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EAN : 9782020859967
160 pages
Éditeur : Seuil (07/09/2006)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 14 notes)
Résumé :
"J'avais treize ans,ce que je voulais, ce que désespérément je voulais, était impossible." Robert Lalonde s'empare ici à bras-le-corps d'un sujet universel, un desgrands classiques de la littérature: l'adoslescence malheureuse. Pensionnaire dans un collège religieux - le catholicisme tel qu'il existait il n'y a pas si longtemps au Canada: obtus, obscur, archaïque -, expédié là par un père auquel le lie un secret innommable, le narrateur se pose très tôt les première... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Sachenka
  05 novembre 2018
Que vais-je devenir jusqu'à ce que je meure ? Ce vers de Victor Hugo, emprunté, fait une apparition tardive dans le roman de Robert Lalonde et lui sert également de titre. Il s'y prête merveuillesement bien, décrivant l'indescriptible état d'âme du narrateur, ce jeune garçon, cet adolescent malheureux. Quelque part au milieu du 20e siècle, prisonnier dans un pensionnat, il s'applique peu à l'école, ne fournit pas autant d'efforts qu'il le devrait et ses résultats en pâtissent. Mais il n'est pas plus heureux les rares fins de semaine où il rentre à la maison. Incompris, son mal de vivre est tout de même communicatif et je le ressentais pendant ma lecture du roman. de rares camarades soupçonnent quelque chose, mais quoi ? Devant son mutisme, ils passeront à autre chose, laissant le garçon à sa solitude. Mais ce n'est pas si mal, il trouvera un réconfort dans les livres, entre autres. La littérature exaltera un peu son imagination mais, plus tard, se révèlera importante, voire utile.
Robert Lalonde nous présente un portrait touchant, juste d'un jeune homme d'une autre époque, d'un Québec profond. À cette période, les quelques garçons doués étaient pris en charge par un système d'éducation catholique, rigide et dépassé (le latin et la versification, aussi intéressants que je les trouve, ne menaient pas à une situation une fois dans le vrai monde). C'est assez loin des personnages d'adolescents que nous proposents les auteurs contemporains. Mais en même temps je m'y retrouvais. Je me suis demandé si le roman était autobiographique, ne serait-ce qu'en partie. Dans tous les cas, ça m'a plu. Pendant ma lecture, il me revenait de vagues réminescences de jeunes tourmentés comme ceux que proposaient les grands auteurs du siècle dernier (comme dans le désarrois de l'élève Törless, de Robert Musil, ou bien Demian, de Hermann Hesse). C'est le genre de livre que j'apprécierais relire éventuellement.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   14 mai 2021
Là-bas, dans notre maison, on m'attendait sans m'espérer. J'étais fils, neveu, cousin, et pourtant j'étais seul. J'étais seul chez nous comme j'étais seul au collège (...)
Les miens allaient de nouveau me reconnaître, moi qui ne me connaissais pas. Ils allaient exiger de moi que je bouge comme ci, parle comme ça, et docilement j'imiterais l'enfant qu'ils savaient par coeur, leur grand, en congé, cet enfermé que sa permission agitait comme la bourrasque l'arbrisseau. (...)
Je me roulai en boule sur la banquette. Je m'assoupis et le rêve recommença. Dans le vent fou rempli d'oiseaux, j'étire les bras, je vole, je quitte pour toujours le village, le collège, cette terre, leur cosmos. Je disparais sans avoir à mourir. (p. 11)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 mai 2021
Je change de voix. Cette fois, c'est moi qui parle. Je dis: "Je veux une autre vie ! Ne me demandez pas laquelle. Sans doute celle que vous avez exigée, vous aussi, avant moi et qu'on ne vous a pas donnée. Je suis malheureux, je ne suis pas fou. Je sais que le collège, c'est déjà fini, que tout ce que j'apprends, il me faudra péniblement le désapprendre. (p. 20)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 mai 2021
L'ennui risquait de me tuer. Il pouvait aussi me conduire à tuer. Pour conjurer cette menace de suicide ou de crime, il me fallait à tout prix parvenir à rassembler le bois mort de la connaissance pour en faire à nouveau du feu.
(p. 24)
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Gabriel_OakGabriel_Oak   07 juillet 2014
Je marche dans vos rêves brisés, à tout bout de champ attrapé par une de vos balles perdues. Vous ne voyez pas le dégoût qui ruisselle sur ma face? Vous ne voyez pas ma honte d'avoir à devenir ce que vous n'êtes jamais devenus? Et qui dit que lorsque le jour sera venu j'y serai encore, qu'un reste de moi sera toujours là pour marmonner "présent", quand il s'agira de commencer à vivre?
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Gabriel_OakGabriel_Oak   07 juillet 2014
En fait, j'étais hanté par une question, une seule, qui ne me lâchait plus : «Pourquoi tentons-nous toujours de faire ensemble ce qui, pour les grands, n'a plus de sens et, pour les petits, n'en a pas encore et peut-être n'en aura jamais?»
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Video de Robert Lalonde (1) Voir plusAjouter une vidéo

Robert Lalonde : le vaste monde
Olivier BARROT est à Québec, devant les chutes gelées de Montmorency. Il présente le livre "Le vaste monde", recueil de scènes vécues ou rêvées DDE l'écrivain québécoisRobert LALONDE, chantre de la nature et de l'enfance.
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