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Marie Flouriot (Traducteur)Sttanley Péa (Traducteur)
EAN : 9782922868388
160 pages
Éditeur : Les Allusifs (24/02/2006)
4/5   2 notes
Résumé :
En 1905, dans une île des Caraïbes, au sein d'une population hindoue exilée dans les plantations de canne à sucre, quatre enfants pouilleux vivent avec leur mère dans une case où l'on dort sur des sacs à riz. Les déluges d'août noient la rizière et pilonnent le toit de chaume ; la nuit les scorpions dégringolent sur la tête des dormeurs. En prise avec la maladie, leur père ivrogne et imprévisible et la violence des éléments, l'ardeur à lutter pour survivre de ces en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
litolff
  15 avril 2012
N'en déplaise à Charles Aznavour, il me semble que la misère ne serait pas moins pénible au soleil, en témoigne l'unique roman de ce jeune auteur assassiné en 1973 à 28 ans. Enfin quand je dis au soleil, façon de parler, car on pense soleil quand on évoque les Caraïbes, mais le mois d'août à Trinidad ne semble pas précisément propice au farniente et aux bains de soleil.
Au mois d'août, la pluie diluvienne noie le paysage jour et nuit, traverse le toit de la paillote en pisé au sol en terre battue, meublée de caisses à patates, trempe jusqu'aux os et déchaîne les mauvais esprits qui mangent les enfants. Les enfants, ils sont quatre, de 8 à 12 ans, habillés de sacs à farine et dormant sur des sacs à riz, qui grelottent de froid, de faim et de peur, guettés par les serpents et les scorpions. Ils attrapent des têtards, plantent le riz avec leur mère, Manman, et attrapent la mort. le père, ivre de rhum et de haine, revient distribuer des coups, le malheur se concentre sur la mère et déchaine la tragédie. Cela se passe en 1905, dans une communauté hindoue des Antilles.
L'auteur n'y va pas de main morte et assène son écriture qui ne cherche nullement à plaire ou à faire rêver : authentique, il témoigne d'une vérité et ce petit livre, unique par son style et sa narration, vous déchirera l'âme
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   14 avril 2012
Il y en avait trois. Adultes. Mortels. Courant vite. Plus vite. Courant sur le coffre à riz. Ils étaient noirs comme le caoutchouc. Leurs longues pattes se dépêchaient. Les queues en l'air. Courant de plus en plus vite. Des dards de feu. Les scorpions. Petits mais mortels ; ils n'arrêtaient pas de courir et de courir.
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litolfflitolff   15 avril 2012
Il y avait de la vie à Tola. Il y avait de la vie dans le vent qui s'échappait des coins du ciel pour balayer la face de la terre ; il y avait de la vie dans l'aurore qui arrivait avec de l'or dans la bouche ; il y avait de l'amour chez les oiseaux de nuit qui faisaient des bruits étranges de l'autre côté de la rivière ; il y avait de l'amour chez les gens tandis que leurs coeurs s'élevaient jusqu'au ciel et que leurs âmes s'unissaient au vide.
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litolfflitolff   14 avril 2012
Des éclairs jaillirent des nuages, comme des serpents vertes et des poissons dorés, et le tonnerre secoua Tola tout entier, mais n'arrêtèrent pas de courir. Des nuages sombres se rapprochaient de la terre, semblables à une araignée noire avec un corps énorme, mais ils continuèrent à courir. Ils couraient, parce qu'ils étaient sûrs que Bondieu les regardait avec ses gros yeux.
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litolfflitolff   15 avril 2012
Papa dormait sur un sac de riz près du tonneau à eau de pluie. Il ronflait, hou ron hou ron, comme un animal. Il avait la bouche ouverte. Des mouches y rentraient mais elles ressortaient parce que sa bouche sentait mauvais. Il avait les mains croisées sur la poitrine comme s'il était mort ; mort et en train de pourrir.
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litolfflitolff   15 avril 2012
Manman avait du chagrin ; pas un petit chagrin qui aurait pu tenir dans un panier, c'était un chagrin plus profond qu'une rivière ; aussi profond que la mer ; qu'une mer sans poissons.
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