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EAN : 9782764625514
Éditeur : Boréal (05/09/2018)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Romain, professeur de philosophie à la retraite, est veuf. Irène est une actrice célèbre désormais confinée aux rôles de reine mourante. Ils ne le savent pas encore, mais un être les relie : Jérémie.

Irène a l’habitude d’attendre le jeune itinérant dans la ruelle derrière le théâtre quand elle va fumer une cigarette entre deux scènes. Il lui récite Dostoïevski, qu’il semble connaître par cœur, ou bien des poèmes qu’il improvise au fur et à mesure. Il ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sachenka
  21 septembre 2019
Je ne peux pas affirmer être un grand amateur de Robert Lalonde mais j'apprécie plutôt bien ses romans de temps àa autre. J'en ai lu près de dix. Eh bien, ce dernier, Un poignard dans un mouchoir de soie, n'a pas réussi à capter mon intérêt ni mon attention. Irène, cette actrice vieillissante à laquelle on confie de moins en moins de rôles, puis Romain, un professeur de philosophie à la retraite, sont réunis par Jérémie, un sans-abri un peu poète à ses heures. Cette prémisse, je l'ai trouvé un peu improbable, artificielle, elle m'a empêché de m'investir dans ce roman. Mais j'ai continué à lire – les romans de Lalonde ne sont jamais bien longs –, même si c'était sans grande envie. Cela a fait en sorte que, rendu à un moment dans ma lecture, il était question d'un prince russe et d'un certain Thomas. Qui sont-ils ? Comment sont-ils impliqués dans cette histoire ? Je n'avais aucun désir de relire les chapitres précédents alors j'ai continué à lire, encore, en espérant que tout s'expliquerait. Ça a fonctionné, j'ai pu suivre les aventures de ce trio étrange jusqu'à la fin, inattendue, même si je ne les ai pas plus appréciées. Je dois admettre que des romans dans le genre Un poignard dans un mouchoir de soie, que j'associe à des feel good movies, me plaisent rarement (chaque personne a une parcelle de gentillesse au fond d'elle, mérite de trouver l'âme soeur et il y a toujours de l'espoir, etc.) et que ça a inévitablement teinté mon opinion. Mais c'est ainsi.
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Klergau
  07 octobre 2018

Robert Lalonde, Un poignard dans un mouchoir de soie - 2018
« Et tout de suite, je les ai aimés, démesurément, comme il convient au coeur éclaté d'aimer. »
Un jeune délinquant-poète, perdu dans son brouillard et son mal-être, s'attache à deux vieux bien sympathiques, Irène et Romain qui ne se connaissent pas. Qu'adviendra-t-il de ce trio improbable, de ces personnages pour qui « le coeur meurt en dernier » ? Qui sauvera l'autre dans ce chassé-croisé haletant ?
J'ai eu un peu de mal au début à comprendre les enjeux de ce roman, le style me paraissant un peu obscur puis, au bout d'une vingtaine de pages, j'ai senti qu'il se passerait là quelque chose d'important et que je ne sortirais pas de ma lecture sans un frisson et peut-être même une petite boule au coeur.
Cette oeuvre, au style éclaté, parle des ressorts par lesquels naissent les affinités du coeur et les rencontres singulières et dit les blessures que seule l'amitié peut guérir. J'ai bien aimé.
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critiques presse (1)
LeDevoir   24 septembre 2018
Le temps semble manquer aux protagonistes et l’histoire n’en est pas épargnée : tout va trop vite. Trop souvent la narration s’emmêle dans une intrigue inutile, en porte-à-faux entre le réalisme ordinaire et une grandiloquence théâtrale. On peine à entrer dans l’univers.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   07 septembre 2019
Ils savent bien que cette joie-là est transitoire comme le jour, qu’elle passera, filera. Mais comme c’est bon, comme ça délivre, soudainement. Puis, précautionneux comme un officiant, Romain retourne les tableaux et les appuie un à un contre les murs de la chambre. Ils reculent de dix pas, s’accotent à la paroi derrière eux et regardent.
Voilà qu’ils sont encerclés par un foisonnement d’une étrange beauté. Des ciels indigo zébrés d’or, en retable. Successives et superposées, des explosions de novæ à répétition, à la colle et à la détrempe, repentirs et retouches à la craie rose.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2019
S’ils ne se disent rien, c’est que les mots ne sont pas essentiels. Tout à l’heure, ils vont parler, attablés devant un bon café, les yeux dans les yeux. Elle pense : c’est allé si vite. Il se demande : me trouve-t-elle trop empressé ? Mais, au fond, ils savent. Ce qui leur arrive est à la fois inattendu, grave, léger, naturel et inexplicable. Par-ci par-là, l’ombre du garçon entre eux se glisse. Spectre, ange, démon, peu leur importe aujourd’hui : ils sont deux braves vieux de la vieille qui n’ont plus beaucoup, plus assez de temps, avant l’oubli, pense-t-elle en secret, avant de casser ma pipe, moi qui ne fume pas, ricane-t-il en lui-même. Ils ont aimé, chacun de son côté, passionnément, puis modérément, puis fracas, deuil, saut dans le vide, sur leurs pattes sont retombés, mais jamais comme maintenant, jamais si doucement, si naturellement – ils ne savent pas dire autrement – se sont-ils abandonnés.
Brusquement, il désengage son bras du sien. Elle frissonne, ferme les yeux, soudain prise d’une frayeur qu’elle ne reconnaît que trop bien. Il s’en va, il n’a jamais été là, j’ai rêvé. Au petit matin, lisant le journal qu’elle s’obstine à feuilleter d’un bout à l’autre, comme si, dans telle page, telle autre, il n’allait plus être question de bombes, de camions assassins, de sang, de cris muets, de vengeance, elle s’est effondrée.
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taktic66taktic66   02 avril 2019
L'amour est un combat, nul ne gagne, nul ne perd, l'essoufflement comme seul victoire et l'on s'endort dans le merveilleux oubli, la tête à l'ombre et le cœur au soleil.
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SachenkaSachenka   19 septembre 2019
Hier n'est plus, demain est improbable et aujourd'hui plane sans ailes.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2019
On invente sans cesse de nouveaux produits, trucs et bidules de toutes sortes, dont il s’amuse à deviner l’improbable usage qu’on pourrait en faire. À quoi peut bien servir cette énorme brosse aux crins multicolores, inexplicablement munie de deux manches ? Pourquoi et surtout comment enfile-t-on cette étrange bâche de minou rose sur le siège de la toilette ? Que permet de récurer ce savon à vaisselle dit sans cholestérol ? Il tâte du bout des doigts trois mystérieux cubes blancs et spongieux, protégés par un film transparent. Fromage ? Tampons saponifiés ? L’étiquette dit : tofu. Comment doit-on prononcer l’appellation facétieuse et surtout que promet-elle au juste ?
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Robert Lalonde : le vaste monde
Olivier BARROT est à Québec, devant les chutes gelées de Montmorency. Il présente le livre "Le vaste monde", recueil de scènes vécues ou rêvées DDE l'écrivain québécoisRobert LALONDE, chantre de la nature et de l'enfance.
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