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ISBN : 2330057989
Éditeur : Actes Sud (03/02/2016)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Du jour au lendemain, Elyria quitte tout. Direction la Nouvelle-Zélande, et la chambre d’amis vaguement offerte par un vieux poète reclus, rencontré lors d’une soirée littéraire à New York. Course poursuite intime sur fond de bout du monde, le récit de cette fugue mal barrée est celui de la douloureuse déception d’être soi et d’une tentative méfiante de renouer avec la vie, le monde, les autres.
Premier roman diablement séduisant, porté par une voix d’une or... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Rebka
  19 septembre 2016
Je ne sais plus si j'ai lu un article sur ce livre ou simplement la quatrième de couverture, mais quoi qu'il en soit j'avais vraiment envie de le lire parce que je m'en faisais toute une idée, rien qu'à l'imaginer j'avais envie de faire ma valise et de partir pour la Nouvelle Zélande ! (Sérieusement, j'y ai songé). Même la couverture me plaisait. J'ai donc fini par le réserver à la bibliothèque “and here we are” comme on dit. Ouais ben bof bof bof, on n'est pas bien loin au final. Évidemment j'ai été déçue, vous vous en doutez déjà rien qu'en ayant vu comment j'ai commencé ce post. Ou alors vous me connaissez mal encore. J'avais envie d'aventure, de voyage lointain, de terres vierges, de grands espaces, de renaissance, de retour à la nature ou que sais-je encore, tout ce qu'on peut s'imaginer quand on lit “tout quitter pour rejoindre le bout du monde”. Eh bien fi de tout cela, Elyria pète un plomb, fait sa valise et part en Nouvelle Zélande, ok. Mais elle emmène toutes ses casseroles avec elle et le livre c'est uniquement ça : le retour en arrière incessant dans la tête de la narratrice vers les événements traumatisants de son passé. En fait elle aurait aussi bien pu aller à Issy-les-Moulineaux ou à Knokke-Le-Zoute, ça lui aurait fait le même effet. Et au lecteur aussi pour le coup. C'est pour ça que je n'ai pas aimé ce livre, je m'attendais à tout autre chose et en plus je déteste vraiment les récits de plongée dans la folie - avec ou sans drogue. C'est vraiment quelque chose que je ne supporte pas de lire, je n'accroche pas du tout et je ne ressens absolument aucune empathie ni même sympathie. Donc voilà, pour résumer, mauvaise équation : trop d'introspection torturée et pas assez de Nouvelle Zélande. Pour couronner le tout, je n'ai pas apprécié le style non plus, mais pour cela les mots “drôlerie inespérée” en quatrième de couverture auraient du me mettre la puce à l'oreille…Hop, on se dépêche d'oublier !
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desertetoubli
  31 mai 2016
Elyra, une jeune new-yorkaise de 30 ans décide du jour au lendemain de tout plaquer, mari et travail, pour partir en Nouvelle-Zélande où elle a un vague point de chute chez un écrivain rencontré quelques mois plus tôt dans un coktail. Ce voyage est avant tout pour elle un moyen de se détacher de tout, de ses racines, de ses liens avec les autres et de ce qu'elle est en tant que personne humaine. C'est à ce titre l'expérience d'un abandon existentiel lesté cependant par le poids de son ''sac à dos'' affectif. Dans ce dernier s'entassent sa soeur adoptive, étudiante brillante qui s'est suicidée, sa mère alcoolique et indigne et son mari, personnage sans prénom qu'elle évoque souvent mais sans amour.
C'est un livre original, décalé et traité avec un certain brio qui ne m'a toutefois pas complètement convaincue. Il a provoqué chez moi un certain malaise car la volonté farouche d'Elyra à "divorcer d'elle-même" sans d'ailleurs réussir à le faire, la rend inapte aux relations humaines. Empêchée par ce qu'elle appelle son yack, sorte de poison intime, elle fuit dès lors que les autres exigent d'elle un engagement personnel minimum. Cette fuite permanente de soi et des ses congénères situe parfois Elyra au bord de la folie et l'entraîne dans des situations limites. Malgré le recours fréquent à l'autodérision, cette incapacité à s'assumer en tant que personne humaine m'a personnellement dérangée.
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claraetlesmots
  08 mars 2016
Elyria, une trentenaire Américaine, quitte son travail, son mari du jour au lendemain sans prévenir quiconque et s'envole pour la Nouvelle-Zélande. Un peu avant lors d'une soirée, elle a juste échangé quelques mots avec un écrivain un peu bourru lui ayant dit que si un jour elle se rendait dans ce pays, il avait une chambre dans sa ferme pour la loger. C'est sur la base de cette formule polie mais avec l'adresse qu'Elyria a tout quitté. Arrivée sur place alors que tout le monde lui déconseille de faire du stop, elle utilise ce moyen pour traverser le pays. Au gré de ses rencontres, des imprévus, elle ne cesse de s'interroger et de se questionner sur elle-même : « Ce que je voulais dire c'est que j'avais conscience qu'il faudrait que je fasse quelque chose que je ne savais pas faire, c'est-à-dire partir comme une adulte, comme une grande personne, énoncer le problème, remplir les papiers, faire tous ces trucs d'adultes mais je ne savais aussi que ce n'était pas tout le problème, que je ne voulais pas seulement divorcer de mon mari, mais divorcer de tout, de ma propre histoire ; j'étais poussée par des courants, par des choses invisibles, souvenirs et inventions et peurs tourbillonnant ensemble - c'était le genre de truc que tu ne comprends que des années plus tard, pas le genre de truc que tu peux expliquer à une quasi étrangère dans un placard à balai alors que t'es un peu près saoule, que tu ignores à peu près où tu es et ce que tu fais là, ou pourquoi certaines personnes reconnaissent l'odeur des secrets. »
Sa relation avec sa soeur adoptive, son couple avec son mari professeur universitaire en mathématiques, sa mère fantasque et portée sur la boisson : petit à petit, sa vie se dessine.
Pour un premier roman, Catherine Lacey n'a pas choisi la facilité et elle s'en sort très, très bien. Avec une écriture originale, souvent pétillante, un sens de la formulation qui émoustille l'esprit, ce qui aurait pu vite devenir pathétique ou lassant est souvent drôle ou nous touche. Alors oui, Elyria marche au bord du précipice, regarde au fond mais essaie de se démêler avec elle-même. Plus qu'attachante, elle est fragile, complexe, décalée et si proche de nous finalement.
Même si les dernières pages ne sont pas parfaites, il s'agit d'un premier roman à ne pas manquer !
Lien : http://claraetlesmots.blogsp..
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Zarps
  09 octobre 2017
Tout quitter et rejoindre un vieil écrivain en Nouvelle-Zélande.
C'est ce que décide de faire Elyria, jeune new-yorkaise mariée à un professeur de mathématiques. Un vol sec pour la Nouvelle-Zélande, histoire de changer d'air et d'échapper un peu à son yack. Cet animal pesant et farouche qui est comme un double d'elle-même. Elle erre, sans trop savoir pourquoi ni pour combien de temps. Elle va finir par retrouver Werner, l'écrivain, mais comprendra que ce n'était pas vraiment son but.
C'est un livre intéressant qui échappe à la norme des récits de voyages initiatiques, où l'héroïne n'est pas forcément sympathique mais tellement proche de nous tous, engluée dans son mal-être et le souvenir d'une soeur disparue.
Dans ce livre il y a quelques longueurs mais il est assez atypique pour ne pas disparaître au milieu de toute la production littéraire.
En même temps, personne ne disparaît...
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docare
  28 août 2016
Elle part, elle quitte tout, avec pour seul bagage son "sac à dos" plein de son passé. A des milliers de kilomètres de chez elle, en terre inconnue, cherche-t-elle à disparaître ou à se trouver? Elle marche à côté d'elle-même, elle passe à côté des autres dans une sorte de somnambulisme diurne qui lui fait cotoyer une série de personnages plutôt bien intentionnés à son égard mais qu'elle quittera comme elle a quitté son mari, sans explication et qu'elle n'appelle d'ailleurs jamais que "mari", comme si la personne disparaissait devant le titre, la fonction, le statut. Sociopathe sans doute, oui mais...
Un roman fort sur la recherche de soi, écrit dans un style particulier, de longues phrases qui vous accompagnent très bien dans cette errance. Un premier roman magistral.
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critiques presse (2)
Actualitte   30 mars 2017
Un road movie un peu barré.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Culturebox   25 février 2016
Un premier roman original et troublant.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   08 mars 2016
"J'ai menti, j'ai dit, je ne suis pas venu ici avec mon mari. Il ne sait même pas où je suis", et après avoir dit tout ça, je me suis sentie plus légère mais l'atmosphère à l'intérieur de la camionnette s'est assombrie, parce que c'est déjà assez décevant de savoir que les gens que nous aimons mentent parfois, mais c'est presque pire que de se souvenir que les étrangers aussi, et c'est pour ça qu'il vaut mieux ne pas avouer nos mensonge à des étrangers, parce que ce n'est pas agréable d'apprendre que quelqu'un peut mentir même quand il n'y a rien en jeu, ou presque rien, et ce n'est pas agréable de se souvenir que nous avons tous cru aux mensonges d'autres étrangers, et même si à peu près tous les êtres vivants le savent, d'une certaine façon, ce n'est quand même pas le meilleur sujet à aborder au cours d'une conversation polie.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   08 mars 2016
Et je suis devenue un havre-d’émotions-authentique, une personne au grand cœur, équilibrée et épanouie, une employée fiable, une femme capable d'entrer chez un traiteur, de commander un sandwich, de le manger et de lire le journal comme une femme adulte, sans penser la phrase « Je suis une femme adulte, qui mange dans son assiette, qui lit les nouvelles », parce que je n'étais pas observatrice de moi-même, mais j'étais un être « étant », une personne qui est simplement au lieu d'une personne qui est « presque « . Pendant environ un an, j'ai pensé qu'il en serait toujours ainsi, que j'avais atteint un niveau d'existence plus élevé que le précédent et qu'il n'y aurait pas de marche arrière, mais j'avais tort, il y avait une marche arrière, et j'ai fait marche arrière, j'ai même fait l'aller-retour, et l'aller et le retour encore.
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LoumiluLoumilu   23 mai 2016
J'ai su à ce moment précis qu'il ne restait pas grand-chose, voire rien, de nous, et que ce qui nous avait gardés ensemble si longtemps n'était que le riche et sauvage souvenir de tout ce qu'il y avait eu, tous ces jolis moments du passé, si jolis que nous leur avions demandé de s'arrêter, et maintenant ils avaient tous disparu, parce que les moments ne s'arrêtent jamais, qu'on le leur demande ou pas, ils s'en fichent, les moments s'en fichent, tous, et ceux dont vous souhaiteriez qu'ils puissent s'étirer comme un hamac dans lequel vous étendre, eh bien, ces moments-là sont ceux qui disparaissent le plus vite en emportant tout ce qu'il y a de bon avec eux,petits cambrioleurs, ces moments, ces heures, ces jours que vous aimiez le plus.
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docaredocare   28 août 2016
...parce que jamais, quoi que je fasse, je ne disparaîtrais de moi-même, et c'était ça que j'avais voulu tout ce temps, disparaître complètement- personne ne disparaît ainsi, personne n'a jamais eu ce luxe, et personne ne l'aura jamais. Ca n'a pas l'air de grand chose maintenant, mais les révélations sont rarement spectaculaires je suppose, ces moments lumineux, quand vous voyez enfin ce qui a toujours été là. Ce n'était pas un savoir immédiatement utilitaire, le genre de chose qu'on trouve dans une copie de fac ou un bouquin de développement personnel ou dans le journal intime relié de gentes dames. Il n'y a pas eu de ah, pas de ah, ni de soulagement, ni d'humour dans les plis de cette révélation. Il y a juste eu quelque chose de réel dans ma tête - un bateau de sauvetage dans les eaux d'une mer où il ne restait personne à sauver.
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docaredocare   07 août 2016
Au bout d'un moment mon mari a pris ma main, ce qui m'a rappelé qu'zu moins ily avait ça, au moins nous avions encore des mains qui se souvenaient comment s'aimer, deux paluches de chair et d'os qui n'avaient pas compliqué leur simple amour en parlant ou en pensant ou en étant déçus ou en ayant des souvenirs. Elles tenaient et étaient tenues et c'est tout. Oh, être une main.
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Découvrez la chronique complète : http://www.fnac.com/Le-coup-de-coeur-litteraire-03/cp30348/w-4 Retrouvez le roman Personne ne disparaît de Catherine Lacey sur Fnac.com : http://livre.fnac.com/a9158452/Catherine-Lacey-Personne-ne-disparait
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