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ISBN : 2707315648
Éditeur : Editions de Minuit (07/08/1996)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Un chien perdu court le long de l'autoroute. Des automobilistes et un cycliste s'arrêtent. Cette vision agira comme un révélateur sur ces témoins, accompagnant en filigrane leurs drame intimes. Six personnages en quête d'un chien.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  18 juin 2018
Le jour du chien, c'est un jour de révélation. Ou plutôt un jour où remontent à la surface des souvenirs anciens ou récents, plus ou moins enfouis, plus ou moins ignorés, et sur lesquels tout à coup on met le projecteur, et les mots pour les exprimer. le jour du chien, c'est donc ce jour où six personnes assistent à la course folle d'un chien au bord de l'autoroute, manifestement égaré, sans doute abandonné par son maître. Abandon, le mot est lâché. Car c'est ce sentiment, au sens large, qu'ont en commun les six personnages de ce roman et qui, brutalement, leur saute aux yeux. Six témoins pour six chapitres reliés par ce bizarre incident du chien. Un chauffeur routier qui n'a jamais connu ses parents et qui s'invente des vies en écrivant des lettres aux journaux et aux magazines; un prêtre qui avait cru rencontrer l'amour d'une femme jusqu'à ce que celle-ci se volatilise; une jeune femme prête à quitter son amant et qui comprend qu'en réalité c'est elle qui est larguée. Un jeune homme gay qui a lâché son travail et qui se retrouve délaissé par ses amis lorsqu'il cesse d'être l'oreille attentive à leurs états d'âme et se met à exprimer son ressenti(ment). Et qui roule à vélo comme un dératé sur l'autoroute, pédalant pour garder son équilibre mental. Une mère et sa fille, abandonnées par leur homme, c'est-à-dire veuve et orpheline, enfermées chacune dans leur désarroi depuis qu'elles ont perdu celui qui était un trait d'union entre elles et leur permettait de communiquer.
L'auteure utilise une tonalité différente pour ces six personnages et leur monologue intérieur, malgré une même mélancolie qui les étreint tous. Ce roman, prix Rossel 1996, est écrit avec une sensibilité à fleur de peau et sonne très juste, et pourtant il ne m'a pas convaincue. En dehors des récits de la mère et de sa fille (dans lesquels on réalise le gâchis en raison du gouffre d'incompréhension entre elles), je n'ai pas réussi à réellement m'intéresser au sort des six protagonistes. Des personnages qu'on abandonne là, le long de l'autoroute et dont on ne saura plus jamais rien. du chien perdu non plus, d'ailleurs...
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Krout
  22 juin 2015
Un chien court le long de l'autoroute. D'où vient-il ? On ne sait pas. Où va-t-il ? Il ne sait pas. Comment s'appelle-t-il, ce chien ? Drôle de chien, drôle de jour, le jour du chien. Ils en parlent, mais parlent-ils seulement du chien ? On ne sait pas. Comme dans l'expression "Quel temps de chien !" ou dans "C'est un temps à ne pas mettre un chien dehors !" ou ... Et pourtant, le chien poursuit sa course folle. Jusqu' où ? Pourquoi ?
Lorsque l'on s'embarque avec ce camionneur, l'on ne sait pas jusqu'où l'on va. Le sait-il seulement pourquoi il arrête sa course folle, ce jour-là ? Il est le premier à nous raconter. Ils seront six à s'arrêter là, à cause du chien, mais pourquoi ces six-là ? Six, comme les six faces d'un cube, un Rubik cube. Six témoignages, six récits de couleurs différentes. Ils nous racontent pourquoi ils se sont arrêtés, mais parlent-ils seulement du chien ?
Bizarre, c'est donc lorsqu'ils arrêtent que le voyage commence. Finalement, chacun est là au bord de l'autoroute, comme un chien qui lècherait discrètement ses plaies et que beaucoup ne verraient même pas.
Caroline Lamarche nous invite le temps de 126 pages à suspendre notre course folle. C'est court, c'est juste. Juste assez de dit pour tellement de non-dits.
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Phil56
  27 novembre 2018
Tel un tenace indien sioux sur la trace d'un grizzly, je poursuis inlassablement mes pérégrinations en quête de quelques pépites d'auteurs de chez moi.
Il m'arrive ainsi de tomber sur de véritables joyaux littéraires tel ce premier roman : le jour du chien (prix Victor-Rossel 1996).
La liégeoise Caroline Lamarche, en cette succession de six récits différents, nous propose, au départ du vécu d'un même incident tout compte fait assez banal (un chien apparemment abandonné errant le long d'une autoroute) d'appréhender les réactions de quelques humains amenés par le fait du hasard à croiser la route de ce pauvre animal.
Initialement assez sceptique, je me dois de vous avouer avoir pris un réel plaisir et intérêt à suivre les pensées, préoccupations, angoisses existentielles de tous ces personnages qui ont quelque chose à nous dire, ont aussi grand besoin d'être écoutés et pour qui, cette bien improbable rencontre servira, à tout le moins, de catalyseur et pourra peut-être, peu ou prou, influencer les décisions qu'ils ont à prendre quant à certains choix de vie.
C'est parfois jubilatoire, toujours pertinent, finement ciselé, grave et pathétique (mais sans aucun pathos), profondément juste, humain et généreux.
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adtraviata
  21 avril 2018
Je voulais découvrir Caroline Lamarche et finalement je me suis décidée à lire celui qui est peut-être le plus connu, le Jour du chien, deuxième roman de l'auteur qui lui a valu le Prix Rossel en 1996. Mais… je ne suis pas totalement comblée.
Le point de départ est intéressant (bien qu'assez insignifiant, un chien qui court sur l'autoroute). On pourrait aussi croire à des chapitres bien marqués tels des nouvelles, vu la diversité des personnages et le peu de liens concrets qu'ils entretiennent devant ce chien perdu, abandonné. Outre le fait de voir leur parole libérée par l'incident, les six personnages partagent le fait d'avoir eux-mêmes vécu une expérience d'abandon. Caroline Lamarche tisse donc pour chacun d'eux un texte nourri d'échos, de liens internes, un texte dense qui pousse l'introspection psychologique assez loin. Cela ‘a un peu perdu parfois, je l'avoue…
Un autre aspect vraiment intelligent du roman, c'est la capacité de Caroline Lamarche à se glisser dans la peau de personnages vraiment différents et à explorer à travers eux des registres d'écriture variés, passant de l'érotique au mystique ou d'un prêtre à une fille boulimique.
Ce roman est intéressant par son intelligence mais il m'a manqué de l'émotion pour vraiment m'accrocher à cette histoire. Je le regrette un peu mais j'ai encore d'autres titres de l'auteur pour explorer son univers littéraire.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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cathe
  21 septembre 2015
Les éditions de Minuit nous réservent souvent de belles surprises, ce livre en est une.

Ecrit par une auteure belge dont c'était alors le premier roman, il est vraiment l'exemple de ce que l'on peut écrire à partir du "rien". le rien c'est un chien perdu qui court sur l'autoroute au milieu des voitures. Six automobilistes s'arrêtent et chacun laisse son esprit vagabonder à la suite de cet incident. Mais chez chacun d'eux, ce chien perdu, sans doute abandonné, va rappeler des souvenirs douloureux toujours liés à un abandon. Décès d'un père, départ d'une épouse, fin d'un amour, décès d'un époux.

Les émotions enfouies resurgissent soudain à cette simple vision.
Caroline Lamarche passe d'une vie à l'autre avec simplicité et sobriété, trouvant les mots justes pour que l'on investisse l'histoire dès les premiers mots. Belle réussite pour un premier roman !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
adtraviataadtraviata   21 avril 2018
Ils ont dû être contents d’avoir une lettre de camionneur, au Journal des Familles. Ce n’est pas souvent que ça doit leur arriver. J’ai écrit: «L’autre jour, sur l’autoroute, un chien abandonné courait le long du terre-plein central. C’est très dangereux, ça peut créer un accident mortel.» J’ai pensé, après l’avoir écrit, que «créer» n’était peut-être pas le bon mot, puis je l’ai laissé parce que je n’en trouvais pas de meilleur, et que créer, c’est mon boulot, bien que j’aie ajouté: «Mon boulot, c’est camionneur». J’ai dit ensuite qu’il y avait un réel problème de chiens abandonnés, que ce n’était pas la première fois que je voyais une chose pareille, et que je voulais témoigner, non seulement pour que le public se rende compte, mais pour mes enfants, qu’ils sachent qu’un camionneur voit beaucoup plus de choses de la vie qu’un type dans un bureau, et qu’il a donc des choses à dire, même s’il n’a pas fait d’études. Par exemple, ai-je écrit, quand je pars le matin dans mon camion, comme je n’ai rien d’autre à faire qu’observer, je remarque les anomalies, et j’en parle. J’en parle quand je peux, quand je rencontre des gens qui ont envie d’écouter, ce qui n’est pas très fréquent parce que, dans les aires de repos où on s’arrête, on ne se dit pas grand-chose, à cause de la fatigue. Et puis moi, par nature, je ne parle pas beaucoup. Et mes enfants, je ne les vois guère. Heureusement que leur mère s’en occupe, c’est un ange. Mais moi, quand ils iront à l’université et que je serai à la retraite, il faudra que j’aie des choses à leur dire, sinon ils me regarderont de haut, comme tous les enfants regardent leurs parents, je ne prétends pas que notre famille soit une exception même si eux ils vont faire les études que moi je n’ai pas pu faire, à cause de mes parents, justement.
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KroutKrout   21 juin 2015
Le chien non plus n'avait personne sur qui compter. Pourtant, je me souviens que nous étions au moins une demi-douzaine à vouloir le sauver.
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ThalieBThalieB   11 mai 2019
En vérité, en quittant brusquement mes amis, je quittais la société des gens qui travaillent et qui ont donc des raisons de se retrouver pour s’amuser. Et j’ai ri, oui, de rouler seul dans la nuit, j’ai ri d’imaginer leurs commentaires désolés, et cette mauvaise conscience plus légère qu’une sueur de fête qui les quitterait avec la douche du soir.
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