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ISBN : 2842637445
Éditeur : Le Dilettante (02/01/2013)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Nous avions donc laissé Jean-Claude Lalumière en proie aux entrelacs et aléas de la bureaucratie diplomatique sur Le Front russe qui, comme chacun le sait, campe dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Avec "La Campagne de France", retour aux terroirs gaulois et à un théâtre des opérations subi dans les affres par Alexandre et Otto, deux militants ardents de la "Drôle de guerre" culturelle, apôtres souffrant du culturalisme, itinérants, bref, patrons ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  08 avril 2013
Vous rêvez de visiter la France autrement? Vous aimez les musées, l'architecture, les arts, les demeures d'écrivains? L'idée de parcourir le pays dans un bus écolo qui roule au colza vous séduit? Ne cherchez plus, le cultibus est fait pour vous! Au volant: Alexandre et Otto, deux jeunes amoureux des arts et de la culture qui ont quitté l'enseignement pour se lancer dans ce projet novateur et enthousiasmant.
Le problème, c'est que le cultibus ne trouve pas son public et le comptable est pessimiste. Il va falloir proposer des offres plus attractives s'ils ne veulent pas mettre la clé sous la porte. Décidés à ne pas trop s'éloigner du concept de base mais forcés par la conjoncture à mettre de l'eau dans leur vin, les deux amis trouvent une nouvelle idée : célébrer l'amitié franco-allemande lors d'un Ch'tis tour qui les mènera de la maison de Mauriac, en passant par le village martyr d'Oradour-sur-glane, pour finir en apothéose à Bergues, ville du Nord désormais célèbre grâce à Dany Boon. L'offre est à peine en ligne que déjà elle emporte l'adhésion de l'Amicale des retraités de Saint-Jean de Luz, une petite bande de douze retraités rodés aux voyages au long cours qui investissent le bus bien décidés à chambouler le programme trop élitiste des jeunes voyagistes.

Quand deux jeunes intellectuels, idéalistes, un brin rêveurs, et un peu déconnectés du monde réel se mêlent d'organiser un voyage en bus pour des retraités plus soucieux de voir les dégâts de la tempête Xinthia que de s'extasier sur un four à pain, même datant du début du XIXè siècle, le choc des cultures est plutôt frontal. La bande de l'Amicale des retraités de Saint-Jean de Luz en a vu d'autres! Les douze ont profité d'une retraite bien méritée pour parcourir le monde, se frotter aux voyagistes les plus expérimentés et ils ne vont certainement pas se laisser mener par deux freluquets tout juste sortis de l'université. Il va falloir composer avec les exigences de ces clients rompus aux voyages en groupe, les aléas de la route, les caprices de la mécanique, les fermetures intempestives des sites prévus au programme et même un barrage routier mis en place par des agriculteurs en colère.
Quand voyage rime avec fiasco, le lecteur jubile devant les travers des participants. Jean-Claude LALUMIERE n'épargne ni les gentils organisateurs obnubilés par la culture, ni les retraités préoccupés de remplir leurs estomacs à heure fixe. Chacun en prend pour son grade, mais sans méchanceté gratuite. de péripéties rocambolesques en moments plus graves, on passe un bon moment avec cette bande loufoque et réjouissante.
Une lecture qui donne le sourire.
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canel
  16 juin 2013
Régal d'humour ! A commencer par le titre à double sens, qui évoque une page de l'Histoire, mais désigne en l'occurrence notre France rurale et/ou pittoresque.
Alexandre, historien, et Otto, diplômé en lettres, ont renoncé à l'enseignement. Doux rêveurs, ils s'imaginent que le touriste français est avide de se cultiver, de découvrir le patrimoine, de marcher sur les traces des érudits du passé. Las, les clients ne demandent qu'à bien manger aux heures idoines, bien dormir, faire de fréquentes pauses pipi, et voir de l'artisanat local, du spectaculaire, du people. La commune dévastée de la Faute-sur-Mer, par exemple, mérite plus le détour qu'Oradour-sur-Glane, non !?
Pour leur dernière chance avant le dépôt de bilan, Alexandre et Otto vont se coltiner un groupe de retraités basques. Évidemment, rien ne se passera comme prévu, les deux organisateurs dépassés et découragés vont devoir rectifier le tir au gré des envies, des caprices de leur troupeau, et de quelques événements inattendus.
Franchement hilarant ! Excellent moment de détente avec tous ces personnages hauts en couleur. La critique du touriste 'franchouille' (ou autre nationalité) et de ses attentes est féroce, mais pas si outrée lorsqu'on y réfléchit (soyons honnête, on s'y retrouve), et finalement non dénuée de tendresse.
Je lorgne déjà sur les autres titres de l'auteur.
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ninachevalier
  01 mars 2016
Jean-Claude Lalumière La Campagne de France- le dilettante (288 pages, 17,50€)
Jean-Claude Lalumière renoue avec la veine humoristique du Front russe et prend sa revanche sur ses rêves de voyages avortés. Même ambiguïté dans le titre. La couverture ludique avec numéros de départements et blasons à identifier est comme un premier jeu de piste.
Quelle carrière embrasser après avoir compris, sur le terrain, que le métier d'enseignant n'est pas votre vocation? C'est le défi que relèvent Alexandre et Otto, deux dynamiques entrepreneurs, bardés de diplômes, en montant leur tour opérateur « made in France ». S'ils n'avaient pas des élèves la vision de Bégaudeau, ils ont par contre une érudition à partager, à transmettre et ont concocté des programmes culturels alléchants. On s'attend donc à des visites insolites, du dépaysement, à découvrir des régions, la maison d'un écrivain, mais pas à l'hécatombe d'avatars,d'imprévus, qui va jalonner les circuits. Leur premier challenge est sous le signe de l'amitié franco allemande.
Leur voyage inaugural fut affrété par une fédération d'agriculteurs. Mais avaient-ils pris connaissance de l'itinéraire? du thème? Tourné vers la poésie? Une telle expédition n'était-elle pas utopique et vouée au fiasco? Et que faire des animaux les accompagnant?
Le bilan de Cultibus,dressé par le comptable, devrait alarmer les deux acolytes, mais ils récidivent.
L'expédition suivante tourne à l'enfer avec des ratées en chaîne. Encore heureux que ces « vieux schnocks » rompus aux aléas des voyages emportent toujours leur kit de survie. Mais comment tromper son ennui quand on reste en rade sur une aire de repos? Certains explorent les alentours, d'autres s'égarent dans les bois en bonne compagnie, une femme atteinte d'Alzheimer s'égare.
D'autres s'improvisent chasseurs, assurant ainsi leur repas. Les responsables auraient-ils démissionné? Négocieraient-ils avec les grévistes pour obtenir un laisser passer? On se demande quand ils vont sortir du tunnel? Les secours seraient-ils en grève eux aussi ou inexistants?
Quand vont-ils atteindre leur cerise sur le gâteau, Bergues, ce village sorti de l'oubli par un film?
Laissons au lecteur le suspense de quelques rebondissements supplémentaires dans l'épilogue.
Et si « un troupeau » de retraités était plus difficile à gérer que des élèves de banlieue?
Alexandre n'envisage-t-il pas de reprendre l'enseignement? L'auteur glisse une digression sur l'éducation et pointe ces diplômes qui ne servent à rien et ne garantissent pas un avenir prometteur.
Seul un miracle( comme dans le Testament américain de Franz Bartelt) pourrait sauver leur entreprise. Et leur mécène se révélera être Grégoire qui vient de leur fausser compagnie.
Au fil des kilomètres avalés, les personnalités des deux voyagistes se démarquent. Une ambiguïté dans leur relation se dessine. L'affection qu' Alexandre nourrit pour Otto est de plus en plus ardente. Son besoin de lui en témoigner le fourvoie dans des situations délicates,périlleuses, même, d'autant plus burlesques qu'Otto est indifférent à ses propositions de promiscuité, de partage de chambre. Alexandre va connaître les affres de la jalousie. Comment leur amitié va -t-elle traverser les tempêtes, cette errance improvisée dans l'urgence? Leurs chemins vont-ils se séparer?
On croise une farandole de personnages hauts en couleur : professeur, ancien militaire, chauffeur, maire,une femme « échappée d'un tableau de Botero », Josy , qui tient sa baraque à frites, un garagiste, collectionneur de photos grivoises. Plus tard, c'est Carmen, qui tente de réconforter l'amoureux éconduit par un proverbe espagnol. L'auteur les croque sans complaisance, ces retraités débordés, flirtant avec la caricature. Il ne se prive pas pour épingler ces voyages qui déversent des hordes de touristes, dénonçant au passage le manque de sécurité, vu l'entretien négligé des autocars.
Le bus n'était -il pas « devenu un corbillard qui convoyait leurs rêves au cimetière »?
Il sait nous restituer l'ambiance de ces groupes où se côtoient les impatients, les bavards, les forts en gueule, les gloutons,les pochtrons, ceux pour qui « du bellay » n'évoquent que le digestif, ceux qui s'invectivent,les râleurs, les grincheux, les blagueurs,le séducteur, un bel échantillon de la comédie humaine, plus intoxiquée de télé que nourrie de lectures. D'où les confusions entre Cholet et Cherbourg, Giraudoux et Giraudeau! Et devant leurs préférences pour des lieux sinistrés et les magasins d'usines!le fossé culturel et générationnel entre les autocaristes et leurs « ouailles » se creuse. Jean-Claude Lalumière pose son regard caustique et goguenard sur ses congénères.
En virtuose de la verve satirique, par ses allusions au « gras mammouth »,à La princesse de Clèves, aux émissions culinaires et name dropping( égratignant des people de la politique) il multiplie sa charge contre notre société ( délocalisations, patrimoine culturel disparu, la laideur des zones industrielles la construction à l'économie, le savoir français en régression...).

Le tour de force de l'écrivain réside dans sa capacité de nous faire vivre l'odyssée de « cette bande de vieux branquignols » ( victimes de la loi de Murphy), et de nous embarquer dans leur galère, leurs tribulations cauchemardesques. Les nombreuses scènes guignolesques ( le rodéo de l'ex-chauffeur), les situations absurdes ( l'eau bénite) voire épiques comme la révolte des agriculteurs, «La Saint -Barthélemy du poulet » ou l'épisode du « coming out par effraction » d'Alexandre, « une épiphanie collective au forceps », déclenchent un frémissement de nos muscles zygomatiques.
D'autre part, Jean-Claude Lalumière excelle dans le choix des patronymes, l'art de la formule, toutes savoureuses. Il pastiche Victor Hugo: « Le lendemain, dès l'aube, à l'heure où en d'autres saisons blanchit la campagne ». Il nous divertit par la variété des niveaux de langue de ses protagonistes,leurs accents, les quiproquos ( ellipse, éclipse),le contresens sur Yalta, ses comparaisons: les platanes« alignés comme des pèlerins en pénitence » ou « des doigts taillés comme des andouillettes ». La poésie s'invite dans les paysages( explosion des bourgeons) ou dans des cheveux faisant songer au « spectacle inoubliable d'un coucher de soleil sur la Toscane »
Si les choix proposés par les deux autocaristes n'étaient pas la tasse de thé de leurs clients ( déplorant leur « indigence culturelle »), ils sont pour le lecteur autant d'horizons à explorer.
Nul doute que le voyage le plus sûr,le plus exaltant, le plus jubilatoire se fera immobile avec La Campagne de France, « Une parodie de Koh Lanta », portée par le vitalisme de son auteur.
Jean-Claude Lalumière signe un mémorable road trip à travers la France, délirant, criblé de péripéties, très ancré dans l'actualité, auxquelles le lecteur est bien heureux d'avoir échappé.
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Kittiwake
  12 février 2013
Rien de tel qu'un looser rêveur pour se fourrer dans des situations hautement inconfortables. Et quand ils sont deux à s'être associés dans une même galère, il suffit alors de quelques bonnes reparties pour alimenter un filon comique fort réjouissant.
Otto et Alexandre, frais émoulus de l'enseignement supérieur et déjà certains après quelques expériences éprouvantes de ne pas être fait pour éduquer nos chers petits, décident proposer des voyages à thème, très orientés littérature et histoire. Si la demande n'est pas très forte, les choses se gâtent irrémédiablement lorsqu'il y a méprise sur l'intitulé ou si les prestations sont choisies faute de mieux au dernier moment. Et comme une bonne équipe de loosers accumule, selon la loi de Murphy un maximum de déboires, le voyage d'une bande de retraités tourne au cauchemar...
D'avanies en bévues, le groupe se retrouve en huis clos dans des circonstances que je ne révélerai pas, et dans ces conditions, les langues se délient et les caractères se dévoilent.

On retrouve ici l'humour grinçant de Lalumière, qui avait déjà réjoui les lecteurs du Front Russe. En filigrane se dessine une interrogation légitime de la définition de la culture, et de ce que notre époque léguera aux générations futures.
Sans méchanceté, l'auteur épingle aussi les travers des seniors, cibles des marchands de tout poil, avenir de notre société de consommation du fait de leur nombre et de leurs moyens financiers.
Un très agréable moment de lecture.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Seraphita
  26 octobre 2013
D'un côté un français, de l'autre un allemand, tous deux jeunes, surdiplômés, érudits à l'extrême. Rajoutez un bus orange ; et entre les hommes et la machine, un projet, à l'exigence alambiquée et quelque peu décalée, à l'ère postmoderne : le Cultibus, une agence de voyages qui propose des pérégrinations assez pointues. le « Théâtre des bons engins » par exemple se propose d'emmener les voyageurs dans un circuit-découverte des poètes du XVIe siècle. C'est dire qu'il y a peu d'amateurs et que le Cultibus se voit menacé de liquidation pure et simple. Pour survivre, il va falloir se compromettre et laisser la culture un peu de côté. Arrive alors une occasion inespérée : un groupe de 12 retraités et un voyage à organiser sur le champ… La Campagne de France peut débuter.
« La Campagne de France » de Jean-Claude Lalumière est un concentré d'humour d'une belle finesse, qui n'exclut en rien le tact et les émotions plus graves. Et c'est cela qui en fait sa force : un rire jamais définitif, qui rend chaque personnage attachant. Et le lecteur se gausse avec l'auteur de l'exigence décalée des deux jeunes hommes qui ne veulent pas sacrifier la beauté d'un savoir très pointu à l'esprit commercial et la rentabilité de leur projet, même si la banqueroute n'est pas loin. La galerie de personnes âgées croquée par l'auteur est aussi pleine de drôlerie. L'humour et l'absurde des situations se répondent et s'amplifient, les quiproquos s'installent à chaque coin de route et l'on ne voit pas le temps passer au fil de la route du Cultibus.
Un roman aussi drôle et attachant que « le Front russe » du même auteur.
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critiques presse (2)
LeFigaro   01 février 2013
Jean-Claude Lalumière, qui publie ici son deuxième roman, a une précieuse qualité pour un créateur facétieux dont le plus grand plaisir est de jeter ses pauvres créatures dans des situations tour à tour loufoques et désespérantes: il les aime.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   15 janvier 2013
Avec La campagne de France, l'auteur nous offre une traversée originale : l'Hexagone en autocar.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   19 juin 2013
- On ne va tout de même pas transformer la Faute-sur-Mer en parc d'attractions. Et pour votre gouverne, personne n'a rien fait à Pompéi (...). C'est la force des éléments qui s'est imposée.
- Comme à Tchernobyl, enchaîna Daniel H. J'ai vu un reportage à la télé. Tout est resté pareil, comme au jour de la catastrophe. Sauf qu'il y a des arbres qui poussent un peu partout dans les rues et les maisons. Ils devraient entretenir la ville pour la faire visiter plus tard. Mais ils n'y pensent même pas. Les communistes n'ont pas le sens des affaires.
- L'Ukraine n'est plus un pays communiste. Vous avez oublié que le Mur de Berlin est tombé. (...)
- On ne me la fait pas, à moi, rétorqua Daniel H. C'est pas la chute d'un mur à Berlin qui va changer quoi que ce soit chez les cocos, russes ou ukrainiens. C'est dans leurs gènes, à ces salopards. Ils nous ont jamais remboursé l'emprunt russe mais ils se sont pas gênés pour nous refiler leur radioactivité. Des salopards, je vous dis.
(p. 115)
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canelcanel   20 juin 2013
Ce n'était tout de même pas de sa faute si le public connaissait mieux Dany Boon que Robert Schuman, lequel n'était pas réputé pour son humour. Alexandre en convenait volontiers.
- Mais qu'allons-nous raconter aux clients pendant la visite de Bergues ? s'inquiéta-t-il.
- Il te suffira de regarder 'Bienvenue chez les Ch'tis' et tu sauras quoi dire.
- Tu n'es pas sérieux ?
- Que veux-tu raconter d'autre ? Personne ne se souciait de Bergues avant ce film.Tu n'auras qu'à broder autour de deux ou trois faits marquants de l'histoire industrielle de la région, parler de 'Germinal', et tout ira bien.
- Parce que tu crois que les clients attirés par Dany Boon sont aussi des lecteurs d'Emile Zola ? Tu ne préfères pas que je leur parle de Pierre Bachelet plutôt ? ironisa Alexandre.
- Je ne connais pas cet auteur-là. Est-ce un écrivain qui m'aurait échappé ?
(p. 34-35)
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canelcanel   21 juin 2013
[Les deux guides] balayèrent du regard la troupe des vacanciers. En effet, il n'y avait rien à redire côté équipement. Chaussures de marche, pantalons convertibles en shorts d'un simple coup de fermeture éclair, vestes polaires, gilets multipoches, chapeaux variés et casquettes : pas un qui ne fut harnaché comme pour une grande expédition. Chaque fois qu'il était confronté à ce type de groupes, Otto déplorait la disparition de l'élégance à la française. La France était la nation de la haute couture et pourtant les grandes enseignes sportives se partageaient les premières places du classement des plus gros vendeurs de textiles de l'Hexagone.
(p. 45)
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canelcanel   20 juin 2013
(...) Alexandre se remémora l'un des raisonnements alambiqués dont son père avait le secret. Selon ce dernier, la télévision avait été inventée pour éloigner les ouvriers des bistrots. Ce n'était là qu'un préambule car suivait sans tarder un discours rodé par lequel il démontrait que cette maudite boîte n'était qu'un cheval de Troie dont le but était d'introduire dans les intérieurs modestes toute une panoplie d'appareils qui avait sonné le glas de la classe ouvrière. Au banc des accusés figurait, entre autres catalyseurs de ses rancoeurs, le canapé. La démocratisation de cette pièce de mobilier avait donné aux membres des couches inférieures de la société le goût du confort et des velléités d'embourgeoisement. La fainéantise s'était ensuite répandue comme une mauvaise grippe. A l'entendre, il suffisait d'interdire les canapés pour que tout le monde se remette au travail.
(p. 25)
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canelcanel   15 juin 2013
Au bord de la route, à intervalles réguliers, apparaissaient des panneaux publicitaires vantant la qualité de produits de fabrication locale : les confitures de la mère Dupré, les salaisons des frères Grosjean, chaque fois illustrés du portrait de leurs créateurs, qui portant un béret, qui une coiffe traditionnelle, convoquant une imagerie passéiste de la France, un folklore factice propre à émouvoir les touristes.
(p. 147)
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Videos de Jean-Claude Lalumière (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Claude Lalumière
Comme un karatéka belge qui fait du cinéma de Jean-Claude Lalumière .Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/comme-un-karateka-belge-qui-fait-du-cinema-de-jean-claude-lalumiere-641.html Un homme a quitté sa famille, son enfance, ses souvenirs de provinciaux pour s'inventer une autre vie, à Paris. Une rencontre inattendue dans un palace va tout bouleverser « Comme un karatéka belge qui fait du cinéma », le nouveau roman de Jean-Claude Lalumière. Après « Le front russe » et « La campagne de France », retrouvez l'univers plein d'humour, de tendresse et d'absurde de Jean-Claude Lalumière . « Comme un karatéka belge qui fait du cinéma » de Jean-Claude Lalumière aux éditions le Dilettante. Jean-Claude Lalumière est sur WTC.
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