AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782072940842
208 pages
Éditeur : Gallimard (11/03/2021)
3.81/5   13 notes
Résumé :
« Tu as coupé à un nombre conséquent d’enterrements, petite veinarde. Tu as échappé à tous ces coups qui un par un nous assomment et nous laissent comme des boxeurs groggy dans l’attente du gong final, tu as échappé aux plaintes et aux gémissements, partie avec sagesse et un brin de désinvolture dans la pleine force de tes vingt ans, nous laissant aux tracas des deuils, des héritages, de l’absence, des tristes lendemains. »

En publiant Une amie de la ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Lune
  23 avril 2021
Tout part d'un premier livre : « Une amie de la famillle ».
Livre émouvant autour d'une soeur disparue tragiquement et des questionnements provoqués par ce séisme familial et personnel.
Réactions de lecteurs, réactions d'amis, reprises de contact, hasards lumineux en sont la conséquence qui enrichit l'auteur.
Autre conséquence : le dialogue continu avec la disparue.
Il l'invite à réfléchir avec lui, lui présente de nouvelles amitiés, lui dévoile sa vie et ses espoirs, la vie où elle n'est plus et qui continue, laissant s'égréner travail, amours et amitiés.
Amitiés qui réjoindront le jardin des disparus sous les arbres qui leur sont dédiés.
Amitiés littéraires, amitiés plus anonymes, l'auteur les évoque, leur rend hommage, les relie à la disparue à qui il a redonné vie.
Les pages qui lui sont consacrées sont pleines de sensibilité et d'amour.
Celles offertes aux autres disparus ne le sont pas moins.
Les citations de poèmes (particulièrement ceux de Neruda et d'Aragon) supportent ce cheminement et donnent une fondation à l'éphémère de la vie, à ce qui demeure.
Une lassitude se fait sentir en cours de lecture.
Une interrogation apparaît quant à l'utilité de cette lecture.
Je terminerai cependant avec cette phrase du poète Émile Verhaeren : « La vie est à monter et non pas à descendre ».
Elle illustre ce qui ressort de la lecture de ce livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Nuageuse
  02 avril 2021
La vie des morts est un témoignage très émouvant.
Jean-Marie Laclavetine a perdu sa soeur en 1968. Elle est morte noyée dans la mer de Biaritz. Il a déjà écrit un livre sur elle que je n'ai pas lu.
Ici, il s'adresse directement à elle. Il lui raconte qu'il a reçu de nombreux courriers, emails après la parution de ce dernier livre. Beaucoup de lecteurs se sont reconnus dans ce récit. Il a également retrouvé des gens qui ont connu Annie. Annie revit à travers ces lignes.
À travers ce vibrant hommage, l'auteur traite de la littérature. Pour lui, elle ne répare pas mais rend les morts plus vivants. J'ai beaucoup aimé son analyse.
La mort d'un être proche nous faconne, nous permet de nous révéler à nous-mêmes. L'amour que nous leur portons reste.
Un texte profond qui m'a émue du début à la fin.
Commenter  J’apprécie          150
nineentreleslignes
  20 avril 2021
Dans le billet précédent, je vous parlais du livre écrit avant celui-ci, le récit de la brutale disparition de la soeur ainée de l'auteur, éludée voire occultée pendant près de 50 ans.
Depuis le premier récit, les lignes ont bougé, amis, amies, petits amis ou simple amoureux, témoins, cousins, ceux qui ont un jour partagé un bout de chemin avec Annie, s'en souviennent et souhaitent le faire savoir.
Chacun y va de son témoignage, simple précision, re-aiguillage du souvenir souvent trompeur.
La jeune femme de 20 ans à la destinée fulgurante a marqué les mémoires à l'encre indélébile par sa soif de vivre, d'apprendre, de découvertes et son caractère enjoué !
Ainsi l'enquête reprend et s'étoffe, la silhouette du fantôme, trop longtemps cachée dans le placard familial revêt un manteau de chair et de sang, une fille de son temps, férue de Lorca et de Marchado, qui aimait s'étourdir d'alcool, de musique, d'amis et de danse...
Celle, qui aura 20 ans pour toujours, a été, au fil des ans, rattrapée par la mort des autres, proches, amis, familiers de l'auteur, artistes, auteurs, passage un peu long qui m'a donné l'impression de faire le tour des cimetières à la Toussaint.
Et puis arrive ce passage particulièrement émouvant : les retrouvailles avec Jacques Falgade, un des pionniers du surf sur la Côte Basque et qui ce jour terrible porta secours...
Jacques vécut cet épisode comme un échec traumatisant qui sera renforcé par une autre perte quelques années plus tard. Facétie du destin... ou cruauté !
« La vie des morts » disait leur père, persuadé que ces derniers, dont Annie, continuaient à lui parler...
...à moins que ce ne soit le contraire, cher monsieur Laclavetine, je crois profondément que continuer à leur parler ou tout du moins à EN parler, prolonge durablement leur passage parmi les vivants !
A ce titre le livre est réussi, Annie a continué un sacré bout de chemin dans l'inconscient collectif et personnel de chacun.
La preuve elle a désormais deux beaux livres !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
som
  12 avril 2021
Complément à « Une amie de la famille », dans ce récit, l'auteur revient sur la mort de sa soeur à l'âge de 20 ans. Il lui conte ce que les vivants d'aujourd'hui lui ont confié sur la jeune fille d'hier. de ce supposé, Jean-Marie Laclavetine décline un large hommage à tous ses morts, à tout ce qui les liaient : l'amour des livres, du vin et de la bonne chair en général…
Ainsi au fil des pages, le lecteur chemine de la vague fatale de la côte basque aux salons littéraires de Gallimard, en passant par des amitiés multiples, qu'elles soient célèbres comme Siné ou plus anonymes. Toujours chaleureuses en tout cas.
Si ce livre tourne parfois un peu trop à l'exercice d'admiration littéraire sur le retour, doublé de légers relents de m'as-tu vu, les pages plus intimes consacrées à sa famille ou introspectives sont véritablement touchantes car universelles. On retiendra aussi la belle déclaration d'amour au roman du petit Jean-Marie, lecteur éperdu de Dumas.
Commenter  J’apprécie          50
fanculo
  17 mai 2021
Il aura fallu attendre 50 ans pour briser le silence ets écrire : " Une amie de la famille" cette soeur noyée, emporté par une vague scélérate. Suite à ce livre Jean Marie Laclavetine a reçu des courriers , des mails,de lecteurs qui se sont reconnus , d'autres qui l'avait connue ,des amis qui souhaitait apporter leurs témoignages.
L'auteur prend le parti de s'adresser directement à sa soeur et en cela emploie le tutoiement qui la rend plus vivante.
" La vie des morts" est le témoignage des réactions des Lecteurs qu'il veut revivre avec sa soeur. Il lui raconte ce que l'on dit d'elle. Lui donnant des nouvelles de ses amis, de membres de la famille qu'il avait perdu de vue,de ce qui sont partis la rejoindre.
En un hommage émouvant, il lui présente tous ses morts : des proches, des familiers, des amis, des artistes, des auteurs qu'il a aimé et qui sont allés la rejoindre dans ce jardin " La vie des morts".
Il lui parle aussi des vivants ce qu'ils sont devenus . Les retrouvailles avec Jacques Voltage, le surfeur qui l'a secourue et qui porte en lui l'échec traumatisant de n'avoir pu la sauver, échec qui sera renforcé par une autre perte quelques années plus tard.
C'est un témoignage émouvant, hommage à Annie qui régit entre ces lignes et c'est aussi un hommage à travers ses amis de son amour de la littérature.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (2)
LeMonde   14 juin 2021
Autour d’Annie, sa sœur morte à 20 ans, l’écrivain livre un texte vibrant de figures amies arrachées à l’ombre et au temps.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro   25 mars 2021
L’écrivain évoque une nouvelle fois sa sœur disparue dans un récit émouvant et lumineux.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
somsom   12 avril 2021
p. 79 Beaucoup de celles et de ceux que j’ai rencontrés (…) ont éprouvé lors d’un deuil ce même sentiment d’un passage dans une réalité différente, d’une traversée du miroir. La perte d’un être aimé n’est pas une simple soustraction. Une personne de chair disparait, mais elle revient sous d’autres espèces, elle s’installe en nous et nous pousse à avancer, à chercher à chercher des réponses, elle nous laisse des intranquilles, en alerte, en demande. L’ordre des choses est fracturé, et par la faille nous entrevoyons des territoires insoupçonnés. La douleur reste, lente et dure, cependant la vie ne saurait se réduire à elle. Le vide creusé par la perte peut ainsi parfois produire un appel d’air, susciter une force, un besoin de créer et de partager.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
BurjBabilBurjBabil   19 mars 2021
Je viens de parler au téléphone avec Daniel, cet ami dont je me suis engagé à écrire l’éloge funèbre, dans le cas où le hasard ne le chargerait pas de la corvée du mien.
Commenter  J’apprécie          200
NuageuseNuageuse   01 avril 2021
La perte d’un être aimé n’est pas une simple soustraction. Une personne de chair disparaît, mais elle revient sous d’autres espèces, elle s’installe en nous et nous pousse à avancer, à chercher des réponses, elle nous laisse intranquilles, en alerte, en demande. L’ordre des choses est fracturé, et par la faille nous entrevoyons des territoires insoupçonnés. La douleur reste, lente et dure, cependant la vie ne saurait se réduire à elle. Le vide creusé par la perte peut ainsi parfois produire un appel d’air, susciter une force, un besoin de créer et de partager.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
somsom   12 avril 2021
p. 77 Ce que nous perdons, dans l’absence de l’autre, ce n’est pas seulement un être cher, c’est un moment de nous-mêmes que nous ne retrouverons jamais.
Commenter  J’apprécie          80
somsom   12 avril 2021
p. 22 Voilà ce qui rend la littérature supérieure à la vie ordinaire : elle offre des territoires sauvages, inviolés, où l’on se promène dans une solitude enivrante, mais on y est relié à l’humanité entière, tout peut y être partagé, la solitude y est peuplée, traversée par d’innombrables ruisseaux de vie, ce voyage est sans fin.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Jean-Marie Laclavetine (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Laclavetine
Éditeur aux Éditions Gallimard, Jean-Marie Laclavetine a publié il y a deux ans, "Une amie de la famille", roman passionnant consacré à sa soeur décédée à l'âge de 20 ans, il y a plus de 50 ans. Après cette publication, de très nombreuses personnes vont écrire à l'auteur et raconter la jeune femme disparue qu'ils connaissaient. Aujourd'hui, c'est d'eux dont l'écrivain parle dans "La vie des morts", chez Gallimard. 
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
autres livres classés : biarritzVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

QUIZ LIBRE (titres à compléter)

John Irving : "Liberté pour les ......................"

ours
buveurs d'eau

12 questions
193 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , littérature , témoignageCréer un quiz sur ce livre