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ISBN : 2842614496
Éditeur : Le Serpent à plumes (15/09/2003)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 51 notes)
Résumé :
" La Blonde est un être à part. Premier principe : elle le sait Deuxième principe : si tu sais cela, tu sais tout, frère. Je l'analyse minutieusement parce qu'elle est un des phantasmes les plus puissants de l'Amérique. Quelque chose qui se trouve au cœur de nos rêves les plus fous. Cet objet du désir reste quand même l'être le plus proche de la lumière. Cette lumière qui semble l'éclairer de l'intérieur. La peau diaphane. L'odeur du lait de vache. C'est ce qui atti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ATOS
  12 juin 2015
Le visage des États Unis d'Amérique serait il d'un genre... particulier ? de celui d'une vierge outragée qui remonte ses jupes pour se cacher, ou celui d'un bordel musée avec un ciel à se gratter les yeux ouverts….Ce road movie urbain aurait pu nous aider peut être à y voir un peu plus clair.
Mais la littérature n'est pas prétexte...
Que se passe t il vraiment aux USA ? Quels sont les parfums qui acidulent ou édulcorent les mots qui entrent dans ses paroles ? Ses arcs en ciel, ses accents, ses espoirs et ses craintes ?
Je n'ai pas reniflé leurs odeurs, je n'ai pas entendu leurs ombres, leurs couleurs, je n'ai pas touché leur réalité.
Alors prenons ce livre comme un carnet de voyage. Ni plus ni moins. Mais cela aurait pu être beaucoup, beaucoup mieux. Car certains carnets de voyage ont pu donner à la littérature mondiale de très belles et immortelles lettres.
Un simple aller retour à l'adresse d'un monde qui mériterait quand même que la littérature francophone s'y intéresse avec sérieux.
Nous attendons trop de l'Amérique et c'est un tord, car elle n'attend rien de nous.
Qu'attendons nous d'une rencontre si ce n'est ce qu'elle provoquera en nous ? Un explosion ? Une nourriture ? Peut être ne faut il pas oublier avant toute chose une conjointe remise en question.
Première lecture pour moi d'un livre de Laferrière. Et je suis déçue.
Mais je décide de poursuivre la route, certaine que sur d'autres terres cet auteur à su planter d'autres fruits qui me laisseront enfin entrevoir toute la ramure de ses talents littéraires.
Astrid Shriqui Garain
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lafilledepassage
  06 février 2018
Après « comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer » (je l'écris, j'adore tellement ce titre), Dany Laferrière nous revient avec un deuxième roman, au titre – il faut bien l'avouer – beaucoup moins réussi …
Le livre aussi est moins bien réussi : ce n'est pas vraiment un roman, ni un journal, mais plutôt un collage de notes, anecdotes, hommages (dont un très bel hommage à Baldwin). On a l'impression qu'on a fait ce livre avec les chutes (chutes à prendre dans le sens des fibres textiles) d'autres ouvrages. Apprenti écrivain, ne jetez rien … On ne sait jamais !
Il est toujours question de couleur de peau (ah ces boites de nuit où les Afro-Américains se retrouvent, dans une ambiance torride aux rythmes entêtants. La sueur luisante sur la peau noire … tout cela me rappelle le très beau « Tram 83 », lu il y a déjà quelques années) et d'Amérique – ce pays qui ne tient aucune de ses promesses, et par là de racisme. Et l'auteur admet que sans ce racisme viscéral des Blancs américains pour les Noirs, sans ces lieux communs du racisme ordinaires, ces préjugés qui ont la peau dure, son premier roman n'aurait jamais été publié, n'aurait jamais été un succès (ma grand-mère dirait « à quelque chose malheur … »). Et moi, petite lectrice blanche vivant au milieu de gens de ma couleur, je me pose la question : sans cette piqure constante du racisme, Dany Laferrière aurait-il éprouvé le besoin d'écrire ? Qu'est-ce qui pousse un homme, une femme, à prendre la plume ?
Laferrière pose aussi d'autres questions : qu'est-ce le succès ? Qu'est-ce qu'un (bon) écrivain ? Qu'est-ce que la littérature aujourd'hui ? Y a-t-il place pour un discours différent, un discours qui n'enfonce pas les portes ouvertes ? Est-il possible d'écrire sans trahir ?
Mais les plus belles pages sont assurément celles où il parle de son ami Bouba et de leur amitié. Et j'aurais aimé en lire plus, de ces pages, pleines de tendresse et de délicatesse.
L'auteur reste fidèle à Lucien Montas qui, en 1972, alors directeur du quotidien haïtien « Nouvelliste », lui suggère de faire court dans un style simple.
Un bon moment, mais sans la fraicheur et la puissance de son premier roman.
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Caro29
  29 août 2012
Ce roman ne fait pas partie de ceux que je préfère chez Dany Laferrière. Autant le thème du mélange des « races », fameux duel « homme noir/femme blanche (et blonde) », m'avait amusée lors de la lecture de « Comment faire l'amour avec un Nègre sans se fatiguer », autant je l'ai trouvé excessivement traité et trop récurrent dans « Cette grenade… ». le sujet de ce roman/carnet de route est toutefois intéressant : un magazine, séduit par le premier roman de l'auteur, envoie ce dernier sur les routes américaines pour qu'il puisse donner son point de vue, à travers un reportage, sur le rêve américain. Pas mal, mais pas transcendant, selon moi. Ce n'est qu'un avis parmi tant d'autres, mais j'ai dû passer à côté de quelque chose, car je n'ai pas saisi l'intérêt de plusieurs passages. En fait, j'ai nettement préféré le premier ouvrage de Laferrière, et d'autres encore comme « Vers le Sud » ou « L'énigme du retour ». Cela dit, je n'en ai pas terminé avec cet auteur car j'ai quelques-uns de ces romans dans ma bibliothèque… Alors, à suivre…
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Malice
  21 février 2013
Dany a vieilli et il est devenu célèbre partout grâce à son premier roman. . Dans cet opus en plein coeur d'une Amérique prospère. Il reprend le grand fantasme de "Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer" c'est à dire la conquête de l'Amérique.
Avant tous aux mythes de ce Nouveau Monde des années 50 ; les thèmes développé sont : le racisme, le sexe, les rapports de pouvoir dans une société divisée entre races et sexes le fantasme de la femme blonde, l'argent.
Ce roman qui n'en est pas, c'est surtout une fresque d'un fou d'Amérique et de sa littérature dont il rend hommage ici. le style est rapide, l'écriture est très parlée avec beaucoup de saveur je dois dire. L'on retrouve dans cet ouvrage l'ami Bouba au détour d'un chapitre " Bouba mon vieux complice des bons mais surtout des mauvais jours." Whitman est le grand poète américain qui compte pour lui, son grand livre Feuille d'herbe est son compagnon de voyage.
À mon avis, ce n'est pas son meilleurs ouvrage car trop fourre tout. Ce livre est un reportage sur l'Amérique n'a pas su me séduire. Dommage ! Même si il y a de beaux passages concernant Norman Rockwell, Kerouac, Spike Lee (dont j'aimais bien les premiers film Do the Right Thing et son autre film sur Malcom X)
Lien : http://livresdemalice.blogsp..
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turgeonphilippe
  02 juin 2012
Le titre aurait aussi pu être : Ce livre dans la main du lecteur est-il un roman ou un récit?
Peu importe, en fait, puisque le résultat est agréable à lire, malgré certaines (plusieurs?) longueurs. En effet, si le questionnement général sur la place des noirs en Amérique est intéressant, certaines anecdotes semblent superflues. le questionnement sous-jacent, sur l'écriture en général, est quant à lui plus intéressant.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   07 janvier 2015
Je ne savais pas que ça allait être dur. Je les voyais de loin, au sommet. Là où l'air est plus frais. Bien cool. Des dieux, quoi! Je les enviais autant que mes tripes le pouvaient. Il me fallait coûte que coûte arriver là-haut. La où les fruits n'ont pas un gout fade, la où les légumes sont plus verts que partout ailleurs (cette information, je la tiens de Truman Capote, qui a longtemps fréquenté les riches) là où les filles sont toujours pubères (n'importe quel vieux dégueulasse de plus de soixante ans avec un compte en banque de six chiffres vous le dira), là où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Laisser les autres en bas, les laisser se démerder dans leur crasse. sans regret. Ni nostalgie. La misère n'a jamais été gentille avec moi. S'il y a des gens là haut, ça veut dire que c'est faisable, pourquoi pas moi alors? La seule chose qu'on doit comprendre, c'est que, pour monter là haut, il vous faut devenir très léger, très, très léger. Faut flotter, vieux. Laisser en bas tout ce qui pèse: les angoisses, les faux drames (surtout les vrais drames), les rêves d'adolescents, les remords, enfin tout ce qui vous retient par les chevilles et vous empêche de grimper allègrement l’échelle sociale judéo-chrétienne.
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lafilledepassagelafilledepassage   02 février 2018
Et ces types, frère, je parle des Irving, Michener, King (j’oublie volontairement ceux qui sont à la fois indigestes et inconnus), ces types viennent des plus vieilles universités américaines. Ils sont donc habitués à trimer dur, à préparer de copieux dossiers, à pondre de volumineux mémoires, et tout cela ressemble bien à leur manière de s’habiller, de danser, de faire l’amour… Cette foi … Cette persévérance… Ce sens du travail de longue haleine… Cette mauvaise haleine… Tout ça pour pouvoir noircir une tonne de papier de mots vides de sens. Une histoire sans perspective de fond. Alors que « le petit prince » est là ; couché verticalement dans la bibliothèque, attendant patiemment les siècles à venir comme un enfant sage. Comme ce serait une douce revanche contre ces pollueurs de faire quelque chose comme ça, quelque chose d’aussi doux, d’aussi rond, d’aussi pour que le chef-d’œuvre de Saint Exupéry
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lafilledepassagelafilledepassage   06 février 2018
Pour elle, Adam est le prototype même de l’écrivain. Un être pervers qui tire des ficelles pourries. Un impuissant. Un voyeur. Un minable rêveur. Donc, c’était ça. Rien que ça. Ça vous flanque un coup. Les écrivains ? Des mouchards impuissants prêts à se vendre quand ils n’ont plus d’amis à vendre. On devrait les tenir pour responsables des meurtres, des humiliations qu’ils font assez cyniquement subir à leurs personnages, des rumeurs qu’ils colportent, des vieux clichés sous la cendre qu’ils réveillent. Les lecteurs en ont fait plutôt des êtres lâches, veules et irresponsables en applaudissant leurs mouchardages, leurs délations.
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lafilledepassagelafilledepassage   01 février 2018
Au fond, c’est sa bêtise, son ignorance crasse et surtout le fait que cet homme borné, laid et stupide pouvait se permettre de me mépriser, oui, c’est cela qui m’a permis de continuer mon chemin dans les ténèbres, quand bien même je ne voyais aucune lueur au bout. Son regard était une critique constante, terrible, implacable de ma raison de vivre. J’étais touché à l’essentiel. Suis-je un être humain ou pas ?
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lafilledepassagelafilledepassage   02 février 2018
Une sirène d’ambulance. Quelqu’un s’en va. L’Occident refuse la mort. On essaie de tenir. On fait des trucs pour contrer l’ennui. La guerre, le travail, les voyages, le succès, l’échec, les combines, la mafia, les rendez-vous importants, les voitures, la télé, le pouvoir, l’argent, les découvertes scientifiques, la littérature, le cinéma, le ski, enfin tout ce qu’il y a dans la boite à surprise américaine.
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Videos de Dany Laferrière (83) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dany Laferrière
Il est le plus haïtien des Canadiens et le plus québécois des Académiciens français ! Dany Laferrière relève le défi du grand entretien et l?on peut s?attendre à ce qu?on ne s?ennuie pas au cours de cette soirée? Car ce spécialiste mondial de la sieste, qui n?aime rien tant que lire ses auteurs favoris confortablement installé dans sa baignoire et enseigner « l?art de regarder ailleurs », sait capter comme personne le monde tel qu?il va. Son éclectisme est sans limite, sa curiosité aussi : « Pour devenir écrivain, dit-il, le caractère est plus important que le talent ».
Né en 1953 à Haïti, Dany Laferrière quitte son pays natal pour l?Amérique du Nord en raison de la situation politique. En 1985, il publie Comment faire l?amour à un nègre sans se fatiguer, qui le révèle au public. Ce livre, comme d?autres (Le Goût des jeunes filles, Vers le sud?), sera adapté au cinéma. Les neuf romans qui vont suivre forment ce que Dany Laferrière appelle « une autobiographie américaine ». En 2009, il obtient le prix Médicis pour L?Énigme du retour où il raconte sa relation à Haïti après trente ans d?exil. Il vient de faire paraître un incroyable roman dessiné dont il signe les illustrations et calligraphie les textes, Autoportrait de Paris avec chat. Son narrateur (qui lui ressemble) y déambule dans Paris, une ville de littérature devenue espace de fiction où Borges converse avec Montaigne et Villon rappe avec Doc Gynéco?
Accompagné par son éditrice, Laure Leroy, celui qui écrivait en 2015 dans son discours de réception à l?Académie française « C?est un étrange animal que celui qui vit hors de sa terre natale. Sa condition d?exilé lui permet d?ourdir une littérature qui n?est ni tout à fait de là-bas, ni tout à fait d?ici, et c?est là tout son intérêt » pourrait bien ce soir nous offrir une grande leçon de vie et de littérature.
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