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Marius-François Guyard (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070322009
Éditeur : Gallimard (03/02/1981)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 114 notes)
Résumé :
En 1849, à près de soixante ans, alors que sa figure déjà s'efface et que son récent échec à la présidence de la République vient d'écorner sa gloire, Lamartine, dans une préface aux Méditations poétiques, confie sans gloriole inutile: 'je suis le premier qui ai fait descendre la poésie du Parnasse, et qui ai donné à ce qu'on nommait la muse, au lieu d'une lyre à sept cordes de convention, les fibres mêmes du coeur de l'homme, touchées et émues par les innombrables ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
aouatef79
  08 juin 2016
" Méditations poétiques " est le premier recueil poétique De Lamartine, publié
en 1820. L' auteur est un poète romantique. Lors de sa publication,un critique
a dit :" On fut surpris et charmés d' entendre un poète osant être à la fois ému
et sincère, faisant preuve d' une profonde mélancolie, élégiaque et douce ".
Ce recueil est marqué par par les soupirs de l' âme du poète. Il y évoque les
souvenirs et les regrets, les espérances et les désespoirs, l' angoisse face à la
mort.
le poète est un ami de la nature à laquelle il confie ses peines et ses joies.
L' évocation des paysages naturels reflètent l' état d' âme du poète lui-même.
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petch
  15 mars 2013
Lamartine, le poète de l'establishment de la première moitié du XIXème siècle. Dans les arcanes du pouvoir, maire du petit village de Milly dès 22 ans, député de Mâcon, à l'académie française en 1829. Ses méditations poétiques et ses nouvelles méditations poétiques constituent le socle principal de son oeuvre littéraire, recueils dans lesquels on trouve certains de ses textes majeurs. Ce livre de chez Gallimard est complété par les Harmonies poétiques et religieuses (au style souvent ampoulé et abscons), les Odes politiques (la fameuse Ode contre la peine de mort (1830), politiquement très en avance, mais au style vieillot et très difficile à lire aujourd'hui) et des Poésies diverses, remarquables entre autre par l'oeuvre posthume « Les Voiles ».
Les poésiesDe Lamartine fourmillent de pépites intemporelles, perdues au milieu de longs poèmes désuets. On y appréciera leur profonde mélancolie, leur romantisme (avec un « R » majuscule) et les chants à l'automne et au temps qui passe.
Ainsi les fameux « le Lac » (Ô temps ! suspends ton vol), « L'automne », « L'isolement » (Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds) « le Vallon ». Mais comme beaucoup d'ouvrages poétiques, en fonction de l'état d'esprit du lecteur l'essentiel se situe ailleurs. Pour ma part, je suis toujours touché par « le Papillon » (en citation), et « Pensée des morts » dont on connait la version expurgée et très efficace mise en musique par l'ami Georges Brassens.
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vincentf
  01 juillet 2010
Faut-il jeter tout Lamartine sous prétexte qu'il s'engonce bien souvent dans le vieux style barbant de la longue poésie classique ? Il faut élaguer, certes, mais le bébé, dans l'eau du bain, surnage parfois, quand le poète ne se prend pas trop pour un poète, quand il dit, tout simplement, que le temps passe, sans chichi. Certes, le temps qui passe, les morts qui ne reviendront pas plus que la passé, âge d'or que le vieillard en pleurs (factices ?) regrette, ça lasse vite, Lamartine étant, comme tous les poètes sans génie mais avec un vrai talent, forcé de ressasser toujours les mêmes rengaines.
Aurais-je du sélectionner un peu avant de me taper des heures de lecture souvent inattentives, bercées par le rythme tantôt monotono-pompier tantôt charmeur de serpent de l'alexandrin (trop) classique et (trop) régulier ? Non, il faut sucer l'os jusqu'à la moelle, parce que quand même, au détour d'un vers, d'une réflexion sur Dieu ou sur le passé, on se dit que c'est quand même bien beau, ce qu'il dit, soudain, notre Lamartine trop bavard.
Ce qui charme chez Lamartine, c'est la simplicité, celle de ces vers connus, qu'il serait bien d'apprendre par coeur même s'ils énoncent une banalité : "Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive, / Hâtons-nous, jouissons ! / L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ; / Il coule, et nous passons !" Ne dire rien tout en disant tout, n'est-ce pas là précisément ce que l'on attend de la poésie ? D'autres le feront mieux que Lamartine, mais parfois, chez lui, on sent l'envie de se taire, si nécessaire à la parole poétique.
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Aela
  05 février 2011
C'est le premier recueil de poésie d'Alphonse de Lamartine, publié alors qu'il n'a que 29 ans. Des influences diverses: influence de l'éducation religieuse reçue par sa mère, et de la terre solitaire de Milly où son père s'est retiré, influence du deuil et influence d'un double deuil sentimental.
Un recueil mince en quantité mais des sujets traités toujours au coeur de nos préoccupations contemporaines: solitude, mélancolie amoureuse, la fuite du temps, sur des rythmes mélodieux.
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SophiePatchouli
  31 août 2014
Juste sublime ! à lire au pied d'un arbre, sur le pont d'un bateau, lové dans des coussins, dans les bras de son aimé... à lire partout...
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SEcritureSEcriture   10 avril 2010
La lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence,
On entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :
"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
"Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.
"Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !"
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.
Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !
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OrpheaOrphea   12 juillet 2010
L'isolement

Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs ;
Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante :
Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l’immense étendue,
Et je dis : Nulle part le bonheur ne m’attend.

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s’achève,
D’un œil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu’il se couche ou se lève,
Qu’importe le soleil ? je n’attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu’il éclaire ;
Je ne demande rien à l’immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d’autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j’ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux.

Là, je m’enivrerais à la source où j’aspire ;
Là, je retrouverais et l’espoir et l’amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n’a pas de nom au terrestre séjour.

Que ne puis-je, porté sur le char de l’Aurore,
Vague objet de mes vœux, m’élancer jusqu’à toi !
Sur la terre d’exil pourquoi resté-je encore ?
Il n’est rien de commun entre la terre et moi.

Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !
+ Lire la suite
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SEcritureSEcriture   10 avril 2010
L'automne

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours; Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards.

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire ;
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois.

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
À ses regards voilés je trouve plus d’attraits :
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.

Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui.

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau !
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel :
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel !

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu !
Peut-être dans la foule une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu !…

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyre ;
À la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs ; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.
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coco4649coco4649   01 octobre 2014
L’HOMME

À LORD BYRON.


Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom,
Esprit mystérieux, mortel, ange, ou démon,
Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie,
J’aime de tes concerts la sauvage harmonie,
Comme j’aime le bruit de la foudre et des vents
Se mêlant dans l’orage à la voix des torrents !
La nuit est ton séjour, l’horreur est ton domaine :
L’aigle, roi des déserts, dédaigne ainsi la plaine;
Il ne veut, comme toi, que des rocs escarpés
Que l’hiver a blanchis, que la foudre a frappés,
Des rivages couverts des débris du naufrage,
Ou des champs tout noircis des restes du carnage :
Et, tandis que l’oiseau qui chante ses douleurs
Bâtit au bord des eaux son nid parmi les fleurs,
Lui, des sommets d’Athos franchit l’horrible cime,
Suspend aux flancs des monts son aire sur l’abîme,
Et là, seul, entouré de membres palpitants,
De rochers d’un sang noir sans cesse dégouttants,
Trouvant sa volupté dans les cris de sa proie,
Bercé par la tempête, il s’endort dans sa joie.
Et toi, Byron, semblable à ce brigand des airs,
Les cris du désespoir sont tes plus doux concerts.
Le mal est ton autel, et l’homme est ta victime.
Ton œil, comme Satan, a mesuré l’abîme,
Et ton âme, y plongeant loin du jour et de Dieu,
A dit à l’espérance un éternel adieu !
Comme lui, maintenant, régnant dans les ténèbres,
Ton génie invincible éclate en chants funèbres;
Il triomphe, et ta voix, sur un mode infernal,
Chante l’hymne de gloire au sombre Dieu du mal.
Mais que sert de lutter contre sa destinée ?
Elle n’a comme l’œil qu’un étroit horizon.
Ne porte pas plus loin tes yeux ni ta raison :
Hors de là tout nous fuit, tout s’éteint, tout s’efface;
Dans ce cercle borné Dieu t’a marqué ta place.
Comment ? pourquoi ? qui sait ? De ses puissantes mains
Il a laissé tomber le monde et les humains,
Comme il a dans nos champs répandu la poussière,
Ou semé dans les airs la nuit et la lumière;
Il le sait, il suffit : l’univers est à lui,
Et nous n’avons à nous que le jour d’aujourd’hui !
Notre crime est d’être homme et de vouloir connaître :
Ignorer et servir, c’est la loi de notre être.
Byron, ce mot est dur : longtemps j’en ai douté;
Mais pourquoi reculer devant la vérité ?
Ton titre devant Dieu c’est d’être son ouvrage !
De sentir, d’adorer ton divin esclavage;
Dans l’ordre universel, faible atome emporté,
D’unir à tes desseins ta libre volonté,
D’avoir été conçu par son intelligence,
De le glorifier par ta seule existence :
Voilà, voilà ton sort. Ah ! loin de l’accuser,
Baise plutôt le joug que tu voudrais briser;
Descends du rang des dieux qu’usurpait ton audace;
Tout est bien, tout est bon, tout est grand à sa place;
Aux regards de Celui qui fit l’immensité,
L’insecte vaut un monde : ils ont autant coûté !...

p.47-48
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aouatef79aouatef79   25 octobre 2016
Mes à ces doux tableaux mon âme indifférente
N' éprouve devant eux ni charme, ni transports ,
Je contemple la terre , ainsi qu' une ombre errante :
Le soleil des vivants n' échauffe plus les morts

De colline en colline en vain portant ma vue ,
Du sud à l' aquilon, de l' aurore au couchant ,
Je parcours tous les points de l' immense étendue
Et je dis : Nulle part le bonheur ne m' attend .

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières ,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ;
Fleuves, rochers, forêts solitude si chères ,
Un seul être vous manque , et tout est dépeuplé .
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