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ISBN : 233007607X
Éditeur : Actes Sud (05/04/2017)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 60 notes)
Résumé :
En 2016 Antoine Léon est arrêté, il est condamné à vingt et un ans de prison. En 2037, le groupe des 68 s’installe dans le jardin Marcel Proust à Paris. Ces jeunes gens ne veulent plus d'une démocratie nauséabonde et violente. Leur histoire est celle du passage à l’acte qui ne serait plus issu d’une idéologie mais bien du vécu de l’individu, celui d’un être simple, d’un quidam, d’un vivant. Celui d’un être qui marche puis court vers la possibilité du sursaut. Un sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
31 août 2015
Par un calme matin parisien, un groupe armé enlève le président de la république. Ils se disent révolutionnaires, se font appelés Saint-Just, Robespierre ou Marat. Ils refusent le système en place et militent pour un monde plus juste. Au bout d'une semaine, ils exécutent le président et l'abandonnent dans le coffre d'une voiture. Si leurs idées ont pu convaincre un temps les français de se rallier à leur cause, avec cet assassinat, ils perdent la sympathie du public. Et Saint-Just, de son vrai nom Antoine Léon, a aussi perdu sa famille. Chloé n'a pas supporté ses mensonges et sa dissimulation, elle l'a chassé de leur appartement sans que jamais il n'avoue son appartenance au réseau Ventôse. de fait, il est aussi séparé de sa fille Rosa. Un an après les faits, alors qu'il va chercher Rosa, il est arrêté par les forces de l'ordre. Jugé, il est condamné à perpétuité et placé en QHS. Il restera vingt ans en prison. Quand il sort, en 2037, Rosa l'attend. Professeure dans un collège, elle vit en colocation avec Rufus, son ami de toujours. Pour Antoine, il s'agit de s'adapter et de se reconstruire...
Anticipation, dystopie, utopie ? Les spécialistes sauront, le lecteur lambda n'a que faire des catégorisations. Ah ! ça ira est avant tout un roman profondément humaniste, réaliste et moderne. Fort de ses personnages attachants, ce récit raconte un futur proche peu reluisant mais très plausible qui surfe sur les événements d'aujourd'hui : crises économique et énergétique, afflux massif de migrants, abandon des banlieues et montée en puissance des ''indignés''. L'engagement, au coeur du roman, marqué dans le passé par des actions violentes, s'est déplacé vers des actes citoyens, plus pacifistes, relayés par les réseaux sociaux. L'avenir vu par Denis LACHAUD est plutôt morose, voire anxyogène, et pourtant son roman est plein d'optimisme, porteur d'un message de solidarité, d'espoir. La société peut changer si le peuple reprend la main ! L'idée peut sembler naïve mais elle fait son chemin ici et maintenant, en Espagne, en Grèce et pourquoi pas en France... Une nouvelle forme de démocratie est en marche. Ah ! ça ira vibre de cet élan citoyen, de tous ces possibles à explorer. Un roman dans l'air du temps, terriblement attachant et entraînant. Un coup de coeur !
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Dixie39
11 septembre 2015
J’avais rarement lu un roman qui soit aussi en phase avec l’actualité. En levant les yeux entre deux pages de Ah ! ça ira... pour les poser sur toutes ces images qui défilent, ces foules en liesse de migrants accueillis avec joie ou haine dans nos pays européens, déchaînant les passions, là où hier encore, nous avions celles des bateaux mouroirs échoués sur les côtes italiennes, je ne sais plus très bien ce qui est réel ou fictif, tant la fiction sait se montrer parfois plus vraie que la réalité elle-même.
Denis Lachaud situe l’essentiel de son propos en 2037. Mais tout nous ramène à notre présent, aux racines de ce qui pourrait émerger demain et qui est, pour beaucoup, déjà en marche, de façon sourde et discrète, comme des prémisses en devenir.
« Indignez-vous ! » nous exhortait Stéphane Hessel en 2010. Denis Lachaud en 2015, reprend le flambeau avec Ah ! ça ira... et son souffle révolutionnaire, renaissant des cendres de 1789, dont l’esprit a été claquemuré dans les institutions des Républiques qui se sont succédées, au fil du temps.
Antoine Léon, c’est moi, c’est vous, c’est tous ces gens qui se disent que cela ne pourra pas durer encore longtemps comme cela, et qu’un jour, il faudra bien « faire quelque chose » !
La seule différence, c’est que lui, un jour, il décide de faire...
Antoine, connu sous le nom de Saint Just, œuvre au sein d’une organisation contestataire, pour un monde plus juste. A cette oligarchie méprisante et liberticide, ils opposent la violence, en enlevant et tuant le président de la République française.
Cela lui vaudra plus d’une vingtaine d’années de prison, coupé de tout et de tous, anesthésié de ce monde qu’il pensait tant pouvoir changer.
Ce monde, il le retrouve 21 ans plus tard, et ne le comprend plus. Rosa, sa fille, a repris le flambeau de la dissidence... Mais là où son père opposait au régime politique, la violence, Rosa croit en la force silencieuse du nombre, qui s’arrêtent et se posent pour tout simplement dire « ça suffit ! », refuser de faire semblant de croire que cette société est aussi faite pour eux.
En marge de ce monde policé, vivent parqués, les migrants. Mains d'œuvre bon marché, qui n’attendent qu’une chose : un laissez-passer pour cette vie de derrière le mur.
Denis Lachaud n’est pas un donneur de leçons, mais plutôt l’écho d’un lanceur d’alerte : Une petite voix qui tout au long de la lecture, nous murmure à l’oreille : « Réveillez-vous ! »...
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motspourmots
24 novembre 2015
"On ne change pas le monde avec des idées". D'accord, mais avec quoi alors ? A quoi ressemblerait la révolution de nos jours, cette révolution dont tout le monde parle et que d'aucuns appellent de leurs voeux ? La révolution du 21ème siècle aurait-elle encore quelque chose à voir avec celle de 1789 ? Quel contenu pour ce mot si souvent brandi comme une menace aux contours imprécis ? Denis Lachaud pose la question avec ce roman enthousiasmant et terriblement juste, bizarrement passé inaperçu (ou presque) dans l'embouteillage de la rentrée littéraire.
La révolution, Antoine y a cru. Au point d'intégrer le groupe Ventôse et de participer, sous le nom de Saint-Just, à l'enlèvement et à l'assassinat du Président de la République en 2016. Sans que cette action ne change quoi que ce soit à la société ou aux modes de gouvernance. Arrêté et condamné à perpétuité, Antoine est libéré au bout de 21 ans, en 2037. Sa fille Rosa (baptisée ainsi en l'honneur de Rosa Luxembourg..) est désormais une jeune femme d'un peu moins de 30 ans et le seul lien qui lui a permis d'être rattaché à l'extérieur. Une fois dehors, il lui faut se remettre à niveau. Rien n'a vraiment changé, tout est simplement pire, exactement comme on l'imaginait en 2016 en se demandant ce que deviendrait le monde dans vingt ans si on ne faisait rien... Les inégalités se sont renforcées, les gouvernements de gauche et de droite se sont succédé en alternance sans régler le moindre problème. Seule bonne nouvelle, le Front National a disparu, incapable de convaincre qui que ce soit. L'Europe est une vieille puissance dépassée par la Chine, l'Inde et le Brésil qui dominent économiquement le monde. Elle a dû régler le problème des migrations de masse accentuées par l'exclusion de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne. Dans toute l'Europe du Nord, les ZeST, Zones de Séjours Temporaires regroupent tous ces migrants et permettent leur exploitation en tant que main d'oeuvre sous payée et corvéable à merci. En 2037, les jeunes n'en peuvent plus d'être confrontés à d'insolubles problèmes de précarité et de logement. En digne fille de son père, Rosa aussi veut changer le monde et va donc prendre la tête d'une initiative. Loin des actions violentes, le peuple va s'appuyer sur les réseaux sociaux, sur le pouvoir de l'information et sur celui du collectif pour se lever et dire non. Avec l'aide active d'Antoine qui "ne pourra pas couler de vieux jours paisibles et indifférents, comme il s'y préparait activement. On ne saurait, sans dommage, tenter d'être quelqu'un d'autre que soi".
Simple fiction ou anticipation ? Une chose est sûre, l'état du monde que nous décrit Denis Lachaud à l'horizon des vingt prochaines années est tout à fait crédible car il s'appuie sur une réalité que nous connaissons bien et il se contente de pousser le curseur du cynisme de la classe dirigeante au maximum de ses possibilités. Pour aboutir à une sorte de résignation d'une population qui ne croit plus aux discours ni aux idéologies, tout occupée qu'elle est à tenter de vivre correctement. Antoine qui a eu le temps de réfléchir au cours de son emprisonnement sait pourquoi son groupe n'a abouti à aucun résultat. "Nous avons commis une erreur grossière. Nous nous sommes attaqués aux dominants. Or ce sont les dominés qui perpétuent le système". Il faut donc que le peuple se libère de la domination qu'on lui impose en le convainquant qu'il n'y a pas d'autre choix possible. Il lui faut accepter le risque de la nouveauté et de l'inconnu...
Ce roman a le pouvoir de vous captiver autant que de vous faire réfléchir. A l'état du monde, à la société dans laquelle vous voulez vivre, aux moyens de se faire entendre. Loin du mode d'emploi à l'usage de l'apprenti révolutionnaire, il utilise les ressorts de la fiction pour mieux pointer le rôle de chaque homme dans son destin personnel autant que dans le destin du collectif. Aussi utile que régénérant.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Bardak
26 août 2015
Denis Lachaud nous projette dans un futur proche glaçant non pas à la manière d'une dystopie cauchemardesque, mais plutôt par son réalisme frappant. le scénario élaboré ici, bien qu'aux traits un peu forcé, prend ses racines dans notre société actuelle : privatisation des services publiques, faillite de la Grèce, enrichissement des riches au détriment des plus pauvres, peur exacerbée de l'étranger... Comment réagir face à ce monde en perdition, quelle action peut entreprendre un citoyen engagé? Est-ce par la violence que tout finira par se résoudre?
Ah ça ira est un roman qui prend au tripes, et qui nous force à nous interroger sans complaisance sur notre propre passivité face au monde qui change et se délite. Denis Lachaud frappe fort et juste, et ses personnages, tous conscients et agissants, nous donnent une belle leçon de politique, au sens le plus pur du terme.
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Delphine-Olympe
12 décembre 2015
Un titre pareil ne pouvait pas manquer de m’interpeller... De même que l’étrange illustration de couverture, avec son immeuble insalubre s’élevant dans un ciel que l’on espère plus clément pour les habitants qui se sont réfugiés sur son sommet...
En quatrième de couverture, je découvre une histoire d’anticipation : l’action se déroule en 2037. Pas exactement ma tasse de thé. Mais nous sommes à Paris, « une ville où il est impossible de se loger, la faillite sociale est infernale, la rébellion gronde, les inégalités sont innombrables ». Pas si loin que ça, donc, de ce que nous connaissons aujourd’hui. Banco ! Je repars avec le livre !
Les premières pages se situent toutefois à notre époque, en 2015 ou 2016. Révolté par les inégalités, Antoine, alias Saint-Just, décide de passer à l’action armée avec ses camarades du groupe Ventôse. Et ils frappent fort, puisqu’ils enlèvent le Président de la République avant de l’exécuter, rien de moins.
Ce court préambule permet surtout à l’auteur de dresser le décor : à travers les réflexions des personnages, on perçoit une société sous haute surveillance grâce aux progrès de la technologie, le pouvoir capté par une oligarchie, une population dépossédée de tout réel moyen d’expression une fois son bulletin de vote glissé dans l’urne...
S’ensuit une ellipse temporelle de vingt ans.
Antoine sort de prison après avoir purgé sa peine. Vingt ans totalement coupé du monde, dont il n’a même pas voulu observer les soubresauts à travers la télévision. Lorsqu’il se retrouve dehors, ce qu’il découvre n’est guère réjouissant : la centrale nucléaire de Pierrelate a explosé, transformant la région en un véritable no man’s land, la Grèce a été exclue de la CEE, laissant Athènes dans le chaos et mettant le pays à la merci des militaires qui purent ainsi s’emparer du pouvoir, jetant alors des milliers de Grecs dans le flot des migrants qui ne cessa jamais de grossir... Une bonne aubaine pour le gouvernement français qui créa des zones de séjour fermées pour les « accueillir » et autoriser au passage l’emploi de cette main d’œuvre privée de droits à des conditions fiscales extrêmement avantageuses, suffisamment en tout cas pour pouvoir concurrencer les produits chinois (d’ailleurs désormais sous-traités en Afrique).
Tel n’est pas le moindre des intérêts de ce roman que de proposer un développement possible de notre situation si les choses poursuivent leur cours. Seule bonne nouvelle dans ce sombre tableau, l’extrême-droite a disparu du paysage politique... mais parce qu’elle a été totalement récupérée et absorbée par la droite !
Evidemment, il ne faut pas prendre tout cela pour argent comptant, mais comme une projection permettant de mieux appréhender notre présent pour tenter de mieux maîtriser notre avenir.
En outre, le mérite de Lachaud est de ne pas s’en tenir à ce sinistre tableau. Les personnages ne sont pas résignés. Ils veulent avoir prise sur les événements, en être acteurs, et cherchent de nouveaux moyens d’action, plus efficients que ceux auxquels eurent recours leurs aînés. C’est selon moi l’un des aspects les plus intéressants du roman. De l’occupation de l’espace public à des actions individuelles concertées - grâce à la diffusion par Internet - pour contourner les interdictions de se rassembler (l’état d’urgence serait-il devenu permanent ?!), de la comptabilisation du non-vote au détournement des caméras de surveillance et à l’utilisation des réseaux sociaux pour dénoncer les méfaits, malversations et abus de pouvoir en tout genre, Lachaud imagine bien des scénarios qu’il juxtapose pour en étudier la pertinence et la portée. C’est de loin ce qui m’a le plus intéressée dans ce roman qui se distingue par l’originalité de son propos.
Il évoque en tout cas par le biais de la fiction des questions dont il me semble urgent de s’emparer.

Lien : http://delphine-olympe.blogs..
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Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Dixie39Dixie3913 septembre 2015
On proclame officiellement que nous sommes tous égaux depuis 1789 mais dans les faits, ce n’est pas ainsi que nous vivons. Ce n’est pas ainsi que nous pensons. Ce n’est pas ainsi que nous nous organisons puisque nous persévérons à laisser quelques individus se consacrer jour après jour, heure après heure, à mépriser ce principe universel pour concentrer la richesse et le pouvoir entre leurs mains.
Nous supportons cette situation, car nous nous sommes habitués à l’écart entre le discours et le réel. Nous supportons cette situation car nous sommes rassurés d’être plus que ceux qui, bien que nos égaux dans le discours, sont moins que nous dans le réel.
Ou alors, nous décidons de ne plus supporter cet écart entre le discours et le réel ; nous décidons de ne plus supporter ce non-respect de l’écart entre le rien et l’être ; nous déclarons que ce qui est proclamé officiellement ne tiendra jamais lieu de réel ; nous déclarons que jour après jour nous nous consacrerons à réduire l’écart entre le discours et le réel.
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Dixie39Dixie3905 septembre 2015
Je me demande si toi et tes amis, vous êtes conscients de vivre en état de guerre. Je me demande si vous comprenez qu’entretenir les conditions qui vous permettent de vous enrichir en toute légalité au détriment de ceux qui produisent les richesses, c’est vivre en état de guerre, c’est faire la guerre au peuple. Je me demande si vous en êtes conscients.
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issablagaissablaga23 novembre 2015
Face au jeu de dupes de l’alternance républicaine, j’ai d’abord voté pour le camp qui me semblait tenir un discours progressiste, bien que fade et timide. Puis j’ai compris qu’une fois au pouvoir, le camp dit progressiste ne changerait rien. Personne ne changera jamais rien de ce qu’il faut changer dans le système, car il deviendrait impossible pour les deux camps de se transmettre le bâton tous les cinq ou dix ans, une alternance sans douleur présupposant une entente tacite quant au projet de société.
Alors, je me suis mis à voter blanc, je me suis déplacé jusqu’à l’école élémentaire de mon quartier pour glisser un bulletin blanc dans l’enveloppe. Il me paraissait important de signifier que je ne souhaitais voter ni pour les uns, ni pour les autres, mais j’attendais pour autant d’être compté parmi les citoyens ayant exprimé un suffrage. Pour finir, j’ai cessé de voter blanc car ma protestation était vaine, mon vote blanc n’étant pas comptabilisé au nombre des suffrages exprimés.
Enfin, j’ai cessé de croire au vote majoritaire.
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Dixie39Dixie3909 septembre 2015
L’État célèbre le 14 Juillet en grande pompe. Force est de constater que le 14 Juillet est une coquille vidée de sa chair, un joli bibelot que nos dirigeants posent sur l'étagère la plus en vue. L'esprit de la Révolution est ailleurs. L'esprit de la Révolution est partout où le peuple décide de s'opposer à l'oppression.
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Dixie39Dixie3908 septembre 2015
Je me demande combien de temps encore ça nous prendra pour comprendre qu'on ne peut pas laisser les biens, les produits manufacturés et les informations circuler librement tout en empêchant les hommes et les femmes d'en faire autant.
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Videos de Denis Lachaud (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Denis Lachaud
Teaser de l'émission "Dans le Texte" présentée par Judith Bernard, sur le site Hors-Série. Invité : Denis Lachaud, à propos de son livre "Ah ! ça ira…". http://www.hors-serie.net/Dans-le-Texte/2016-05-14/De-la-violence-politique-id181
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