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EAN : 9782385912857
232 pages
Nombre7 Editions (25/08/2023)
4/5   1 notes
Résumé :
La mort de Lucie brise Clément. Quand, surgie d’un manuscrit, la Vie lui parle. Tandis qu'une vieille femme s’installe sur son banc, tricote, théâtralise, tisse l’Univers, invite Clément à jouer avec les mots et les émotions. À moins qu’elle ne se joue de lui. Et peu à peu, il perçoit le legs de Lucie, des arbres, du bois, de la terre. Alors il invente pour des enfants blessés, l’atelier des Philodendrons.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Quand un ami m'a dit que sa soeur avait publié un livre et qu'il voulait que je lui lise, j'ai été très contente. Je n'ai hesité pas d'accepter. Cela serait mon seconde livre en français, et en fait le premier exemplaire phyisique dans la langue de Moliére que j'aurais dans la vie. Surtout, j'avais l'espoir que, puisque que le livre a été publié en 2023, l'utilisation de la langue serait plus moderne, alors plus simple à comprendre pour une étrangère comme moi.

Mais, à priori, je ne connaissais pas du tout ni de la prémisse de l'intrigue, ni de le genre littéraire auquel elle appartenait. J'avoue que j'avait peur de ne pas aimer l'histoire, même si je le souhaite, à cause d'une simple différencede goût entre moi et mes amis d'outre-mer.

J'ai reçu le livre il y a moins de deux semaines, peu de temps avant d'aller à l'université. Mes yeux ont parcouru le synopsis et, même si je ne viens pas de maîtriser la langue française, très loin de ça, j'ai pu voir que mes peurs n'étaient pas du tout fondée. L'homme sous le figuier est une histoire sur le deuil et comment il peut apporter suffisamment d'angoisse pour que nous nous oubliions nous-mêmes, à travers des personnages avec des motivations simples, mais toujours tangibles. Ce n'est pas une histoire grandiose, avec des méchants et des gentils, et neánmoins elle n'a pas ce besoin d'en être, car la trajectoire de Clément et de ceux en son entourage est sufissament chargée pour garder l'attention du lecteur.

Je veux féliciter quelques détails dans la prose de Sylviane, parce que je suis toujours attirée par les détails des oeuvres littéraires, vu que je suis moi-même une écrivaine amatrice. La capacité d'écrire sans me contrarier est déjà un exploit en soi, parce que 1) je ne maîtrise pas le français, et grâce à ça, il fallait que je lise le livre encore une fois pour être sûre que j'ai tout compris, 2) je n'aime pas quand un livre a une prose très faible, où le lecteur ne se sens pas plongé dans l'intrigue, comme s'il était parmi les mots eux mêmes. Hereusement, cela n'est pas un problème ici, et je pouvais non seulement m'immerger dans la lecture, mais aussi me sentir comme les personnages se sentaient. Parfois, il y a des petits jeus de mots où la phrase principale et sa subordonnée se terminent et commencent, respectivement, par des mots écrits de manière très similaire, mais avec des significations diverses, parfois des synonymes, des antonymes ou même compléments. C'est un oeutil assez utile (voyez-vous ? J'ai fait pareil !) quand le récit commence à dépendre de la poésie, comme c'est le cas après quelques chapitres introductoires.

Les séances avec des poèmes ont été très bien écrites, et cela vient d'une personne qui ne lit pas de poèmes pour le plaisir. Moi aussi, je trouve du confort dans les mots de quelqu'un d'autre, avec des situations et personnes qui n'éxisteint pas, et puis j'ai pu me voir un peu en lui quand il ne veut que lire le manuscript. Sa colère contre les autres qui lui approchent dans des mauvaises moments, tandis qu'il voulait s'approcher d'eux, m'a aussi rappel. Je n'ai jamais perdu un personne aussi spécial que Lucie, mais même moi pouvais voir un peu de mes propres problèmes en Clément.

Une autre détail très marquant, bien qu'il puisse être consideré comme un spoiler, J'ai aimé ça, et ça l'a l'air d'intentionalité pour la parte de l'autrice, alors félicitations !

Un petit détail, mais qui m'a rendu très heureux : parfois, nous avons la perspective du chat. Je tuerais et mourrais pour le chat.

Maintenant, j'ai des critiques négatives à addresser et je demande que, si l'autrice lit mes paroles, elle ne soit pas blessée par mes mots. En tant qu'écrivaine, je comprends que nos créations sont personnelles pour nous et qu'il est souvent difficile d'écouter les critiques. J'ai moi-même des défauts quand je mets mes idées dans le document avant moi (mes némésis sont le pacing de l'intrigue et le fait que je décris trop ou pas assez), et c'est pour ça que je pense que savoir ce que l'audience n'aime pas dans notre style est important, parce que il y a la possibilité que nous mêmes n'aimerions pas ces détails dans les écritures des autres.

Ma première critique négative a rapport avec un petit détail de la prose. Bien que je l'aime beaucoup et la trouve immersive, quand il y a la necessité de lister des choses, comme des émotions, les phrases sont trop longues. Ça peut être intentionnelle, même géniale dans certaines scènes où le lecteur doit se sentir comme Clément se sent, mais j'ai trouvé cette exagération de mot descriptives trop récurrentes dans quelques scénes qui fonctionneraient mieux s'il n'y avait que trois ou quatre descripteurs. Trop de mots courts sont effectifs dans des scènarios tenses, comme une persécution, ou des scènarios inconfortables, émotifs, etc. Dans des scènes plus calmes, j'avait l'impression d'être toujours en train d'expecter que quelque chose de mauvais allait arriver et arriver bientôt.

Une autre critique est

Avant que je termine, une confession amusante :

Enfin, en somme, une bonne lecture que je suis ravie de la opportunité de l'avoir lu et j'attends avec impatience le jour où je pourrai vraiment acheter un livre de Sylviane Lacroze, pour la soutenir dans sa journée comme écrivaine !
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