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ISBN : 2370731176
Éditeur : Allary Editions (02/02/2017)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Vingt-quatre siècles après la mort de Socrate, il est temps qu’on cesse de prendre les idées pour des divinités célestes, intimidantes et hautaines. D’en finir avec ce préjugé que les grandes notions de la philosophie flotteraient au-dessus de nos têtes, qu’elles appartiendraient à une réalité à part, inaccessible.
Philosopher n’est pas simplement affaire de spécialistes et d’érudits. Cela ne s’apprend pas forcément dans les manuels, bien au contraire : il s’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
latina
  04 février 2017
Je ne sais pas vous, mais moi, je déteste les gens qui emploient des mots inusités, qui philosophent, la bouche en cul de poule en se croyant supérieurs. Comme si les idées n'étaient pas accessibles au commun des mortels. Non, mais !
Donc, c'est avec beaucoup de curiosité que j'avais coché ce livre de philosophie d'Alexandre Lacroix, essayiste et romancier, directeur de « Philosophie Magazine » dans lequel il a publié tous les articles présents.
Déjà, un point de départ : pourquoi les idées se baladeraient-elles là-haut, dans le ciel, au-dessus des expériences ordinaires ? Eh bien...à cause de Platon et puis de Socrate ! Je ne vous refais pas un cours, rassurez-vous. Mais Alexandre Lacroix, lui, dit que finalement, c'est à partir de sa propre expérience, de sa propre perception du monde que chacun peut « penser » et se forger une opinion. Finalement, ce sont les humains qui font le monde, non ? Ce ne sont pas des Idées, qui, aériennes, vogueraient toutes guillerettes et daigneraient s'abaisser de temps en temps vers des intellectuels à l'air absorbé.
Donc, nous voici sur Terre, nous cognant à toutes sortes d'expériences : le deuil, le couple, l'érotisme, la souffrance, l'éducation, le langage, les animaux, l'échec, le courage, la force, le vieillissement, la morale, le travail...Je m'arrête là.
Alexandre Lacroix part très souvent de son vécu et pense. Il cite de temps en temps d'autres philosophes, pour les expliquer, ou pour clamer son désaccord. Mais il accepte la diversité, il accepte la confrontation. Les livres de philosophie sont essentiels, pour lui, car « le grand philosophe est celui qui réveille notre pensée, tandis que le bercement de la banalité l'engourdit. La beauté du geste philosophique, c'est qu'on ne devine jamais comment le philosophe va s'y prendre. Ce qui compte, c'est la qualité de l'éveil que la philosophie procure ».
Tout au long de ces pensées, j'ai réfléchi. Sur moi-même, sur ce qui m'entoure, sur des concepts abstraits. Et je peux vous dire que ça fait du bien. Car on n'a pas beaucoup le temps de penser, en toute quiétude, dans ce monde de fous. Ce livre est vraiment un tremplin pour le commun des mortels, vers une forme plus aboutie du cerveau et de l'âme. Point de départ uniquement, car les chapitres très petits ne font évidemment que donner les jalons d'un développement à accomplir par soi-même.
Merci donc à Alexandre Lacroix, merci aux éditions Allary de m'avoir fourni matière à penser, « le plus sûr antidote au poison de la routine ».
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cmpf
  27 février 2017

Dans l'ensemble je lis très peu de philosophie, ou alors éventuellement des recueils de ce genre. Non pas que je ne m'y intéresse pas mais ma seule rencontre avec le domaine, c'est le cours de philo de la terminale. Autant dire il y a une éternité.
Qui lire, par quoi commencer ? Alors finalement je ne lis rien. Je suis donc assez contente de voir que selon Alexandre Lacroix je n'ai nul besoin de fréquenter Socrate, Descartes ou Nietzsche, philosophes qu'il cite parfois, pour philosopher moi-même. En fait je le faisais déjà sans le savoir comme le bourgeois gentilhomme, etc…
Tout ne m'a pas intéressée, ni forcément convaincue mais savoir qu'il suffit de se poser des questions, de faire des rapprochements, à partir de son expérience, comme lui-même le fait est libérateur. Car il ne part pas d'un concept abscon pour dérouler un cheminement de pensée. Ses débuts sont du genre “ S'il est un argument que je trouve agaçant, parmi ceux qui visent à vous dissuader d'avoir des enfants, c'est bien celui-ci : à quoi bon, entend-on dire parfois, donner la vie à de pauvres êtres humains dans un monde aussi mauvais que le nôtre? ” et conclue par “ Voilà le meilleur argument contre ceux qui s'interdisent de procréer à cause du réchauffement climatique, de la récession, ou des guerres à venir : dans la pire adversité,la filiation est le dernier rempart de l'humanité.” Et pour aller de l'introduction à la conclusion, il passe par le roman La route de Cormac McCarthy.
Ou encore “ Voilà une histoire vraie, qui m'est arrivée il y a quelques années : j'étais allongé sur le dos, en proie à une insomnie plutôt paisible. Je n'irais pas angoissé (….) Soudain, je me suis vu depuis le plafond. Tout se passait comme si mon regard et ma conscience étaient suspendus dans les airs à deux mètres à peu près au-dessus de moi. “ et termine par “ Où l'on voit que le couple âme-corps, tel qu'il a été compris et inculqué par la tradition occidentale, définit l'éventail des expériences que nous sommes capables de vivre sans basculer dans la terreur ou la folie. “ Après avoir comparé notre vision dualiste avec celle d'autres peuples dans lesquelles la personne a d'autres émanations que les seuls corps et âme.
Ces deux exemples représentent le genre de réflexions que l'on peut attendre de ce livre. En quelques pages, trois à cinq, et une pensée simple il invite à réfléchir à ce qu'il dit et à laisser notre propre esprit vagabonder et à élaborer lui même une pensée philosophique, non validée par un penseur dûment estampillé.
Ce qui ne dispense sûrement pas de les lire, mais permet sans doute de le faire plus librement.
Pour ma part je vais aller à la bibliothèque, feuilleter des numéros de Philosophie Magazine dont il est directeur de rédaction.
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shmileblik
  21 février 2017
Partir de soi, de sa propre expérience pour oser penser, réfléchir et en garder trace. Chaque thème touche, ébranle ou étonne. Les propos sont fluides , aisément appréhendables même pour les néophytes (dont je fais partie) et suffisamment étayés pour nourrir le lecteur. Ils laissent parallèlement une grande latitude pour avoir envie de creuser davantage.
Une bibliographie indicative aurait pu être un plus en fin d'ouvrage mais en picorant les références citées dans l'ouvrage, de nombreuses perspectives sont déjà offertes au lecteur.
Une bonne découverte, et j'y reviendrai souvent tant certaines conclusions de paragraphe éclairent et font office d'aphorismes.
SP
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danaella
  18 février 2017
Certes, le propos de l'auteur est estimable, relier la philosophie à notre monde réel et en comprendre ses idées:"la lecture des livres de philosophie permet de mettre des mots sur les idées qui se trouvent en nous à l'état diffus, exactement comme la lecture des romans nous aide à mettre des mots sur nos sentiments diffus".
Les expériences personnelles de l'auteur (deuil, survie, vieillissement, etc., sont légères, où l'idée philosophique traitée nous laisse amusés.
J'ai lu ce livre il y a une semaine, et je n'en ai aucun souvenir, la lecture a été fluide, c'est justement là le problème à mon sens, les thèmes choisis sont traités en surface, et rapporter tout à sa propre expérience limite beaucoup la profondeur des sujets philosophiques.
Désolée je manque d'inspiration!
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78etoiles
  14 juillet 2017
Voici enfin une façon originale d'aborder la philosophe loin de l'enseignement académique du lycée qui m'avait quelque peu rebutée. Alexandre Lacroix est parvenu à me réconcilier avec cet art de la pensée. Une lecture très intéressante abordant des thèmes très variés et qui suscitent de nombreuses réflexions. On se sent moins bête en terminant cet essai. À recommander à tout lycéen qui a des difficultés à aborder la philosophe et à tous ceux qui ont eu un rendez-vous manqué avec cette discipline. Merci aux éditions Allary et à netgalley pour cette lecture enrichissante !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
shmileblikshmileblik   20 février 2017
On ne se console pas de la mort de celui ou de celle qu’on aime parce que le temps passe, que la plaie se referme et qu’on finit par oublier. Bien au contraire : on s’en console lorsqu’on arrive à vivre une sorte de compagnonnage heureux avec son mort. [...] non seulement nous vivons avec nos morts, mais cette relation intérieure que nous avons avec eux est une des choses les plus intenses et les plus belles qu’il nous soit échu de vivre.
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shmileblikshmileblik   20 février 2017
Le point commun entre Socrate, Nerval et Schreber ? L’affirmation que le réel que nous percevons est incomplet, qu’il n’est pas la « vraie réalité », qu’il repose sur une architecture invisible, qu’il est actionné de l’extérieur – par les idées, les esprits ou les nerfs, peu importe. En tout cas, les choses ne sauraient être telles qu’elles nous apparaissent. C’est hors de l’expérience sensible que réside le fond du réel. Celui-ci a des propriétés dont notre monde apparent est dépourvu : il est soustrait au changement, au dépérissement, au cycle de la naissance et de la mort, il est complet et parfait…
Évidemment, dans le cas de Nerval et de Schreber, le diagnostic est posé depuis longtemps : le poète romantique français et le juriste allemand étaient des fous. Mais Socrate ?
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JacopoJacopo   11 janvier 2018
Comment s'en sortir ? Certainement pas en accomplssant un «travail de deuil», nous dirait Emerson, qui dans la fin du texte esquisse la seule voie qui paraît pertinente : il faut se remettre au travail, reprendre sa place dans le «monde moyen», et cesser de se tenir penché au-dessus du gouffre ou de contempler le ciel.
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shmileblikshmileblik   20 février 2017
Le roman, en fait, ne vous apprend rien que vous ne sachiez déjà auparavant. Il donne forme à ce qui n’avait jusque-là qu’un contour un peu vague, à ce qui était latent, sous-entendu, à la fois présent et indistinct. De la même façon, les livres de philosophie nous encouragent à tracer les contours de nos nombreuses idées.
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JacopoJacopo   28 janvier 2018
la lecture des livres de philosophie permet de mettre des mots sur les idées qui se trouvent en nous à l'état diffus, exactement comme la lecture des romans nous aide à mettre des mots sur nos sentiments diffus.
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Videos de Alexandre Lacroix (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Lacroix
Alexandre Lacroix - La muette
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