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ISBN : 2070417123
Éditeur : Gallimard (28/03/2001)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 50 notes)
Résumé :
"Ce vice impuni, la lecture", écrivait Valéry Larbaud. Et que dire de l'écriture, cette drogue, cette passion qui pousse tant d'auteurs anonymes à encombrer les maisons d'édition de manuscrits qui ne seront jamais publiés ? Jean-Marie Laclavetine, né à Bordeaux en 1954, a publié une quinzaine de livres et exerce en même temps la fonction d'éditeur au sein de la maison Gallimard. Il sait donc de quoi il parl... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
17 février 2015
Bon, je n'irai pas par quatre chemins, ce livre dont j'attendais quand même beaucoup, car il avait reçu le Goncourt des lycéens, se révèle être une grosse déception. Je n'ai pas aimé. J'ai peiné à le lire jusqu'au bout. Cette découverte de l'auteur est un fiasco. Ce roman ne me laissera pas grand souvenir, ou alors un souvenir amer! J'aurai tout aussi bien pu m'abstenir de l'ouvrir, il ne m'apporte rien, ne m'enrichit pas.
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chapochapi
29 juillet 2016
Ce livre est celui du narrateur, celui d'un éditeur qui n'en peut plus de lire des débuts de romans que des milliers d'apprentis écrivains lui envoient, qui n'en peut plus de les mettre au rebut, avec un courrier officiel leur opposant fermement mais poliment son refus, lorsqu'il voudrait leur hurler leur médiocrité. Un événement va changer pourtant sa vie : un écrivain qui a une admiration sans borne pour Cyril n'admet pas ce refus et se donne la mort. Désir de vengeance de la veuve. Culpabilité immense de l'éditeur, qui se précipite pour retrouver la dernière personne qu'il a refusée : une certaine Justine qui vient juste d'avaler toutes ses encres. Horreur, angoisse, responsabilité. Cyril décide de prendre le taureau par les cornes, aidé par son assistante, elle-même rescapée de l'écriture : ils fondent un club des écrivains anonymes, qui doit apprendre et aider les écrivaillons à décrocher de l'écriture, forcément mauvaise.

Ce roman est tout ensemble une critique de notre société dans laquelle tout le monde veut écrire, veut être reconnu, veut avoir un talent, et qui n'accouche que de souris littéraires peu nombreuses (et parfois mal choisies). C'est aussi une vision acerbe du monde éditorial, imbu de lui-même, de sa puissance et dont la violence est tout juste esquissée ici. Au désespoir d'un homme qui craint d'aimer gratter le papier, Anita ne peut que répondre, avec sagesse "ce n'est pas si grave".
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Kashima
22 juillet 2015

Je me dis que, lorsqu'on se lance dans un roman qui critique les "écriveurs" et l'abondance de manuscrits qui arrivent chez les éditeurs, il faut vraiment assurer et faire un roman impeccable, avoir un sens de l'humour décapant et une grande maîtrise stylistique. C'est un sujet en or et le traitement qu'en fait Laclavetine est mauvais. J'ai abandonné Première ligne au milieu du livre : le roman tombe des mains une fois qu'on a passé le côté plaisant du début.
En quelques mots, c'est l'histoire du directeur de chez Fulmen, petite maison d'édition qui a sa réputation. Cyril Cordouan reçoit des tonnes de manuscrits et tout est à jeter, selon lui. Il n'est pas tendre avec les gens qui viennent récupérer leurs textes, jusqu'au jour où l'un d'eux se suicide dans son bureau. Il lui vient alors l'idée de créer, à l'instar des Alcooliques anonymes, un groupe pour que les mauvais écrivains se désintoxiquent, cessent d'écrire et le soulagent enfin.
Quand on a dit cela, on a tout dit : le résumé donne envie mais les personnages deviennent très vite ennuyeux ; la structure (avec ces digressions en italiques qui ne font qu'entraver le fil de l'intrigue) est peu convaincante. Anita, la copine de Cyril, est insipide, leurs disputes conjugales inintéressantes, et tout ça dans un style qui se veut sans doute vif et moderne, mais qui m'a obligée à sauter un grand nombre de pages jusqu'à ce que je ne tienne plus et décide d'abandonner.
Une grande déception... Au bout du compte, on devine que l'auteur a voulu faire passer ses idées sur la question de l'édition, faire plaisir à ses amis (Laclavetine est lecteur chez Gallimard), se gausser avec eux (il y a "nous" et les "autres".... ah ah ah) ; mais quand on a son livre entre les mains, on se dit que ce manuscrit aurait dû partir à la poubelle avec les autres : abracadabrantesque, loufoque (mais pas dans le bon sens du terme). La vengeance de la femme du suicidé (lesbienne d'un jour, manipulatrice de la bibliothèque rose) est si peu palpitante que je n'ai eu aucun regret de ne pas savoir comment les choses se terminent.
Il y aurait eu pourtant de quoi rire!
J'ai besoin d'admirer l'écriture et l'habileté de l'écrivain, surtout si celui-ci se lance dans une critique de la littérature contemporaine. le problème, c'est qu'on tient dans les mains l'exemple parfait de ce qui n'aurait pas dû être publié. Avec ce roman, on n'en en sait pas plus sur la littérature, sur la définition que Laclavetine en a. A part dire : "lui, c'est mauvais" ; "lui, c'est pas bon" ; "moi, je sais ce qui est de bon goût", à part nous dépeindre des gens ordinaires et pitoyables qui osent prétendre à être édités, on n'en apprendra pas plus. Quand on veut donner une leçon de littérature, il faut vraiment en avoir l'étoffe.
Préférer les écrits de Richard Millet sur la question! http://edencash.forumactif.org/t572-l-enfer-du-roman-richard-millet?highlight=millet
Lien : http://edencash.forumactif.o..
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ttcil
09 juillet 2011
Le héro est un petit éditeur en prise avec des manuscrit de personnes qui sont atteinte de la maladie d'écrire mais qui n'ont pas le talent.
Un voyage de l'autre côté du miroir.
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flavie982
02 août 2012
Le sujet qui a l'air assez grave et en fait traité avec beaucoup d'humour et d'ironie et finalement le roman sans jamais perdre complétement de vue ce club et le travail d'édition et l'écriture va aussi aborder la vie privée de l'éditeur.
Il y a deux particularités dans ce roman qui m'ont plu : d'abord, il y a des pages intitulés chapitre 1 dans lesquelles il y a un début de roman, dans différents genres littéraires, et dans lesquelles la mort de Cyril est mise en scène. le lecteur découvrira à la fin du roman qui est l'auteur de tous ces chapitre un. Ensuite les dialogues et les pensées sont retranscrits comme le reste de l'histoire ce qui donne l'impression d'être dans un dialogue continu avec les personnages.
J'ai trouvé le personnage de Cyril un peu lourdaud, je m'excuse pour le qualificatif, tellement borné par son idéal littéraire qu'il passe à côté de plusieurs choses importantes et qu'il tombe assez facilement dans des pièges.
Je trouve, au delà du genre qui n'est pas du tout policier, qu'il y a une sorte d'influence Fred Vargas...
Lien : http://vivelesbetises2.canal..
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
AnouschkaAnouschka16 décembre 2011
Il ne suffit pas de distinguer, dans la marée des manuscrits, ceux qui méritent d'être défendus, publiés. Il faut aussi repêcher, à l'autre extrème, ceux dont les auteurs sont en danger, les intoxiqués du waterman, les aliénés du clavier, aveuglés par leurs propres jets d'encre, ceux qui creusent d'infimes et insalubres galeries souterraines à coups de stylo plume, sans comprendre qu'elles ne déboucheront jamais à l'air libre

On peut supprimer sa bouteille à l'ivrogne: il devient simplement, un ivrogne malheureux. Voilà à quoi Cyril va consacrer ses prochains jours. Il demandera à Blanche de lui sortir la liste des refusés. Il sélectionnera les cas les plus graves. Il formera un club d'entraide mutuelle qui leur permettra de DECROCHER!! A force de réunions et d'analyses. D'extirper le démon qui les ronge.
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araucariaaraucaria28 janvier 2015
"Ne vous inquiétez pas, il n'est pas chargé" : ce furent ses dernières paroles.
Ensuite, il fallut lessiver les tapis et les boiseries. Le corps humain contient des produits salissants, on ne s'en rend pas compte quand tout se tient; c'est la séparation, là encore, qui est à craindre.
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araucariaaraucaria13 février 2015
Cyril jette un oeil, à gauche, sur la pile de manuscrits en souffrance. Comme chaque matin, Blanche, fidèle compagne de labeur, est allée chercher à la loge du concierge, à l'aide d'une brouette achetée à Bricojardin aux temps héroïques de Fulmen, la pile branlante de nanars que le facteur, tous les matins, livre dans un sac de jute.
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sabine59sabine5923 décembre 2015
C.C est un lecteur en colère.C'est plus fort que lui, il bouillonne, fulmine, tempête,explose, solfatare.Combien de fois Blanche, installée dans la pièce voisine, l'a-t-elle entendu jurer, pester: " Analphabète !Moins-que-rien! Anglophile ! Tricheur ! Cul-béni ! Amuseur! Pédagogue ! Gratte-papier ! Phraseur ! Clone ! "
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araucariaaraucaria13 février 2015
C.C. est un lecteur en colère. C'est plus fort que lui, il bouillonne, fulmine, tempête, explose, solfatare. Peut pas s'en empêcher. Combien de fois Blanche, installée dans la pièce voisine, l'a-t-elle entendu jurer et pester en tapant du plat de la main sur la table : "Salaud! Ah, le salaud! Analphabète! Moins-que-rien! Anglophile! Tricheur! Cul-Béni! Amuseur! Pédagogue! Gratte-papier! Phraseur! Clone!"
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