pouvait être intéressant.
En effet, j'ai toujours été captivé par le récit de gens ayant vécu le passage « de l'autre côté » et en sont revenus… Ceux qui décrivent les tunnels, la lumière, les proches ou encore la sensation de sortir de son corps. A ce jour, la science n'a pas encore déterminé quelle était l'origine de ces expériences (est-ce dû aux médicaments ? Une réaction du cerveau ? Ou un vécu réel ? …) et elles nous paraissent donc un peu surnaturelles. Quoi qu'il en soit, je suis toujours intéressée par ces témoignages.
Ici, le récit est agréable à suivre parce que l'auteur n'utilise pas forcément le jargon médical. On comprend toujours de quoi est-ce qu'il parle sans qu'il nous perde en route. Et on sent justement qu'il ne cherche pas à en faire trop, à pousser trop loin dans le paranormal. On a l'impression qu'il tente d'être le plus juste possible, d'utiliser les mots qui se rapprochent le plus de ce qu'il a vécu. C'est justement en le lisant qu'on se rend compte à quel point le malade doit combattre pour vivre. Personnellement, c'est ce qui m'a marqué : la différence entre le patient qui mène un combat intérieur incroyable et ce que les personnes extérieur voient. Pour la personne sur le lit d'hôpital, il n'existe plus que sa chambre et les 4 murs qui l'entourent. Il n'a plus cure de ce qui se passe en dehors, seul l'importe son propre corps. Au final, on ne se rend vraiment pas compte de ce que le malade vit réellement.
J'ai également aimé la reconnaissance de l'auteur pour le corps médical. Tout au long du récit, il reconnait leur courage et les remercie pour tout ce qu'ils ont fait. On ressent alors réellement son sentiment d'avoir droit à une 2nde chance.
Enfin, il n'a pas seulement écrit ce livre pour lui, pour se libérer, mais également pour ceux qui vivraient une expérience similaire et pour leur proche. En effet, il n'hésite pas à donner des conseils en se référant à ce qu'il a vécu.
Bilan de cette lecture : intéressante même si la fin est un peu longue. Lorsque l'auteur sort du coma, l'intérêt du livre se dissipe un peu et le final est un leu longuet … Toutefois on en ressort avec une sensation d'avoir lu une jolie ode à la vie.

Lien : http://dreaming-with-boooks...
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
melly14melly14   14 octobre 2019
Je l'ai entendue. C'est une femme- c'est ma femme, oui, et c'est une femme, depuis la nuit des temps, comme les infirmières et les sœurs- et ce n'était pas tout à fait fortuit si on les appelait les "bonnes sœurs"-, elle sait que la bonté et l'amour peuvent transpercer le rideau chimique, briser la barrière mécanique.
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melly14melly14   14 octobre 2019
Qui sont-ils ? Qui sont-elles ? Que font-ils quand ils ont quitté la grande manufacture ? Que lisent-ils, s'ils lisent ? Que voient-elles a la télé? Que font leurs enfants ? Ou iront-ils en vacances--mais ont-ils assez d'argent pour partir en vacances ? Qu'ont-elles vu au cinéma--mais avaient-elles assez d'argent pour aller au cinéma ? Qui sont ces anonymes sous-payés que leur nation ignore et qui, pourtant, ont pour profession de soigner cette nation ? Qui sont ces ouvriers que leur nation méprise ? Une nation qui ignore, méprise et sous-paye ses infirmières, ses policiers, ses chercheurs et ses enseignants est une nation en danger.
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melly14melly14   14 octobre 2019
Nous devons nous référer aux quatre vers de Saint Bernard :
- Spernere Mundeum _ se moquer du monde
- Spernere Ipsum _ se moquer de soi-même
- Spernere Neminem _ ne se moquer de personne
- Spernere Se Sperni _ se moquer du fait que l'on se moque
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melly14melly14   14 octobre 2019
"On comprend vite le discours d'un menteur. C'est toujours le même discours. Et l'on finit par comprendre que le menteur lui-même y croit. Ce sont les plus dangereux. Eh bien vois-tu, cet homme n'est pas un type bien...."
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scarlett12scarlett12   21 novembre 2017
Ils sont debout, en un seul rang serré, en ligne droite, le long du mur blanc (ou bien est-il jaune clair) et ils sourient tous. Leurs regards, leurs gestes, leurs visages expriment un drôle de sourire, comme une invitation. Tout, dans leur attitude bienveillante, semble vouloir dire :
- Viens !
D'ailleurs, l'un d'entre eux, le plus âgé, finit par ouvrir la bouche et il prononce précisément cette parole que je croyais deviner :
- Viens !
Puis il ajoute :
- Viens nous rejoindre. Nous t'attendons.
Comme s'il s'agissait d'une évidence, une chose acquise. Je regarde le petit groupe aligné devant le mur. Certains sont âgés, certains sont jeunes. Il y a un gros, un maigre, une rousse, une Noire, une blonde, deux jeunes hommes plutôt minces, des vieux. Certains portent des lunettes, l'un d'entre eux un grand chapeau blanc. Je les connais tellement bien !
Les femmes sourient, comme les hommes. Je les aime tous, ces hommes et ces femmes. Ils ne sont pas plus d'une dizaine. Je les ai tous aimés, mais ils sont morts, et je les aime encore, puisqu'ils n'ont jamais quitté ma mémoire. Ce sont les morts de ma vie. Je me demande pourquoi je devrais les rejoindre. Ce n'est pas dans mes projets. Pourtant, ils insistent. On dirait qu'ils ont adopté la même rondeur dans le maintien, dans le sourire, la même gentillesse un peu lourde, un peu répétitive dans le ton. Il y a une douceur, une douceur ferme, lente, doucereuse :
- Viens, mais viens donc ! Qu'est-ce que tu attends ?
Une douceur au ralenti, comme leurs gestes, rares et ralentis. Ils savent ce qu'ils font et ce qu'ils veulent, et cela provoque chez moi un soupçon d'irritation. Car j'ai beau les aimer, je n'aime pas leur insistance, leur face de carême réjouie, cette espèce de componction qui les habite, leur certitude que ça va marcher et que je vais leur obéir et traverser la ligne ! Non : ce sont des morts. Je ne veux pas y aller.
Ils sont morts, ai-je dit, mais ils ne sont pas morts puisque je suis vivant et puisqu'ils sont là, bien présents le long du mur blanc-jaune, et puisqu'ils me parlent. Ou alors, est-ce moi qui ne suis plus vivant ?
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Vidéo de Philippe Labro
17.05.18 - INTEGRALE - É. Louis, P. Kramer, G. Brisac, P. Labro, V. Huisman et M. Dorsan.
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