AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 208136378X
Éditeur : Editions Arthaud (07/09/2016)

Note moyenne : 2.81/5 (sur 34 notes)
Résumé :
« Je débute dans la carrière de voyageur. Quand je parle de destination inconnue, je ne pense pas à la Nouvelle-Zélande, ni à la Mandchourie, encore moins à la Terre de Feu. J’ai bien conscience de mes limites. Je sais que pour durer, il faut démarrer en douceur. Le Luxembourg contenterait mon désir d’exotisme. »Benjamin Lechevalier rêve d’ailleurs. Lorsque se présente l’occasion de quitter sa mère et son île natale d’Oléron, il n’hésite pas une seconde. Il « monte ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  30 novembre 2016
Avec ce livre de Jean-Claude Lalumière, CE MEXICAIN QUI VENAIT DU JAPON ET ME PARLAIT DE L'AUVERGNE, j'ai été surprise car il s'agit (malgré ce titre à rallonge et assez original) surtout d'une critique sociale.
En effet, le héros, Benjamin Lechevalier, trouve enfin un emploi dans une grande société où on lui demande d'effectuer de nombreux (trop nombreux) voyages, mais le problème (qu'il n'ose pas dévoiler) c'est qu'il a peur de prendre l'avion. Il surmonte cette crainte pour ne pas déplaire à son employeur, mais c'est l'épuisement qui le guette. Il sature tellement qu'il finit par commettre gaffes sur gaffes.
C'est ainsi qu'il visite quelques pays et fait la rencontre de la jolie Clara dont il tombe amoureux. Mais là aussi il n'a pas vraiment de la chance surtout que, dans ses voyages, tout ce qu'il peut voir, la plupart du temps, ce sont des aéroports et des chambres d'hôtels pas très réjouissantes.
Il y a beaucoup d'humour dans ce petit livre lu très rapidement et on ne peut que se prendre d'affection pour le pauvre Benjamin qui va de déceptions en déceptions.
Heureusement pour lui, il peut découvrir quelques villes d'où il a l'occasion d'envoyer de nombreuses cartes postales à sa famille pour prouver qu'il voyage effectivement, qu'il voit du pays, et cela lui donne l'impression d'être un personnage important, un véritable homme d'affaires.
Ses bévues sont tellement multiples qu'on aurait aussi bien appeler ce livre : Les Tribulations d'Un Habitant d'Oléron – car, pour le titre, si on pense en trouver la signification aux pages 76/77, en fait, il surgit à la page 218, autant dire à la fin.
Un livre très drôle, pittoresque, et comme j'ai l'habitude lire les Remerciements, j'ai pu voir les nombreux personnages qui ont inspiré l'auteur pour son ouvrage.
A noter que cet écrivain bordelais a déjà écrit de nombreux ouvrages et que celui-ci a fait partie de la rentrée littéraire 2016
Nota : j'ai relevé de très nombreuses citations qui parsèment ce livre et sont assez cocasses.
Une critique élogieuse relevée parmi tant d'autres : On s'attache à ce gaffeur invétéré, mélange de Petit Nicolas et de Phileas Fogg angoissé. Jean-Claude Lalumière a composé une formidable comédie, douce-amère et pleine de tendresse."  (L'Actu littéraire)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          221
ninachevalier
  19 décembre 2016
Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne
Jean-Claude Lalumière Arthaud( 17€ - 22 8 pages)
Ce roman, au titre bien saugrenu en apparence, éponyme du chapitre 9, mais dont le sens s'éclaire beaucoup plus tardivement, est une invitation aux voyages.La table des matières nous ouvre un vaste horizon !
Vous vous souvenez peut-être du premier roman de Jean-Claude Lalumière le front russe dans lequel son personnage rêvait déjà de voyager. Ce récit ,dans la même veine rapporte , en 27 chapitres, les tribulations de Benjamin Lechevalier, qui aspire à quitter son île d'Oléron, berceau familial afin de s'éloigner de sa fratrie, où les discordances ont surgi lors de la disparition du père.
Au départ le protagoniste, tout nouveau dans ce poste , chargé de promouvoir La cité de l'Air du Temps, se voit cantonné à des déplacements dans l'hexagone,son boss se réservant la crème des voyages. Mais, n'a-t-il pas avoué sa phobie de l'avion ? On imagine, sans peine, le stress, l'angoisse, d'autant qu'un frère tient le décompte des crashs aériens, collectionne les articles. Comment pourra-t-il dominer sa peur ?
On embarque avec ce globe trotter impénitent, de 36 ans, et comme lui, on se retrouve ballotté, un séisme s'étant invité au départ et au retour de l'aventure nipponne , ravivant la catastrophe de Fukushima.
Voilà Benjamin, incollable sur les aéroports, les hôtels, toutefois la frustration est grande de ne pas connaître, sauf en les traversant en taxi,les villes où se déroulent les «  workshops ». Ne retenant que l'odeur de kérosène ! A peine le temps de poster une carte pour sa mère. On le suit donc dans toutes ses tribulations, d'un pays à un autre.
La lassitude d'être toujours en partance pointerait si les rencontres ne venaient pas pimenter ces déplacements professionnels. Et Clara, une consoeur a tous les atouts pour le charmer, un rapprochement s'opère, mais lui, plus gaffeur que séducteur, cumule les maladresses, les bévues au point qu'elle lui tourne le dos. Comment cette romance avortée va-t-elle évoluer ? Benjamin, habité par Clara, n'en sait rien lui-même. Va-t-il la recroiser dans d'autres voyages ? Clara, une présence à éclipses, à la merci du hasard. Pour le moment, il a en mémoire leur première rencontre , leur déambulation dans Rome, de nuit..
L'exotisme, Benjamin le découvre quand il se retrouve immergé dans le décor de Lost in translation, dans un taxi japonais, ou à la fermeture d'un bar. Il tente de s'approprier le vocabulaire des tours operators (citybreakers), ainsi que des bribes d'anglais et de japonais.

Les lieux convoquent des écrivains : Du Bellay pour Rome, Albert Londres pour le café Excelsior et ses chroniques japonaises, Huysmans et sa description du retable d'Issenheim à Colmar, Jane Austen et Charles Dickens à Londres.
On retrouve l'humour de Jean-Claude Lalumière, et aussi son regard critique sur la mode des selfies, sur les réseaux sociaux où l'on poste des photos «  pour épater la galerie. » Il brocarde les transports. Doit-on conclure comme Benjamin que «  les transports réservent plus de surprises que les séjours » ?!

Il surprend par ses formules : «  à un jus de tomate  de Paris ».
L'auteur signe un roman sous le signe des turbulences: celles d'un coeur amoureux qui s'emballe, celles dues aux conditions atmosphériques dans un avion. En filigrane apparaît la quête du père disparu qui hante le narrateur. Jean-Claude nous offre , pour notre plus grand plaisir, une lecture roborative, truffée d 'imprévus, d'aléas qui rappelle La campagne de France.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
amaryllis
  02 octobre 2016
Je suis une inconditionnelle de Jean-Claude Lalumière, je n'ai pas tout lu, mais j'ai beaucoup aimé découvrir cet auteur avec le front russe, je me suis régalée avec La campagne de France, alors lire ce roman était une vraie envie.
C'est l'histoire d'un jeune homme qui quitte sa mère et l'île d'Oléron pour commencer un travail à Paris avec le rôle de promouvoir la Cité à travers le monde et même la province. Une promesse alléchante de voyage pour ce trentenaire célibataire !
Mais enchaîner les hôtels, les réunions et les salons s'avèrent plus pénibles qu'on pourrait le penser... Pas de visite touristique, mais des trajets surtout, des aéroports, des gares et quelques rencontres. L'une d'elles va bouleverser sa vie, celle avec une jeune femme...
Ce que j'ai retrouvé c'est un personnage qui n'arrive pas à dire ce qu'il veut dire et se trouve embarqué malgré lui dans des situations qu'il n'a pas désiré. Un vrai naïf auquel on s'attache, un empoté sympathique. Et ça j'adore, c'est très drôle notamment l'épisode où le personnage garde le chien de son patron.
Mais justement à part quelques passages drôles et inattendus je trouve qu'il manque un peu de mordant par rapport à ses autres romans. j'ai trouvé que ce n'était pas assez extravagant, des aventures improbables, je dirai que là c'est un peu plus sage... Un peu dommage ! J'ai moins ri. Après c'est un roman très divertissant et rafraîchissant qui se lit très facilement et on ne rechigne pas à y retourner, surtout que la situation initiale réécrite et détaillée à la fin du roman est assez drôle, une vraie scène de théâtre.
En revanche j'ai un véritable a priori pour le titre du roman qui fait très commercial et très à la mode, mais le rapport avec l'histoire est un peu forcé. de plus il est trompeur et cela ne relève pas de quelque chose de drôle. Une petite déception, je préférais les titres certes moins drôles a priori mais ils avaient leur propre touche.
A lire pour rire et se divertir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
mumuboc
  01 décembre 2016
Benjamin vit sur l'ile d'Oléron et a enfin trouvé un emploi : Chargé de l'accroissement du rayonnement extérieur de la Cité de l'Air du Temps » à Paris mais poste qui consiste à voyager autour du monde afin de participer à des salons sur le tourisme, des rencontres avec des tours opérateurs etc..... Il voit là un moyen d'enfin quitter son île et sa mère et voit ce poste comme un emploi de rêve même s'il a le mal des transports et une peur bleue en avion.
Il ne voit que le bon côté des choses : visiter le monde, les villes etc... mener une vie de luxe dans des hôtels, faire des rencontres etc.... mais il va vite se rendre compte que cette vie de
voyages compte bien des inconvénients : il ne voit rien des pays qu'il traverse parce qu'il y passe pas assez de temps pour visiter, il voit toujours les mêmes personnes, pas toujours très intéressantes et très caricaturales du monde du commerce.
Il fera la rencontre de Clara qui sillonne également le monde dans le même but que lui et la croisera à différentes reprises, en tombera amoureux mais la vie itinérante contrariera ses plans.
Benjamin va vite comprendre que son travail est loin de la vie idyllique qu'il imaginait et même auprès de sa famille qu'il pensait impressionner il déchantera.
Le monde n'est pas aussi grand qu'on le pense et que rien ne ressemble plus à un salon au Japon qu'un salon en France ou aux Etats Unis.
Traité sur le mode humoristique on suite sans déplaisir les péripéties du personnage, ses mésaventures aux 4 coins de la planète.
Lien : http://mumudanslebocage.cana..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
lafilledelabaraqueenbois
  06 octobre 2016
Ce mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne, encore un titre à rallonge, racoleur par son originalité mais rien de plus.
L'histoire d'un mec normal à la vie insulaire qui rêve d'ailleurs lui permettant de fuir une famille à conflits et une vie monotone.
Il saute sur l'annonce d'un job lui permettant enfin de réaliser ce rêve.
S'en suit le récit de ses voyages dans les hôtels et autres salles de séminaires sur fond d'histoire d'amour et de quête d'un être cher...
Très honnêtement, malgré quelques passages rigolos, l'histoire n'est pas passionnante voire décevante. le début du livre nous vend un final de cinglé qui oblige à dévorer les pages pour découvrir ce qui arrive à la fin.
Bah c'est aussi léger qu'une plume emportée par le vent.
Bon, l'auteur à travers les voyages de Benjamin, en profite pour critiquer la standardisation des hôtels et le manque cruel d'exotisme de ces derniers. Il met un petit taquet aux touristes qui veulent voir du pays tout en gardant les mêmes repères que chez eux. Mais bon, ça reste gentil, aucun militantisme :-)
Donc, c'est une lecture légère, une petite lecture au style poulinesque , oui, j'invente des mots.
On retrouve cette même recette : humour, légèreté, romance, un soupçon d'originalité ici avec ce fameux mexicain du Japon et qui cause de l'Auvergne.
Recette idéale pour un petit téléfilm couleur curry avec Mr Dussollier en voix off.
Merci à Babelio et aux éditions Flammarion de m'avoir offert ce livre à l'occasion de Masse Critique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   24 novembre 2017
Je m’imagine sur les routes de Belgique, du Royaume-Uni ou d’Allemagne, prospectant l’amicale des costumières du carnaval de Binche, tentant de convaincre l’association des supporters nostalgiques d’Eric Cantona, traquant le groupement de défense de la wurst traditonnelle du Bade-Wurtemberg.
P.59
Commenter  J’apprécie          210
nadiouchkanadiouchka   04 décembre 2016
(…) Ensemble, le deuxième soir, nous allons même visiter la Grand-Place dont j’envoie une carte postale à Oléron. Au dos, je note : Je suis à Bruxelles, une fois. J’espère répéter bientôt l’exercice : Je suis à Bruxelles, deux fois. L’idée fait sourire Clara.
P.101
Commenter  J’apprécie          160
nadiouchkanadiouchka   01 décembre 2016
J’ai le sentiment d’être un aventurier parti en exploration au bout du monde. Gengis Khan, le désert de Gobi, les montagnes de l’Altaï… Je passe en revue ce que je sais de la Mongolie. La plupart de mes connaissances me viennent de documentaires diffusés sur Arte.
P.154
Commenter  J’apprécie          150
nadiouchkanadiouchka   03 décembre 2016
En montant dans le bus devant l’hôtel, j’aperçois le pont Széchenyi suspendu au-dessus du Danube. Depuis l’aéroport, j’envoie une carte postale à ma mère : on nous a menti ! Certes le Danube est beau mais il n’est pas bleu. P.118
Commenter  J’apprécie          112
BibaliceBibalice   29 juin 2016
La description du poste était vague, mais une précision a tout de suite attiré mon attention : "nombreux déplacements en France et à l'étranger à prévoir". Pour moi qui n'avais que très peu voyagé, cette précision était riche de promesses. Sans hésiter, j'ai envoyé ma candidature.
Trois semaines plus tard, me voici à Paris pour un entretien d'embauche. J'ai quitté Saint-Pierre-d'Oléron à l'aube. A Angoulême, j'ai pris un TGV et deux comprimés contre le mal des transports. Je n'ai rien dit à ma mère. Elle croit que je passe la journée à La Rochelle avec un camarade d'université. Inutile de l'alarmer ; rien n'est encore acquis. Pourtant, à la lecture de l'annonce, j'ai su que ce poste m'était destiné.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Jean-Claude Lalumière (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Claude Lalumière
Comme un karatéka belge qui fait du cinéma de Jean-Claude Lalumière .Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/comme-un-karateka-belge-qui-fait-du-cinema-de-jean-claude-lalumiere-641.html Un homme a quitté sa famille, son enfance, ses souvenirs de provinciaux pour s'inventer une autre vie, à Paris. Une rencontre inattendue dans un palace va tout bouleverser « Comme un karatéka belge qui fait du cinéma », le nouveau roman de Jean-Claude Lalumière. Après « Le front russe » et « La campagne de France », retrouvez l'univers plein d'humour, de tendresse et d'absurde de Jean-Claude Lalumière . « Comme un karatéka belge qui fait du cinéma » de Jean-Claude Lalumière aux éditions le Dilettante. Jean-Claude Lalumière est sur WTC.
+ Lire la suite
autres livres classés : voyagesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Voyage en Italie

Stendhal a écrit "La Chartreuse de ..." ?

Pavie
Padoue
Parme
Piacenza

14 questions
370 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyages , voyage en italieCréer un quiz sur ce livre
.. ..