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Stéphane Carn (Traducteur)Catherine Cheval (Traducteur)
ISBN : 2743617039
Éditeur : Payot et Rivages (05/09/2007)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :

Comme un certain nombre de Noirs américains, Ricky Jenks a quitté les Etats-Unis pour s'installer à Paris. Il est pianiste de jazz et subsiste en jouant dans une crêperie de Montmartre. Il se sent chez lui dans le 18e arrondissement avec Fatima, sa compagne du moment. Pour lui, l'Amérique c'est fini. Il ne retournera. pas dans ce pays où il a connu une terrible humiliation, une blessure jamais refermée : le jour de son m... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Sharon
  10 septembre 2015
Dans un pays où l'Amérique fait encore un peu rêver, voici que des américains débarquent à Paris, y vivent et surtout y restent ! Hors de question pour eux de retourner aux USA. Ils se plaisent et ont bien l'intention de rester, à l'instard de Ricky, pianiste en situation plus ou moins régulière en France. Il a une amoureuse qu'il ne comprend pas parfaitement. Il a la tête farcie de clichés, le pauvre, et s'il est une personne qui n'en sort pas grandi, ce n'est pas Fatima, sa compagne, c'est bien lui.
Famille, je vous aime ? Pas vraiment. Ricky s'est toujours senti le vilain petit canard d'une famille où tous, sans exception, ont réussi. Et ce n'est pas le camouflet infligé par son cousin le jour de ses noces qui allait le faire se sentir mieux, pas même le fait que son ex-fiancée ait amèrement regretté son acte. Cash (quel nom peu adapté pour un éminent chirurgien) s'est mariée, avec la superbe Serena, qui l'a plaqué superbement. Et non, cela ne réjouit pas Ricky, ce n'est pas son genre du tout. Il voudrait juste qu'on lui laisse tranquillement vivre sa musique en vie (je pensais vivre sa vie en musique, tant pis, je garde le lapsus).
Ceci n'est pas un roman policier, mais un roman de rencontre. J'ai beaucoup aimé Serena, Fatima, d'autres encore y compris les travestis qui hantent le quartier, bien loin de la théorie du genre. J'ai aimé le fait que les musiciens soient de vrais musiciens, non des personnes qui parlent musique au lieu de la jouer. J'ai moins aimé le tourbillon de violence dans lequel se trouvent pris Ricky et Fatima – eux non plus ne l'ont pas apprécié.
Rendez-vous dans le 18e est un vrai roman franco-américain.
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christinebeausson
  25 juin 2013
L'auteur nous emmène en ballade dans le XVIII eme arrondissement de Paris.
Belle promenade où nous découvrons des personnages attachants, une colonie noire américaine bien intégrée, un quartier à la fois, très chic, très populaire, très branché.
L'intrigue est bien ficelée et elle nous mène par le bout du nez jusqu'à la fin de ce roman...mais ce n'est pas à mon sens le plus grand intérêt de ce livre.
L'étude de quelques unes des motivations de l'immigration américaine est bien décrite, ainsi que le parallèle entre le racisme au quotidien ressenti en France ou aux États Unis.
C'est, avant d'être un polar, un vrai roman d'atmosphère!
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agnesfleury
  24 janvier 2011
Le ciel est de plomb. Les revendications sociales agitent la rue. Par cette morose journée de novembre, j'ai rendez-vous près de Montmartre avec Jake Lamar. Ca tombe bien Rendez-vous dans le 18e, c'est le titre du polar de l'écrivain noir-américain, dernier en date à avoir été traduit en français aux éditions Rivages. le café qu'il a choisi est accueillant, l'homme est chaleureux, son sourire solaire.
"Ricky Sourit. C'était l'effet que lui faisait Paris en général, et le 18e en particulier : quoi qu'il lui arrive, (…) il lui suffisait d'aller faire un tour dans les rues grouillantes de son quartier pour que tout s'arrange"*. Ricky Jenks est le personnage principal de Rendez-vous dans le 18e. Mais, quelques instants en compagnie de Jake Lamar suffisent pour sentir que ce n'est pas fiction. L'écrivain est heureux à Paris.
... La suite sur "De quoi fouetter un chat"

Lien : http://fouetterunchat.canalb..
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Charybde2
  01 juillet 2017
Lorsque tout semble pris de folie meurtrière autour d'un pianiste afro-américain à Montmartre
Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2017/07/01/note-de-lecture-rendez-vous-dans-le-18eme-jake-lamar/
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   25 juin 2013
Vous savez quelle est la grande différence entre la France et l'Amérique?
Si l'on parle du racisme officiel -c'est à dire celui de la police ou de certains milieux politiques,.....je dirais qu'en matière de racisme, la France suit l'Amérique de très près......Mais la grande différence, c'est ce que j'appellerai le racisme quotidien. L'attitude des individus lambda, que vous croisez dans la rue.....je peux vous dire que l'atmosphère générale d'insultes et de préjugés dans laquelle toute personne noire doit se résoudre à vivre en Amérique, ....n'existe pas à Paris. Les coups d'œil malveillants, la suspicion généralisée, le dédain, la condescendance, toutes ces rebuffades, subtiles ou moins, que les américains blancs font constamment subir à leurs concitoyens noirs....eh bien, ici,on n'en voit pas trace. Ça n'existe tout simplement pas.
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christinebeaussonchristinebeausson   25 juin 2013
Il y a trois catégories d'Afro-Américains à Paris....
Primo, vous avez les frères et les sœurs qui voudraient que Paris soit la réplique exacte de l'Amérique, qui s'imaginent qu'il peut le devenir....ils ne veulent fréquenter que d'autres noirs américains et s'ils se donnent la peine d'apprendre le français, c'est uniquement le minimum indispensable à leur survie....ils l'ont dans la peau, leur Amérique chérie....et, de fait, ils finissent tous par retourner aux États-Unis......
Secundo....vous avez les Noirs américains qui se dissolvent en France. Ils se confondent avec le paysage et font tout ce qu'ils peuvent pour couper les ponts avec l'Amérique. Ils se marient avec des français, ne fréquentent que des français et ne s'expriment qu'en français....ce sont des Français virtuels....
Et, enfin, il y a la troisième catégorie...la troisième voie. On peut aimer les États-Unis, et préférer ne pas y vivre. Revendiquer ses racines, mais apprécier la liberté de ne pas en avoir. ...Nous vivons dans ce pays spirituel, qui est à la fois le nôtre et pas le nôtre : c'est notre patrie d'élection.
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Charybde2Charybde2   01 juillet 2017
Tous les présents – les deux Arabes, le jeune couple, le barman algérien et Ricky lui-même – levèrent le nez dès que la silhouette de Cassius Washington s’encadra dans l’embrasure de la porte. Cash marqua une pause sur le trottoir ensoleillé, explorant d’un regard incertain la pénombre du bistrot. Il était splendide, dans son costard croisé anthracite qui avait dû coûter une fortune et qu’il portait sur une impeccable chemise jaune beurre, avec une cravate en soie bleue. Un attaché-case de cuir fauve à la main gauche, il leva sa main libre en visière pour scruter l’intérieur du café. Dès qu’il repéra Ricky, son visage s’illumina d’un large sourire, explosant d’assurance et d’autosatisfaction. Sous l’œil surpris du barman et des autres clients, il s’avança dans la salle en souriant de toutes ses dents, et mit le cap sur Ricky. Il était rarissime qu’un type tel que Cash, un Noir aussi ostensiblement américain, touriste et bourré de fric, se pointe dans un café de Barbès. Mais tandis que tous les occupants de l’établissement lorgnaient Cash sans vergogne, Ricky discerna dans leur regard autre chose que de la surprise. Tous semblaient se demander où ils avaient déjà vu cet élégant Afro-Américain. Ça, c’était l’effet de cette aura de célébrité que son cousin irradiait par tous les pores de sa peau. Il avait toujours eu l’allure de quelqu’un de célèbre.
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Charybde2Charybde2   01 juillet 2017
« Je suis anti-succès, anti-technologie, anti-fitness, anti-développement personnel, anti-marché à terme et anti-« santé-sobriété » – mais je ne suis pas anti-américain. Je peux même dire que je les aime, mes compatriotes. A quelques exceptions près… Ce que je ne supporte pas, c’est de vivre en Amérique. »
C’est ainsi que Ricky Jenks répondait généralement à ceux qui voulaient savoir pourquoi il avait choisi la France, et pourquoi, au bout de neuf ans, il n’avait toujours pas la moindre envie de rentrer au pays. Et comme presque tout ce qu’il disait, ça avait l’air d’une boutade. Lorsque les gens lui demandaient si c’était l’exemple de ses illustres aînés qui l’avait décidé à se fixer en France, ça le faisait marrer : comparé à ces géants du jazz qu’avaient été Bud Powell, Sidney Bechet ou Kenny Clarke, répondait-il d’un ton léger, il n’était qu’un joueur de piano modèle courant, et n’avait jamais aspiré à une gloire quelconque. Et là, devant cet aveu de médiocrité et de manque d’ambition, il voyait les visages de ses compatriotes se fermer, avec une expression catastrophée. En Amérique, Ricky Jenks aurait été estampillé « raté ». En France, il était tout simplement lui-même.
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Charybde2Charybde2   01 juillet 2017
Ricky comprit très vite que c’était pour cette vie-là qu’il était fait. La vie parisienne était un défi aux conventions sociales auxquelles il avait été habitué. Rien à voir avec l’Amérique où on avait le choix entre l’existence bien rangée d’un salarié ou la marginalité totale. Ici, pas le moindre problème d’intégration ou d’exclusion. Et mieux – Ricky s’éclatait. Un max. Avec des filles du monde entier.
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Jake Lamar présente Fargo
Présentation du film "Fargo" par Jake Lamar lors du festival Un Aller-Retour dans le Noir en Octobre 201.
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