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ISBN : 2070121976
Éditeur : Gallimard (26/02/2009)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 18 notes)
Résumé :
1973. Le cercueil du maréchal Pétain est arraché à sa sépulture de l'île d'Yeu par un commando de fidèles. Ils projettent de l'ensevelir à Douaumont, parmi les pioupious. Mais Paul Destrem et Salvador Martinez, deux trublions indépendants, interceptent par hasard l'illustre dépouille. Ils vont dès lors veiller sur ce trésor de guerre, ardemment convoité par diverses factions. Nous voilà ne raconte pas seulement les tribulations d'un Maréchal en rupture de tombe à tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
michdesol
  15 mars 2019
De 1973 à nos jours nous suivons Paul et Lena, un couple de soixante-huitards en rupture de société, et leurs amis. Ils s'aiment. A leur façon.
Au même moment une troupe de fascistes au petit pied, un tantinet branquignols, enlèvent la dépouille du Maréchal P. de son exil insulaire. Je ne citerai pas son nom, l'auteur de son côté renâcle visiblement à le faire, je l'appellerai donc Maréchal Nous Voilà. Objectif : lui faire rejoindre ses chers poilus, du moins ce qu'il en reste (et dont on n'a pas pris l'avis), à Douaumont.
Et c'est le début d'aventures croquignolesques. Les uns et les autres se rencontreront.
C'est la chronique d'une époque, le portrait d'une jeunesse habitée des idéaux de mai 68 face à la réalité du monde : après la vie rêvée de mai viendra le temps terrible des désillusions.
Le livre est léger, drôle, sensuel souvent (de beaux portraits de femmes), un brin caricatural parfois, teinté d'une ironie se faisant de plus en plus amère. Peu à peu le ton se fait plus grave, j'ai même ressenti une certaine tristesse sur la fin. J'ai adoré.
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Melcleon
  14 avril 2018
Le titre de ce livre qu'on pourrait ranger dans la catégorie des romans picaresques fait évidemment référence à la chanson de 1940 à la gloire du maréchal Pétain, héros de l'Histoire avec un grand H pour certains, acteur malgré lui, à la fois invisible et terriblement encombrant, de l'histoire narrée par l'auteur. C'est en effet son cercueil qui, transporté incognito par des "patriotes" puis par des "gauchistes" poursuivis par les patriotes, parcourt la France sur quatre décennies, séjournant parfois longuement en plusieurs endroits plus ou moins provisoires et adaptés. Au départ, au début des années 1970, il s'agit pour les concepteurs du projet de transférer en douce le corps du maréchal de l'île d'Yeu, où il était emprisonné et où il a été enterré, à Douaumont, dernière demeure infiniment plus appropriée pour le grand soldat qu'il était. Mais l'opération capote malencontreusement, le cercueil tombant aux mains de manifestants à l'idéologie bien différente. Un autre récit prend alors le relais, en quelque sorte, celui du parcours de vie de ces militants d'extrême gauche (et de quelques-uns d'extrême droite), de ces féministes, de ces écolos qui ont vécu des luttes emblématiques : le Larzac, Malville... et qui la soixantaine sonnée ont parfois sérieusement bifurqué. Parmi eux nous suivons tout particulièrement Paul et Lena, et Samuel L enfant de Lena que Paul a élevé sans être persuadé qu'il en était le père biologique.
Appâté par la lecture de "La balade nationale", je dois avouer que le roman de Laclavetine m'a un peu déçu car je m'attendais à une sorte de road movie littéraire centré sur les tribulations du cercueil de Pétain qui certes prend toute la place dans les premiers chapitres et reste en arrière-plan tout au long de l'histoire, réapparaissant en pleine lumière de temps à autre, mais le récit de ces péripéties plutôt cocasses est à mon avis parasité par les biographies beaucoup plus sérieuses, voire dramatiques, hors sujet pour tout dire, constituant à elles seules la matière d'un autre livre.
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19chantal
  19 juillet 2015
Paul et Léna ont une vingtaine d'années en 1973. Ils ont loupé Mai 68, se rencontrent dans une petite communauté urbaine où se côtoient maoïstes, trotskistes ,féministes et autres fumeurs de joints. Peu resteront fidèles à leurs idéaux. Laclavetine fait une chronique sans concession de cette génération post soixante-huitarde qui arrivera au pouvoir 30 ans plus tard.
En parallèle, nous suivons aussi les tribulations du cercueil du Maréchal Pétain que des baroudeurs de droite voulaient inhumer à Douaumont.
Beaucoup d'ironie douce-amère et de nostalgie.
Et moi de me dire "Que faisais-je donc pendant ce temps"?
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Cacha
  10 juin 2015
Roman nostalgique sur le temps qui passe de génération en génération. C'est l'histoire de l'enlèvement du cercueil de Pétain, d'où le titre.
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Gens
  06 janvier 2012
Le parcours du maréchal est particulièrement savoureux, et j'aurais apprécié quelques méandres supplémentaires dans son itinéraire. Par contre j'ai survolé certaines pages du récit (trop long) des relations de Paul et Lena.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol   15 mars 2019
Il semblerait que l'apparition de Lena dans la vie de Paul lui ait ouvert les yeux sur les beautés de l'univers. Il se nourrit de ses visions. Le reflet satiné d'un morceau de tissus épousant la courbe d'une cuisse de Lena le rassasie pour la journée, et parfois même une partie de la nuit. Comment peuvent-elles supporter la grâce de ces poitrines, le charme intolérable de ces fesses roulant sous les tissus légers, comment peuvent-elles résister à l'attrait des miroirs, ne pas passer leurs jours et leurs nuits à contempler les fortunes qu'elles transportent partout avec elles, ce patrimoine de chair palpitante qui n'appartient qu'à elles, que personne ne peut leur voler, et qui renvoie le reste à son incurable laideur ? Comment, hein ?
Il ne sait quelles sont les pires, les plus torturantes, de celles qui promènent leur beauté avec une assurance tranquille de propriétaires, ou de celles qui font semblant de ne pas en être conscientes, et de ne pas percevoir le douloureux plaisir qu'elles suscitent par leur seule existence, cette jouissance atroce et délicieuse dont le caractère contemplatif contient son propre enfer. Ah, elles nous en auront fait voir ! Tellement voir, et si peu toucher.
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EveduChambonEveduChambon   06 avril 2019
...ainsi il était contre Mao, contre Lénine, contre Trotski, contre les soviets, contre le communisme Viêt-cong, contre les sabots en cuir, contre les steaks de soja et les diètes à l'eau minérale, contre le centralisme démocratique, contre Fidel, contre Baader-Meinhof, et même, même , pauvre de lui, contre l’écœurante liberté des petits chieurs de Summerhill.
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michdesolmichdesol   15 mars 2019
Puis son visage s'éclaira d'un sourire en voyant son petit-fils aux cheveux hirsutes, aux yeux écarquillés : il constata qu'il était grand-père. Il arrosa l'événement d'un giclée de gnôle dans sa tasse de café. Paul déclina. Peu à peu, visiblement, l'information prenait toute sa place dans le cerveau de Guy. Le sourire s'élargit, les yeux se plissèrent, il prit Samuel dans ses bras. L'enfant, étonné, agrippa le gros nez qui se penchait vers lui. Naissance d'une passion.
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MusikantMusikant   22 septembre 2009
Le temps passe, en tout cas nous nous en allons. D'innombrables poèmes de qualité variable ont été composés sur ce thème. C'est un fait, quelque chose s'en va, quelque chose coule avec une effroyable constance, on ne peut rien contre, tout juste chanter la mélancolie de la chose. Paul n'avait pas le sentiment d'avoir vieilli, il se sentait toujours le même malgré ses quarante -cinq ans, toujours aussi fraîchement stupide, et pourtant le temps avait passé.
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michdesolmichdesol   15 mars 2019
Comme les filles avaient changé ! A vingt ans et des poussières Paul se souvenait du temps d'avant comme d'un passé lointain, nimbé de lumière grise, à l'odeur immuable et triste d'encaustique et de savon. Avant, les filles ne sautaient pas en l'air comme des bouchons de champagne, elles ne riaient pas en pleine rue à gorge déployée, avant les filles rosissaient en tirant jusqu'aux genoux leurs jupes écossaises, elles circulaient sur la voie publique avec des amies qu'elles tenaient par le bras en gloussant derrière leurs mains. Un grand pas avait été fait indéniablement vers l'avenir radieux, mais la moitié de l'humanité avait été oubliée en route
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Videos de Jean-Marie Laclavetine (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Laclavetine
Jean-Marie Laclavetine vous présente son ouvrage "Une amie de la famille" aux éditions Gallimard. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2308778/jean-marie-laclavetine-une-amie-de-la-famille
Note de Musique : Free Musique Archive.
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