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ISBN : 207034777X
Éditeur : Gallimard (27/05/2011)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :
De juillet 1832 à septembre 1833, Lamartine, accompagné de sa femme, de sa petite fille et de quelques amis, effectue un voyage en Orient au moment où l'Empire ottoman, sous la poussée nationaliste de plusieurs de ses pays vassaux, vacille et n'est pas loin de s'effondrer.
Devant les assauts de nombreux territoires de l'empire, de l'Egypte aux Balkans, en passant par la Syrie (Le Liban), la Serbie, Lamartine est confronté à ce qu'on appellera la " question d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ivredelivres
  02 septembre 2010
En juillet 1832 un homme politique français, un poète honoré dans l'Europe entière, le père d'une enfant adorée et en mauvaise santé, s'embarque à Marseille pour un voyage en Orient de plusieurs mois.
Une femme, trois amis, dix neuf hommes d'équipage, une bibliothèque de 500 livres et « un arsenal particulier de fusils, de pistolets et de sabres » sont aussi du voyage.
Il vient d'être battu aux élections législatives, il espère le climat de l'orient profitable à son enfant, le chrétien en lui aspire à voir les lieux saints, le poète romantique est en quête de nouveaux paysages, il résume ainsi les motifs de son entreprise « Amour, poésie et religion »
Dès le début du voyage il sait faire preuve de sincérité, inutile de voir en lui le romantique béat prêt à s'extasier sur tout. Athènes et le Parthénon seront la première déception
Le regard critique ne l'empêche pas d'admirer la Grèce et « la grandeur colossale d'un peuple ».
La goélette « Alceste » dépasse Rhodes et Chypre, sur le bateau Monsieur de Lamartine lit, l'histoire du Liban, celle d'Hérode.
L'arrivée au Liban est un enchantement, il part à la recherche d'une maison, on devrait plutôt dire d'un palais, pour que amis et famille puissent se reposer, c'est de ce palais que Lamartine partira pour un périple à l'intérieur de la Syrie et de la Palestine.
Il va longuement sillonné la Palestine, la Syrie, la Galilée ...Tyr, le Mont Carmel, Acre qu' Ibrahim Pacha a « récemment réduit à un monceau de ruines » Jéricho, Jérusalem enfin où il ne peut pénétrer à son aise en raison d'une épidémie de peste.
Le voyage est ici interrompu car sa fille chérie meurt au liban dans la maison où la famille s'était établie.
Le voyage se prolongera plusieurs mois vers Damas et Baalbek mais le coeur n'y est plus.
Le journal de voyage d'Alphonse de Lamartine est un document passionnant. Curieux de tout, il sait apprécier l'hospitalité des chefs arabes, faire revivre l'Empire Ottoman d'alors, son esprit ouvert fait en permanence le parallèle entre Orient et Occident.
Il fait des rencontres importantes : l'Emir Béchir l'homme fort du Liban de l'époque qui le reçoit, la connaissance qu'il tirera de ces observations le rendront de retour en France, l'homme politique ayant la meilleur connaissance de cette partie du monde qui déjà en 1830 était une vrai poudrière.
Au moment du voyage De Lamartine, un personnage défraie la chronique européenne, Lady Esther Stanhope, nièce de M Pitt le Premier ministre britannique. Fixée dans les montagnes du Liban, sa fortune perdue, après avoir été proclamée « Reine de Palmyre » elle vit en ermite et ne reçoit personne. Obstiné Lamartine obtient d'être reçu et le courant passe. En de longues pages il décrit sa rencontre avec cette femme vieillissante qu'il admire et dont il comprend le besoin de solitude.
Tolérant aux coutumes, désireux de comprendre les habitudes des peuples de l'endroit : Maronites, Druzes, Turcs, il fait preuve d'une étonnante ouverture d'esprit et d'une absence totale de jugement condescendant. Il s'inquiète du jeu des grandes puissances qui ont toutes un oeil vers l'Orient.
lus étonnant encore de la part de ce chrétien convaincu, son admiration et son amour pour l'Islam et pour le Coran
C'est un livre riche que ce « Voyage en Orient » pour le lecteur c'est un récit de 700 pages, la plume très alerte De Lamartine fait oublier les propos parfois un peu trop lyriques ou trop emphatiques.
L'acuité du regard, la curiosité, la témérité parfois, le rendent très sympathique, on oublie le noble riche et oisif pour s'attacher à l'homme couchant à même le sol et ignorant la peste pour pénétrer dans Jérusalem, au père dévasté par la mort de son enfant.
J'ai savouré mon plaisir à suivre le poète tout au long de son voyage. Je vous engage à le suivre à votre tour car il est « de la famille des grands voyageurs et, sans doute, l'un des plus intelligents, des plus sympathiques et des plus intéressants aussi, parce que l'un des plus délicieusement bavard ». *
* Robert Mattlé - Lamartine voyageur (1936)

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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miriam
  12 septembre 2012
On peut s'embarquer avec Lamartine sur sa goelette pour un long périple, de Marseille en Grèce, puis au Liban. Voyage varié dans les vers, la prose, la poésie ou la relation triviale du quotidien. Quand le vent manque, le bâteau s'immobilise et la lectrice languit....Les rencontres sont variées, celle avec lady Stanhope est passionnante ainsi que celle avec l'émir Bechir. le pélerinage sur les lieux saints en Galilée et à Jérusalem est peut être plus convenu. L'expédition tourne au drame : sa fille Julia qui'l pensait soigner dans le climat doux du Liban meurt.
Le texte est un peu hétéroclite, entre roman, poésie ou politique. On n'est pas forcé de luivre Lamartine d'un seul trait.
Seule déception : j'avais acheté le livre après mon voyage à Plovdiv qui s'enorgueillit du passage de l'auteur et montre la "maison De Lamartine". Ce dernier fait peu de cas de la ville et la cite à peine!
Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Acerola13Acerola13   04 mars 2017
La mosquée de Sainte-Sophie, le Saint-Pierre de la Rome de l'Orient, élève son dôme massif et gigantesque au-dessus, et tout près des murs d'enceinte du sérail ; Saint-Sophie est une colline informe de pierres accumulées et surmontées d'un dôme qui brille au soleil comme une mer de plomb ; plus lois les mosquées plus modernes d'Achmet, de Bajazet, de Soliman, de Sutanié, s'élancent dans le ciel avec leurs minarets entrecoupés de galeries moresques ; des cyprès aussi gros que le fût des minarets, les accompagnent, et contrastent partout, par leur noir feuillage, avec l'éclat resplendissant des édifices ; au sommet de la colline aplatie de Stamboul, on aperçoit, parmi les murs des maisons et les tiges des minarets, une ou deux collines antiques noircies par les incendies et bronzées par le temps ; ce sont quelques débris de l'antique Bysance, debout sur la place de l'Hippodrome ou de l'Atméïdan ; là-aussi s'étendent les vastes lignes de plusieurs palais du sultan ou de ses visirs ; le Divan, avec sa porte qui a donné le nom à l'empire, est dans ce groupe d'édifices ; plus haut, et se détachant à cru sur l'horizon azuré du ciel, une splendide mosquée couronne la colline et regarde les deux mers ; sa coupole d'or, frappée des rayons du soleil, semble réverbérer l'incendie, et la transparence de son dôme et de ses murailles, surmontée de galeries aériennes, lui donne l'apparence d'un monument d'argent ou de porcelaine bleuâtre ; l'horizon de ce côté finit là, et l'œil redescend sur deux autres larges collines couvertes sans interruption de mosquées, de palais, de maisons peintes, jusqu'au fond du port, où la mer diminue insensiblement de largeur et se perd à l'œil sous les arbres dans le vallon arcadien des eaux douces d'Europe ; si le regard remonte le canal, il flotte sur des mâts groupés au bord de l'échelle des Morts de l'arsenal, et sous les forêts de cyprès qui couvent les flancs de Constantinople ; il voit la tour de Galata, bâtie par les Génois, sortir, comme le mât d'un navire, d'un océan de toits de maisons, et blanchir entre Galata et Péra, semblable à une borne colossale entre deux villes, et il revient se reposer enfin sur le tranquille bassin du Bosphore, incertain entre l'Europe et l'Asie.
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KittiwakeKittiwake   26 février 2016
Il n'y a d'homme complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.
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ivredelivresivredelivres   02 septembre 2010
Athènes et le Parthénon
L’effet de cet édifice, le plus beau que la main humaine ait élevé sur la terre, au jugement de tous les âges, ne répond en rien à ce qu’on en attend (...) vous voyez s’élever irrégulièrement de vieilles murailles noirâtres, marquées de tâches blanches
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Acerola13Acerola13   04 mars 2017
Je me demande souvent où aboutira ce grand mouvement des esprits et des faits qui, parti de France, remue le monde, et entraîne de gré ou de force toutes choses dans son tourbillon. Je ne suis pas de ceux qui ne voient dans ce mouvement que le mouvement même, c'est-à-dire le tumulte et le désordre des idées ; qui croient le monde moral et politique dans ces convulsions finales qui précèdent la mort et la décomposition. Ceci est évidemment un mouvement double de décomposition et d'organisation à la fois ; l'esprit créateur travaille à mesure que l'esprit destructeur détruit ; une foi en tout remplace l'autre ; une forme se substitue à une autre forme ; partout où le passé s'écroule, l'avenir tout préparé paraît derrière les ruines ; la transition est lente et rude comme toute transition, où les passions et les intérêts des hommes ont à combatte en marchant ; où les classes sociales, où les nations diverses, marchent d'un pas inégal ; où quelques-uns veulent reculer obstinément pendant que la masse avance ; il y a confusion, poussière, ruines, obscurité par moments, mais, de temps en temps aussi, le vent soulève ce nuage de poudre qui cache la route et le but, et ceux qui sont sur la hauteur distinguent la marche des colonnes, reconnaissent le terrain de l'avenir, et voient le jour à peine levé éclairer de vastes horizons.
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ivredelivresivredelivres   02 septembre 2010
Un tel pays, serait encore la terre de promission aujourd’hui si la providence lui rendait un peuple, et la politique du repos et de la liberté
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Videos de Alphonse de Lamartine (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alphonse de Lamartine
Un reportage, réalisé par Benoît Renard, extrait de l'émission "Invitation au voyage" diffusée sur Arte le 23 octobre 2017. Notice : Blotti dans son écrin de roche, Aix-les-Bains est une porte d’entrée sur le plus grand lac naturel de France. Au début du XIXe siècle, Alphonse de Lamartine, jeune poète tourmenté, vécut ici une histoire d’amour tragique. Elle lui inspira les « Méditations poétiques », recueil de poèmes dans lequel les sentiments fusionnent avec la nature.
Dans la catégorie : Géographie de l' AsieVoir plus
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