AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782070382583
281 pages
Gallimard (01/06/1990)
3.82/5   308 notes
Résumé :

" Rien ne vous prépare à l'Ouest ", dit le narrateur, l'étudiant étranger de Philippe Labro, parti travailler tout un été dans les montagnes du Colorado.
Pour atteindre ce territoire irréel et sauvage, il est d'abord confronté au peuple de la " route ". Il rencontre Amy, la fille Clarke, aux cheveux fous, qui exhalent des senteurs de fleurs séchées - la liberté même. Il vivra avec elle un grand amour, fulgurant, dont le souvenir ne cessera de le h... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 308 notes
5
10 avis
4
7 avis
3
4 avis
2
2 avis
1
0 avis

Wyoming
  29 octobre 2021
Superbe roman, largement autobiographique, de Philippe Labro, qui transporte son lecteur vers l'Ouest, le vrai, celui du Colorado, des forêts immenses peuplées de pins Ponderosa, White Fir, Douglas ou Blue Spruce, celui des élans, des ours noirs, l'Ouest où l'on peut observer la nature, l'écouter, s'imprégner de ses senteurs, de ses bruits, de ses silences, de son immensité.
Philippe Labro a choisi de décliner le vécu d'un étudiant français au cous cet été dans l'Ouest, en trois parties : la route, le camp, la forêt.
La route est inévitablement le terrain de rencontres et d'événements, dangereux lorsqu'il s'agit de voyous, délicieux lorsque c'est une jeune fille qui lui fera connaître une jouissance inédite, les yeux dans les yeux, l'entraînera à l'abri d'une tornade dévastatrice, sous un buisson, en une communion des corps intense se protégeant mutuellement de cette fureur de la nature. Leurs chemins seront différents, leur amour bref mais intense, les souvenirs à jamais conservés.
Le camp, c'est le but du voyage du jeune homme, pour travailler à pulvériser de l'insecticide sur des conifères de la forêt d'Uncompahgre menacés de destruction par bien plus petits qu'eux, les spruce beetles. Dans cette partie, l'auteur développe la vie du camp, avec les horaires et conditions de travail, les repas, les soirées, les virées à la ville quelque peu alcoolisées, mais aussi et surtout les relations humaines. le jeune étudiant va ainsi découvrir des personnalités variées, des vies si différentes de celle qui l'attend lui-même, avec toujours la nature en toile de fond.
Et enfin, la forêt, partie au cours de laquelle se poursuit la vie dans le camp, avec plus d'échanges et de partages sur la nature, les arbres, la rivière, les truites, mais aussi un épisode sanglant. Ce sera aussi l'occasion de revoir par hasard la fille de la route et de partager des adieux qui marqueront encore davantage le souvenir.
Tout ce texte dégage une impression de vie simple, dure, d'imbrications d'événements imprévisibles, de regrets diffus, de toute une nostalgie du vécu à mesure que les jours qui défilent voient approcher le terme des travaux avec la fin de l'été, le tout servi par une belle écriture qui coordonne les choses liées entre elles ou pas.
Une belle rencontre avec l'Ouest, avec les mystères de ceux qui le parcourent, y vivent ou y meurent. Un très bon moment de lecture pour tous les amateurs du "wild" où l'humain trouve malgré tout sa place.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          784
MELANYA
  28 juillet 2022
Qui ne connaît pas Philippe Labro, cet écrivain – journaliste et même auteur de chansons (il avait même écrit un album pour Johnny Halliday) ?
« Un été dans l'Ouest » (Prix Gutenberg en 1988)…est son quatrième roman. A l'âge de dix-huit ans, il est parti en Virginie pour ses études et en a profité pour voyager à travers tous les États-Unis, ce qui nous a donné l'occasion de lire des ouvrages à ce sujet. Il a également obtenu le Prix Interallié en 1986 pour « L'étudiant étranger. »
Après une année d'étude dans une université de Virginie, « l'étudiant étranger » le « Frenchy », part trois mois dans les montagnes du Colorado pour un job d'été en tant qu'ouvrier agricole temporaire.
" Rien ne vous prépare à l'Ouest ", dit le narrateur, l'étudiant étranger de Philippe Labro.
Au coeur de la forêt, dans les montagnes du Sud-Ouest du Colorado, qu'on appelle là-bas, le plus beau pays du monde, Philippe Labro, pour atteindre ce territoire irréel et sauvage, sera confronté au peuple de la route, vagabonds, errants de toutes sortes.
Il y découvrira un monde totalement différent des campus universitaires. Pris en auto stop par des malfaiteurs, il réussit à s'enfuir. Sa peur le pousse à agir. Il arrive au Colorado et découvre des gens totalement opposés, incultes mais avec une grandeur d'âme.
Il prend conscience du racisme américain une fois de plus, en effet les Noirs ne sont pas employés dans les travaux les mieux payés. Il redécouvre l'amour en la présence d'Amy, jeune chanteuse à la recherche de Tom Morningside. Elle lui laisse la vérole (mst).
Il devient le porte-parole de son équipe en toutes occasions. Après la mort d'un de ses amis taciturne et respecté, il part suivre sa deuxième année en tant que "college boy". Il apprendra plus tard le suicide d'Elisabeth : son amie névrosée. Après plusieurs difficultés, revenu en France il deviendra un grand journaliste reporter.
Ses études américaines l'ont changé et formé à jamais de par ses aventures sentimentales et la diversité de ses rencontres.
« L'auteur de L'étudiant étranger nous entraîne dans une aventure où passent tout à tour la splendeur de la nature, la rudesse des hommes, le charme mélancolique et fugace des rapports amoureux. »
Un ouvrage lu et relu depuis longtemps et qui ne lasse pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
luis1952
  05 septembre 2014
Un jeune homme français ,au milieu des années cinquante va aux Etats-Unis pour étudier. Durant ses vacances là-bas il cherche à gagner un peu d'argent pour payer ses études. C'est le début d'une aventure surprenante au milieu du Colorado, sa rencontre avec des gens plus fascinants les uns que les autres. Un livre qui nous fait comprendre la vie dans cet immense pays, une invitation presque pour nous y rendre, tant tout y est bien raconté.Du suspense, de l'aventure, des amitiés, des rodéos, le fantasme des pieds nus et orteils des filles aussi, j'ai adoré étant moi même fétichiste des pieds nus
Commenter  J’apprécie          210
ALEXANDRA_LEDX
  09 juin 2021
Un été dans l'ouest
J'ai été happé par le titre je savais quand lisant la 4 même couverture je serai heureuse en le lisant
Je n'ai pas été déçue un roman que j'ai aimé du début à la fin, traverser l'amérique avec lui celle des grands espaces celle qui fait rêver, celle des grandes routes, des silos, des champs, celle des grands lacs, des forêts, des montagnes, des pick-up, des coffre shop....
Ce livre raconte l'histoire d'un français, étudiant de Virginie et qui décide de prendre la route et de gagner sa vie un été pour continuer à payer ses études une année universitaire de plus.
Il obtient un emploi ingrat mais utile sauver les forêts de l'invasion massive d'insectes ravageurs..il découvrira l'amour, l'amitié, les différences.
Ce livre est la suite de l'étudiant étranger
Mais il se lit très bien s'en avoir lu le 1er.
J'aime l'écriture de Philippe labro ça m'a donné envie de lire le 1er roman ...
J'ai voyagé dans ce roman ça m'a rappelé mon voyage dans l'ouest américain et dans le wyoming...
Vous pouvez vous y plonger ...vous serez captiver par ce beau roman si quelqu'un souhaite l'échanger contre le 1et me faire signe .?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Audreyy
  14 août 2011
C'est avec appréhension que j'ai débuté ce roman. le résumé me faisait un peu peur et je ne pensais pas aimé mais j'ai débuté et très vite, je me suis laissée emportée.

Le narrateur a étudié pendant un an dans une université de Virginie et pendant l'été, il abandonne la vie d'étudiant pour travailler dans les montagnes du Colorado. Très vite, il s'aperçoit que la vie y est différente que sur les bancs de l'école. Il commence par être pris en stop par deux malfaiteurs mais il réussit à s'échapper. Dans un bus, il rencontre une jeune fille, Amy, appelée la fille Clarke. Il vivra un amour d'un jour qui continuera à l'obséder pendant longtemps.
Puis, le voilà arrivé aux camps, la vie est dure. Les personnages doivent couper des arbres, les sauver d'une invasion d'insectes destructeurs. Il se lie d'amitié avec quelques personnages, participe à une bagarre générale, assiste à la mort d'hommes dont un de ses amis. C'est ce qui le poussera à quitter le camp et à retourner à la vie normale.

Je crois que je n'ai jamais autant ressenti de nostalgie en lisant un livre. Je l'ai peut-être lu au bon moment mais le fait de rencontrer des gens, s'habituer à leur présence et leur dire au revoir sachant très bien qu'on ne les reverra plus jamais m'a beaucoup touché. Philippe Labro a une écriture plaisante ce qui rend la lecture agréable et touchante à la fois. Quelques longueurs mais rien de bien gênant. Il aborde pleins de thèmes d'actualité : le raciste, la valeur de l'argent en travaillant dur, les difficultés à trouver un emploi, la nature, les rapports amoureux.
Des romans de Philippe Labro que j'ai lu pour le moment,« Un été dans l'Ouest » est mon préféré.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          101

Citations et extraits (130) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   24 juin 2021
Derrière le bâtiment, de l'autre côté de la 46, s'étendaient à perte de vue des hectares de colza -- un colza géant à tige haute et aux fleurs abondantes.
Cela ressemblait à une mer jaune vif, sous un ciel haut et blanc. Les terres plates, les terres sans fin de l'Indiana, avec leur imperceptible ondulation, et l'amorce au large, du dôme métallique d'un silo, et le vide -- un vide baigné de jaune reposant sur une base pâle et verdâtre, cette impression de dépaysement entier, de n'être nulle part, et d'avancer dans les fleurs, la main dans la main de la fille Clarke, comme au ralenti, parce qu'il n'y avait aucun chemin, aucun repère, et que notre seul but était de nous éloigner de la baraque Greyhound pour n'être vus de personne et nous noyer dans le jaune afin de nous y aimer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
WyomingWyoming   01 juillet 2021
La loi de la route

Hey vous les routards les pouces qui se lèvent
Vous les chauffeurs de poids lourds et d'autocars
Et toi qui a mis ta guitare sur ton dos et qui as dit adieu aux
bureaux aux écoles et aux villes et qui a balancé ton
baluchon kaki sur tes maigres épaules
et qui tapes l'asphalte la poussière la pluie la nuit le ciment
Ecoute un peu que je t'énumère la loi qui souffle avec le vent
la Loi de la route

La première loi c'est qu'y en a pas
Et que tout arrive et tout arrivera
La deuxième loi c'est que tu sais rien
T'en sais pas plus qu'un pauvre chien

La troisième loi c'est qu'il faut aimer
tous les pauvres bougres que t'as rencontrés
tous les clodos les filles foutues
les flics idiots les inconnus
qui cherchent l'amour comme des perdus

Camionneur ouvrier nomade prostituée
tu les aimeras tous Tu les as tous aimés
Tous les orphelins du coeur les déclassés de la mémoire
Tous les soldats sans grade de la grande armée des paumés

Quatrième loi t'aventure pas sur les rails les wagons de
marchandises car l'inspecteur peut te balancer par-dessus
bord d'un coup de son gros marteau clouté
Quatrième loi quitte pas la route si t'es près du sol
Tu peux pas tomber plus bas que là où tes pieds collent

Cinquième loi faut pas s'arrêter
La Loi de la route c'est d'avancer
Solitude horreur laideur vérole et lâcheté
Tu laisseras tout ça derrière toi si tu continues d'avancer

Sixième loi tu sais pas ce que c'est que la chance
avant d'avoir à la saisir
Et tu sais pas ce que c'est qu'une femme avant d'avoir à la séduire
Et tu sais pas ce que c'est qu'un homme
avant d'avoir à t'en servir
Et tu sais pas ce que c'est qu'une tortilla
avant d'avoir à la faire cuire

Septième loi si t'avances assez loin
Si tu la tapes vraiment la route
A quelque prix que ça te coûte
et que tu persistes et que t'insistes
Si tu pousses ta carcasse assez loin
Septième loi tu finiras par la trouver
La beauté la lumière la chose
que tu sais plus pourquoi t'es parti la chercher

Hey vous les routards les crevards les routiers
Vous les drivers de nuit les forçats du gravier
Et toi mon petit bonhomme avec ta guitare vieille
Et qui traînes ta jeunesse dans le désert des gares
Répète-la à qui veut l'entendre
Et chante-la à qui veut l'apprendre
La loi de l'asphalte et de la poussière
La loi qui souffle avec le vent
La Loi de la route, la Loi du temps.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          31
MELANYAMELANYA   28 juillet 2022
La violence incohérente et vaine dont j’avais été le témoin (le règlement de compte des Hell’s Angels qui avait duré moins d’une minute), avait chassé tout cela, et j’avais l’impression de me retrouver comme après une de ces épreuves que l’on n’attend pas, bombardement, inondation, incendie ou guerre, et qui forcent à se ramasser sur soi-même et à ne plus envisager que l’essentiel.
Commenter  J’apprécie          220
WyomingWyoming   24 juin 2021
Elle détacha son visage du mien pour me faire face et me dit :
-- Regarde-moi maintenant, ne cesse plus de me regarder.
Elle continua de serrer une main dans la sienne, je suivis son ordre et la regardai. Je sentis son bras qui était resté libre descendre le long de ma poitrine puis se poser sur ma cuisse. Elle avança l'autre main au-dessus de mon pantalon de toile, puis elle le frôla du plat de la paume. Elle souleva la main comme pour la retirer, ce qui me parut terriblement frustrant, mais, immédiatement, elle reposa la main sur moi. Elle enserrait mon sexe dans sa main comme une tenaille, en le plaquant à travers la toile du pantalon contre mon bas-ventre, chair contre chair, sans avoir bougé un seul de ses doigts. Bientôt, une secousse violente m'agita et je fermai les yeux pour jouir de la sensation tant attendue. Mais elle dit alors sur un ton empreint, pour elle aussi, d'une certaine douleur :
-- Ne ferme pas les yeux. Regarde-moi.
J'ai obéi. J'ai retrouvé ses beaux yeux clairs dans lesquels j'ai plongé les miens, et j'aurais voulu en cette rapide et unique seconde que le temps s'immobilise, son temps comme le mien. Le plaisir a couru en moi une deuxième fois, et j'ai à nouveau fermé les yeux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
WyomingWyoming   25 juin 2021
La rivière de la déception... C'était un joli nom, trouvé peut-être aussi par les chercheurs d'or qui l'avaient fouillée en vain, et avaient perdu toute illusion après des mois et des mois à la poursuite de la pépite et de la fortune. La chanson de l'eau sur les roches et sur les galets poreux était devenue celle des jours de famine, du tamis vide, des retours, têtes basses, vers les vallées où les attendait, sans commisération, le banquier qui leur avait fait crédit et à qui ils n'apportaient que des sacs vides et des rochers dépourvus de tout or.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110

Videos de Philippe Labro (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Labro
"Le temps d'apprendre à vivre" : Philippe Labro à La Grande Librairie.
autres livres classés : coloradoVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Des cornichons au chocolat

Comment s'appelle le chat de Stéphanie

Garfield
Garffy
Garfunkel

6 questions
51 lecteurs ont répondu
Thème : Des cornichons au chocolat de Philippe LabroCréer un quiz sur ce livre