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EAN : 9782081363786
227 pages
Editions Arthaud (07/09/2016)
2.84/5   44 notes
Résumé :

« Je débute dans la carrière de voyageur. Quand je parle de destination inconnue, je ne pense pas à la Nouvelle-Zélande, ni à la Mandchourie, encore moins à la Terre de Feu. J’ai bien conscience de mes limites.

Je sais que pour durer, il faut démarrer en douceur. Le Luxembourg contenterait mon désir d’exotisme. »

Benjamin Lechevalier rêve d’ailleurs. Lorsque se présente l’occasion de quitter sa mère et son île natale d’Oléron, ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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zabeth55
  27 août 2021
Les titres à rallonge, c'est assez tendance de nos jours.
Benjamin trouve enfin une place stable.
Il doit donc quitter l'île d'Oléron, et sa mère, et partir à Paris.
Employé dans une grande firme dédiée au tourisme, il va être amené à beaucoup voyager pour décrocher des contrats.
Sauf qu'il a le mal de mer et une phobie des voyages en avion.
Un livre court, léger, sans prise de tête.
Sans beaucoup d'intérêt non plus.
Même s'il y a une bonne pointe d'humour, on se lasse vite des tourments de Benjamin.
D'ailleurs je n'ai pas vraiment compris quelle était ce genre de société de tourisme et quel était son rôle précis .
Heureusement, le texte est aéré, ça se lit vite.
Aussi vite que ça sera oublié.
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ninachevalier
  19 décembre 2016
Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne
Jean-Claude Lalumière Arthaud( 17€ - 22 8 pages)
Ce roman, au titre bien saugrenu en apparence, éponyme du chapitre 9, mais dont le sens s'éclaire beaucoup plus tardivement, est une invitation aux voyages.La table des matières nous ouvre un vaste horizon !
Vous vous souvenez peut-être du premier roman de Jean-Claude Lalumière le front russe dans lequel son personnage rêvait déjà de voyager. Ce récit ,dans la même veine rapporte , en 27 chapitres, les tribulations de Benjamin Lechevalier, qui aspire à quitter son île d'Oléron, berceau familial afin de s'éloigner de sa fratrie, où les discordances ont surgi lors de la disparition du père.
Au départ le protagoniste, tout nouveau dans ce poste , chargé de promouvoir La cité de l'Air du Temps, se voit cantonné à des déplacements dans l'hexagone,son boss se réservant la crème des voyages. Mais, n'a-t-il pas avoué sa phobie de l'avion ? On imagine, sans peine, le stress, l'angoisse, d'autant qu'un frère tient le décompte des crashs aériens, collectionne les articles. Comment pourra-t-il dominer sa peur ?
On embarque avec ce globe trotter impénitent, de 36 ans, et comme lui, on se retrouve ballotté, un séisme s'étant invité au départ et au retour de l'aventure nipponne , ravivant la catastrophe de Fukushima.
Voilà Benjamin, incollable sur les aéroports, les hôtels, toutefois la frustration est grande de ne pas connaître, sauf en les traversant en taxi,les villes où se déroulent les «  workshops ». Ne retenant que l'odeur de kérosène ! A peine le temps de poster une carte pour sa mère. On le suit donc dans toutes ses tribulations, d'un pays à un autre.
La lassitude d'être toujours en partance pointerait si les rencontres ne venaient pas pimenter ces déplacements professionnels. Et Clara, une consoeur a tous les atouts pour le charmer, un rapprochement s'opère, mais lui, plus gaffeur que séducteur, cumule les maladresses, les bévues au point qu'elle lui tourne le dos. Comment cette romance avortée va-t-elle évoluer ? Benjamin, habité par Clara, n'en sait rien lui-même. Va-t-il la recroiser dans d'autres voyages ? Clara, une présence à éclipses, à la merci du hasard. Pour le moment, il a en mémoire leur première rencontre , leur déambulation dans Rome, de nuit..
L'exotisme, Benjamin le découvre quand il se retrouve immergé dans le décor de Lost in translation, dans un taxi japonais, ou à la fermeture d'un bar. Il tente de s'approprier le vocabulaire des tours operators (citybreakers), ainsi que des bribes d'anglais et de japonais.

Les lieux convoquent des écrivains : Du Bellay pour Rome, Albert Londres pour le café Excelsior et ses chroniques japonaises, Huysmans et sa description du retable d'Issenheim à Colmar, Jane Austen et Charles Dickens à Londres.
On retrouve l'humour de Jean-Claude Lalumière, et aussi son regard critique sur la mode des selfies, sur les réseaux sociaux où l'on poste des photos «  pour épater la galerie. » Il brocarde les transports. Doit-on conclure comme Benjamin que «  les transports réservent plus de surprises que les séjours » ?!

Il surprend par ses formules : «  à un jus de tomate  de Paris ».
L'auteur signe un roman sous le signe des turbulences: celles d'un coeur amoureux qui s'emballe, celles dues aux conditions atmosphériques dans un avion. En filigrane apparaît la quête du père disparu qui hante le narrateur. Jean-Claude nous offre , pour notre plus grand plaisir, une lecture roborative, truffée d 'imprévus, d'aléas qui rappelle La campagne de France.

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amaryllis
  02 octobre 2016
Je suis une inconditionnelle de Jean-Claude Lalumière, je n'ai pas tout lu, mais j'ai beaucoup aimé découvrir cet auteur avec le front russe, je me suis régalée avec La campagne de France, alors lire ce roman était une vraie envie.
C'est l'histoire d'un jeune homme qui quitte sa mère et l'île d'Oléron pour commencer un travail à Paris avec le rôle de promouvoir la Cité à travers le monde et même la province. Une promesse alléchante de voyage pour ce trentenaire célibataire !
Mais enchaîner les hôtels, les réunions et les salons s'avèrent plus pénibles qu'on pourrait le penser... Pas de visite touristique, mais des trajets surtout, des aéroports, des gares et quelques rencontres. L'une d'elles va bouleverser sa vie, celle avec une jeune femme...
Ce que j'ai retrouvé c'est un personnage qui n'arrive pas à dire ce qu'il veut dire et se trouve embarqué malgré lui dans des situations qu'il n'a pas désiré. Un vrai naïf auquel on s'attache, un empoté sympathique. Et ça j'adore, c'est très drôle notamment l'épisode où le personnage garde le chien de son patron.
Mais justement à part quelques passages drôles et inattendus je trouve qu'il manque un peu de mordant par rapport à ses autres romans. j'ai trouvé que ce n'était pas assez extravagant, des aventures improbables, je dirai que là c'est un peu plus sage... Un peu dommage ! J'ai moins ri. Après c'est un roman très divertissant et rafraîchissant qui se lit très facilement et on ne rechigne pas à y retourner, surtout que la situation initiale réécrite et détaillée à la fin du roman est assez drôle, une vraie scène de théâtre.
En revanche j'ai un véritable a priori pour le titre du roman qui fait très commercial et très à la mode, mais le rapport avec l'histoire est un peu forcé. de plus il est trompeur et cela ne relève pas de quelque chose de drôle. Une petite déception, je préférais les titres certes moins drôles a priori mais ils avaient leur propre touche.
A lire pour rire et se divertir.
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MELANYA
  18 juin 2021
Avec ce livre de Jean-Claude Lalumière, "Ce mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne", j'ai été surprise car il s'agit (malgré ce titre à rallonge et assez original) surtout d'une critique sociale.
En effet, le héros, Benjamin Lechevalier, trouve enfin un emploi dans une grande société où on lui demande d'effectuer de nombreux (trop nombreux) voyages, mais le problème(qu'il n'ose pas dévoiler) c'est qu'il a peur de prendre l'avion. Il surmonte cette crainte pour ne pas déplaire à son employeur, mais c'est l'épuisement qui le guette. Il sature tellement qu'il finit par commettre gaffes sur gaffes.
C'est ainsi qu'il visite quelques pays et fait la rencontre de la jolie Clara dont il tombe amoureux. Mais là aussi il n'a pas vraiment de la chance surtout que, dans ses voyages, tout ce qu'il peut voir, la plupart du temps, ce sont des aéroports et des chambres d'hôtels pas très réjouissantes.
Il y a beaucoup d'humour dans ce petit livre lu très rapidement et on ne peut que se prendre d'affection pour le pauvre Benjamin qui va de déceptions en déceptions.
Heureusement pour lui, il peut découvrir quelques villes d'où il a l'occasion d'envoyer de nombreuses cartes postales à sa famille pour prouver qu'il voyage effectivement, qu'il voit du pays, et cela lui donne l'impression d'être un personnage important, un véritable homme d'affaires.
Ses bévues sont tellement multiples qu'on aurait aussi bien appeler ce livre : Les Tribulations d'Un Habitant d'Oléron – car, pour le titre, si on pense en trouver la signification aux pages 76/77, en fait, il surgit à la page 218, autant dire à la fin.
Un livre très drôle, pittoresque, et comme j'ai l'habitude lire les Remerciements, j'ai pu voir les nombreux personnages qui ont inspiré l'auteur pour son ouvrage.
A noter que cet écrivain bordelais a déjà écrit de nombreux ouvrages et que celui-ci a fait partie de la rentrée littéraire 2016
Nota : j'ai relevé de très nombreuses citations qui parsèment ce livre et sont assez cocasses.
Une critique élogieuse relevée parmi tant d'autres : On s'attache à ce gaffeur invétéré, mélange de Petit Nicolas et de Phileas Fogg angoissé. Jean-Claude Lalumière a composé une formidable comédie, douce-amère et pleine de tendresse."  (L'Actu littéraire)

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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mumuboc
  01 décembre 2016
Benjamin vit sur l'ile d'Oléron et a enfin trouvé un emploi : Chargé de l'accroissement du rayonnement extérieur de la Cité de l'Air du Temps » à Paris mais poste qui consiste à voyager autour du monde afin de participer à des salons sur le tourisme, des rencontres avec des tours opérateurs etc..... Il voit là un moyen d'enfin quitter son île et sa mère et voit ce poste comme un emploi de rêve même s'il a le mal des transports et une peur bleue en avion.
Il ne voit que le bon côté des choses : visiter le monde, les villes etc... mener une vie de luxe dans des hôtels, faire des rencontres etc.... mais il va vite se rendre compte que cette vie de
voyages compte bien des inconvénients : il ne voit rien des pays qu'il traverse parce qu'il y passe pas assez de temps pour visiter, il voit toujours les mêmes personnes, pas toujours très intéressantes et très caricaturales du monde du commerce.
Il fera la rencontre de Clara qui sillonne également le monde dans le même but que lui et la croisera à différentes reprises, en tombera amoureux mais la vie itinérante contrariera ses plans.
Benjamin va vite comprendre que son travail est loin de la vie idyllique qu'il imaginait et même auprès de sa famille qu'il pensait impressionner il déchantera.
Le monde n'est pas aussi grand qu'on le pense et que rien ne ressemble plus à un salon au Japon qu'un salon en France ou aux Etats Unis.
Traité sur le mode humoristique on suite sans déplaisir les péripéties du personnage, ses mésaventures aux 4 coins de la planète.
Lien : http://mumudanslebocage.cana..
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
BibaliceBibalice   29 juin 2016
La description du poste était vague, mais une précision a tout de suite attiré mon attention : "nombreux déplacements en France et à l'étranger à prévoir". Pour moi qui n'avais que très peu voyagé, cette précision était riche de promesses. Sans hésiter, j'ai envoyé ma candidature.
Trois semaines plus tard, me voici à Paris pour un entretien d'embauche. J'ai quitté Saint-Pierre-d'Oléron à l'aube. A Angoulême, j'ai pris un TGV et deux comprimés contre le mal des transports. Je n'ai rien dit à ma mère. Elle croit que je passe la journée à La Rochelle avec un camarade d'université. Inutile de l'alarmer ; rien n'est encore acquis. Pourtant, à la lecture de l'annonce, j'ai su que ce poste m'était destiné.
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MELANYAMELANYA   13 octobre 2021
La bouteille avait la forme d’un guitariste mexicain appuyé à un cactus aux branches duquel étaient accrochées les petites tasses. Mes parents n’avaient jamais mis les pieds au Mexique. Aucune de leur relation non plus. Longtemps ce Mexicain m’intrigua. Quand un jour je m’étais décidé à questionner ma mère, elle m’avait répondu que c’était un souvenir de leur séjour en Auvergne. (…) A ma grande surprise, sur le fond de la bouteille était inscrite la mention Made in Japan.
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BibaliceBibalice   29 juin 2016
-Monsieur Lechevalier ?
Je confirme : Benjamin Lechevalier.
L'homme s'avance, me tend la main.
- Bonjour, je suis le responsable du service du rayonnement François Petitclercq de Grétanquin.
Impossible de ne pas chercher la contrepèterie.
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Lizzy135Lizzy135   18 septembre 2016
L'époque est à l'upgrading : la femme de ménage est promue technicienne de surface, les imbéciles sous l'influence de la pensée positive sont devenus réfractaires au rationnel et les enfants qui, en classe, regardent par la fenêtre ne rêvent plus, mais sont atteints de troubles du déficit de l'attention. L'air du temps exhale les senteurs d'une société qui pète plus haut que son cul.
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MELANYAMELANYA   13 juillet 2021
Toujours est-il que si je supporte relativement bien un vol bref, je me fais beaucoup moins à l’idée de rester onze heures d’affilée enfermé dans un avion. La plupart des grandes capitales d’Europe vers lesquelles j’ai voyagé sont à un jus de tomate de Paris. L’idée de partir au Japon ne me réjouit pas.
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Vidéo de Jean-Claude Lalumière
Interview dans la podcast Double Vie - 18 novembre 2020
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