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ISBN : 2130554776
Éditeur : Presses Universitaires de France (11/05/2006)

Note moyenne : 2.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Comparée à celle de l'Asie ou de l'Europe, l'histoire des États-Unis paraît singulièrement courte : à peine cinq siècles se sont écoulés depuis la fondation de la Virginie par des colons anglais. Une charte de la Couronne leur garantissait toutes les libertés, des représentants élus et un gouvernement similaire à celui de la métropole.La Virginie s'est ainsi donné un modèle de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Enroute
  15 septembre 2018
L'augmentation de la population en Angleterre, l'inconfort des Puritains dans une société trop souple pour eux, l'enrichissement du royaume durant les règnes de Tudors et des Stuart, l'absence d'or au nord, les ouvrages promouvant d'une vie dans le nouveau monde et l'esprit d'entreprise individuelle tandis que la France traverse au XVIIème siècle une crise économique et s'est davantage intéressée au Saint Laurent et que l'Espagne s'est installée au sud, justifient les tentatives et la réussite d'implantation durables de colonies en Amérique du nord par les Anglais.
Londres autorise en 1606 deux Compagnies à tenter la fondation de colonies. L'une échoue ; l'autre, sous l'autorité de John Smith, plante du maïs, tente de mettre en place des relations paisibles avec les Indiens par le mariage du successeur de Smith avec la fille des Powhatan, Pocahontas, se maintient, se renforce par l'arrivée de nouveaux colons, mais aussi, à partir de 1619, d'esclaves. Comptant 144 personnes, en 1606, la Virginie, en 1670, passe à 35 000 habitants et se finance par la vente de sa production de tabac. Entre-temps, la colonie de la Nouvelle Angleterre est devenue royale.
Entre-temps, en 1620, un autre navire accoste à New Plymouth (auj. Massachusetts) et accueille les puritains persécutés en Angleterre. Motivés par leur croyance religieuse, ils parviennent eux aussi à créer une colonie. En 1660, le Massachusetts compte 20 000 habitants et Harvard College, en 1636, a été fondé. La colonie devient elle aussi royale, en 1691. Les 10 autres Etats fondateurs des futurs Etats-Unis sont fondés avant 1732 (avec la Géorgie). le manque de ressources impliquent que les implantations ne soient pas que des comptoirs de commerce comme en Afrique, mais des colonies. Philadelphie est fondée en 1682. Niew Amsterdam avait été fondée par les Hollandais qui avaient achetée l'île de Manhattan en 1613 après que Verrazano pour le compte de François Ier en eut découvert la baie en 1524. Prise par les Anglais en 1661, elle devient New-York, après que le roi Charles II l'eut donnée à son frère le duc d'York. En 1683 débarquent le premier groupe d'Allemands. Ils composeront 35% de la population de Pennsylvanie en 1790. 300 000 Irlandais réfractaires aux règles anglaises arrivent à leur tour. 55 000 Huguenots après la révocation de l'édit de Nantes, 50 000 forcenés condamnés à l'exil se déplacent encore. On estime qu'à la veille de l'indépendance, la population est composé à 80% de Britanniques (Anglais, Ecossais, Irlandais, Irlandais-Ecossais). 99% sont protestants mais de 18 sectes (congrégationnistes, anglicans, presbytériens, luthériens, réformés, baptistes, méthodistes, etc.). On compte 8 millions d'Indiens, 600 000 esclaves. le territoire a doublé après le transfert de propriété à l'Angleterre en conséquence de la fin de la guerre de sept ans de la Louisiane (le tiers des Etats-Unis actuels) que les colonies du Québec avaient occupées en redescendant le Mississipi et qui participait à former l'Empire français d'Amérique.
Des conflits commerciaux provoquent la guerre d'indépendance, gagnée par les 13 Etats de la Nouvelle Angleterre malgré leur impréparation par l'occupation du terrain, l'immensité de ce terrain, la volonté des combattants et l'aide de Rochambeau. La guerre fait suite à la Déclaration de 1776 reprend la constitution de Virginie et, plus loin, s'inscrit dans la continuité du Bill of Rights anglais de 1619 et de la Magna Charta de 1215. "We the people..." oui mais, the people = les propriétaires seulement. le traité de Paris en 1783 signe la fin de la guerre. Un Congrès se met en place et rédige la Constitution de 1787, étrange à plusieurs titres (double souveraineté de la fédération et des Etats, le mot nation n'apparaît pas, la souveraineté est populaire, mais l'esclavage existe, l'esclavage n'est pas mentionné, etc.) mais qui sera très stable puisqu'elle encore en vigueur aujourd'hui. Dès l'origine, devant le Congrès et l'exécutif, la Cour suprême parait avoir la primauté des pouvoirs. Il s'agit néanmoins de la première constitution du monde (occidental dit l'auteur). L'investiture de Washington ressemble au sacre d'un roi, avec serment sur la bible et entrée triomphale à New-York, capitale provisoire. On rédige en 1791 un Bill of rights, car les droits individuels n'apparaissaient pas dans la constitution, sous la forme de 10 amendements à la Constitution.
La politique s'organise autour des Fédéralistes et des Républicains (qui se partageront en Démocrates et Républicains ensuite) et des questions d'industrialisation (au nord) et de l'agriculture (au sud). Les Etats-Unis se déclarent neutres pendant la Révolution française, mais une nouvelle guerre a lieu avec l'Angleterre en 1811-4 qui essaie de réinstaurer son autorité en profitant de l'embargo imposé par Napoléon et soudoie les Indiens pour mener des attaques en Amérique. Nouvelle victoire des Etats-Unis malgré l'incendie de Washington en 1814 : l'Angleterre abandonne définitivement sa souveraineté. le sentiment national naissant mène à la création de l'hymne, du personnage de l'Uncle Sam, de chants patriotiques et d'un premier drapeau. La Louisiane qui était redevenue française par l'Espagne est vendue cette fois par Napoléon en 1803. La Floride est achetée par force à l'Espagne. Le président Monroe, par crainte que le rétablissement des Bourbons en Espagne mène à une politique d'influence sur le continent américain énonce sa doctrine qui se résume à "l'Amérique aux Américains". Onze nouveaux Etats entrent dans l'Union avant 1821. Avec Austin, 20 000 Américains occupent à partir de la même année le Texas que les Espagnols ont quitté, propriété de l'Empire du Mexique. Houston gagne la guerre en 1835 et le président Jackson reconnaît l'indépendance du Texas et le Mexique rompt les relations diplomatiques.
La moitié des Etats sont esclavagistes. La raison du maintien de l'esclavage, malgré la constitution de cinquante sociétés de lutte, est la propriété. Jefferson qui lutte contre l'esclavage possède des esclaves. Benjamin Franklin est raciste jusqu'à son retour de Londres en 1785. Il sera abolitionniste les cinq dernières années de sa vie. le nord ne veut pas de l'esclavage, on fixe le parallèle 30°309 comme limite nord de l'esclavage. Les tensions sont vives après la révolte d'esclaves à Saint-Domingue qui fait craindre une diffusion. L'Americain Colonization Society achète des terres en Afrique, fonde le Libéria et envisage d'y déplacer les esclaves d'Amérique. L'idée plaît peu.
La population de 4 millions en 1790 passe à 13 millions en 1830. Les causes sont une très forte natalité, un taux de mortalité plus faible qu'en Europe et l'arrivée de nouveaux citoyens (400 000). En 1829, cette expansion a mené au déplacement de la totalité des Indiens au-delà du Mississipi. La présidence étrange, mais pleine de panache d'Andrew Jackson, modèle du self-made-man, réveille la politique. Il est issu de la partie Démocrate du parti "Républicain". Les Whigs reprennent la composante Républicaine et la partie Fédéraliste. le bipartisme s'impose. En 45, le Texas obtient le droit d'intégrer l'Union bien qu'il soit esclavagiste. En 46, l'Orégon (1/4 des EU actuels, tout le nord-ouest) est cédé par l'Angleterre qui le possédait avec le Canada. La même année, un conflit étrange est déclenché entre EU et Mexique qui mène à l'achat du reste des terres entre le Texas et le Pacifique (Californie, Arizona, etc.). Les frontières sont les frontières actuelles. La conquête de l'Ouest commence et elle passe par le massacre des Indiens. L'intolérance va très loin : la république des Cherokee, intégrés, devenus catholiques et qui s'étaient dotés d'une constitution est déclarée inconstitutionnelle. La république est abolie, les territoires vendus à des colons, il est retiré aux populations le droit de se pourvoir au tribunal. Le racisme devient scientifique, le nativisme se développe et l'idée que la population est prédestinée, dans une relation personnelle avec Dieu, à un grand destin. Un deuxième Grand Réveil religieux, après celui de 1740, se produit où se développe les sectes religieuses. Sans transition, le féminisme réclame le droit de vote. La première ligne de chemin de fer est construite en 1830.
En 1860, les esclaves noirs sont presque tous au sud. Ils sont 4 millions pour une population de 8 millions de Blancs au sud et 24 millions au nord. La faveur de la Grande-Bretagne pour l'abolition de l'esclavage en 1833 dans ses colonies, la multiplication des pétitions et des prises de position (Case de l'oncle Tom en 52), la multiplications des révoltes d'esclaves, mais aussi les exigences du sud qu'un esclave échappé au nord soit réintégré à son "propriétaire", tout cela mène à des tensions de plus en plus vives et, finalement, la sécession de la Caroline du Sud en 1860, suivie de 6 autres Etats. La guerre civile, nommée guerre de Sécession en français, débute. Elle fera 620 000 morts, soit plus que les morts américains au cours des deux guerres mondiales au XXème siècle. Le nord possède les usines qui fabriquent les armes, le chemin de fer pour transporter les troupes et les matériels, la population (plus du double du sud), mais c'est lui qui attaque et qui doit conquérir. L'issue est indécise durant les trois premières années de guerre. Napoléon III profite de la confusion pour tenter de contourner la doctrine Monroe en tentant une influence au Mexique dont il espère la constitution d'un puissant empire catholique qui s'opposerait à l'Etat anglophone, sans succès. Il faut attendre la dernière année de guerre, 1864, pour que le nord prenne nettement l'avantage et remporte la victoire sous l'autorité du général Grant. Lincoln, abolitionniste, malgré son racisme, est assassiné au lendemain de la fin de la guerre. Le 13ème amendement à la constitution met fin à l'esclavage sans pour autant prévoir un statut de citoyen aux nouveaux affranchis. Pendant ce temps, les sociétés secrètes, telles que le KKK sont fondées et lancent leurs actions.
Jusqu'en 1916, l'industrie se développe très vite, l'économie explose (PNB multiplié par 7), la découverte de ressources (acier, pétrole, cuivre, etc.) mène à la constitution des premiers trusts (Rockfeller) qui deviendront des holdings, l'immigration (28 millions de 1860 à 1916 à 76% d'Europe), la démographie (100 millions d'habitants à la veille de la première guerre mondiale), les derniers Indiens sont massacrés (Little Big Horn en 76), les mouvements noirs se développent (du Bois), l'Alaska est achetée à la Russie (67), et les premières interventions ont lieu hors du sol national : Cuba est prise et les Philippines, intervention au Vénézuela, Nicaragua, Guyane, Saint-Domingue, Theodore Roosevelt intercède pour la paix entre le Japon et la Russie. La flotte américaine devient la deuxième du monde après celle de la Grande-Bretagne. le naufrage du Lusitania entraîne l'entrée en guerre des Etats-Unis contre l'Allemagne. Les 14 points du président Wilson mènent à la création de la Société des Nations à la participation de laquelle le Congrès, par protectionnisme, refuse celle des EU.
La révolution russe fait craindre le "rouge". "Le loup est à notre porte" s'exclame Hoover. L'extraordinaire croissance continue, mais la crise du jeudi et du mardi noirs d'octobre 1929 plonge le pays dans le marasme. Les raisons seraient une mauvaises répartition des richesses et à un protectionnisme trop important qui menaient à une production invendable, et à un taux de crédit trop important. La production est divisée par deux, cinq mille banques font faillite.
Le lendemain de Pearl Harbor, les EU entrent à nouveau en guerre et place les cent dix mille américains d'origine japonaises présents sur le sol étatsunien en camp de concentration. La fin de la guerre voit la mise en place des grandes institutions, FMI en 44, ONU en 45, OTAN en 49. La bombe nucléaire est testée aux Etats-Unis en juillet 45 et utilisée ensuite, puis les premiers tests russe ont lieu en 49, la bombe H est mise au point en 52 aux Etats-Unis et en 54 en URSS.
La politique américaine devient très internationale. La guerre de Corée est lancée pour repousser la Corée du nord communiste. Pyongyang est prise mais la Chine intervient. Les Etats-Unis prennent la relève de la France après sa défaite à Dien Bien Phu et s'enlise plus encore. Le canal de Suez sera administré par l'Egypte après le refus que France et Grande-Bretagne se le partagent à la suite de l'éviction des Britanniques. Les vingt années qui suivent 45 marquent une hégémonie incontestée des Etats-Unis dans le monde. le PIB double, la population passe à 180 millions. Kennedy gère la baie des Cochons en 62 et envoie l'armée sur un camp universitaire pour imposer le droit d'entrée d'un étudiant noir. Kennedy est assassiné en 63, puis c'est Malcom X, le black muslim, de l'être en 65, juste avant des révoltes à Los Angeles et dans une centaine de villes. En 1968, ce sont Martin Luther King et le candidat à la présidence Robert Kennedy qui sont assassinés. La France se retire de l'Otan en 66. Après d'importantes manifestations en 69, la guerre du Vietnam prend fin par l'accord de Paris en 73. le conflit est alors considéré comme ayant été inutile. Il a fait 58 000 morts et 300 000 blessés américains, occupé jusqu'à 530 000 soldats au Vietnam et coûté 160 milliards de dollars. le mauvais accueil du retour des soldats ajoute à l'amertume.
Les difficultés économiques mènent Nixon à abandonner les accords de Bretton Woods de 44 et la convertibilité du dollar en or, à imposer un gel des salaires et l'adoption d'une taxe de 10% à l'importation. L'Europe et le Japon obtiennent deux dévaluations du dollar, de 12 et 10%. Mais le monde change encore en s'engageant dans la voie de l'endettement. Nixon est aidé par la guerre du Kippour qui fait remonter le dollar et rééquilibre la balance commerciale. La prise sur le fait des cambrioleurs des locaux du parti démocrate dans l'immeuble Watergate met à jour au fur et à mesure un niveau important de corruption et de pratiques illégales au sein de la Maison Blanche et mène, par la procédure de l'impeachment, à la démission de Nixon. En un sens, les institutions ont fonctionné. Mais, à la suite de ce scandale et de celui de la gabegie du Vietnam, la population développe un sentiment de méfiance vis-à-vis du pouvoir politique.
L'ère Reagan, de 80 à 88 est une ère de prospérité et reprend à un niveau plus élevé la politique spectacle inaugurée par Kennedy. La période Bush père est marquée par la chute de l'URSS, la réunification allemande, la première guerre du Golfe, premier conflit où les Etats-Unis n'interviennent pas seuls. La guerre dure cent heures. Mais la domination américaine faiblit. Il reste la domination écrasante dans la production d'images et les médias, comme le montre CNN. Bush signe les accords de l'ALENA, mais l'économie est atone, les difficultés sociales sont importantes. L'ère Clinton connaît une prospérité sans précédent depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. L'hymne "America first" est entonné pendant les élections. Clinton est le premier président à être né après la Deuxième Guerre mondiale. Libre-échangiste, libéral, il dénote. le chômage est le plus faible depuis trente ans. Cependant, un enfant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, et Clinton échoue à valider la réforme de la santé. Il ne ratifie pas l'adhésion au Tribunal Pénal International, ni le traité d'interdiction des mines antipersonnelles signées par 121 pays, et se passe à l'occasion de l'accord du Conseil de Sécurité pour mener des actions militaires.
En 2000, la campagne Bush fils - Al Gore est la plus coûteuse (avant la suivante) : 3 milliards $. Bush remporte l'investiture à quelques voix près et dans une certaine confusion. Sa première journée est passée à l'église où le révérend lui dit qu'il est élu par Dieu comme l'était Moïse. Il faire reprendre du service au personnel qui avait servi son papa. Bush mènera une politique internationale et négligera la politique intérieure. Ben Laden, formé aux Etats-Unis, lié à la CIA et qui entretenait des relations d'affaires avec les pétroliers révèle les failles du système de renseignement et devient l'ennemi public n°1 après le 11 septembre 2001. Il établit la liste des Etats voyous et de ceux de "l'axe du Mal". La deuxième guerre en Irak commence, sans résolution de l'ONU (sur la seule base de l'article 1441), sans lien avec Ben Laden, sans raison ni a priori ni a posteriori puisque aucune arme de destruction massive n'y sera trouvée. On reconnaît qu'il a fallu mentir pour la mener. Elle fera paradoxalement plus de morts américains que ceux du 11 septembre (5 000). Busch achève son mandat dans une situation économique mauvaise et une situation internationale marqué par l'incapacité à rétablir l'ordre en Irak et à désengager les forces armées américaines.
Favorite car la plus expérimentée, Hillary Clinton est au final devancée par le panach de Barack Obama pour représenter les Démocrates aux élections de 2008, élu en conséquence du bilan négatif de Bush. Premier président noir, de mère blanche américaine et de père noir kényan, mais non pas descendant d'esclaves, l'élection d'Obama suscite un enthousiasme gigantesque d'ouverture et de modernité. Mais, après le déclenchement de la crise des subprimes où onze millions de foyers laissent leur maison à leur banque et huit millions d'emplois sont supprimés, les plans d'aide financières vont se succéder plus vite que les mesures sociales, à l'exception de la promotion du mariage homo, adopté dans certains Etats, et de la mise en place de la loi sur l'assurance maladie validée par la Cour Suprême en 2012. Le bilan est faible et surtout, décevant au regard de l'enthousiasme suscité par son élection. La dette a doublé, elle qui avait déjà doublé sous la mandature précédente.

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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
cmpfcmpf   22 mai 2015
« Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur […] » […] L’ambiguïté du mot « bonheur » a fait couler beaucoup d’encre. Outre le fait qu’il faut exclure toute définition hédoniste et que l’on peut y déceler les traces puritaines de la recherche du salut, on doit commencer par rappeler qu’il s’agit d’un concept très XVIIIème siècle puisqu’il implique un optimisme fondamental selon lequel l’homme est perfectible. Le terme contient de façon implicite la notion de propriété. Il pourrait donc fort bien comprendre à la fois l’acquisition et la préservation des biens ainsi que la participation commune à l’intérêt public.
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