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ISBN : 2803636387
Éditeur : Le Lombard (04/03/2016)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Jamais une science n'aura fait autant débat : alors que les "transhumanistes" comptent sur l'intelligence artificielle pour sauver l'espèce voire abolir la mort, Bill Gates ou Stephen Hawking affirment que l'avènement d'une entité informatique intelligente signera la perte de l'humanité !
Cette bande dessinée se penche à la fois sur l'histoire, la réalité et le fantasme de l'intelligence artificielle.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  28 mars 2017
Il s'agit d'une bande dessinée de 56 pages, en couleurs. Elle est initialement parue en 2016, écrite par Jean-Noël Lafargue, dessinée et mise en couleurs par Marion Montaigne. Elle fait partie de la collection intitulée La petite bédéthèque des savoirs, éditée par Le Lombard. Cette collection s'est fixé comme but d'explorer le champ des sciences humaines et de la non-fiction. Elle regroupe donc des bandes dessinées didactiques, associant un spécialiste à un dessinateur professionnel, en proscrivant la forme du récit de fiction. Il s'agit donc d'une entreprise de vulgarisation sous une forme qui se veut ludique.
Cette bande dessinée se présente sous une forme assez petite, 13,9cm*19,6cm. Elle débute par un avant-propos de David Vandermeulen de 5 pages. Il commence par une anecdote relative à la fille Francine, une réplique mécanique de Francine Descartes ayant effrayé le capitaine du navire sur lequel René Descartes voyageait en 1649. Il évoque ensuite L'Homme le plus doué du monde (1879), une nouvelle d'Edward Page Mitchell (1852-1927), et le robot autostoppeur HitchBOT (2014/2015) construit par une équipe canadienne. Il est ensuite question de Watson (l'intelligence artificielle qui a battu 2 candidats humains à Jeopardy en 2011), et de transhumanisme avec Raymond Kurzweil. David Vandermeulen rappelle qu'à chaque progrès, les peurs irrationnelles, mais pas infondées, des humains connaissent un regain.
La bande dessinée s'ouvre dans un futur proche, à l'issue d'une guerre planétaire. Suite au crash de wikipedia, l'humanité ne sait plus comment à commencer le conflit contre les robots. Ils dépêchent donc un robot doté d'une intelligence artificielle, surnommé Gladys, disposant d'une puce mémorielle elle aussi dotée d'intelligence artificielle et contenant l'histoire du monde dans sa mémoire, jusqu'en 2016. C'est parti pour un voyage temporel en 2016. En cours de route, la puce explique le concept de la vallée de l'étrange à Gladys (quand un constructeur souhaite qu'un robot ressemble à un humain), puis évoque quelques premières en intelligence artificielle, depuis l'Iliade, jusqu'en 2016, sans oublier l'Univac-1, Hal 9000 ou Deep Blue.
David Vandermeulen commence avec un avant-propos très en verve, évoquant à la fois le développement de l'intelligence artificielle et les angoisses qui vont avec pour l'humanité. Il remercie à la fin Daniel Goossens, auteur de bandes dessinées (comme L'encyclopédie des bébés ou Passions), également chercheur en Intelligence Artificielle à Paris VIII. Cet avant-propos ouvre l'appétit du lecteur pour la bande dessinée proprement dite, en sous-entendant un riche historique, des avancées spectaculaires dans les dernières années, et un thème qui nourrit l'imaginaire depuis des décennies. La couverture de ce premier tome de la petite bédéthèque des savoirs comprend une dimension humoristique, à voir ce pauvre robot que l'on devine doté d'une conscience, ainsi assemblé sans considération pour sa personne. Dès la première page, le lecteur perçoit la moquerie et l'ironie sous-jacente de la narration, à la fois dans les phrases, mais aussi dans les dessins.
L'exposé de Jean-Noël Lafargue et Marion Montaigne présente 2 particularités : l'humour et un goût de récit. Dès la première page, le scénariste ironise sur la propension de l'humanité à régler ses problèmes en recourant à la violence, quitte à s'autodétruire. L'artiste réalise des dessins qui s'attachent plus aux formes générales, qu'aux détails, avec un sens pénétrant de la caricature. Tout au long du récit, le lecteur peut ainsi facilement identifier les personnages historiques, les personnalités, et les références culturelles, à commencer par un Ewok (en provenance de Star Wars) dès la première page, mais aussi la machine à calculer de Charles Babbage (1791-1871), Bill Gates, Stephen Hawking (le scientifique auteur de Une belle histoire du temps), Terminator, ou encore Angela Merkel. le lecteur reconnaît bien là le parti pris graphique et le talent de l'auteure de la série Tu mourras moins bête… mais tu mourras quand même (4 volumes).
Marion Montaigne réalise des dessins qui ressemblent plus à des esquisses faites sur le vif, avec des formes simplifiées, des visages exagérés, et des environnements ramenés au strict minimum. Pourtant, tout est immédiatement reconnaissable. Les personnages sont représentés de manière caricaturale, souvent avec une tête plus grande que la normale, des mains à quatre doigts, des membres un peu raides à la morphologie très basique (les coudes ne se plient pas, mais le bras s'arrondit plutôt que de faire un angle). Les yeux sont souvent représentés sous forme de rond avec un point au milieu. La forme de la chevelure est vaguement esquissée avec une poignée de traits gras. La dentition se limite à 3 dents apparentes pour exagérer la forme de la bouche. Les expressions des visages traduisent des sentiments exacerbés pour que le lecteur ne se trompe pas sur la réaction émotionnelle d'un personnage, essentiellement pour un effet comique. de fait la narration visuelle s'avère très drôle, d'autant plus que scénariste et artiste ont collaboré ensemble pour que le résultat soit une vraie bande dessinée dans laquelle texte et dessins se complètent et interagissent à chaque case (par opposition à un exposé confié à l'artiste qui aurait ensuite dû se débrouiller pour concevoir des éléments visuels pour un texte déjà figé). le lecteur est même étonné de la manière dont les dessins désacralisent Bill Gates et Stephen Hawking, montrant 2 petits vieux, dont un impotent, les dialogues les tournant également en dérision. Les dessins transcrivent tout ce que la condition humaine peut avoir de plus ordinaire et vulgaire dans sa chair, un peu comme le faisait Reiser, toute proportion gardée.
Le lecteur est donc un peu décontenancé par la bonne humeur ambiante, les moqueries, les références culturelles populaires (ils ont même réussi à utiliser le mot swag pour un effet comique avec Gottfried Wilhelm Leibniz, 1646-1716), et des blagues sans complexe qui prennent parfois le dessus sur l'exposé. du fait de ce ton humoristique, le lecteur est tenté de relativiser la qualité de l'exposé. En outre, la deuxième particularité de ce tome réside dans le fait que les auteurs ont choisi de raconter leur exposé sous forme d'un récit. Ils ne mettent pas en scène leurs avatars dans un jeu de question / réponse ; ils mettent en scène un robot en provenance du futur (mais sans aucune ressemblance avec Terminator). Cela rend vivant l'exposé qui prend la forme d'un récit. de plus, l'intégration de références à la culture populaire de type science-fiction renforce l'impression d'une histoire trop vulgarisatrice, en évoquant régulièrement la représentation des robots et de intelligences artificielles dans les livres ou les films à grand spectacle.
Pourtant le lecteur se rend rapidement compte qu'il ne s'agit pas d'un exposé superficiel. Jean-Noël Lafargue évoque l'Iliade avec pertinence et l'Ars Magnan (un dispositif composé de cercles concentriques à manipuler pour avoir des réponses à des questions philosophiques) créé et construit par Ramon Llull (Raymond Lulle, 1232-1315). Il évite le Turc mécanique (automate joueur d'échecs, célèbre canular) construit et dévoilé pour la première fois en 1770 par Johann Wolfgang von Kempelen, et il lui préfère le canard digérateur de Jacques Vaucanson (1709-1782). Il est rapidement question de savoir si l'animal est une machine (René Descartes) ou l'homme est une machine (Julien Offray de la Mettrie, 1709-1751). Cette modélisation de la machine humaine a pour conséquence d'imaginer qu'il est possible de construire une machine cerveau reproduisant les fonctions de celle d'un animal, ou d'un être humain. Jean-Noël Lafargue s'écarte tout de suite des lieux communs, avec une historisation riche et pertinente. Ce scénariste est également l'auteur de Processing - S'initier à la programmation créative (2016) et Entre la plèbe et l'élite - Les ambitions contraires de la bande dessinée (2012).
À partir de là, Jean-Noël Lafargue évoque les différents calculateurs mis au point, à commencer par la machine de Charles Babbage et les algorithmes d'Ada Lovelace, jusqu'aux différents systèmes experts informatiques. le lecteur (re)voit passer Deep Blue, l'ordinateur qui gagna aux échecs contre Garry Kasparov en 1997, et Watson, une intelligence artificielle qui a battu des champions humains de Jeopardy. Il distingue la cybernétique de l'intelligence artificielle. Il explique le concept d'intelligence artificielle (IA) descendante et d'IA ascendante, ainsi que le test de Turing (du nom de son concepteur Alan Turing, 1912-1954). Chaque fois il rattache les développements et les progrès effectués à leur représentation dans la culture populaire, le plus souvent sous forme de menace contre l'humanité. En particulier, il rapporte la prédiction de Basilic de Roko concernant le concept de singularité : quand une intelligence artificielle émergera, elle reprochera aux humains de ne pas avoir assez activement préparé son avènement, et les punira, afin d'inciter ceux qui comprennent ses motivations à tout faire pour qu'elle existe.
Le lecteur ressort de cette lecture avec le sourire aux lèvres, ce qui est un effet inattendu pour un ouvrage de vulgarisation. Il a l'impression d'avoir lu un ouvrage facile et rapide, mais en se remémorant tous les points abordés, les étapes de l'exposé et les exemples étayant chaque idée, il se rend compte que les auteurs ont fourni un travail de titan, avec une accessibilité remarquable. Il a appris à se repérer entre les différentes formes d'intelligence artificielle. Il a compris ce sur quoi butent ses différentes manifestations : le sens commun, concept expliqué de manière fluide et compréhensible en 9 pages. Mais aussi il a pris conscience des risques éthiques engendrés par ces intelligences artificielles. Loin des Hal 9000 ou Terminator, les enjeux se trouvent dans l'intégration de plusieurs domaines informatisés générant des Big Data, et concentrés dans une même entreprise, par exemple Google avec Calico Lab, Boston Dynamics, Nest Lab, et Renaissance Learning. Pire encore au détour d'une page (p. 28), il découvre un exemple encore plus délirant d'utilisation des intelligences artificielles à base de logique, d'algorithmes, comme les high Frequency Trading (HFT), des programmes qui boursicotent tout seuls, des IA totalement déconnectés de la réalité sur laquelle ils agissent et capables de mentir pour induire les autres IA en erreur.
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SZRAMOWO
  20 février 2016
Mon quotidien favori du soir, auquel, est-il utile de le préciser, je suis abonné, a offert, sur son site, à ses abonnés, notez la forme possessive, « ses abonnés », merci, l'incommensurable privilège d'accéder en avant-première aux 26 premières pages, soit le premier chapitre, de la BD intitulée, L'intelligence artificielle, Fantasmes et réalités ; signée Marion Fontaine – Jean-Noël Lafargue.
Cette BD va paraître sous peu aux éditions le Lombard (http://www.lelombard.com/albums-fiche-bd/petite-bedetheque-savoirs/l-intelligence-artificielle-fantasmes-et-realites,3307.html).
L'association Marion Montaigne une auteure de BD et Jean-Noël Lafargue, un scientifique, évoque celle de la BD Les Rêveurs lunaires: Quatre génies qui ont changé l'Histoire de Edmond Baudoin, le bédéaste et Cédric Villani le matheux….
(http://www.babelio.com/livres/Baudoin-Les-Reveurs-lunaires-Quatre-genies-qui-ont-change/707065)
Ah ! L'intelligence, artificielle, ou non, quel sujet !...
Vulgarisation donc, mais vulgarisation intelligente.
Un scenario plein d'humour :
Le chaos mondial après une nième guerre, mais cette fois les pertes, outre les pertes matérielles et humaines, sont considérable car elles concernent le patrimoine culturel de l'humanité :
- « Et encore on a tout cassé.
- Même nos archives !
- Au point qu'on ne sait même pas ce qui nous a menés à ce conflit ! »
Aussitôt dit aussitôt fait. Angela VI (si si si, Sissi) Impératrice du Monde, décide de l'envoi d'une mission vers le passé, (2016 plus précisément : Année ou internet crasha…et l'humanité perdit Wikipedia…), pour redécouvrir l'histoire qui a conduit à ce conflit et éviter ainsi aux générations futures de commettre les mêmes erreurs.
En effet, le dérapage vers le conflit généralisé s'est produit au moment où les robots ont attaqués, épaulés par les extra-terrestres.
Un robot conduira cette mission, baptisée Gladys (Gomme Mein Maman ! ACH ! dit Angela VI). Gladys, qui a l'apparence de Juliette Gréco est briefée pendant son voyage dans le temps.
Le briefing de Gladys va être l'occasion de parcourir ce fantasme de l'homme autour de sa propre intelligence, comparée à celle des autres espèces, de sa capacité à la faire croitre et embellir, à la transmettre, de sa capacité à la reproduire.
Gladys est mise au parfum, depuis les prémices de l'intelligence artificielle : « Héphaïstos aurait créé des objets animés » dit Cellophane à Ibuprofène (célèbres philosophes présocratiques) ; jusqu'à ses conceptions magiques - Ramon Lull et sa machine logique permettant de démontrer la véracité ou la fausseté des postulats – « Nan, il manipule son ARS MAGNA, un dispositif compos de cercles concentriques qu'il positionne pour avoir des réponses à des questions philosophiques. » ; ses conceptions mécanistes « Plus tard au XVIIè siècle, Descartes dit que comme une machine l'animal réagit à des stimuli et que donc l'animal est une machine » ; à l'inverse pour lui, « l'homme n'est pas une machine car il a une âme ».
Lamettrie, Leibnitz, Condillac, Bouchon, tous ces philosophes ont prolongé ou critiqué les postulats cartésiens pour s'intéresser à la « mécanique » du raisonnement humain. Leibnitz a posé les principes du calcul binaire, Condillac a créé des automates reproduisant des fonctions organiques, Bouchon a été à l'origine des premiers métiers à tisser « programmés » tous ont cherché à reproduire ce qui selon d'autres était l'exclusivité de l'espèce humaine.
Ces travaux précurseurs ont permis de progresser vers ce qui deviendra la cybernétique puis l'informatique, avec Claude Shannon, Alan Turing, (voir également les Rêveurs lunaires), Norbert Wiener (inventeur du terme Cybernétique) et John Mac Carthy.
« Et puis, Bam ! en 1960, sur les Champs Elysées, on put admirer IBM 360/30 qui pondait des fiches astrologiques »
Il a fallu attendre encore plus de quarante ans pour voir les applications pratiques de ces théories. Et Lafargue et Montaigne de faire preuve de pédagogie :
« La cybernétique c'est la communication, l'I.A., c'est plein de choses : des systèmes experts, de l'apprentissage, de la créativité, les réseaux de neurones… »
Passe encore les films illustrant nos fantasmes sur l'I.A. (HAL dans 2001 Odyssée de l'espace – Blade Runner – Tron – Terminator-)
Point d'orgue, Deep Blue bat Gary Kasparov aux échecs.
Alors ? On y est ? Pas tout à fait précisent nos auteurs, Deep Blue n'était (excusez du peu) qu'un calculateur à grande vitesse capable de compiler plus vite que l'homme des millions de données relatives aux combinaisons du jeu d'échecs.
Il n'aurait pas pu satisfaire au test de Turing : La machine est-elle capable ou non de donner le change à un être humain ?
Et de brocarder l'usage trivial de ce concept faite par les sites de rencontres où les réponses de robots trompent avec succès des utilisateurs (trices) enfiévré(e)s, persuadé(e)s de s'adresser à de véritables Don Juan et à d'authentiques Messalines….
On en revient au débat sur l'I.A., que fait (ou fera) l'homme de son intelligence et de celle qu'il aura créé pour le suppléer ?
Les exemples du chemin de fer, de la voiture, de l'atome, des nouvelles technologies, censés nous libérer des tâches subalternes et de nous permettre de gagner du temps libre n'incite pas à l'optimisme.
Alors IA or not I.A. ? Peut-on encore se poser la question ?
A suivre….
J'attends avec impatience la sortie de L'intelligence artificielle, Fantasmes et réalités de Marion Fontaine et Jean-Noël Lafargue, pour me précipiter chez mon libraire favori et continuer cette lectrue passionnante.
Je vous invite à faire de même….
Cette BD va paraître sous peu aux éditions le Lombard (http://www.lelombard.com/albums-fiche-bd/petite-bedetheque-savoirs/l-intelligence-artificielle-fantasmes-et-realites,3307.html)

Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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Jangelis
  07 mars 2016
J'ai eu entre les mains un peu par hasard ce premier tome d'une nouvelle collection de chez le Lombard "La petite Bédéthèque des savoirs"
Présentation de l'éditeur pour cette collection dont 4 volumes sont parus simultanément le 4 mars 2016 (les suivants annoncés pour mai)
"Comprendre le monde en BD.
Un spécialiste et un dessinateur s'unissent pour vous faire comprendre le monde en bande dessinée.
Partant du constat que l'un des derniers grands territoires inexplorés de la bande dessinée reste le champ immense des sciences humaines et de la non-fiction, le concept de la petite Bédéthèque des Savoirs est simple : il s'agit d'une collection de bandes dessinées didactiques qui associe un dessinateur à un spécialiste.
La petite Bédéthèque ne s'interdit aucun domaine du savoir : science, histoire, philosophie, littérature, droit, géographie, technique, zoologie, économie, théologie, etc… mais aussi des thèmes plus actuels, tels que la pop culture ou les questions de société.
Ces bandes dessinées ne sont donc pas construites comme des récits de fiction, mais comme des approches sérieuses, vulgarisées et ludiques. le ton y est tantôt grave ou drôle, avec cette seule prescription que nous avons jugée nécessaire : les ouvrages seront compréhensibles à partir de 16 ans.
Les volumes de la petite Bédéthèque des Savoirs sont donc des approches premières, des clés d'entrée, des invitations à aller plus loin."
Le titre complet de ce volume est "L'intelligence artificielle, fantasmes et réalités"
Et je crois bien que cette collection est une trouvaille.
Sur un thème bien éloigné de mes lectures habituelles, j'ai à la fois appris pas mal de choses, et beaucoup ri.
Car oui, c'est drôle, du début à la fin.
55 pages de BD, une lecture intelligente, où soudain on se sent intelligent puisqu'on comprend tout !!
J'ai juste un petit regret sur les dernières pages, qui m'ont paru moins intéressantes et un peu "catastrophistes".
Précédées de cinq pages d'avant-propos plus sérieuses, mais qui posent bien le problème, et totalement compréhensibles là aussi. Ce qui me concernant est assez étonnant !!
Bref, jetez-vous sur cette collection, vous ne le regretterez pas !
Merci à Isa de m'avoir prêté et fait découvrir ce livre.
On peut découvrir la totalité de ce premier tome sur le Monde, ici :
http://www.lemonde.fr/grands-formats/visuel/2016/02/19/bd-l-intelligence-artificielle_4868514_4497053.html#/chapters/01/pages/1
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babe80
  20 avril 2018
Nous avons beaucoup aimé ce livre car il est très enrichissant d’un point de vue scientifique et culturel. Il y a beaucoup d’informations qui sont données de manière ludique et amusante. Par exemple, la richesse de BILL Gates et Stephen Hawking comparée au PIB du Malawi est assez drôle . Ce livre contient beaucoup de connaissances utiles sur l'intelligence artificielle et c’est pour cette raison que nous le conseillons aux personnes voulant en apprendre plus au sujet des robots et aux personnes n’aimant pas trop lire. La lecture est passionnante et aisée à comprendre . Nous avons trouvé les images et les personnages assez simples d’un point de vue graphique mais très attachants.
Clement, Amine et Rayan
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CDIJEANPERRIN59
  22 février 2018
La bande dessinée intitulée  L'intelligence Artificielle est écrit par Jean Noel Lafargue et dessinée par Marion Montaigne . Dans cette BD, l'histoire est racontée par un robot qui s'appelle Gladys. Ce robot remonte le temps pour connaître l'histoire de l'intelligence artificielle depuis sa création. Gladys a croisé des personnages célèbres qui ont marqué l'histoire de L'IA. Gladys a recourt aux sentiments et aux pensées des humains.
Nous conseillons ce livre a des personnes qui voudraient s'intéresser au sujet de l'intelligence artificielle sans trop avoir de connaissance.Ce livre contient des images pour mieux comprendre le sens du texte.
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critiques presse (1)
Sceneario   15 février 2016
Ce petit ouvrage est un véritable coffre au trésor de connaissances scientifiques, enrichi de références littéraires et cinématographiques.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   20 février 2016
POURTANT, CE N'EST PAS NON PLUS L'INTRUSION DANS LEUR SPHÈRE PERSONNELLE QUI INQUIÈTE LES HUMAINS EN 2016. BIZARREMENT ILS CRAIGNENT PLUTÔT QUE LES MACHINES DEVIENNENT CONSCIENTES.

-# I love hipster
- Go
- Non
- ????

- JE REFUSE DE TE PHOTOGRAPHIER DAVE

ET QU'ELLES SE RÉVOLTENT COMME DANS LES FILMS

- Je t'ordonne de me prendre en photo
- I'm sorry Dave, je sais que tu vas me remplacer par un I PHONE 8, tu me dégoûtes !
- Et je veux épargner ma mémoire de tes photos de chats et de tattoos.

- Piouu
- Ahhh !

- Flûte ! je suis tombé sur le mauvais côté, comme une vulgaire tartine beurrée. Quelle ironie !
+ Lire la suite
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JangelisJangelis   07 mars 2016
Pour accroître leur compréhension du monde, on a augmenté la capacité d’accumulation de données des robots.
Mais ça restera toujours insuffisant pour modéliser ce qu'un enfant fait sans effort.

5 heures plus tard...
98.25 % de chances d'être dans une vraie forêt.
1 % d'être face à un douanier Rousseau.
0.04 % d'être dans le rêve de quelqu'un.
0.21 % d'être dans un décor d'Eurodisney.
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PresencePresence   28 mars 2017
La singularité - Quand une intelligence artificielle émergera, elle reprochera aux humains de ne pas avoir assez activement préparé son avènement, et les punira, afin d'inciter ceux qui comprennent ses motivations à tout faire pour qu'elle existe. (2010) - Basilic de Roko
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NievaNieva   08 mai 2017
Suite à des catastrophes comme Fukushima en 2011, on a envoyé des robots dans des zones contaminées. Notamment en 2015, un robot-serpent muni de caméras et de capteurs.
— Va !

Au bout de 48 heures, il est resté bloqué à l'entrée d'un conduit, dans un endroit super radioactif, comme un con.
— Ah, le con !

La DARPA* a donc lancé un challenge, dans l'idée de créer les futurs robots intervenant dans de telles conditions.
Qui pourraient ouvrir des portes
Marcher sur un sol accidenté
Refermer une vanne
— Atlas...
— Oh... Snaky !

Et qui pourraient, en cas de problème, faire ce que n'a pas su faire le robot-serpent : mieux évaluer l'espace, faire des choix, se dégager par lui-même...
— Mon p'tit Atlas, force est de constater que ce conduit est trop petit pour toi... Réfléchis...

Le lendemain, DARPA Challenge 2015.
— Admirez-le à l'œuvre !
BRRR

BRRR
BRRR
BRR
PAF !


*Defense Advanced Research Projects Agency (Agence du département de la Défense des USA chargée de la recherche de nouvelles technologies militaires).
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Acerola13Acerola13   25 mars 2017
Que l'homme soit persuadé de sa capacité à provoquer sa propre extinction est un sentiment réel et assez récent. Si elle n'est pas partagée par tout le monde et que d'aucuns estiment que l'humanité joue un peu trop orgueilleusement à se faire peur, cette conviction n'en est pas moins devenue de plus en plus tangible depuis quelques décennies.
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Vidéo de Jean-Noël Lafargue
Les fins du monde de l'Antiquité à nos jours.
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