AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782260001089
534 pages
Éditeur : Editions Julliard (26/11/2005)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 139 notes)
Résumé :
Vous qui entrez ici, laissez toute espérance.
Ce vers de Dante, trois cents déportés du camp d'extermination de Mauthausen, où la durée moyenne de vie était de quatre mois, l'on fait mentir.
Ils sont sortis vivants un matin du printemps 1943 parce qu'ils étaient les plus costauds d'un convoi de 2 500 français et qu'il y avait à la frontière yougoslave un tunnel stratégique à construire.
A Loibl-Pass, leur petit camp perché sur les monts Karawank... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
rulhe
  04 septembre 2016
vous qui entrez ici laissez toute espérance.ce vers de dante trois cents déportés du camp de Mauthausen où la durée moyenne de vie était de quatre mois,l on fait mentir.ils sont sortis vivant un matin de 43 d un convoi de 2 500 français.parce qu'il y avait a la frontière yougoslave un tunnel stratégique a construire.a loibl-pass leur petit camp perché sur les monts Karawanken on savait mourir,mais aussi rire 😆 chanter 🎶 saboter et rentre les coups.
le tunnel est le récit du calvaire et de la résurrection de ses français que rien ne prédisposait a s unir.ils y avait tout les âges du grand père a l écolier,de tout les milieux de l ouvrier 👷 agricole au pdg,de tout les horizons politiques.sans parler des truands.l un d eux pourtant s est racheté au bagne même
Commenter  J’apprécie          521
ladesiderienne
  11 décembre 2017
En 1943, André Lacaze, membre de la résistance, a été déporté au camp de Mauthausen. Comme le héros qu'il met en scène dans "Le tunnel", le hasard a voulu qu'il soit transféré peu de temps après au commando annexe de Loibl Pass, chargé de creuser un tunnel sur la frontière austro-hongroise. En apparence, c'était peut-être quitter un enfer pour un autre, mais les nazis ayant besoin de bras, la perspective de finir au crématoire s'éloignait un peu. La ressemblance de l'auteur avec son personnage s'arrête là, car Paulo Chastagnier n'a pas été déporté pour des faits glorieux : c'est un vulgaire truand parisien. André Lacaze joue beaucoup sur la différence d'origine de ceux qui peuplent ce camp. La rivalité entre résistants et voyous ne trouve de répit que face à la bestialité des kapos, pour la plupart prisonniers allemands pour faits d'homosexualité. Double raison aux yeux de Paulo pour cristalliser sa haine...
C'est un récit magistral sur la déportation et son cortège de violences, d'humiliations, de privations mais surtout sur la capacité de l'homme à lutter pour sa vie. Les sentiments se succèdent : il suffit d'une conversation, d'un geste d'amitié, d'une rumeur sur l'avenir pour que l'espoir rejaillisse. de même qu'une blessure, une maladie, la perte d'un co-détenu peut vous détruire moralement et rapprocher ainsi l'heure de votre condamnation à mort. L'écriture d'André Lacaze s'est adaptée à l'origine de son narrateur et l'emploi de cet argot parisien arrive même à distiller un peu d'humour dans toute cette noirceur.
Malheureusement, en consultant Babelio, je m'aperçois qu'il existe une suite à ce titre, suite que je ne possède pas. Je regrette donc la fin plutôt brutale car je n'assiste pas à la libération du camp. Ma note de 12/20 est surtout due à cette déception finale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          262
kfk1
  21 août 2015
J'ai acheté ce livre sur les conseils de mon amie (uniquement d'occasion, ce qui est dommageable) et je l'ai mis dans la pile de livres à lire pour les vacances...718 pages haletantes dont 400 d'horreur pure !!! difficile d'en ressortir indemne (et pourtant, je ne suis plus un novice...)
Quelques 500 types choisis pour leur capacité physique sont sélectionnées à Matahausen pour faire partie d'un commando X, commando qui sera chargé de creuser un tunnel en pleine montagne.
Le livre relate, au travers des yeux de Paulo, un français un brin filou, le calvaire de ce camps de fou !!!
Comment ne pas se poser de questions sur la cruauté des allemands, Kapos et autres. Inimaginable !! parfois, je me suis arrêté, j'ai fermé le livre en me demandant si André Lacaze, l'auteur, ne délirait pas dans le sordide. Mais non, cela est bel et bien arrivé !!! c'est au dessous de tout, c'est pire que l'animalité, qui elle, est plutôt instinctive. Non, c'est l'abjection totale, la brutalité la plus crasse, et bien pensée, bien étudiée, très bien réalisée. le cerveau humain réalisant l'inconcevable, l'indicible.
Livre à suspense, qu'on ne quitte pas (vous voilà prévenu !!). La suite est un peu plus "joyeuse" (!!!), jusqu'au dernier chapitre, où Paulo retrouve le Paris de l'après guerre qui ne sait pas quoi faire des ces morts-vivants qu'on croyaient disparus pour toujours et qui réapparaissent. Suspicion, méchanceté, affront, bref, un nouvel enfer qui débute, mais Paulo n'est plus vraiment là. Il a compris tellement de choses qu'il pourra peut être survivre dans ce monde à la Louis Ferdinand Céline (rapprochement sue les idées, mais également sur l'argo savamment utilisé ainsi que pour les tournures de phrases et parfois pour l'humour (oui! il y en a quand même...)
un incontournable à mon humble avis. Dantesque !!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
tolbiac
  06 mars 2013

Il y a la traversé du désert, moi j'ai connu la traversé du tunnel…
Lacaze, il n'y a rien à dire d'autre, qu'il sait la raconter sa traversé. Pour raconter le Bagne de façon romanesque il y a eu « Papillon », pour raconter l'enfer Nazi, il y a eu « le choix de Sophie », « si c'est un Homme », « la 25 heures » et j'en passe. Puis il y a « le tunnel ».
Comment cet homme a-t-il pu faire pour raconter à la manière d'un page-turner, l'enfer ici bas ? Comment s'est-il débrouillé pour nous empêcher de dormir comme si on était en train de lire un polar incroyable ? Comment a-t'il pu transformer le sordide, la folie humaine et le déposer ainsi sous nos yeux ?
On n'oublie rien de rien disait Piaf et je reprendrais ce petit refrain pour marteler que je n'oublie rien de rien de ces pages qui ont laissé des images, des impressions, des sensations à la manière d'un calque. Tout se dépose sur la pensée. Si la somme des lectures que lit un lecteur le détermine quelque peu, si cette somme modèle lentement sa pensée, sa vision du monde, il est indéniable alors que ce livre sur l'adolescent que j'étais a fait son oeuvre.
Ce témoignage arrive à nous prendre par la main, à nous emmener dans la peur, dans la crainte du Kapo, dans la survie, dans l'envie d'être, coute que coute. On a déjà tant dit sur les camps, on déjà tant écrit sur les camps, qu'un livre de plus me direz vous…
Oui mais dans ces cas là, ce n'est pas "un" de plus. C'est un "en" plus…
Un témoignage absolument implacable. Une voix qu'il ne faut pas laisser glisser dans l'oubli. Ecrit au fuseau, puis au burin. C'est le sentiment marié à l'histoire. C'est la force lié à la sensibilité. A lire, à relire, à faire passer. Qu'on n'oublie pas l'histoire. Mais c'est aussi un roman. Un fabuleux récit qui nous entraîne dans la lutte, dans la foi, dans la force qu'à la vie...
http://www.lisons.info/Le-Tunnel-livre-213.php
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Moulinaie
  15 juin 2014
L'itinéraire réel d'un homme déporté dans un camp de travail. Leur but? Creuser un tunnel pour les nazis.
Le quotidien cru d'un anonyme, la faim, la fatigue, l'amaigrissement, la mort omniprésente, et malgré tout, la dignité conservée qu'on n'a jamais pu lui oter.
Livre bouleversant.
Commenter  J’apprécie          140

Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   17 novembre 2017
"On va tous caner", c'était sa phrase depuis trois mois. Depuis que le lendemain de l'arrivée, passé la brève rigolade de la séance de douches et la surprise amusée de la ronflette en sardines, il avait eu l'explication de l'Odeur. Une odeur inconnue, une odeur qui rentrait dans les narines, dans la gorge, dans les fringues, dans la peau et qui ne partait plus. Une odeur que Paulo avait reniflée dans la montée au camp, au moins deux kilomètres avant, mais que sur le moment il n'avait pas réussir à définir. Cette odeur, c'était l'odeur des copains qui brûlaient les uns après les autres, par centaines. Elle venait du crématoire, dont la cheminée, large comme celle d'une usine de banlieue, laissait échapper le jour une épaisse fumée noire, la nuit une flamme rouge effrayante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
ladesiderienneladesiderienne   26 novembre 2017
Des militaires bourreaux ce n'était pas une nouveauté, mais ce qu'on n'avait encore jamais vu dans une armée, c'étaient des médecins assassins. Des vrais médecins qui avaient fait des études pour sauver les vies et dont le métier par lâcheté ou par goût était devenu la Mort. Car il n'était pas un cas unique, monsieur le Docteur Ramsauer. Des comme lui, il y en avait dans chaque camp, plusieurs par camp, ils étaient des milliers, tueurs professionnels, diplômés manieurs de seringues à benzine... Quelle honte, cette Armée allemande qui autorisait ses officiers de santé à remplacer sur leur uniforme le caducée par une tête de mort . Totenkopf ! une tête de mort et deux tibias, ce qui restait précisément sur la grille du crématoire de Loibl d'un Polonais de vingt ans, prise de guerre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ladesiderienneladesiderienne   25 novembre 2017
Il souriait tant, Paulo, en imaginant la suite, qu'il n'avait pas réalisé qu'il était en train de défiler devant tout le camp, kapos et détenus, formés en carré depuis une bonne heure pour l'appel du soir. Six cents piquets rayés, chefs de block compris, le bouffaient littéralement des yeux. Partis dans sa gamberge, Paulo avait complètement oublié sa tête écorchée, sa tête scientifiquement tailladée à la cravache, et il ne se rendait pas compte, dans ce silence de mort, de la tragique beauté de son entrée. Avec sa barbe hirsute, sa poitrine nue rouge du sang que la tête ouverte laissait couler en rigoles, et aussi à cause de ce long brancard qu'il portait comme une croix sur son épaule meurtrie, il ressemblait au Christ en route pour le Golgotha. Et Jo l'Oranais qui suivait derrière avec sa tronche de larron, plutôt mauvais que bon, ne déparait pas le saint tableau.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2013
La douceur du lit, l’illusion de confort, l’avaient transporté très loin. En sautant à terre il essayait de retrouver où sa rêverie l’avait mené. À Paris évidemment, et en liberté. Il se rappelait vaguement, il y avait des filles autour de lui dans son rêve, des potes admiratifs et une table bourrée de victuailles. Il se pavanait dans un complet en vrai tweed impeccablement coupé et sa chemise, curieusement, était rayée. Sa vie de tous les jours, rien de plus, mais d’habitude, il n’en rêvait pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
rkhettaouirkhettaoui   07 mars 2013
Des héros bagarreurs et patriotes, Paulo en avait pourtant déjà rencontré dans le civil, mais il mettait ce genre de courage sur le compte de la connerie et les récits des exploits de baroudeurs le faisaient se marrer doucement. Ici, dans ce cirque, c’était autre chose. Il n’y avait ni citations ni décorations à la clé. La bonne conduite, ce n’était pas pour épater la galerie.
Commenter  J’apprécie          40

Video de André Lacaze (1) Voir plusAjouter une vidéo

Du roman ou du vécu
Thème du jour : "c'est du roman ou du vécu ?" André LACAZE raconte dans "Le tunnel" son aventure au camp de LOIBL-PASS, en Yougoslavie, pendant la guerre : le travail qu'on y faisait, l'ambiance du camp, les conditions de détention, les personnages hors du commun qu'il y a rencontrés. LACAZE raconte avec tant d'humour que Brigitte FRIANG s'etouffe de rire. Brigitte FRIANG présente "Comme un...
autres livres classés : seconde guerre mondialeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de André Lacaze (2) Voir plus




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2056 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre

.. ..