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EAN : 9782070133444
336 pages
Éditeur : Gallimard (01/09/2011)
3.83/5   15 notes
Résumé :
Le narrateur est chargé de cataloguer l’énorme bibliothèque de la comtesse Azélie. Au cours de son séjour, il découvre les détails tragiques, pittoresques ou ridicules qui constitue le quotidien de cette demeure
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
biblio47
  16 décembre 2011
On nomme lanterne d'Aristote, l'appareil masticateur de certains échinides, mais c'est aussi le titre d'un très beau livre à découvrir.
Son auteur est raffiné dans son discours et son écriture (voir la vidéo youtube). Un vrai régal!
Un livre qui ne laisse pas indifférent. Fil tendu aux classiques de la littérature, le lecteur voyage dans un lieu et une atmosphère hors du temps.
Roman mysterieux. Ambiance d' époque Victorienne, de châteaux, de suspense où la littérature et une bibliothèque en particulier demeurent quand même les personnages centraux du roman.
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tartopom
  05 novembre 2015
Si j'étais Ministre de l'Education nationale je rendrais obligatoire la lecture de cet ouvrage …
Non pas pour l'histoire en elle-même, toutefois sympathique et originale (un érudit millionnaire chargé de répertorier l'immense bibliothèque de vieux livres d'une princesse un peu grunge dans les années 90), mais pour la façon de la raconter.
Ce roman est un hymne à la joie du français – l'écriture – la grammaire et le vocabulaire nous entraînent dans les hautes sphères de la Littérature.
Merci Thierry LAGET de me rendre compte à quel point cette langue est BELLE…
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Hippoelfe
  06 août 2018
Un livre à l'écriture subtile. On se croirait transposé dans un autre siècle dans cette histoire pourtant contemporaine. L'auteur me fait penser à de grands auteurs classiques de par son style à la fois simple et raffiné.
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delitterys
  31 août 2011
Quand un millionnaire décide d'intégrer le service d'une comtesse pour cataloguer sa bibliothèque, on peut être sûr d'aller à la rencontre d'un univers étrange, où fantômes et livres rares s'entrecroisent dans un ballet d'où la littérature ressort magnifiée. Servi par une belle langue classique et élégante comme Gallimard sait les dénicher, ce roman s'adresse avant tout aux bibliophiles et aux lecteurs compulsifs !
Lien : http://www.delitteris.com/
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   24 octobre 2011
Quand elle est sortie, vers neuf heures, Azélie m'a confié la garde du château. Alors j'ai de nouveau entendu en moi la voix qui s'était tue - voix sombre, altière -, mais je n'ai pas compris ce qu'elle disait, car au même instant le démarreur de la 4 L s'étranglait, le moteur vocalisait, les pneus broyaient le gravier, traçant de leur compas un cercle dont je figurais le centre et dont le rayon, englobant la bâtisse, contournant les tilleuls, s'étira jusqu'à la grille au bout de l'allée avant de s'estomper dans le néant.
La nuit est retombée autour de moi avec un grincement de herse. Je n'ai pas voulu allumer les lampes, pour ne pas effaroucher les ombres. Je suis passé de pièce en pièce, tel un fantôme qui secoue ses voiles, mais c'était la lune, à travers les fenêtres, qui déroulait sous mes pas un tapis de soie, de silence et d'argent.
J'ai remonté la galerie des ancêtres, et la voix ronchonnait en moi, comme au vieux temps, aussi maussade que ces personnages - le connétable, la sainte, le philosophe, la bilieuse, le débauché. Les murailles exhalaient un souffle glacial, mais eux, stoïques dans leurs armures, sous leurs perruques et leurs chapeaux à cornes, ils frissonnaient à peine - une rousse aux joues de rose, et dont les tresses étaient enroulées en corbeille sous une chapka d'hermine, désignait de l'index la devise «Le temps viendra» calligraphiée dans un cartouche. C'était la nuit qui, en tremblant, ajustait son masque sur leurs visages, le clair-obscur qui les douait de relief et de vie. Ils me suivirent du coin de l'oeil tandis que j'avançais entre leur double haie. Je crus en voir un qui bronchait; je tournai la tête; la plume de son cimier frémissait encore.
J'ai traversé des salles fermées aux touristes, le bureau de la comtesse, où flottait son parfum, l'antichambre, la cuisine, la chaufferie. A la lingerie stagnait une odeur de savon et de sève : le plancher, les lambris, des monceaux de draps entortillés. La voix, désormais, pouvait bien tenir des discours sensés, je ne l'écoutais plus, captivé par l'exploration d'un nouveau monde - qui allait devenir mon domaine. J'ai refait à mon rythme le parcours de la visite guidée à laquelle je m'étais joint l'après-midi, mais, cette fois, j'ai pu enjamber les cordons de velours, m'asseoir sur les boudeuses, aux tables de jeu, couper les paquets de tarots, tâter les matelas, caresser des chevelures de plâtre, approcher des peintures de l'Âge d'or, poser la joue sur les fesses des bergères, découvrir leurs fossettes, monter des gammes sur un clavecin où, disait-on, Rameau avait interprété ses rondeaux. Pour que le décor s'anime, il aurait fallu la lueur des chandelles ; il recevait pourtant de la pénombre la stricte poésie des choses que n'éclaire pas l'électricité et qui somnolent dans des limbes où j'étais leur contemporain, moi que la solitude, ce soir-là, avait fait châtelain.
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CsylCsyl   24 septembre 2018
La lune s'était endormie au pied de son moulin dont les ailes tournaient avec un bruissement de soie.
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CsylCsyl   17 septembre 2018
J'avais trouvé la clef : la psychologie est une branche de la serrurerie.
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Videos de Thierry Laget (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thierry Laget
Lecture par Thibault de Montalembert
Avec Thierry Laget "Des nouvelles de Proust"
Rencontre animée par Nathalie Crom
On n'avait pas tout lu. On ne savait pas tout. D'une part : neuf nouvelles que Bernard de Fallois a découvertes en rassemblant des manuscrits dispersés, de brefs récits initialement destinés à figurer dans Les Plaisirs et les Jours mais que Proust a écarté, sans doute en raison de leur audace qui aurait pu heurter son milieu. D'autre part : un récit passionnant et haletant que nous livre Thierry Laget sur la base de nombreux documents inédits eux aussi. 10 décembre 1919 : le prix Goncourt est attribué à Marcel Proust pour À l'ombre des jeunes filles en fleurs. Aussitôt éclate un tonnerre de protestations. Pendant des semaines, Proust est vilipendé dans la presse, brocardé, injurié, menacé. Son tort ? Ne plus être jeune, être riche, ne pas avoir fait la guerre, ne pas raconter la vie dans les tranchées. Pour cette soirée consacrée à l'immense Marcel, Thibault de Montalembert nous lira quelques nouvelles et Thierry Laget nous contera cette « émeute littéraire ».

À lire – Marcel Proust, le Mystérieux correspondant et autres nouvelles inédites, éditions de Fallois, 2019 – Thierry Laget, Proust, prix Goncourt, une émeute littéraire, Gallimard, 2019.
Le lundi 9 décembre 2019 - 21H00
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